L'euro, les marchés, la politique

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Les difficultés de communication entre les dirigeants politiques et le monde de la finance ne datent pas d'hier. La difficulté de l'Allemagne à jouer le rôle central que la crise grecque lui impose met en lumière le problème institutionnel européen : Bruxelles est censée gérer les politiques publiques, mais sans personnel politique.

La chancelière Angela Merkel a prononcé une des citations emblématiques de la crise financière en déclarant en mai 2010 qu' "il s'agit, en un sens, d'une lutte entre la politique et les marchés". Cette formulation fait écho à une perception très répandue en Europe, où la responsabilité de la crise est couramment attribuée à l'avidité des spéculateurs et aux conflits d'intérêts des agences de notation. Cette représentation n'est guère surprenante. Elle fait écho à des siècles de relations difficiles entre les dirigeants politiques et financiers, à preuve la révolution anti-banquiers de Savonarole à Florence en 1494, l'éviction du surintendant Fouquet par Louis XIV en 1661, ou encore l'affrontement entre le président américain Andrew Jackson et la Seconde Banque des États-Unis en 1833. Elle est également...

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