• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L’obstruction parlementaire, l’un des obstacles majeurs à venir pour Joe Biden ?

François Vergniolle de Chantal (*)

Publié le 30 janvier 2021 à 07:47

Premier entretien entre biden et poutine depuis l'investiture

Photo d'illustration

KEVIN LAMARQUE

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

  • 6

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
FACT CHECKING. L’usage immodéré du « filibuster », outil d’obstruction parlementaire, rend le Congrès américain inefficace. Est-ce, comme certains démocrates le craignent, l’un des obstacles majeurs face à Joe Biden ? Par François Vergniolle de Chantal, Université de Paris (*)

Le 6 janvier 2021, le Sénat américain a basculé à majorité démocrate avec l'obtention des deux sièges de l'État de Géorgie. Mais cette victoire ne protège pas le camp démocrate de l'usage par leurs opposants du « filibuster », processus d'obstruction législative dont il va être question ici. Les 51 voix du camp présidentiel, en comptant celle de la vice-présidente Kamala Harris, lui offrent en effet la majorité simple. C'est insuffisant pour contrer un filibuster, à savoir l'action d'un élu, appartenant à la minorité dans la plupart des cas, décidant de bloquer le processus d'adoption d'une loi par une prise de parole sans interruption. Il faut alors les voix de soixante sénateurs, sur les cent qui composent la chambre haute, afin de suspendre cette manœuvre.

Devant l'accroissement de l'usage du filibuster depuis les années 2000, les projets de loi sont peu nombreux à être actés et ce, quel que soit le président. Ainsi en 2009, l'administration Obama avait-elle abandonné toute tentative de faire adopter le Clean Energy and Security Act, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, devant les obstacles sénatoriaux qu'elle anticipait et alors que le texte avait été adopté sans coup férir à la chambre basse (nous y revenons en détail dans cet ouvrage).

Cet état de fait a été dénoncé par Tom Udall, sénateur du Nouveau-Mexique lors de son discours de départ à la retraite le 8 décembre 2020. Il y qualifie le Sénat de « cimetière du progrès » et appuie sur « la réalité du filibuster [qui est] une paralysie, une profonde paralysie ». Ce phénomène de blocage est redouté par une partie des démocrates pour les quatre années à venir. Certains appellent donc Joe Biden à en finir avec le filibuster, à l'instar d'Harry Reid, ancien sénateur du Nevada, au micro d'Associated Press en octobre 2020 : « Le temps viendra où [Joe Biden] devra intervenir et se débarrasser du filibuster. » L'obstruction législative représente-t-elle bel et bien un obstacle pour Joe Biden et sa politique ? Ce dernier a-t-il la volonté de supprimer le filibuster et en a-t-il les pouvoirs en tant que président ? Légalement, il n'en a pas les moyens. En outre, il n'en montre pas la volonté.

Courte histoire du filibuster

Pour comprendre l'importance de l'obstruction législative, revenons sur sa genèse. Le filibuster est une spécificité du Sénat américain, qui n'a aucun équivalent ni dans une autre chambre, ni à l'étranger. Cette procédure, apparue de manière involontaire lors d'une réforme du Sénat, au début du XIXe siècle, permet à un sénateur de s'exprimer aussi longtemps qu'il le souhaite, sans être interrompu.

Légitimé comme un moyen de préservation de la parole des minorités, le filibuster donne son identité institutionnelle au Sénat. Chaque sénateur a ainsi l'impression d'être un homme ou une femme d'envergure car cela leur confère le pouvoir d'arrêter une loi, même si elle est soutenue par les 99 autres sénateurs. À l'issue du discours, il pourrait être envisageable de remettre le projet de loi sur la table. Toutefois, face à un blocage, le Sénat, débordé de travail et caractérisé par une culture du respect des prérogatives sénatoriales, préfère abandonner le projet de loi en cours et passer au suivant. Le filibuster fonctionne en cela comme un véritable veto sur une proposition législative.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Que peut le président face à l'obstruction législative

Face au filibuster, le président n'a, lui, aucun veto. En raison de la séparation des pouvoirs aux États-Unis, il ne peut agir sur les règlements intérieurs du Congrès. Ainsi, seuls les sénateurs peuvent modifier le filibuster. Joe Biden pourrait inciter Chuck Schumer, leader démocrate au Sénat, à se charger de cette procédure. Mais le président élu est un institutionnaliste. Après avoir passé 20 ans en tant que sénateur, il est attaché aux traditions de cette chambre et se montre peu favorable à la suppression du filibuster. D'autant plus qu'il ne pourra pas se permettre de perdre son temps dans un débat procédural qui n'intéresse pas beaucoup les Américains, en dehors des spécialistes de la question. C'est pourquoi il s'occupera plutôt de mettre en avant son programme afin de le faire adopter par le Congrès.

Si une partie du camp Biden souhaite la suppression du filibuster, c'est qu'il y a toutes les chances que l'obstruction législative soit utilisée régulièrement en raison des équilibres au sein du 117e Congrès. Le Sénat va fonctionner avec autant de démocrates que de républicains. La vice-présidente devra voter à chaque fois pour donner la majorité aux démocrates. Alors en infériorité numérique, les républicains déclencheront un filibuster comme dernière arme de résistance.

Depuis les années 2000, la baisse du nombre de projets de loi devenus lois s'accroît, en même temps que la polarisation partisane s'affirme. L'exception est presque que la loi soit adoptée. Il est très difficile pour les deux partis de collaborer dans des projets communs. Totalement opposés en termes politiques, la plupart des républicains suivent une logique de refus absolu de la collaboration, ce qui compliquera le mandat de Joe Biden.

Vers un dépassement du filibuster

C'est en tout cas le constat qui pouvait être fait avant l'invasion du Capitole, le 6 janvier 2020. Depuis, le Parti républicain est en déconfiture. Même Mitch McConnell, leader du groupe au Sénat, a pris ses distances avec Donald Trump. Le sénateur pourrait se montrer bienveillant envers Joe Biden. En tant que démocrate centriste, le président élu va essayer de dépasser le clivage partisan, à l'instar de Barack Obama. Ce dernier s'était heurté au mur républicain, en vain. Aujourd'hui, devant l'éclatement des soutiens trumpistes, certains sénateurs républicains pourraient accepter la main tendue de Joe Biden, faisant naître l'espoir d'une volonté bipartisane et consensuelle. Cette politique de la main tendue ne se fait pas sans arrière-pensée. Joe Biden a conscience qu'il lui est impossible d'obtenir la super majorité à soixante voix par son propre parti.

Dans le cas où les républicains resteraient fermés à toute coopération avec la majorité présidentielle, les démocrates pourraient déclencher des moyens procéduraux pour les contrer, comme ils l'ont fait sous Barack Obama. En premier, ils disposent de la mesure dite de « réconciliation », utilisée pour faire adopter l'Obamacare en 2010. Elle permet de faire adopter toute loi qui a un impact sur le budget national par le vote d'une majorité simple au Sénat. En second, la manœuvre un peu brutale de l'« option nucléaire », souvent évoquée sous George W. Bush, offre la possibilité au chef de la majorité sénatoriale d'empêcher l'usage du filibuster pour un certain type de loi.

Une mesure similaire a été utilisée en 2013 afin d'abroger le filibuster pour les nominations institutionnelles, sauf à la Cour suprême. Puis en 2017, les républicains ont également recouru à cette version limitée de l'option nucléaire afin de supprimer le filibuster pour la nomination de Neil Gorsuch comme juge à la Cour suprême, sachant pertinemment qu'il serait le cas échéant utilisé par les Démocrates.

Au-delà de la question de l'adoption des mesures de Joe Biden, il faut noter que le filibuster entraîne un immobilisme patent de l'institution législative qui risque de faire de l'actuel Congrès l'un des moins productifs de l'histoire. Les sondages montrent à quel point l'institution est d'ailleurs détestée par les Américains, seulement 10 % se disent satisfaits du travail de leur Congrès.

The Conversation ______

(*) Par François Vergniolle de Chantal, Professeur de civilisation américaine à l'Université de Paris (LARCA - CNRS/UMR 8225)., Université de Paris

À lire également

  • La présidence Biden va durcir le ton sur la régulation des GAFAM
  • Avec Biden, l'industrie pétrolière américaine est mise sous pression
  • Joe Biden replace le « America First » de Trump au centre de sa politique
  • Joe Biden, le laquais des big tech ?

Ce Fact check a été réalisé avec Lucie Diat et Émilie Chesné de l'École publique de journalisme de l'Université de Tours (EPJT). La rubrique Fact check US a reçu le soutien de Craig Newmark Philanthropies, une fondation américaine qui lutte contre la désinformation.

François Vergniolle de Chantal (*)

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats