Encadrement des loyers : "un risque majeur pour le parc locatif Français"

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François Gagnon
François Gagnon
Ce professionnel de l'immobilier estime que le projet élaboré par Cécile Duflot mettrait en péril le parc locatif. Faute d'espérer un rendement "digne" plus personne ne voudrait investir dans ce type de placement. Et ce, alors que les investisseurs institutionnels ont déjà déclaré forfait.

Face à un marché qui, à certains endroits, est devenu difficile d'accès pour les ménages, la tentation d'administrer et de poser un couvercle règlementaire refait surface, au point que les élus libéraux eux-mêmes y cèdent, croyant ainsi apaiser les tensions sur les prix de location. Je suis de ceux qui voient dans ce choix politique un risque majeur pour le parc locatif privé, et je veux expliquer pourquoi. On rappellera utilement aussi à ce stade que les quelque 6,5 millions de logements locatifs privés sont pour 90% la propriété d'individus et de ménages issus des classes moyennes: le bailleur type a un patrimoine de 1,5 logement.
Les périls du projet d'encadrer les loyers sont multiples. Les plus lourds sont relatifs aux investisseurs, que cette intention oublie totalement. On néglige que ce sont des opérateurs économiques comme les autres, en attente légitime de rendement et de profitabilité. Qui pourrait accepter d'immobiliser un capital, ou plutôt une capacité de remboursement pour la plupart, sans contrepartie financière correcte? L'investissement locatif résidentiel a une rentabilité avant impôt entre 1% et 3,5% selon les villes et les types de bien. Corrigé de la fiscalité, par définition variable selon les personnes, ces taux peuvent s'inscrire en négatif, en tout cas se stabiliser à des niveaux très bas. Dans ces conditions, toute érosion vient mettre à mal l'équilibre des opérations, et par là même la pérennité de l'investissement.
La question du désinvestissement et de l'attrition du parc locatif privé ne sont pas des sujets théoriques. D'ailleurs, que s'est-il passé ces vingt dernières années avec les investisseurs institutionnels? Plus ancrés sur la préoccupation du compte d'exploitation que les propriétaires individuels, ils ont considéré que l'intérêt du logement avait disparu, et ils ont cédé leur parc résidentiel, acquis dans la plupart des cas par des propriétaires occupants et donc perdu pour les locataires. Ainsi, leur part dans le parc total s'est réduite à peau de chagrin, de 15%, et jusqu'à 25% dans les grandes villes, à moins de 3% aujourd'hui! Au demeurant, l'investissement locatif n'est pas un investissement ordinaire, comme peut l'être l'achat d'une action d'entreprise, ou l'engagement dans un fond d'innovation: il lui est associé des contraintes et des aléas spécifiques, qui en font un acte civique, non seulement économique. Les bailleurs ont tous l'expérience des retards de paiement du fait des difficultés de la conjoncture, des moratoires consentis, des impayés durables et parfois perdus, de la vacance parce qu'il faut rénover le bien, avec les pertes d'exploitation liées. Bref, le bailleur rend un service social, qui lui fait mériter plus encore un retour sur investissement digne.

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Commentaires
a écrit le 15/06/2012 à 16:19 :
Espérer un rendement "digne" ? Arrêtez de prendre les gens pour des imbéciles : les 30 % de hausse des loyers de ces trois ou quatre dernières années est directement liée à la bule immobilière : on a déjà cherché à récupérer des rendements dignes. Résultat ? le mal logement n'a pas diminué ! Au moins, si on encadre, on évitera que les spéculateurs à la petite semaine nuisent au pays en pratiquant des loyers prohibitifs à hauteur de la bulle immo.
a écrit le 13/06/2012 à 12:34 :
Pourquoi ne jamais voir un problème dans sa globalité?
Le problème est que notre pays se fait sur Paris. Tous les investissements majeurs se font à Paris. Le bassin d'emploi est à Paris. Mais Paris est saturé: on ne peut plus y habiter, ni s'y déplacer. Au lieu de vouloir créer le grand Paris, nos élus devraient mener une politique drastique de délocalisation.
Si on baisse la demande, les loyers baisseront mathématiquement, sainement, et non de manière dirigiste...
a écrit le 07/06/2012 à 17:52 :
Afin que la crise du logement perdure, je suggère à la toute nouvelle ministre (quelles compétences lui ont permis d'obtenir un tel portefeuille technique ?) que les barres d'HLM soient toutes rasées et qu'à la place des structures coopératives de production de chanvre (indien) y cultivent cette herbe si rentable. Pour rester dans le socialisme, ajouter un sel (système local d'échange) : votre panier de cannabis frais, une fois par semaine, contre une formation au militantisme syndical, aux frais des entreprises dans le cadre des heures allouées aux délégués ou, faute d'entreprises, contre une brouette d'anciens francs ou de drachmes.
a écrit le 06/06/2012 à 23:46 :
Le niveau de cet article est affligeant. Le pendant pourrait etre l'analyse de Melenchon sur la reforme de l'ISF pour se maintenir a un niveau 0 de reflexion
Réponse de le 21/06/2012 à 12:47 :
ça c'est vraiment constructif comme argument !
a écrit le 05/06/2012 à 17:05 :
il était temps que quelqu'un se rende compte que toutes ces sommes drainées par les vautours et les rentiers devraient aller vers nos entreprises en conso ou en investissement. dehors les rapaces !
a écrit le 05/06/2012 à 17:04 :
desloyers bas permettront au jeunes de vivrent un peu plus dignement dans un environnement où l'emploi est très compliqué.idem pour les +55 ans qui eux ne sont pas encore en retraite...n'est ce pas les 68 ards ?
a écrit le 05/06/2012 à 16:57 :
Faites maintenant exploser les taxes sur les logements vacants et sur les revenus locatifs pour que ces pseudos investisseurs financent la vrai économie et pas des cahmbres de bonnes de 9m2 louées 500 euros ! que les rapaces quittent l'immo pour que les gens puissent se loger moins cher. cela redonnera de la compétitivité à notre pays (regardez l'allemagne). plus l'immo est bas, plus on peut avoir un salaire bas tout en ayant plus de reste à vivre et tout en pouvant consommer. la bulle immo entretenue par les boomers et le lobby a ruiné notre pays ! l'épargne devrait aller vers les entreprises, la conso, la recherche pas vers des T2 en défisc à Carcasone. sinon, autant quitter de suite ce pays et alller se loger pour moins cher ailleurs tout en ayant plus de reste à vivre.
Réponse de le 05/06/2012 à 18:26 :
Taxes sur les logements locatifs, ça me semble un peu excessif. En revanche, logements (et bureaux) vacants, c'est une évidence. Et elle doit être lourde, la taxe ! Restent les résidences secondaires : pas évident de le faire, mais ça reste un certain "luxe". Par les temps qui courent, ça ne me choque pas de les mettre à contribution. En tout cas, ça me semble plus raisonnable que de taxer à l'excès les entreprises (qui délocaliseront encore plus) ou les salaires des ménages, déjà lourdement taxés.
a écrit le 05/06/2012 à 16:35 :
Ben il le dit le monsieur : rendement à zéro, on a besoin de l'Etat pour vendre, mais non non non mon marché n'est pas en bulle.
a écrit le 05/06/2012 à 16:33 :
Ca me va, si ça contribue à dégonfler la bulle (le proprio-locataire n'ont qu'à vendre, ça fera baisser les prix ;-), mais le contrôle des prix me fait tjs un peu tiquer ... Une suggestion plus simple et à mon avis efficace : tout logement vide et non loué au bout de 6 mois se voit taxé comme s'il était loué (par défaut, au prix locatif moyen de la commune/arrondissement), voire à un taux de taxation doublé (sauf justificatif précis de travaux. Ex : s'il y de gros travaux sur 12 mois, pas justifié de taxer au bout de 6 mois !). Cela devrait aussi s'appliquer aux bureaux. Donc tous les logements et bureaux vides vont sans nul doute revenir rapidement sur le marché (soit vente, soit location) et ainsi faire baisser les prix. Ou générer des recettes pour l'Etat, qui en a bien besoin ;-). Simple et efficace, sans être trop compliqué à suivre pour le fisc.
a écrit le 05/06/2012 à 16:19 :
Excellente mesure. Les logements neufs ne seront pas perdus pour tout le monde et les primos accédants pourront enfin revenir sur ce marché, dont les prix ne faisait que monter à cause justement du trop grand nombre d'investisseurs en mal de défiscalisation. Que les investisseurs aillent investir dans l'industrie si ca leur chante, mais qu'ils arrètent de monopoliser l'habitat. Ça commençait a bien faire de ne voir défiler que des cheveux gris dans les agences de vente de programme neuf. Il faut que le logement retrouve sa clientèle naturelle, celle qui n'aurait d'ailleurs jamais du cesser d'être ; des gens qui achètent pour se loger eux mêmes.
Réponse de le 01/08/2012 à 11:00 :
Mais mon pauvre max, il n'y aura plus de logements neufs.
a écrit le 05/06/2012 à 16:03 :
Bonjour à tous, il faut juste noter que si le gouvernement décide d'intervenir, c'est que la fameuse liberté d'entreprendre, ne tient pas compte de la solidarité sociale. Le problème est assez simple: L'investissment immobilier n'est pas fait pour le court terme, mais c'est un excellent moyen d'epargner pour les vieux jour. Cela étant dit, l'investisseur qui veut du rendement, doit d'abord acheter le bien à un prix en dehors de bulle speculative. Or souvent comme à Paris, certains investisseur achète trés chèr le bien et veulent en plus avoir un rendement dés les premières mensualité. Or c'est mécanique, plus chère est le bien, plus haut est le loyer pur à la fois tenir comptes des charges et avoir un rendement. Aujourd'hui les investisseurs se doivent de bien négocier le bien à l'achat ( stabiliser voir baisser les prix à l'achat), ne pas chercher du rendement tant que l'investisseur n'a pas entièrement payer son crédit et oublier le court terme dans cet investissment. Pour finir, si les professionels de ce secteur se mettent à faire corrcetement leur travaille et ne pas penser qu'à leur commissions, ils conseilleront mieux les investisseurs notamment lorsque les prix deviennent aberrants!
a écrit le 05/06/2012 à 14:42 :
Avec la hausse quasi-ininterrompu de l'immobilier depuis 1998, l'investisseur comptait sur la plus-value de sortie pour rentabiliser son placement, le rendement seul ne justifiant pas l'opération, surtout dans la période récente où les prix ont atteint un niveau anachronique. Maintenant que l'immobilier s'est retourné à la baisse et que le rendement n'a plus aucune chance de s'améliorer significativement, la meilleure option pour l'investisseur est de vendre le bien et d'aller sur d'autres classes d'actifs : cette mesure devrait donc au moins avoir le mérite de détourner l'épargne "spéculative" (celle qui bouclait l'opération en comptant sur la plus value future) du marché immobilier et de contribuer à l'intensification de la baisse des prix en cours du fait de l'afflux de biens sur le marché ...
Réponse de le 05/06/2012 à 16:19 :
"Acajou75", Vous avez raison dans votre analyse. Si l'Etat en profitait pour taxer et imposer tout l'immobilier vacant, nous aurions un afflux de logements et de bureaux sur le marché, du locatif et de la revente, qui serait encore plus positif pour rétablir le juste prix de l'immobilier à un niveau justifié, soit inférieur de - 30% à - 40%. Espérons que MMe DUFLOT aura le courage de passer par cette étape, elle ne risque pas la délocalisation des immeubles !!!
a écrit le 05/06/2012 à 14:35 :
Pour reprendre les propos d'un économiste " il y a 2 façons de détruire l'immobilier dans un pays, les bombardements et le blocage des loyers " Merci Duflot d'avoir choisi la méthode douce...
Réponse de le 05/06/2012 à 22:11 :
Il y en a plein de facon de détruire l'immobilier. Et celle appliquée jusque la, c'est a dire la méthode qui consiste à organiser une pénurie du foncier et à vendre les quelques programmes neufs construits qu'à des investisseurs retraités multipropriétaires en manque de défiscalisation, celle la aussi elle est pas mal comme méthode pour détruire l'immobilier. Et le résultat actuel, c'est pas bien joli pour les jeunes générations, sensée être les forces vives d'une nation.
Alors blocage des loyers, pourquoi pas, on pourra pas de toute facon faire pire que sous la dernière présidence.
a écrit le 05/06/2012 à 14:03 :
Les Ténardiers, arretez de chialer !
a écrit le 05/06/2012 à 12:53 :
Plutôt que d'encourager les propriétaires à devenir des loueurs, il faut mettre en place un système qui permette d'accéder à la propriété.
a écrit le 05/06/2012 à 11:53 :
L'encadrement des loyers invoqué, et non le blocage, ne semble pas à moyen et long terme une difficulté pour conserver une rentabilité correcte pour son investissement immobilier, car les prix du marché de l'ancien s'autorégulent (ce qui ne sera pas le cas pour le logement neuf). Il faut en plus de cette mesure s'attacher à encourager la location sociale et favoriser les travaux d'entretien et de rénovation énergétique par des incitations fiscales, et en même temps remettre en location les surfaces vacantes et surtout péréniser les dispositifs fiscaux sur des longues durées. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l'article "Encadrement des loyers : conséquences et perspectives" http://investicite.com/2012/06/05/encadrement-des-loyers-consequences-et-perspectives/
a écrit le 05/06/2012 à 11:53 :
bravo le gouvernement !
Prochaine étape : taxer les appart et maisons vides.
C'est très simple très vertueux : pas besoin de construire en vitesse, baisse des prix que tout le monde appérciera (sauf quelques sangsues que seul le mépris peut habiller), fuite des investisseur étranger... les logement en France à ceux qui vivent en France.
Réponse de le 05/06/2012 à 16:37 :
J'avais pas vu, mais je viens de proposer la même chose ! C'est LA solution : les proprios de logements vides (ils sont TRES nombreux, cf chiffres Insee) auront le choix entre remplir les caisses de l'Etat ou remettre sur le marché leur bien, en location ou en vente. Dans les 2 cas, plus de revenus pour l'Etat et baisse des tarifs de location et d'achat :-). Ma proposition : taxer ces logements vides (et bureaux vides, tant qu'à faire) comme s'il étaient loués, voire à un taux doublé ... Simple et efficace.
Réponse de le 05/06/2012 à 16:55 :
Oui c'est une évidence, taxer le vacant, il faut aussi taxer les bureaux vacant celà obligera les propriétaires à les transformer en logements ... de fait ce sont souvent d'énormes compagnies qui sauront trouver l'argent pour transformer et la chappe de plomb des taxes et impôts sur le vacant les poussera à louer ou à vendre pas cher.
a écrit le 05/06/2012 à 11:50 :
ca suffit, La Tribune se montre encore partial en publiant l'article d'un profiteur pur jus (de sangsue voir commentaire ci dessous)... Un journal d'information ne doit pas prendre partie mais donner des faits. Organiser des débats contradictoires équilibrés. Ce sens unique qui est votre habitude à la Tribune est vraiment execrable. Qui vous finance ? Ce qui vous sauve ce sont les commentaires que vous accépter.
Réponse de le 05/06/2012 à 14:36 :
C'est effectivement assez fréquent que les articles immobiliers de la Tribune, je pense à une signature en particulier, se fassent l'écho des préoccupations du monde de l'immobilier, notamment de la FNAIM ou des réseaux d'agences dont les arguments sont présentés sans aucune distance criitique.

Il y a un vrai problème qui nuit à la crédibilité du journal, alors que dans d'autres domaines il y a une vraie excellence. La rédaction reste, malheureusement, silencieuse sur ces questions/
a écrit le 05/06/2012 à 11:31 :
Il est déconseillé d'enlever une sangsue en appliquant du sel, de l'antimoustiques, en la brûlant ou en tirant dessus. En effet, la sangsue risque de régurgiter dans la plaie et causer des infections. La méthode la plus sûre est la suivante :

1.Placer un ongle sur sa peau, juste à côté de la bouche de la sangsue (l'extrémité la plus fine).
2.Glisser doucement mais fermement l'ongle vers la bouche pour la détacher. Elle cherchera à se recoller. Si elle y parvient, elle ne recommencera toutefois pas à sucer le sang tout de suite, on peut facilement la redécoller.
3.Détacher enfin la queue (la partie large) et jeter la sangsue.
a écrit le 05/06/2012 à 11:28 :
Les rapaces ont ils 1 minute songé aux dégats que provoquent la hausse de l'immo, des loyers sur le budget des ménages qui "travaillent eux!"...Et sur la propention de ces ménages à soutenir l'économie via de la conso et de l'épargne "saine" vers les entreprises...marre de ces rapaces qui sacagent notre économie et en plus réclament des aides publiques pour le faire.
Réponse de le 05/06/2012 à 12:32 :
Pas tous . moi , je travaille dur à remettre en état ce que certains locataires saccageant et en plus ne paient pas et j'ai beaucoup de difficultés à payer mes crédits pour loger certains profiteurs du système social. Il ne faut pas loger tout le monde à la même enseigne des deux cotés il y a des gens honetes, vous pouvez faire autant et
vous comprendrez que vous avez torr de vous exprimer ainsi.
Réponse de le 05/06/2012 à 13:49 :
inestissez dans nos entreprises, au moins vos sous serviront à quelquechose d'utile
a écrit le 05/06/2012 à 10:53 :
Si ce monsieur pouvait expliquer ce qu'il appelle un revenu digne,c assez vague. Et le manque de logements et l'abus des prix des loyers(une chambre de bonne a paris se loue 800e....) ne date pas d'hier ni depuis l'annonce de cette reforme.Comment se fait il alors que les prix n'ont eu de cesse d'augmenter avec de moins en moins de logements disponible....Ca il ne l'explique pas.Et souvent tu loues des apparts limite insalubre pour un prix prohibitif....Ca non plus il ne le dit pas.Qu'il arrete de nous faire pleurer et croire a des choses totalement fausse,c toujours la meme rengaine,mais en attendant ils avaient 30 ans pour que les prix des loyers soient accesible et qu'il n'yait pas penurie de logements locatifs....
a écrit le 04/06/2012 à 22:21 :
Un logement est fait pour se loger avant tout, tant mieux si cela fut un investissement rentable durant de nombreuses années pour certains opportunistes. Si cela n'est plus, il n'y a qu'à trouver d'autres supports d'investissement : PME, recherche, ... Puisque certains aiment la comparaison avec l'Allemagne quand il est question de productivité, faut-il rappeler que les loyers y sont encadrés (,un indice -le "Mietspiegel"- fixe les limites des hausses possibles de loyers par zones géographiques),  le marché immobilier est pourvu en biens locatifs, et pour ceux qui désirent devenir propriétaires, le prix au m² est sensiblement inférieur à celui de la France. Le problème en France vient du fait que l'on a fait croire aux français que le seul investissement rentable et sans risque était celui de la pierre, avec pléthore d'aides à la défiscalisation, des facilités de crédit. Évidemment, Il y en aura toujours pour dire que ce marché est sain. Un marché, où les biens sont rares et de la capacité de financement des habitants, je n'appelle pas cela sain.

58% de propriétaires en France contre 43% en Allemagne. En France les promoteurs agrandissent traditionnellement  le parc afin que les français puissent investir (acheter), en Allemagne afin qu'ils puissent se loger (louer). Donc évidement une loi qui découragerait les investisseurs ne ferait que faire baisser les programmes de construction et donc appauvrir le marché en biens neufs.

En tout cas durant ces 20 dernières années, ce sont bien à ces cabinets, et agences immobilières qui ont fleuri un peu partout que cette folie douce a profité.
Réponse de le 04/06/2012 à 23:51 :
En Allemagne la demande est inférieure à l'offre c'est pourquoi l'encadrement des loyers est bien accepté par les bailleurs
Réponse de le 05/06/2012 à 7:21 :
Ce qui démontre qu'un encadrement n'empêche absolument pas une offre abondante, CQFD.
Réponse de le 05/06/2012 à 8:36 :
@ben : comment peut on être aussi démago que C DUFLOT ou martine AUBRY pour comparer l allemagne et la france :La fiscalité en allemagne sur le patrimoine est bcp plus interressante qu en france :pas de plus value au bout de 10 ans et pas d ISF; il existe comme en france des avantages fiscaux pour ceux qui investissent comme pour le scellier ( 2 % sur le capital investi); comment peut on comparer un pays dont la population decroit avec la france qui augmente de 350 000 par an? Je rêve d une fisacalité a l allemande alors faisons !
Réponse de le 05/06/2012 à 21:37 :
@CO: Je n'arrête pas de lire des informations contradictoires, d'un côté que les prix s'expliquent par un manque de logements, que la demande est supérieure à l'offre, de l'autre qu'il n'y a pas de pénurie de logements. Selon une étude datant de 2007 l'INSEE observait 1,1 logements par ménage.  S'appuyant sur une estimation BIPE d'après les instituts de statistiques nationaux, l'observatoire d'un organisme de crédit que je ne nommerai pas, parlait en 2010 de 1,2 logements par ménage en France (32 515*) et de 1 en Allemagne (39 918*). Je n'ai pas encore trouvé de documents démontrant une pénurie de biens sur le marché français.

Je ne dis pas que avec la croissance démographique, l'augmentation du nombre de ménages (familles monoparentales), il n'y a pas un risque de pénurie de logements dans les années à venir. Il est également fort probable qu'il y a une forte disparité géographique, surtout en région parisienne.

*en milliers
a écrit le 04/06/2012 à 20:32 :
Il faut donner du pouvoir d'achat aux locataires; La politique qui consiste à faire financer un patrimoine par l'état et les revenus locataires est contraire à toute logique; les finances ne circulent pas dans l'économie ni dans l'investissement favorable aux entreprises, c'est cela le risque majeur, Et c'est un facteur de spéculation. Si les bailleurs ne veulent plus louer et bien qu'ils vendent, cela fera baisser le marché de l'immobilier. La réforme se fera à minima, les plus gros détenteurs de patrimoine sont à gauche.
Réponse de le 05/06/2012 à 0:22 :
ouais : et pis que les bailleurs arrêtent de construire : une toile de tente pour tous, ça, ce sera égalitariste ! et pour le BTP, les chomeurs, y a qu'a leur créer un poste de fonctionnaire chacun... après tout , en union soviétique, ça marchait, non ?
Réponse de le 05/06/2012 à 8:37 :
Si on commençait par remplir tous les logements vacants des très grands villes, on aurait déjà réglé une grosse partie du problème. Le logement n'est pas un bien comme un autre, même un libéral comme J. Rawls l'affirmait.
Ce qui pourrit notre société c'est à la croyance dans l'individualisme et qu'une société peut marcher en étant uniquement vue comme la somme des intérêts particuliers. Mais bon, c'est devenu un dogme encore plus fortement ancré dans l'inconscient collectif (et surtout celui de ceux qui pensent avoir quelque chose à y gagner) que n'a pu l'être le communisme...
a écrit le 04/06/2012 à 19:17 :
Je loue quatre appartements que j'ai achetés il y a 20 ans pour une queue de cerise, je reconnais mes torts je n'ai pas bossé comme un malade, c'est que les prix étaient 3 fois moins chers, mes rentrées locatives sont de l'ordre de 4200 euros nets par mois et la valeur a triplé, pour arriver à un montant estimé de 980 000 euros. Je ne compte ni ma résidence principale ni ma maison de vacance.
a écrit le 04/06/2012 à 18:28 :
La France a besoin que l'épargne aille vers les PME et la recherche; la vrai création de richesse et de valeur ajoutée , celle qui s'exporte et contribue à créer du travail....marre de ces toxicos à l'aide d'état incapables de faire du vrai business sans que ce soit dans un marché faussé par les aides. Si vos affaires ne sont pas rentables sans soutient de l'état c'est que l'immo est trop cher, ou vous nul, et certainement les 2. good luck & good bye.
a écrit le 04/06/2012 à 18:24 :
" Qui pourrait accepter d'immobiliser un capital, ou plutôt une capacité de remboursement pour la plupart, sans contrepartie financière correcte? " François Gagnon vient de mettre le doigt sur ce qui correspond aux "sub-primes" à la française. En France nous avons en effet poussé le cynisme à faire financer l'investissement immobilier non directement par les banques comme aux Etats-Unis, mais par les classes moyennes, sur base de calcul fait par des "conseillers" peu orthodoxes qui n'ont jamais pris en compte la solvabilité des usagers et promettaient aux investisseurs non du rendement mais de la plus-value, oubliant que pour qu'il y ait plus-value durable il faut qu'il y ait réelle création de valeur pour l'usager. Il n'y a donc qu'une solution pour s'en sortir, faire baisser les prix, ce qui redonnera du pouvoir d'achat aux locataires et/ou du rendement aux propriétaires. Donc propriétaires, n'attendez plus pour provisionner autant de moins-values que vous avez encaissé de plus-values ces dernières années. Ou bien pour être aussi cynique, vendez à quelqu'un qui n'est pas encore au courant. Vous y perdrez seulement la liberté. Pour ma part c'est choisi. Je provisionne les moins-values mais je garde mon capital immobilier, lequel servira au moins à mes enfants ou mes amis.
a écrit le 04/06/2012 à 18:19 :
Mr Ultra Bright devrait comprendre: on s'en fout de préserver la rentabilité d'un parc locatif , ce qu'il faut c'est faire baisser les prix exhorbitants ! Depuis 20 ans on subventionne les rentiers qui s'enrichissent sur l'Etat et les locataires (super les lois Scellier, Borloo et autres qui permettent à l'acheteur de défiscaliser pendant que le locataire a juste le droit de raquer et de permettre à Monsieur cadre supérieur de constituer son capital! Vous trouvez ça normal que Mr capital a le droit de défiscaliser alors que Mr Locataire n'a aucun abattement sur les loyers donnés ?). Non aux subventions ! Oui à l'écroulement du prix de la pierre pour qu'enfin les locataires puissent acheter.
Signer: un propriétaire qui loue ! (ce qui n'empêche pas la lucidité ! Dire que le loyer que je perçois est indexé sur l'inflation ce qui n'est pas le cas de mon salaire........)
Réponse de le 05/06/2012 à 0:25 :
et tu va en créer encore combien, des logements locatifs bon marché dans ces conditions... parce qu'il en manque encore quelques uns, et ça ne va pas aller en s'améliorant ...!
Réponse de le 05/06/2012 à 0:25 :
et tu va en créer encore combien, des logements locatifs bon marché dans ces conditions... parce qu'il en manque encore quelques uns, et ça ne va pas aller en s'améliorant ...!
Réponse de le 05/06/2012 à 8:54 :
Toto tu as bien raison sur une chose...l'Etat n'aurait jamais du subventionner l'achat et la construction immobilière comme il l'a fait! De ce coté là je suis un libéral pur et dur...car en faisant de la sorte l'Etat, par l'intermédiaire de gouvernements successifs de droite ou de gauche (et surtout qu'on arrête de dire que la droite française est libérale), a complètement faussé la marché et a facilité l'augmentation des prix de l'immobilier...
a écrit le 04/06/2012 à 18:09 :
Pauvre chou! Il est angoissé car il se demande si son Cabinet immobilier pourra continuer longtemps à lui permettre de rouler en Porsche Cayenne après la parution du décret sur les loyers! Il a peur du déclassement social. En être réduit à se déplacer en Dacia, pouah.... quelle horrrrrrreeeuuuur!
Réponse de le 04/06/2012 à 21:34 :
MDR ! Excellent ! Ci-dessous quelques arguments qui vont dans le même sens :
1/ F.H et son équipe de bras cassés n'ont pas compris que ce qui intéresse les jeunes (et moins jeunes d'ailleurs) c'est d'accéder à la propriété. Louer à des prix moindre c'est bien mais avoir son chez soi c'est mieux
2/ Encadrer les loyers sans augmenter la construction là où il y en a besoin ne servira à rien
3/ Cette article est totalement subjectif et montre à quel point les rentiers sont tenaces
4/ Enfin est il normale que l'on soit exonérer d'impôts sur les plus values de la vente de la résidence PRINCIPALE ? C'est vraiment de l'enrichissement sans cause, injuste !
Mais ne l'oublions pas les premiers à s'engraisser sur la hausse de l'immobilier se sont les pouvoirs publics/locaux (taxes, droits de mutations), les notaires, les agents immobiliers et les banquiers qui prêtent sur 25 ans à 4,5% alors qu'elles empruntent à 1% à la BCE ! Et ce sont les derniers à plaindre aux vus de leur revenus...
a écrit le 04/06/2012 à 18:08 :
Faut demander a Staline comment il faisait dans le bon vieux temps ' logements collectifs avec cuisine commune (et écoutes)
a écrit le 04/06/2012 à 17:56 :
STOP à la mandicité des nantis de l'immobilier, en particulier de la mandicité des agences immobilières, filiales des banques, et que François Gagnon, président du groupe d'agences immobilières représente. AU CONTRAIRE, il faut lourdement imposer et taxer tout l'immobilier vacant, les résidences secondaires, AINSI l'Etat pourra récolte des recettes fiscales pour réduire les dificits et allouer des budgets à l'immobilier HLM.
Réponse de le 05/06/2012 à 12:39 :
C'est pas Mélanchon qui se cache sous ce nom?
Ça rapporterait plus si on taxaient les imbéciles.
Parce que tu crois que ce n'est pas taxé?
Réponse de le 05/06/2012 à 16:24 :
Oui les acteurs de l'immobilier spéculatif sont des mandiants invétérés tout comme les dirigeants du MEDEF et les faux paysans de la FNSEA. Ce sont eux qui creusent les déficits de la France, et si DeGaulle et Pompidou revenaient, ils se chargeraient de mette au pli ces mandiants riches et nantis.
a écrit le 04/06/2012 à 17:49 :
le logement ne doit pas devenir un support d'investissement ! il doit ne servir qu'à une chose; se loger ...tout ce business contribue à le rendre inaccessible pour toute une génération qui en plus de payer des loyers exhorbitants doit aussi se farcir la précarité, l'austérité, le chomage et le remboursement des dettes laissées par les boomers. les jeunes en ont marre de ce système de rapaces, les entrepreneurs en ont marre de se faire raqueter par ces marchands de sommeil : ils partent, quittent ce pays ou revent de le faire...laissons ces vieux avec leur système et leurs dettes.
Réponse de le 04/06/2012 à 18:09 :
Ce que le Monsieur te dis c'est que celui qui met au minimum 150 000? pour un apart, il le fait s'il recupere sa monnaie avec un petit plus , parceque 3% c'est presque rien par rapport au risque. sinon et bien sa monnaie il la met ailleurs et le logement ce sera Quetchua....
Réponse de le 04/06/2012 à 18:10 :
+ 10000 !
Réponse de le 04/06/2012 à 18:55 :
Il à qu'à faire baisser le prix du bien et le rendement augmentera, y 2 variable le pro de vente et le loyer. C'est quand meme pas trop dur à comprendre non ?
Réponse de le 05/06/2012 à 0:29 :
c'est simple : vous auriez l'adresse d'un maçon qui bosse pour moins cher ? ... et un carreleur, un plombier, un plaquiste, un peintre, un electricien... ?????? Mais le smic, va pas falloir l'augmenter dans ce secteur d'activité..!
Réponse de le 05/06/2012 à 9:01 :
Pour infos, il suffit de regarder les marges des promoteurs immobiliers qui est quand même passé de plus de 15% à moins de 6% aujourd'hui. Les prix augmentent, mais les coûts (notamment avec le developpement des normes environmentales) augmentent plus rapidement. Si l'ancien est si cher (et ne crée pas de valeur), c'est qu'il est forcement fortement corrélé au neuf (qui ne serait pas fait si face à lui une offre sur de l'ancien était bcp moins chere et prendrait tous les clients) qui lui est lié aux couts de constructions (et vient améliorer l'offre et donc répondre à un besoin)... Plus que l'immobilier et les investisseurs, pensez aux propriétaires foncier (le cout du foncier représente aujourd'hui plus de 25% du coût vs. moins de 10 avant) qui se sont gavés (dont l'état) et à vos élus qui refuse d'alouer des terrains.
La démagogie fonctionne à plein mais la fixation des prix quelle qu'elle soit n'a jamais été une bonne solution
a écrit le 04/06/2012 à 17:44 :
comme si les proprios avaient entretenu les logements durant toutes ces années....mais arretez de mentir....en quoi un rentier qui achète dans l'ancien un sutdio ou un 2 pièce contribue t'il à une quelconque amélioration du parc locatif...mais vous mentez monsieur ! ce rentier contribue au contraire à la hausse des prix, et au fait qu'un actif ne puisse trouver de logement à acheter à un prix correct. que reste t'il à vivre à un smicard qui doit sortir 600 euros pour ses 17m2 de location à Paris ? Vous et vote lobby avez saigné ce pays et ceux qui produisent de la vrai richesse ! pas celle payée à crédit dont les dettes seront laissées aux générations suivantes. Du vent !
Réponse de le 05/06/2012 à 0:18 :
C'est sur , les bons à rien sont jaloux . Vous n'avez qu'a faire la même chosefaire la ou alors il faut aller à Cuba ou ailleurs!
Réponse de le 05/06/2012 à 0:31 :
ben moi je loue 107 m²...pour env 450 euro ! mais c'est dans une ville de 60000 hab à 20km de lyon: et l'appart est entièrement refait à neuf en 2008 , avec clim !

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