• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsHomo Numericus

L'erreur est humaine

Photo de Philippe Boyer

Philippe Boyer

Publié le 10 novembre 2021 à 04:00

oui, non,

Si, nous autres humains, sommes aussi peu « fiables » pour prendre des décisions objectives, qui d'autre pour le faire ?

Clker-Free-Vector-Images / Pixabay

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 4

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 5

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 6

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
HOMO NUMERICUS. Comment prenons-nous nos décisions ? Pourquoi nos jugements s'avèrent-ils parfois défaillants ? Et si les machines étaient finalement plus fiables ? Plongée dans les sciences comportementales qui décryptent ce qui parasitent nos jugements en nous donnant l'illusion de la rationalité. Par Philippe Boyer, directeur relations institutionnelles et innovation à Covivio.

Georges Clémenceau était connu pour ses mots d'esprit. En tant qu'homme politique qui prit la décision de signer l'armistice du 11 novembre 1918 et qui représenta la France à la conférence de la paix de Paris réunissant les pays vainqueurs de la Première Guerre mondiale, il eut ce mot que tous ceux qui ont à trancher en prenant des décisions, parfois difficiles, ont expérimenté :

«Pour prendre une décision, il faut être un nombre impair de personnes, et trois, c'est déjà trop.»

Plusieurs siècles avant ce trait d'esprit, l'empereur César le mit en pratique lorsqu'il prit la décision de passer le Rubicon pour retourner à Rome. Le 7 janvier 49 avant notre ère, César et son armée, qui viennent de livrer bataille en Gaule, s'arrêtent au bord de cette rivière qui marque la frontière entre l'Empire romain et la province de Gaule. Suétone, biographe de César, décrivit un homme tourmenté qui, pendant trois jours, pesa le « pour » et le « contre » pour savoir s'il devait « prendre son risque » en outrepassant les ordres du Sénat et ainsi regagner Rome dans le but d'asseoir son pouvoir et, plus tard, devenir Imperator. Une décision qui changea le cours de l'Histoire.

Les tourments de la décision

César s'est-il seulement fié à son intuition » pour prendre sa décision ? Son jugement a-t-il été influencé par des personnes de son entourage, qui auraient pu confondre opinions et faits établis ? César, lui-même, pêchait-il par excès de confiance dans ses propres opinions au point d'être aveuglé par tous les autres signaux qui pouvaient lui indiquer que son entrée dans Rome était une folie ? Autant de questions qui n'auront jamais de réponse sauf que, et sur ces sujets de décisions et de jugements, personnels comme collectifs, les sciences ont progressé et nous éclairent désormais sur nos processus de décisions et sur la façon dont nous pouvons nous tromper « à l'insu de notre plein gré ».

Dans un livre récemment publié, « Noise. Pourquoi nous faisons des erreurs de jugement et comment les éviter[1] », les trois auteurs, dont Daniel Kahneman spécialiste en psychologie cognitive et prix Nobel d'économie en 2002 pour ses travaux sur la finance comportementale, analysent les dessous et les tourments de la décision humaine.

Failles de l'esprit humain

Pour ces auteurs, le leitmotiv de leur ouvrage consiste à comprendre le processus qui nous amène à faire des erreurs lorsque nous devons prendre une décision. Tout part de l'idée de « bruit », (« Noise » en anglais, d'où le titre de cet essai). Ce bruit-là n'a rien à voir avec cette sensation perçue par l'oreille mais fait référence à un principe statistique : « Contrairement aux biais qui peuvent être détectés dans les jugements individuels, le bruit ne se perçoit que dans la variabilité d'un grand nombre de jugements, c'est-à-dire dans leur dispersion. » Dit autrement, le bruit est une variable indésirable dans les décisions. En prenant des cas concrets, dont des milliers de jugements rendus sur des délits identiques, l'analyse statistique permet de faire émerger des décisions qui, pour certaines, souffrent de biais, et qui, pour d'autres sont influencées par ces « bruits », ce « parasitage de la décision ». Pour les auteurs : il est possible de moins faire d'erreurs en raisonnant de façon statistique et non de façon causale.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Bruit ambiant

Largement inspiré de l'étude de milliers de décisions de justice, les auteurs distinguent trois sortes de « bruits » qui constituent autant de failles à la rationalité de l'esprit humain. Face à un juge, le prévenu sera soumis à un « bruit de niveau » du fait que certains juges sont, par nature, plus sévères que d'autres.[2] À cela s'ajoute le « bruit de pattern », lié à la personnalité de l'individu qui rend un jugement (tel ou tel juge demandera systématiquement la peine maximale dès lors qu'il y aura violence physique ou récidive...).

Enfin, et comme pour nous rappeler que nous ne sommes que des humains avec nos forces et nos faiblesses, le prévenu devra également compter avec le « bruit occasionnel » qui fait que, pour une affaire identique, le même juge pourra avoir des réactions différentes selon qu'il rendra sa décision alors qu'il est apaisé, fatigué ou stressé... Que l'on soit juge, dirigeant, recruteurs, médecins... quantité de travaux montrent que nous sommes en permanence influencés par de très nombreux facteurs « autres » (luminosité, météo...) qui, d'une façon ou d'une autre, façonnent notre état psychique du moment, et donc, notre capacité à prendre une décision « objective ». Pas très rassurant mais tellement humain...

Intuition et experts

À l'instar des nouveaux gourous du développement personnel qui ne jurent que par le « lâcher prise » et au fait d'écouter son intuition au motif qu'une petite musique intérieure saurait mieux que quiconque dire ce qui est bon pour soi, les auteurs sont sans appel. Ils mentionnent que se fier à son intuition, c'est se complaire dans un « déni d'ignorance objective ». En l'espèce, une idée a surgi en nous, et comme elle est la première qui nous soit venue à l'esprit, nous la tenons pour vraie. Bien plus, nous ne faisons pas l'effort de la comparer à d'autres options.

À défaut de se fier à son intuition, faut-il alors se tourner vers le plus grand nombre, ou bien vers des experts, en les sollicitant sur un sujet pour espérer se nourrir de leurs propos pour prendre une bonne décision ? Oui, sans doute. Mais, et là encore, cela doit se faire jusqu'à un certain point. L'effet de polarisation est connu et se manifeste sur les réseaux sociaux. Ces derniers sont des amplificateurs de différences puissants. Lorsqu'un groupe discute, on voit parfois se dessiner une forme extrême d'opinion qui n'était pas présente au début de la discussion, à plus forte raison si des membres de ce groupe se présentent en tant que « sachants » du sujet débattu. La discussion, au lieu d'amoindrir le bruit, aura alors tendance à l'amplifier et, au passage, accentuer les biais des jugements collectifs. Une situation à l'opposé d'une décision réfléchie.

Le recours aux machines ?

Si, nous autres humains, sommes aussi peu « fiables » pour prendre des décisions objectives, qui d'autre pour le faire ? Resteraient les machines qui, via leurs algorithmes et leur intelligence artificielle, « ont un avantage de taille par rapport au jugement humain: l'absence de bruit ». Avec l'explosion du nombre de données disponibles et la vitesse de calcul des machines, en apparence rien de plus simple pour des intelligences artificielles programmées pour le faire que de détecter et de construire des modèles prédictifs qui pourraient s'imposer / suppléer les actions humaines. Dans le domaine de la justice[3], de l'assurance ou de l'éducation, cette « algorithmisation » existe déjà via des processus de décision "automatisés" qui, par exemple, évaluent des lignes de crédit ou l'acceptation d'une candidature dans une université.

L'algorithme fait des erreurs mais les jugements humains en font beaucoup plus...

Seulement, notent les auteurs, nous continuons à nous méfier des algorithmes et, de ce fait, nous préférons nous fier à la confiance que nous avons en notre jugement, même quand ce dernier produit de moins bons résultats. Pourquoi cette défiance insistante envers les machines ? Essentiellement du fait que nous sous-estimons la quantité de bruit (et donc d'erreur) qui entache nos jugements (humains). Dans ce schéma, nous nous rassurons en comparant les performances des machines à nos propres performances.

S'il arrive que des intelligences artificielles produisent des réponses absurdes, nous prétextons cette erreur pour démontrer que la décision de la machine est stupide et qu'elle n'est pas encore au niveau. Et de conclure en nuançant que la vérité n'est ni dans un camp ni dans un autre : « L'algorithme fait des erreurs, bien sûr. Mais les jugements humains en font beaucoup plus... Il n'existe pratiquement pas de situations dans lesquelles, avec les mêmes informations, les humains soient très mauvais et les modèles très bons.» Comme le faisait remarquer Daniel Kahneman dans une récente interview, « il serait intéressant de pouvoir demander à une intelligence artificielle ce qu'elle pense de nos erreurs, de nos innombrables biais, de ce bruit omniprésent qui parasite tous nos jugements[4]... » En son temps, Kant l'avait pensé autrement en notant que les machines sont utiles tant que les humains sont considérés comme des fins et non des moyens. Si ce n'est plus le cas, les machines deviennent alors inutiles pour la prise de décision.

Hygiène de la décision

Que faire lorsqu'une décision est à prendre ? Avec ou sans connaissance de ces multiples « bruits » qui viennent polluer notre pensée et nos jugements, notre salut serait à trouver du côté d'une « hygiène de la décision » au moyen de méthodes destinées à limiter l'impact de ces bruits. En l'occurrence, tenter de remplacer nos jugements en valeur absolue par un classement en options possibles.

Un vrai travail de statisticien et, accessoirement, un travail sur soi pour éviter que l'ignorance, les biais et les bruits, ne viennent perturber nos décisions. Pourquoi pas... Pour ma part, je pense que je vais continuer à appliquer à la lettre la recommandation de Jules Renard : « Une fois que ma décision est prise, j'hésite longuement. » Pas de doute, l'erreur est humaine...

___

NOTES

1. « Noise - Pourquoi nous faisons des erreurs de jugement et comment les éviter », par Daniel Kahneman, Olivier Sibony et Cass R. Sunstein, Éd. Odile Jacob, oct. 2021

2. En 1981, une étude, ayant consisté à demander à plus de 200 juges fédéraux américains de se prononcer sur les mêmes affaires, avait mis en évidence des écarts importants dans les peines prononcées : https://www.jstor.org/stable/27977138

3. https://www.editions-observatoire.com/content/Les_algorithmes_font-ils_la_loi

À lire également

  • La fabrique à madeleines
  • Expliquer l'humain aux robots
  • Le Web est mort, vive le Metaverse !
  • Pour un numérique qui rapproche
  • Labo numérique de l'Europe

4. https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/efficacite-personnelle/0700055204923-le-bruit-face-cachee-de-l-erreur-selon-daniel-kahneman-345506.php

Philippe Boyer

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats