• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsÉditos

En France, que « faire » de la victoire de Trump ?

Denis Lafay

Publié le 12 novembre 2024 à 12:00 - Mis à jour le 12 novembre 2024 à 12:01

Les études décortiquant le vote républicain aux Etats-Unis exposent une mosaïque de raisons, de ressorts, nombre d'entre eux contre-intuitifs, certains même antinomiques.

Les études décortiquant le vote républicain aux Etats-Unis exposent une mosaïque de raisons, de ressorts, nombre d'entre eux contre-intuitifs, certains même antinomiques.

Marco Bello

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La découverte inattendue des scientifiques face aux déchets radioactifs au fond de l'océan

  • 2

    30 000 drones par an : l'allemand Schaeffler choisit le sud de Toulouse pour assembler les drones Delair

  • 3

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 4

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 5

    Pourquoi la République démocratique du Congo occupe une place unique sur les marchés de minerais

  • 6

    Nucléaire : la centrale du Blayais surmonte ses difficultés en matière de sûreté au meilleur moment

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
EDITO. Tout des ressorts de la victoire de Trump n’est pas importable en France. Certains toutefois, visibles ou souterrains, sont déjà enracinés. Comment les traiter afin de les soustraire à la doxa extrémiste ? Immense défi politique, démocratique, et de société. Qui dicte, au préalable, de considérer le triomphe populaire de Trump sans préjugés.

Comment allons-nous entendre, disséquer, interpréter en France ce que les électeurs de Donald Trump ont exprimé dans les urnes ? Cette question, que l'éditorialiste Patrick Cohen (France Inter) soulevait mercredi 6 novembre à 7h40 alors que la victoire n'était pas encore confirmée, est évidemment cardinale. Elle revêt même une centralité proportionnelle à l'envergure du raz-de-marée populaire du candidat républicain, et est devenue une évidence. Oui, qu'allons-nous faire, au sein de toute la société française, de ce résultat sismique ? Toute la société désignant bien sûr le cénacle politique, plus encore l'ensemble des espaces et des collectifs (écoles, universités, entreprises, associations, syndicats, clubs sportifs, scènes culturelles, médias, etc.) où se « construit », au quotidien, la société.

La question sollicite les partisans de Trump. Des partisans français logiquement à l'image des 72,6 millions d'électeurs « rouges » outre-Atlantique : ils forment un kaléidoscope, sensiblement moins caricatural que l'image, incompréhensible à nos yeux d'Européens, qu'ont placardé les abjections du milliardaire ou l'hystérie des hordes de fanatiques complotistes paradant dans les rues bardés de leurs fusils-mitrailleurs. Des partisans qu'on ne peut pas réduire, en France, aux lieutenants RN de Marine Le Pen et Jordan Bardella exultant dans les médias du groupe Bolloré. La doxa est d'autant mieux disposée à décomplexer la parole pro-Trump que le scrutin final s'est révélé triomphal : il « accrédite » le délire complotiste des élites, des médias, du système et de l'establishment coalisés contre le vainqueur, il favorise la « trumpisation » des esprits sur la planète, des bolsonaristes brésiliens à l'Europe brune en passant par les séides de Netanyahou ou les affidés indiens de Modi.

Tout n'est pas transposable...

Les études décortiquant le vote républicain aux Etats-Unis exposent une mosaïque de raisons, de ressorts, nombre d'entre eux contre-intuitifs, certains même antinomiques. Qui eût parié sur le recul aussi substantiel du vote ethnique « assuré » aux démocrates - notamment que 21% des hommes noirs et 46% du « bloc » latino offriraient leur suffrage à Trump (étude Edison research pour Reuters et le Washington Post) ? Qui eût anticipé que l'attraction du fossoyeur du droit à l'avortement résisterait aussi bien auprès de l'électorat féminin ? Il est probable que les motivations des pro-Trump français - également d'adhésion et non plus seulement de disruption comme ce fut le cas en 2016 - coiffent un large spectre. Les ignorer ou pire, les mépriser, constituerait davantage qu'une erreur : une faute.

A LIRE AUSSI

Victoire de Trump : la fin de l'Europe ?

Qu'allons-nous faire de ce vote ? En France, la question concerne aussi les contempteurs du prochain 47e président. Puisqu'elle soulève celle de l'importation supposée des leviers sociologiques, politiques - et osons le mot : civilisationnels - qui ont pavé la victoire républicaine. Républicaine ou plus précisément trumpiste, puisque le coup de force du multi-délinquant est d'avoir dévitalisé puis inféodé le parti, intrinsèquement démocratique, à son mantra illibéral.

Imaginer plaquer sur la France lesdits leviers serait bien sûr inepte, tant les réalités historiques, populationnelles, ethniques, religieuses, géographiques, démocratiques, technologiques, économiques, diffèrent. C'est un lieu commun, mais le rappeler n'est pas inutile. Des spécificités n'ont pas encore (totalement) franchi l'océan. Imagine-t-on dans l'Hexagone une justice autorisant un ex-président factieux et pénalement condamné à se présenter de nouveau ? Nos règles du débat public toléreraient-elles la diffamation, l'outrance et l'emploi assumé du mensonge symptomatiques de l'éloquence trumpiste ?

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

A LIRE AUSSI

Face à Trump, l'Europe bête à manger du foin !

Ainsi, la fascination pour les armes, l'obsession patriotique voire nationaliste, l'intrication des pouvoirs religieux et politique - pourtant contraire à la constitution - n'ont pas franchi l'océan. Même l'hyper-individualisme, commun aux sociétés capitalistes, n'est pas uniforme. En Amérique, il est mû par l'hégémonie hypermatérialiste et hyperconsumériste, encore tempérée en France grâce à un « Etat-providence » et une politique redistributive qui maintiennent vivante l'idée de sphère commune, grâce aussi à une organisation institutionnelle centralisée qui oppose une culture de l'égalité et de l'homogénéité au morcellement institutionnel inhérent au fédéralisme excessif. Or la règle est inflexible : la fragmentation d'un collectif exhorte au repli et à l'égocentrisme et hypothèque la solidarité.

... mais beaucoup doit être étudié

Quelques situations toutefois méritent d'être retenues comme pouvant tresser une cohérence programmatique et une syntonie électoraliste des deux côtés de l'Atlantique - nonobstant une ampleur ou des réalités distinctes.

Parmi elles : le climato-scepticisme (et le climato-dénialisme), en réponse à l'« insupportable » entrave au développement économique et à la liberté d'entreprendre inhérente à la lutte contre le réchauffement climatique. La complexité administrative et la technocratie ourdies « dans la capitale », symbole des instances de décision hypertrophiées - Washington d'un côté, Paris et Bruxelles de l'autre. Le sentiment - à défaut d'être toujours une réalité - d'être déclassé territorialement ou statutairement ; et celui d'être négligé, incompris voire méprisé par les fameuses « élites ».

A LIRE AUSSI

Paul Jorion : « Le vote Trump est l'expression d'une colère »

D'autres sujets font clairement pont entre les deux rives. Notamment ceux de l'immigration, de la sécurité, et des dérives « woke ». L'ignorer, les dédaigner ou les bâcler signifierait incendier la discorde au sein de l'opinion publique et abandonner leur traitement aux mains des extrêmes - droite en tête. Certes, le Rapport annuel sur l'état de la France 2024 (CESE - Ipsos) positionne ces items loin au classement des préoccupations des Français : la sécurité des biens et des personnes pointe à la 7e place, l'immigration à la 10e, et sans surprise la dérive woke en est absente. Des sujets officiellement donc à la marge mais qui peuvent occuper une place significative dans la motivation souterraine des suffrages, cette motivation camouflée - pulsionnelle ou raisonnée - qui a déjoué les prévisions des instituts de sondage américains.

L'exemple du wokisme

Ainsi, outre-Atlantique, les « jeunes blancs » se sont étonnamment mobilisés, et dans des proportions irréfragables : Trump les a conquis de 7 points supérieurs à son score de 2020 et son écart avec Kamala Harris a atteint 14 points (Edison research). Une jeunesse blanche séduite par les harangues virilistes et mysogynes que le candidat républicain a opposé aux pratiques woke, fondées ou instrumentalisées, et aux dérives de son continuum, la cancel culture.

A LIRE AUSSI

Bessent, Lighthizer... Les conseillers de l'ombre de Donald Trump

Or le « wokisme » - injustement détourné de sa vertu originelle signifiant la reconnaissance et la considération des (spécificités) des minorités - ne figure pas innocemment parmi les « combats » prioritaires de Jordan Bardella en France, du hongrois Viktor Orban (premier ambassadeur du trumpisme en Europe) ou de l'italienne Giorgia Meloni (tête de pont d'Elon Musk dans l'aréopage politique européen, lui qui a fondé son spectaculaire ralliement à Trump en réaction au « virus wokiste » coupable à ses yeux d'avoir « tué » son fils en étant à l'origine de sa transition sexuelle). Tous trois jugeront le wokisme responsable d'une frustration chez les jeunes blancs, précieux « réservoir de votes », qu'ils exploiteront à dessein.

À lire également

  • Trump place Tom Homan, « le Tsar des frontières », à l'Immigration
  • Victoire de Trump : des gains records pour les 10 plus grandes fortunes mondiales
  • Pourquoi l’Américain « moyen » et les marchés ont choisi Trump

Wokisme donc, et bien sûr sécurité et immigration. Comment les partis « républicains » et notamment la social-démocratie peuvent-ils, doivent-ils s'emparer de ces sujets de manière concomitamment d'entendre l'inquiétude de l'opinion, de les considérer dans leur complexité et non dans leur apparente évidence, de les traiter réellement - l'adverbe devant rimer avec lucidité, efficacité, raison, humanité, liberté -, et ainsi de couper l'herbe sous le pied des formations extrémistes ? Un immense défi pour la démocratie. L'opportunité aussi de la revitaliser en introduisant une qualité inédite de débats, de propositions, et de moyens (démocratie délibérative).

Denis Lafay

Sur le même sujet

Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Iran–États-Unis : derrière les tensions, la négociation continue »

Les crispations récentes autour du détroit d’Ormuz ne doivent pas être interprétées comme la fin du dialogue, mais comme l’expression d’un rapport de force inhérent à toute négociation de haute intensité. L’Iran montre qu’il conserve des moyens de pression. Les États-Unis rappellent qu’ils restent militairement présents. Mais personne n’a intérêt à l’escalade.

Idées & Débats
Jean-Hervé Lorenzi et Philippe Barret

OPINION. « Le paritarisme, une gouvernance du dialogue face aux défis contemporains »

Dans un monde marqué par l'incertitude et l'individualisme, un modèle résiste : le paritarisme.

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « La République islamique dans une impasse historique »

La République islamique est peut-être entrée dans la phase la plus critique de son histoire. Pour la première fois depuis sa fondation en 1979, chacune des options qui s'offrent à ses dirigeants menace les fondements mêmes de sa survie.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Européens, réveillez vous ! Les Américains sont nos alliés et célébrons ensemble leurs 250 ans ! »

Les Européens sont exceptionnels : ils ont été et veulent encore être, ce qui est tout à fait louable. Problème : l’Europe n’est qu’une puissance d’illusion et elle n’a pas les moyens de ses ambitions.

Idées & Débats
Karl Eychenne

OPINION. « Trump va baisser les taux »

Trump ne peut pas baisser les taux. Il n’en a ni le pouvoir, ni les arguments. Pourtant, il est fort probable qu’il les baisse.

Idées & Débats
Estelle Forget

OPINION. « Climat, logement, infrastructures : pourquoi continuons-nous à subir ce que nous avions prévu ? »

Depuis plusieurs jours, nous étouffons sous une nouvelle vague de chaleur. Les conséquences, nous les vivons tous au quotidien. L’hexagone est dans le rouge.

Idées & Débats
Arnaud Gangloff

OPINION. « La révolution IA ne se fera pas sans les salariés »

Le mois dernier, Éric Schmidt, ancien PDG de Google, se faisait huer par une promotion d’étudiants de l’université de l’Arizona alors qu’il défendait son plaidoyer en faveur de l’intelligence artificielle (IA). La scène a surpris - pourquoi cette génération, née avec le numérique, se montre-t-elle aussi hostile face à cette révolution technologique ?

Idées & Débats
Mehdi Houas

OPINION. « Une boussole pour le numérique dans un monde incertain »

Face aux ruptures technologiques et géopolitiques, l'Europe cherche sa voie numérique. Mehdi Houas propose une boussole stratégique : compétitivité, résilience et responsabilité.

Idées & Débats