Paralympiques 2024 : aux petits soins des moignons
Mickaël Caron
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Le para-triathlète Alexis Hanquinquant, aux Jeux de Tokyo en 2021.
LTD / Xiong Qi/XINHUA/RÉA
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Le para-triathlète Alexis Hanquinquant, aux Jeux de Tokyo en 2021.
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Lorsque deux sportifs amputés se croisent, leurs moignons s'invitent inévitablement dans la conversation. « Grâce à un médecin, j'ai appris que l'épilation au laser du moignon permet de soulager la douleur d'un poil incarné », a raconté le champion du monde de paratriathlon Alexis Hanquinquant à un copain de l'équipe de France de paraski. « Depuis, il revit, confie le Normand, qui a perdu sa jambe droite dans un accident du travail sur un chantier. Les amputés tibiaux manquent d'informations, alors nous partageons entre nous celles qui peuvent être utiles. »
Le chirurgien qui l'a opéré l'avait prévenu qu'il devrait prendre soin de son moignon « comme de la prunelle de [ses] yeux ». Alexis Hanquinquant n'avait pas compris sur le moment. Jusqu'à ce qu'il se mette à courir régulièrement avec sa prothèse. « Il n'est pas naturel d'enfermer la peau dans du silicone et du carbone, témoigne-t-il des années plus tard. La peau a besoin de se régénérer. »
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À défaut, l'effort sportif devient impossible. En 2023, le médaillé d'or à Tokyo a dû renoncer aux championnats de France à cause d'une phlyctène [ampoule] au moignon. Deux semaines de pansements ont été nécessaires. Un coureur victime d'une ampoule peut s'arranger pour décaler son appui ; un amputé tibial ne peut pas déplacer son moignon à l'intérieur de la prothèse. Il subit les impacts, l'impulsion et la force de la course à pied.
Mickaël Caron