Le plan de relance européen doit intégrer la défense européenne ! (3/10)

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Est-il encore acceptable que les stratégies de pays européens responsables de notre appauvrissement servent les intérêts industriels américains dans l'armement et détruisent les nôtres en refusant une autonomie stratégique européenne ? (groupe de réflexions Mars*)
"Est-il encore acceptable que les stratégies de pays européens responsables de notre appauvrissement servent les intérêts industriels américains dans l'armement et détruisent les nôtres en refusant une autonomie stratégique européenne ?" (groupe de réflexions Mars*) (Crédits : Reuters)
Dans le but de permettre à la base industrielle et technologique de défense de contribuer à la sortie de crise et aux plans de relance français et européen, le groupe de réflexions Mars* souhaite partager, dans une série de tribunes, les réflexions qu’il mène notamment autour des sujets de la souveraineté et de l’autonomie, du sens donné à l’Europe de la défense et la place réservée à la défense dans un "plan Marshall" européen, des enjeux macroéconomiques et des enjeux industriels et d’innovation dans la défense. L'objectif du groupe de réflexions Mars est de trouver des solutions pour sécuriser les budgets de défense à court et à moyen terme.

La crise économique générée par le Covid-19 est là. Pour y faire face l'Union européenne (UE) a mobilisé son budget actuel et elle a décidé que les États pourraient s'endetter via le Mécanisme européen de stabilité et la Banque européenne d'investissement. Une nouvelle phase de la réponse européenne est en préparation à travers un plan "Marshall européen". Le montant évoqué est de 1.000 milliards d'euros, peut-être davantage. Cela coïncide avec la nécessité pour les 27 États de trouver un accord entre eux puis, probablement dans une moindre mesure avec le Parlement européen, concernant les futures perspectives financières européennes. En l'espèce, il s'agit du budget pluriel-annuel de l'UE entre 2021 et 2027, lequel est assorti des règlements européens qui régissent les objectifs et les modalités d'utilisation des programmes européens.

Le Fonds européen de la défense doit être un enjeu de ces négociations. Avant cette crise sanitaire, la présidence finlandaise de l'UE avait formulé le souhait d'amputer au moins la moitié le montant du Fonds européen de la défense. L'élément constitutif d'un embryon de politique industrielle commune se trouvait donc déjà menacé. Il s'agissait vraisemblablement d'un premier test pour mesurer la réaction de la France, qui est le promoteur de ce Fonds. Depuis, la présidente de la Commission européenne, relayée par le Parlement européen, a annoncé que les objectifs du plan de relance économique européen seraient centrés sur le pacte vert et la transition numérique. La politique industrielle de défense européenne, déjà quantité négligeable du budget de l'UE, pourrait donc "passer à la trappe".

Des pertes de souveraineté extrêmement graves

Compte tenu des temps longs de développement des technologies de défense (R&D, essais et validations complexes) et de la nécessité de rester compétitifs à chaque instant sous peine de perdre des capacités industrielles majeures, les conséquences pour notre souveraineté et la sécurité internationale de l'Europe seront extrêmement graves. Quelle situation étrange ! Il est paradoxal de crier "au loup" sur les abandons de souveraineté pendant la crise actuelle et de placer concomitamment l'Europe dans le déni des menaces qui se profilent dans le monde et à ses portes.

De plus, il n'est nul besoin d'insister pour convaincre que l'innovation est consubstantielle à cette industrie de hautes technologies qu'est l'armement, avec des retombées dans plusieurs applications civiles comme en termes d'emplois qualifiés et de développement territorial. L'enjeu en Europe et en France est essentiel. Il appelle une mobilisation large et forte.

Thierry Breton, l'espoir

Un espoir demeure et justifie d'agir en soutien de Thierry Breton, Commissaire européen au marché intérieur, qui a identifié le secteur de la défense parmi les quatorze écosystèmes industriels clés pour l'économie européenne. Quoi de plus logique que de s'appuyer sur l'industrie de défense pour laquelle la commande publique est décisive, les chaînes de valeur ancrées dans les territoires afin d'assurer l'autonomie stratégie et la compétitivité source d'exportations nettes significatives ? A défaut de croissance et d'excédents commerciaux générés par l'ensemble de nos secteurs économiques, notamment dans le marché intérieur européen, comment rembourser les dettes et conserver une politique de défense effective ?

Faute d'accord pour d'autres solutions, cette crise va générer en Europe des dettes colossales en centaines de milliards d'euros, qui seront gérées par des instances nationales et européennes. L'absence de conditions macro-économiques pour les rembourser donnera de la souplesse quant à l'application des règles budgétaires européennes. En revanche, il faut rester vigilants. Les formules déjà employées par les instances européennes comme la réduction des dépenses publiques, le cas échéant en matière de défense, pourraient être employées. D'autant plus que si les États du Nord de l'Europe ont des capacités de remboursement et des acteurs économiques conquérants dans l'ensemble du marché intérieur européen, tel n'est pas le cas de notre pays économiquement affaibli.

La France, contributeur net au budget de l'UE

La France est un des États contributeurs nets au budget de l'Union européenne à hauteur de plus de 8 milliards d'euros par an. Pourtant, l'ensemble de nos territoires, à l'exception de l'Ile de France, ont un PIB par habitant inférieur à la moyenne européenne. Nous n'optimisons pas assez les mécanismes européens au service de notre performance économique. De surcroît, la France connait un déficit commercial de plus de 30 milliards d'euros par an en moyenne dans le marché intérieur (15 milliards avec l'Allemagne, 8 milliards avec les Pays-Bas, 5 milliards avec la Belgique...). La responsabilité est d'abord à rechercher dans notre organisation et notre manière de nous défendre.

Si une de nos industries performantes est affectée, au premier rang desquelles le secteur de la défense et de la sécurité, il sera encore plus difficile de rembourser les dettes accumulées en raison de la crise. Cette affirmation est connue de nos "partenaires / concurrents" européens. Nous n'avons donc rien à perdre, il est impérieux d'agir. Est-il encore acceptable que les stratégies de pays européens responsables de notre appauvrissement servent les intérêts industriels américains dans l'armement et détruisent les nôtres en refusant une autonomie stratégique européenne ?

La preuve est irréfutable. Ces États bénéficient pleinement du marché intérieur européen et de la politique commerciale de l'UE étant donné qu'ils disposent de productions très adaptées aux politiques de l'UE ou qu'ils pratiquent des importations de produits, principalement en provenance de Chine, pour nous les revendre sans barrières douanières. De plus, beaucoup d'États européens cèdent aux compensations économiques, sans intérêts technologiques, proposées par les USA en échange de l'achat de matériels de défense. Cette pratique est très invalidante pour la réalisation d'une Europe de la défense. La réglementation européenne sur la concurrence devrait être adaptée pour tenir compte de ces réalités néfastes.

En outre, il ressort des premières annonces relatives au plan "Marshall européen" que ce dernier est manifestement calibré pour servir les pays subissant le moins les impacts économiques de cette crise. Lesquels disposent d'une force de frappe économique dans les objectifs annoncés : transition numérique et pacte vert. Le piège d'un marché intérieur non régulé, dans sa conception actuelle, augmentera donc encore les inégalités économiques en Europe et réduira notre capacité à financer notre effort de défense.

Un rapport de force pour la France

Par conséquent, intégrer la politique industrielle de défense dans ce plan de relance européen et dans le futur budget pluriannuel de l'UE est une nécessité. Cela sera un facteur de croissance partagée avec la France mais aussi bénéfique pour l'Europe. Cette dernière s'en trouvera économiquement rééquilibrée et mieux protégée grâce à une autonomie stratégique renforcée. Être reconnue comme utile en Europe, c'est être inséré dans les priorités budgétaires. Pour la défense européenne, l'enjeu est triple :

-   disposer d'un budget conséquent ;

-   améliorer les dispositions européennes, en particulier du Fonds européens de la défense, afin de garantir que les projets ne se limiteront pas à de la recherche, mais aboutiront à des démonstrateurs et à de réelles productions en aval de la recherche ;

-   créer davantage de passerelles avec les outils des autres politiques européennes, par exemple, dans le programme civil de recherche et développement H2020 et son nouvel outils d'investissement en capital "accelerator", ou la politique régionale avec le FEDER.

Aucun pays n'agira dans ce sens si la France ne se manifeste pas. L'enjeu ne procède pas d'une bataille d'arguments mais d'un rapport de force intense pour traiter les causes et non pas seulement les conséquences de notre décrochage économique. Ainsi, l'Europe gagnera à assumer que sa défense participe de l'ensemble de ses politiques stratégiques au-delà d'un outil spécifiquement dédié comme le Fonds européen de la défense.

La capacité de l'UE à assumer sa sécurité internationale est un enjeu pour les Européens et eux seuls en réservant cet investissement dans la défense aux opérateurs économiques installés sur son territoire et détenus par des capitaux européens. Ainsi, la propriété intellectuelle devra rester "européenne" même dans l'hypothèse d'acquisition ultérieure d'une entreprise européenne par des fonds étrangers. En effet, il n'appartient pas aux citoyens européens de financer la R&D des concurrents de leurs tissus économiques. Une condition sine qua non de toute politique européenne en matière de défense. (A suivre).

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* Le groupe Mars, constitué d'une trentaine de personnalités françaises issues d'horizons différents, des secteurs public et privé et du monde universitaire, se mobilise pour produire des analyses relatives aux enjeux concernant les intérêts stratégiques relatifs à l'industrie de défense et de sécurité et les choix technologiques et industriels qui sont à la base de la souveraineté de la France.

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Retrouver les deux premières tribunes du groupe de réflexions Mars

L'investissement dans la défense rapporte plus que ce qu'il coûte

La défense européenne a-t-elle (encore) un sens ?

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Commentaires
a écrit le 05/05/2020 à 18:41 :
Se défendre de qui? De quoi? Si ce n'est de nous même!! On fait des plans sur la comète pour contraindre la mobilisation des acteurs et se sentir unie dans l'inutilité!
a écrit le 05/05/2020 à 8:03 :
l'Europe depuis le début est constamment s'aborder en interne
puis la plus grande déstabilisation vient des états unis qui ne veulent pas de concurrence
et conserve leur hégémonie sur la vente d'armes quitte a soudoyer
il n'y a que ces demeuré de Français pour croire en l'Europe tous les autre états membre
sans serve pour intérêt national
exp l'Allemagne qui impose sa vision mais quand un décret la dérange elle passe outre et personne ne dit quoi que ce soit
voir le texte limitant la cylindre de voiture a trois litre et ce pays a obtenue une dérogation et idem pour certaine industrie et nous Français idiot on a ferme les entreprise des sans emploi en plus c' est mieux il y a moins de revendications social
vision de vge et des suivant
a écrit le 04/05/2020 à 19:22 :
Aussi longtemps que l' UE sera subordonnée aux américains, la politique de défense comme la politique tout court, comme l' économie, ne fonctionneront pas. Il faut couper les ponts avec l' UE et avancer grâce à des coopérations et des collaborations entre états. Nous ne reviendrons pas sur le fait que c' est la contribution à l' UE et le coût global d' appartenance plus l' euro qui ont ruiné la France. Je rappelle que l' UE est la seule zone en déficit du monde sur dix ans, Pour en savoir plus, visionner "Qui gouverne la France et l'Europe ? - François ASSELINEAU "
a écrit le 04/05/2020 à 17:44 :
On découvre l'Europe de la Défense au moment où certains de nos partenaires dont ceux qui reçoivent le plus par rapport à ce qu'ils cotisent , se tournent de plus en plus vers du matériel américain.
C'est donc mal parti pour nos industries de Défense qui vont avoir la double peine, des acheteurs en grande difficulté à cause du prix du pétrole en chute , et des prix non compétitifs à cause de la sophistication et du coût de maintenance.Bref tant qu'on ne coupera pas le cordon avec l'OTAN, rien ne bougera !!!!
a écrit le 04/05/2020 à 16:49 :
Je viens de lire sur une dépêche Reuters ou Afp ici même ce matin que l'UE avait déclaré qu'au final la récession serait contenue, que donc c'est bon les allemands n'auraient pas à donner d'argent.

Schauble est satisfait et c'est tout ce qui compte au final.
a écrit le 04/05/2020 à 16:26 :
Je pense qu'il faut intégrer l'Ukraine dans l'Europe de la Défense c'est un poid lourd que l'on ne peut ignorer , un pays qui était nécessaire et d'importance à l'Union soviétique.En importance militaire il arriverait bon troisème après la France et l'Allemagne .Faut le faire par nécessité pour couper la route à la Russie sur les Balcans .Nous pourrions éliminer les tentatives de destabilisations vers l'Est ,d'où la peur de l'Allemagne et qui conditionne ses choix en matière de Défense .
Réponse de le 04/05/2020 à 17:14 :
Forces armées en Europe :
1)France UE - OTAN
2)UK OTAN
3)Italie UE OTAN
4)Allemagne UE OTAN
5)Espagne UE OTAN …..
L'Ukraine ne fait partie pas de l 'UE et pas encore membre de l' OTAN
Réponse de le 05/05/2020 à 4:38 :
@bill. L'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN, c'était le "gadget" inventé par les américains, et qui a failli marcher pour déstabiliser un peu plus l'UE. Heureusement que les allemands ont calmé le jeu entre nécessité d'avoir du gaz russe et besoins du marché américain pour leurs exportations. Le covid 19 va un peu rebattre les cartes , et le pouvoir de nuisance des américains envers cette UE qu'ils ne supportent pas , va s'estomper pendant quelques mois , voire quelques années.
a écrit le 04/05/2020 à 16:18 :
Presque d accord , mais il y a des préalables .
1% La bce doit abandonner les dettes souveraines en sa possesion .
2% une langue commune doit etre promue .
Réponse de le 04/05/2020 à 17:22 :
Vous êtes macroniste ?
Réponse de le 04/05/2020 à 18:50 :
Penses tu Panorarix que mes préalables puissent etre pris en compte .
a écrit le 04/05/2020 à 15:51 :
En quoi la relance par la défense européenne est elle compatible avec un pacte de relance verte et de transition numérique proposé par la Commission ??
La défense européenne est une opération de longue haleine qui s'amorce avec les lancements actés du SCAF sous MO française et du MCAS sous MO Allemande, 2 programmes majeurs fédérateurs d'un début de défense commune à l'horizon 2030-35.
Ne brusquons dc pas les choses et ne mélangeons pas tt. D'autant que la plupart des pays se sont récemment et volontairement engagés sur cette période avec des cdes militaires US, sachant que la défense européenne n'est encore qu'un concept qui se cherche face au parapluie américain et à l'OTAN.
Le pacte de relance verte est bcp plus prioritaire à court terme car il faut relancer coûte que coûte la production automobile européenne tt en stimulant la dde d'auto électriques sur lesquelles les constructeurs européens ont investi massivement, ds un contexte désormais défavorable de prix durablement bas de pétrole, tt en menant à son terme le projet stratégique d'Airbus des batteries.
Des poids lourds incontournables et menacés de l'industrie européenne, face à une déferlante asiatique en ordre de bataille...
Il faut stimuler également une filière H2 verte produite par électrolyse à partir d'EnR ds le but de favoriser les transports lourds propres publics et privés, filière ds laquelle chinois, japonais, coréens investissent également massivement.
Prévoir une alternative crédible au transport aérien court courrier, par une amélioration des interconnexions des réseaux TGV européens.
Lancer des opérations de ferroutage Nord Sud de gde envergure pour réduire sensiblement un transport de fret routier pléthorique très polluant et energivore.
Sur le plan de la sécurité alimentaire, stimuler une agriculture locale pauvre en intrants chimiques capable d'approvisionner les gds ctres urbains par des logistiques de proximité ( ex du maraîchage bio associé à des circuits courts de distribution).
Aider les Etats dans leur programme en cours d'économie d'énergie (par isolation des bâtiments, comme en France ou production de biogaz, comme en Allemagne...).
Concernant la transition numérique, la perte de souveraineté de l'UE en la matière est autrement plus grave que pour la défense commune, car sur le plan des technologies et des capacités industrielles, l'UE joue largement à égalité face aux US, russes ou chinois.
Ce qui n'est malheureusement pas du tt le cas face à la souveraineté numérique où sur l'aspect de l'usage, de la RD, de la fabrication des composants ou des systèmes, elle est largement dépendante des US et bientôt de la Chine, de plus en plus dominatrice ds le domaine ultra stratégique des infrastructures télécoms.
En résumé, l'UE a du pain sur la planche pour défendre une maîtrise et une souveraineté de secteurs industriels civils entiers symboles menacés de sa puissance économique, si elle ne veut pas que ces symboles s'inscrivent inexorablement au passé.
a écrit le 04/05/2020 à 15:07 :
Ca sert aryen de rejouer perpétuellement la guerre 40, le match retour de la guerre 14 que vous avez aussi perdu d'ailleurs si ce n'est par un coup de chance et le support des US/UK.
Comme celle de 70 aussi d'ailleurs, bref.

Vous avez pris une branlée voilà c'est fait, toujours une guerre de retard, aujourd'hui l'allemagne vous met une branlée dans le domaine économique et sanitaire, ils vous servent à quoi vos joujoux militaires humm ? A suivre les ordres du général BHL ?
Dans le fond vous êtes des niais qui se cachent derrière la sophistication technologique.
Réponse de le 04/05/2020 à 16:20 :
T as raison .
Réponse de le 04/05/2020 à 17:26 :
Vous êtes allemand ? Vous suggérez donc le port d'étoiles de toutes les couleurs, un isolement sanitaire dans des camps, la liberté par le travail, le salut bras tendu, toutes ces ingénieuses trouvailles allemandes donc ...
Réponse de le 04/05/2020 à 18:35 :
Vous en êtes encore là ? Ces caricatures devraient être sanctionnées autant que celles niant la shoa.

A propos de shoa, parlons des bolcheviks tendance Weber henry !

La liberté par le travail il y a pole emploi pour ça... Les comptoirs coloniaux intérieurs.
a écrit le 04/05/2020 à 10:45 :
Quand un dogme est mis en place, le but est toujours le même, ce sont les moyens que l'on maquille! On n'a que faire de la démocratie que l'on met de coté et qui finit par être visible uniquement dans la rue!
a écrit le 04/05/2020 à 10:41 :
Le sud doit s'allier pour conditionner les achats au nord de l'Europe, Automobile défense etc .... !
a écrit le 04/05/2020 à 10:29 :
Encore un proposition des nationalistes francais avec le seul but de vendre des armes francaises.
a écrit le 04/05/2020 à 9:14 :
"Groupe de réflexion mars"

Parfaitement adapté pour parler de l'UE, ce truc aux contours flous et toujours tellement éloigné de nous.
a écrit le 04/05/2020 à 8:55 :
Merci pour ce texte volontariste. L'alternative crédible étant une sortie de l'UE actuelle qui, comme vous l'écrivez, sert principalement les intérêts américains.

Puis une refondation bien plus prudente et pargmatique avec quelques pays véritablement alliés politiquement
Réponse de le 04/05/2020 à 14:18 :
" Puis une refondation bien plus prudente et pargmatique avec quelques pays véritablement alliés politiquement "
.
Qui sont ? Vous allez avoir du mal à en trouver vus qu'il n'y en n'a quasiment aucun,à part peut-être la Grèce qui se daigne d'acheter des FDI.
a écrit le 04/05/2020 à 8:51 :
Hors de question de confier la défense des français à d'autres. Nous n'irons pas nous battre pour la Norvège, la Belgique ou l'Ukraine (ce sont des exemples bien sûr), et personne ne se battra pour nous (à part peut-être Allemagne pour mieux nous envahir, les Allemands ne font rien par philanthropie).

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