Parfois, la vie est mal faite. Pour le rendez-vous « sportif » le plus attendu de l'hiver, il n'y aura ni les caméras de DAZN ni celles de beIN Sports, les deux diffuseurs du championnat de France. Le président de la Fédération (FFF), Philippe Diallo, réunit les acteurs du football français au siège parisien de l'instance demain à partir de 17 heures. S'il sera largement question des droits TV de la Ligue 1, qui nourrissent une chronique abondante et nauséabonde depuis des mois, le dirigeant voit au-delà de cette seule crise aiguë.
Il entend siffler la fin d'une séquence désastreuse pour l'image comme pour la compétitivité. En réglant en milieu de semaine, sans attendre l'issue judiciaire, son ardoise de 35 millions d'euros à la Ligue (LFP), deuxième moitié de la tranche due au 14 février, le diffuseur DAZN a soulagé les patrons des clubs quand bien même la LFP avait activé son fonds de réserve pour éviter les défaillances à court terme. La situation n'en reste pas moins critique.
Comme à Montpellier, où le président, Laurent Nicollin, a publiquement tendu la main à un nouvel investisseur d'ici à la fin de la saison dans Challenges. La relation avec la plateforme britannique inquiète. Les deux parties peuvent dénoncer dès la fin de l'année le contrat qui les lie jusqu'en 2029. Au-delà, quel modèle serait susceptible d'apporter de meilleures garanties ? C'est tout l'enjeu. Or, au sein du collège de L1 qui porte bien son nom, les sobriquets fusent davantage que les idées.