La Maison-Blanche au supplice du Moyen-Orient
François Clemenceau
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Au Proche-Orient et au Moyen-Orient, les États-Unis ont souvent été accusés - à raison - de faire cavalier seul pour régler les grandes questions de la paix et de la guerre. Sans remonter jusqu'à Henry Kissinger et sa diplomatie de la « navette » entre Israël et l'Égypte après la guerre du Kippour, on se souvient de la façon dont George H.W. Bush avait persuadé le Premier ministre israélien de droite Yitzhak Shamir de reconnaître l'OLP après une guerre du Golfe lors de laquelle la plupart des pays arabes avaient rejoint une vaste coalition internationale afin de libérer le Koweït envahi par les forces irakiennes de Saddam Hussein. C'est grâce à cette avancée de la reconnaissance de l'OLP que les accords d'Oslo, inaugurant un processus de paix centré sur la solution à deux États - Israël et Palestine voisins et en paix -, avaient pu être scellés et parrainés par Bill Clinton.
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Se souvenir de cette période donne le vertige. Car, depuis, tout a été détruit. George W. Bush et sa guerre désastreuse en Irak, avec pour objectif de neutraliser des armes de destruction massive inexistantes et de faire rayonner la démocratie au Moyen-Orient de Bagdad à Téhéran en passant par Beyrouth et Gaza, a beaucoup gâché le peu d'espoir qu'il y avait pour maintenir une forme de statu quo israélo-palestinien. Barack Obama, par la suite, et son vice-président, mieux connu sous le nom de Joe Biden, ont bien essayé mollement d'éteindre les braises qui se ranimaient régulièrement. La secrétaire d'État Hillary Clinton puis Joe Biden lui-même sont souvent revenus de Jérusalem et Ramallah avec l'assurance que l'État hébreu comprenait les exigences américaines, par exemple sur le gel de la colonisation dans les Territoires palestiniens. Mais c'était pour apprendre dans l'avion qui les ramenait à Washington que Benyamin Netanyahou donnait au contraire l'autorisation d'ouvrir de nouveaux chantiers de colonisation.
François Clemenceau