Régulation : sans gendarme, pas de règles

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Par Olivier Lecomte, professeur de finance à Centrale Paris.

Il a déjà été beaucoup question de régulation bancaire dans ces chroniques. Le sujet peut sembler rebutant... et pourtant, il est probable qu'il ait plus d'impact sur l'avenir économique de notre pays que le débat autour des présidentielles. Pour preuve : dans l'affaire grecque qui secoue tellement l'Europe, la question de la solvabilité des banques constitue une épine majeure qui effraie (pour partie à tort) les États. Mais, bref.

 

On ne peut que se réjouir des propositions qu'a énoncées, le 25 juin, l'instance de supervision du Comité de Bâle, qui détermine les exigences s'appliquant aux banques dans le cadre dit de Bâle III. Elles visent les fameux établissements systémiques, ceux qui, en cas de faillite, pourraient entraîner, par effet domino, l'ensemble du système financier. Leur premier mérite consiste à énoncer ce qu'on entend par établissement systémique, sur la base de cinq critères. Dans ma chronique du 30 novembre 2010, j'avais souligné le flou qui régnait autour de cette notion : la voilà au moins précisée en partie, même si l'on n'en connaît pas encore les détails.

 

Deuxième mesure, ces établissements se verront appliquer une exigence renforcée de solvabilité,...

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