Mondiaux de Paris : le nombre de licenciés de badminton décolle
Mickaël Caron
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Toma Junior Popov pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024.
LTD / VIRGINIE BOUYER / PRESSE SPORTS
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Toma Junior Popov pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024.
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Une colle. Sauriez-vous nommer les trois événements internationaux non récurrents organisés en France depuis les Jeux 2024 ? En janvier-février, les Mondiaux de cyclo-cross ont eu lieu à Liévin, avant que les sites olympiques de Vaires-sur-Marne en mai (canoë-kayak slalom) et Châteauroux en juillet-août (tir) n'accueillent des championnats d'Europe. Conclus par de beaux résultats pour les Français, avec respectivement trois, douze et six médailles. Aucun, cependant, n'a généré une excitation comparable aux Mondiaux de badminton, qui démarrent lundi 25 août à l'Adidas Arena, à Paris.
Si la saison post-olympique a gonflé le nombre de licenciés de nombreuses disciplines, le badminton en a particulièrement profité : +15 %, pour atteindre 241. 000 adhérents. Une augmentation trois fois supérieure à celle enregistrée au lendemain des Jeux de Tokyo - dans un contexte de pandémie, il est vrai. « Alors que nous n'avons pas rapporté de médaille chez les valides », rappelle Franck Laurent, président de la fédération, élu en décembre. Précision utile puisque les médailles d'or des paralympiens Lucas Mazur et Charles Noakes ont eu un retentissement certain.
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En avril, la moisson aux championnats d'Europe à Horsens (Danemark) a accentué la tendance : huit médailles, meilleur bilan. « On est devenus une nation leader, capable de faire douter les champions danois chez eux », se réjouit Toma Junior Popov, vainqueur en double messieurs avec son frère et finaliste en simple. À ses yeux, désormais, « la France est prise beaucoup plus au sérieux au niveau international ». L'époque, pas si lointaine, où Brice Leverdez portait seul la discipline est révolue.
Mickaël Caron