"The darkest hour", des "aliens" décevants à Moscou

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Le second film de Chris Gorak se résume à une course poursuite à Moscou entre quatre jeunes Américains déboussolés et des "aliens" méchants à souhait. Malgré quelques nouveautés dans le genre, le film déçoit.

On attendait beaucoup du second film de Chris Gorak, le réalisateur de l?angoissant "Los Angeles : alerte maximum" sorti en 2006. L'attaque terroriste sur la Cité des anges, menacée par un nuage toxique, était des plus crédibles et des plus angoissantes.

L?idée d?une invasion extra-terrestre se situant à Moscou avait un petit goût d?originalité et de dépaysement. Le casting international, américain, anglais et russe semblait intéressant. Emile Hirsh nous avait prouvé son indéniable talent dans le superbe film de Sean Penn "Into the wild", l?histoire d?un jeune homme qui a tout quitté pour vivre seul en Alaska, ainsi qu?en skater dans l?excellent "Les seigneurs de Dogtown". Il faut toutefois le reconnaître, sa première incursion dans le cinéma fantastique est un ratage. Sean, son personnage, le plus inventif et intuitif de la bande n?arrive pas à séduire. Idem pour le personnage de Natalie incarné par Olivia Thirlby qui joue le personnage féminin principal.

Le scénario est inconsistant. La trame est simpliste. Quatre jeunes américains (deux gars ? deux filles, comme c?est pratique !) se rencontrent dans une discothèque à Moscou. Soudain, c?est le "black out". Une pluie de lumières s?abat sur la ville. De méchants extra-terrestres viennent anéantir la race humaine. Quoi de plus banal ! Ils rencontreront des habitants qui vont les aider durant leur course-poursuite.

Les aliens sont certainement la partie la plus intéressante du film. On découvre qu?ils sont à la fois mécaniques, électromagnétiques et que c?est de l?électricité qui coule dans leurs veines. Ils ont la capacité de générer un bouclier qui les rend invisibles et d?émettre une onde énergétique qui pénètre tout ce qui les entoure. Si par malheur, un humain ou un animal s?approche trop près, ils les atomisent immédiatement, les réduisant à un petit tas de cendres. Les protagonistes découvriront-ils leurs points faibles ? Une originalité cependant, ce n?est plus l?obscurité qui constitue un danger mais la lumière du jour.

La 3D n?apporte pas grand-chose au visuel. Le choix artistique d?une photographie pâle s?avère peu compatible avec une technologie 3D. Chris Gorak nous explique avoir choisi de tourner en 3D pour capter l?environnement et cette ville formidable qu?est Moscou, et également la façon dont les extra-terrestres se déplacent en envoyant des éclairs et volatilisent les humains. Finalement, Chris Gorak n?aura pas capté grand-chose, surtout pas l?attention des spectateurs. Les effets 3D peu convaincants semblent au contraire nous indiquer qu?il a juste succombé à la mode technologique du moment.

Si vous voulez voir une très bonne série B sur ce thème, jetez un ?il au film de Jonathan Liebesman, World Invasion : Battle Los Angeles sorti en 2011 avec Aaron Eckhart et Michelle Rodriguez. Le thème est le même mais avec une histoire et des personnages plus charismatiques.

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Commentaires
a écrit le 24/01/2012 à 15:19 :
Merci pour cette critique. J'irai quand même le voir car j'adore la SF mais au moins, je sais à quoi m'attendre.

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