Etats-Unis et Chine à l'heure de l'affrontement

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Copyright Reuters (Crédits : Christophe Audebert)
Par Marc Fiorentino, de Monfinancier.com.

Nous sommes tous tellement concentrés depuis quelques mois, et en particulier ces derniers jours, sur la Grèce et l'Europe que nous n'avons presque pas remarqué un tournant majeur dans les relations géo-économiques mondiales. Barack Obama est confronté à une situation économique tellement désastreuse qu'il n'a plus d'autre choix que de s'attaquer, enfin, à de vrais sujets, des sujets que ces prédécesseurs avaient choisi eux aussi d'étouffer régulièrement.

Il va falloir également, au fur et à mesure qu'on s'approche des élections présidentielles, que le gouvernement américain trouve des coupables. Wall Street bien sûr. C'est une cible simple et qui mérite d'être attaquée. Obama devait mettre Wall Street à genoux, c'est Wall Street qui l'a dompté. Mais les « indignés » américains vont peut-être remettre le sujet sur la table. Après Wall Street, l'autre coupable idéal, c'est la Chine.

Et c'est le grand changement de ces derniers jours. L'administration américaine s'est enfin décidée à s'attaquer au problème de la sous-évaluation chronique de la monnaie chinoise, le yuan. Une sous-évaluation qui a une part majeure de responsabilité dans la crise économique et sociale mondiale que nous vivons à travers les déséquilibres commerciaux et de balances des paiements monstrueux que nous subissons. Personne n'a obligé l'Europe et les États-Unis à déléguer leur production industrielle à la Chine et à surconsommer des produits chinois ; mais rien ne se serait produit dans les mêmes conditions si la Chine avait une monnaie évaluée à sa juste valeur et avait respecté les règles du commerce international. Passons. C'est du passé. On ne va pas refaire l'histoire. Mais les Américains pensent qu'on peut agir sur l'avenir.

Est-ce le premier signe de faiblesse de la croissance chinoise qui les a encouragés ou la situation critique de l'emploi aux États-Unis ? Probablement une combinaison des deux. Mais l'heure a sonné. On ne tourne plus autour du pot et on ne joue plus avec les mots. Le mot « manipulation » des changes fait son entrée par la grande porte au Congrès américain. Un mot lourd de conséquences car qui dit manipulation des changes dit droits de douane imposés sur les produits chinois. C'est automatique. C'est le Sénat qui a ouvert la brèche et la Chambre des représentants doit décider si elle veut suivre cette voie. Mais ce qui a été surprenant, c'est que Ben Bernanke lui-même, le patron de la Fed - qui s'est rarement exprimé sur le sujet -, a enfoncé violemment le clou. Il a accusé la Chine de saper tout rebond de la croissance mondiale en maintenant sa monnaie artificiellement bas.

Les Chinois ont réagi. Comme à leur habitude. En s'indignant du non-respect par les Américains des règles de libre-échange, ce qui prouve finalement leur extrême sens de l'humour... Mais la Chine et les États-Unis sont arrivés à un point non pas de rupture, car la rupture entre deux pays interdépendants est impossible, mais à un point de conflit majeur. L'Europe devrait profiter de l'occasion pour joindre sa voix à celle des États-Unis.

La crise actuelle présente un avantage important : elle oblige les politiques à s'attaquer aux vrais problèmes. Dans tous les pays. Espérons que la Chine entendra le message.

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Commentaires
a écrit le 02/11/2011 à 20:46 :
l'on ne peut aller produire nos besoin dans des pays ou la monnaie et complètement obsolète, certes nous enrichissons ces gouvernement, mais à notre appauvrissement,
certes nous ne paieront plus les produit le même prix, certes nous ne consommerons pas autant, certes on peut me trouver toutes les excuses du monde, cela étant nous paierons les choses plus chère, nous consommerons différemment, et peut être mieux sur le long terme, et nos concitoyens aurons un emploi, un pouvoir d'achat avec le temps et les années les salaires serons réévaluer etc etc etc, nous n'allons pas vivre dans les bonheurs et dans les pré du jours au lendemain, mais ou nous changeons maintenant pour investir sur les 20 prochaine année dans nos intérêts ou nous continuons d?enrichir des gouvernement autre que les nôtres au regret de voir le chômage monter, la pauvreté se creusé, la croissance fondre, et voir les inégalités augmenté au risque de créer des conflits sociaux qui seront de plus en plus dure a géré au fil des ans !!!!!
a écrit le 02/11/2011 à 20:40 :
les réglés à la source : re créer de l'emploi pas en croyant que nous allons innové d'autre manière de généré de l'emploi, non mais tout simplement en réintégrant nos usine sur nos continent, car vous ne pouvez aller donner de l'emploi a l'autre bout du monde a des pays ou la monnaie et complètement obsolète par rapport au notre, car les créations de richesse que cela va produire ne serons de tout les façons par réinjecter dans nos système afin de promouvoir le développement a long terme et la croissance,
cela étant, ils serrait bon que la chine et japon ainsi que les pays de monnaie similaire travaille entre eux, et que nous en Europe et aux USA travaillons entre nous afin de promouvoir des richesses mutuelle, structurelle, et a long terme, car nous avons des monnaie relativement proche,
mon discourt peu choqué beaucoup d'entre vous mais nous verront avec le temps les divers déplacement qui serrons fait est a quel profil !!!!
a écrit le 02/11/2011 à 20:35 :
LA CHINE ET LE JAPON ne sont ni l'autre de GOUVERNEMENT pauvre,
nous avons durant ces 20 dernière année transféré nos outils de production la ou la masse salarial et la moins coûteuse, certes, cela étant le moins coûteux nous coûte très chère aujourd'hui, car par la volonté d'une modalisation IMPOSSIBLE vue les écart culturel, financier, économique etc etc etc, nous ne pouvons construire une mondialisation,
afin que l'équilibre se restaure, il n'y a qu'un seul moyen, il faut restaure nos unité de production européenne et américain sur nos territoire respectif afin de promouvoir de l'emploi, de la richesse, etc etc etc, car le fond du problème aujourd'hui et bien le chômage, l'appauvrissement des peuples, la croissance en berne,
donc si l'on veut régler les problèmes ils faut les réglés à la source
a écrit le 10/10/2011 à 15:32 :
Voilà un VRAI coupable de la crise qui vient nous montrer du doigt le responsable "idéal" de la crise : La Chine
La crise actuelle a pour origine une crise financière.
Les financiers sont les seuls responsables de la situation actuelle.
a écrit le 10/10/2011 à 10:25 :
Un chinois qui gagne 100 euros par mois, ne peut payer les CMU, les IRM, les allocations familiales, les allocations de logements pour des français alors qu'il n'a pas ce genre de prestation lui-même. Vous, les occidentaux, vous vivez au-dessus de vos moyens!!!
a écrit le 10/10/2011 à 10:01 :
Suite: les américains avaient dit aux européens : le dollard est le monnaie américan et la crise est le problème européen. La chine dit la même chose!!! Quand les américains avaient obligé le JAPON vassal des USA à réévaluer le yen, le JAPON est toujours dans la m.... Mais la chine n'est pas le JAPON!!!
a écrit le 10/10/2011 à 9:52 :
Il est incroyable que les pays occidentaux riches se conduisent comme des mendiants en quémendant à un pays pauvre comme la chine des sous en évaluant le yuan. Un ouvrier occidental gagne 1500 euros alors qu'un ouvrier chinois gagne 100 euros. Et les chinois travaillent dure pendant que les occidentaux pensent aux vacances, aux sex et aux frics faciles. Il faut que les riches occidentaux pensent à leurs frères pauvres en partageant leurs sous, commencer par vous Monsieur FIORENTINO.
Réponse de le 20/10/2011 à 8:16 :
Il faut comparer ce qui est comparable. Le niveau de vie en France et en chine n'est pas le même. Ceci dit il est exact que nous vivons au dessus de nos moyens. Cependant, du point de vue humain ("il faut que les riches occidentaux pensent à leurs frères pauvres...") je ne suis pas sûr que nous ayons de leçons à recevoir d'un peuple qui laisse se faire écraser une petite fille en pleine rue sans que personne ne bouge...
À bon entendeur.
Réponse de le 02/11/2011 à 18:48 :
On laisse une personne crever sur le trottoire de New York comme un chien après qu'il ait reçu un coup de couteau. A Paris, vos frères peuvent crever sans que personne bouge un doitg. Vous voulez que je continue? Malheureusement ce genre de problème existe dans tous les pays!!! Et il n'y a que les cons qui généralisent.

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