À Paris, petits meurtres entre amis pour les candidats LREM

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Au final, deux camps se dessinent autour des candidats LREM à Paris, mettant aux prises les différentes familles de la macronie.
Au final, deux camps se dessinent autour des candidats LREM à Paris, mettant aux prises les différentes familles de la macronie. (Crédits : Mathilde Mazars / SIPA)
POLITISCOPE. Jour après jour, le poison de la division ronge le parti présidentiel, fracturé entre l'officiel Griveaux, et l'outsider Villani, convaincu de son bon droit. L'opposition entre les deux hommes s'apparente à une guerre de tranchées, où chacun s'écharpe pour récupérer tel ou tel soutien.

La sentence est sans appel, et on la doit à Hugues Renson, vice-président LREM de l'Assemblée nationale, dans Le Parisien : « Qu'on le veuille ou non, il y a aujourd'hui deux candidats issus de La République en marche à Paris. Chacun a sa légitimité. » Ajoutant : « Aux yeux des Parisiens, il n'y a pas de candidat naturel ou évident. »

Pour la macronie, c'est le pire des scénarios : les municipales à Paris s'apparentent à un jeu à somme nulle. Le constat est d'autant plus cinglant qu'il n'est pas dressé par n'importe qui. Biberonné au gaullisme social, le quadragénaire Hugues Renson avait cru sincèrement en 2017 en la promesse d'Emmanuel Macron, lui qui avait franchi le Rubicon dès 2012 en votant pour François Hollande à la présidentielle, après avoir estimé qu'une bonne partie de sa famille politique, la droite, avait déjà abandonné les rives républicaines.

Certes, les mauvaises langues diront que ces propos sont ceux d'un homme qui a échoué à obtenir l'investiture LREM à Paris. On aurait tort pourtant de n'y voir qu'une simple vengeance à l'égard de son camarade Benjamin Griveaux. D'ailleurs, ce dernier ne l'avait-il pas cherché en balançant : « C'est un fils de pute, on le...

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Commentaires
a écrit le 06/11/2019 à 10:58 :
La médiocrité de la l'actuelle maire attire un trop plein de candidats qui va paradoxalement favoriser sa réélection. C'est le scénario inéluctable qui va nous conduire au pire pour la capitale.
a écrit le 06/11/2019 à 9:11 :
Ce scénario est plus ou moins en train de se reproduire dans la plupart des grandes villes de France.

Et puis la glissade spectaculaire du pouvoir vers la droite, voire plus (Macron en est arrivé à emprunter le vocabulaire de JM Lepen à propos de l'immigration), est en train de dissoudre toute la gauche de LREM.

On est très très loin des promesses centristes du candidat ("je ne toucherai pas à l'age de la retraite ni au montant des pensions... les quotas d'immigration sont compliqués àmettre en oeuvre...etc etc).

L'aile gauche parlementaire commence à constituer un pôle de contestation d'environ 80 députés. qui pourraient bien devenir les futurs frondeurs de la macronie. Et ce n'est pas avec les investitures que LREM les tiendra si être LREM devient synonyme de défaite annoncée dans les sondages.

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