La France peut-elle encore fabriquer ?

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Le développement industriel de notre pays passe par l'émergence d'une industrie compétitive, qui doit se confronter en permanence à ses meilleurs concurrents mondiaux et rejeter la fausse bonne solution du protectionnisme, estime Jérome Frantz, le président de la Fédération des industries mécaniques (FIM). L'heure n'est plus à des sauvetages ponctuels d'entreprises déjà malheureusement condamnées, mais à des décisions de grande ampleur, estime-t-il.

Voltaire, en 1764, écrivait : « Les Français arrivent tard à tout, mais enfin ils arrivent ». Le réveil très récent de nos hommes politiques à l'idée que notre industrie tient une place majeure dans notre économie ne peut que réjouir le monde industriel. Si le thème "Produire en France" s'est invité dans la campagne présidentielle, sans doute est-ce enfin le résultat de notre persévérance à répéter sans cesse depuis trente ans qu'ils se trompent en délaissant notre industrie.

Nous réjouir ? Bien sûr, mais à condition que le débat ne se transforme pas en un concours du "plus patriote" qui conduirait à nous replier sur nous-mêmes, alors qu'aujourd'hui, notre terrain de jeu, c'est l'Europe. Comment imaginer que notre pays, moteur de l'Union Européenne, puisse se faire le chantre d'un "fabriquons et achetons français" circonscrit aux frontières de l'Hexagone ? Nous, industriels de la mécanique, savons fort bien que les vrais enjeux se situent d'abord au niveau européen et international.

Ensuite parce que le développement industriel de notre pays passe par l'émergence d'une industrie compétitive, qui doit donc pouvoir se confronter en permanence à ses meilleurs concurrents mondiaux et non pas par la fausse bonne solutiondu protectionnisme. Ce n'est certainement pas en nous barricadant chez nous que nous rendrons notre industrie plus performante. Il ne saurait être question d'imposer le "fabriquons français" à coup de lois et de réglementations, mais plutôt devons-nous donner envie de concevoir et de produire en France et nous avons pour cela de sérieux atouts.

Un savoir-faire historique

La France dispose d'une tradition et d'une culture industrielles très ancrées, même si elles ont été un peu malmenées ces dernières années. Nous sommes, dans l'âme, des transformateurs de matière, des découvreurs passionnés, des apporteurs de solutions. Le TGV, le nucléaire, la puce électronique, mais aussi Ariane ou Airbus, ... autant de réussites (souvent partagées avec nos amis européens), fruits de ce que l'on peut encore appeler le "génie français". Ce génie souvent porté par des grands groupes est aussi le fruit de notre tissu de PMI qui regorge d'entrepreneurs inventifs. Nos ingénieurs sont considérés parmi les plus créatifs au monde. Nos produits sont réalisés par des ouvriers de grande qualité, sans aucun doute parmi les plus productifs de laplanète. Je pense particulièrement à toutes les femmes et les hommes qui travaillent dans la mécanique et qui sont animés par la passion et l'amour de leur métier. Notre industrie a su parfaitement intégrer ces valeurs qui font sa noblesse et expliquent probablement que nous soyons encore malgré les crises successives au sixième rang des industries mécaniques mondiales. Ce n'est pas un hasard si, dans la mécanique de précision ou dans la machine textile, les chinois ou les indiens achètent des produits fabriqués en France : c'est tout simplement leur meilleure assurance qualité.

Manque d'attractivité des métiers de l'industrie

Pour toutes ces raisons, l'industrie française a un bel avenir devant elle. Mais à condition de régler des problèmes qui depuis trente ans n'ont cessé de s'aggraver. D'une part, le manque d'attractivité de nos métiers. Ce qui fait la passion des hommes et des femmes de l'industrie, ce qui fait vivre notre « génie français » risque de disparaitre si nous ne parvenons pas à faire revenir nos enfants vers nos métiers. A les convaincre que leur avenir est avec nous, dans des filières qui, contrairement aux idées reçues, créent et génèrent de l'emploi (40.000 emplois par an dans la mécanique ces cinq prochaines années).

D'autre part, nos PMI souffrent chaque jour un peu plus d'un environnement qui les contraint, les étouffe. Le poids disproportionné des charges qui pèsent sur nos entreprises, nos entrepreneurs, nos salariés, nous pénalise beaucoup trop par rapport à tous nos grands concurrents mondiaux. Les contraintes que font peser sur les entreprises le droit du travail oula réglementation environnementale, ne cessent de se renforcer dans des proportions irrationnelles qu'aucune autre industrie au monde ne connait.

Impliquer les sous-traitants

La réussite de nos grands donneurs d'ordres, souvent champions mondiaux dans leurs métiers et sur leurs marchés, se construit aussi sur les savoir-faire de leurs sous-traitants, et ils gagneraient, à l'image de leurs collègues allemands, italiens ou japonais,à les impliquer davantage dans leur stratégie, les soutenir sur les marchés à l'exportation et les aider à se développer. Non pas par solidarité, mais simplement parce que d'une plus grande richesse créée, ils seront plus riches.

Le désengagement de nos banques enfin, qui depuis le siècle des lumières finançaient l'essor des entreprises industrielles et nous ont abandonnés, dans la crise comme dans la reprise, préférant aller risquer et perdre leur argent dans les eaux tumultueuses de marchés virtuels.

Nous devons aller vite maintenant, si nous voulons redresser nos industries. Nous connaissons les maux et souvent les remèdes, l'heure n'est plus aux constats ni aux discussions partisanes stériles. L'heure n'est plus à des sauvetages ponctuels d'entreprises déjà malheureusement condamnées, mais à des décisions de grande ampleur, propres à créer un véritable choc de compétitivité, qui seules éviteront que le mal s'aggrave ou se propage à d'autres PMI. Il se fait tard et nos concurrents ne nous attendront pas.Il est encore temps de sauver ce qui fait la richesse de tous les pays tournés vers l'avenir, n'arrivons pas trop tard car dans l'industrie mondiale, bien plus qu'ailleurs, « tarde venientibus ossa » : ceux qui viennent tard à table ne trouvent plus que des os.

 

 

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a écrit le 06/09/2012 à 0:59 :
les chinois,...ont aussi de bons ingénieurs et des idées. Y a pas que des creatifs seulement en France, d'ailleurs les creatifs en France ont les fait fuir le pays
a écrit le 05/09/2012 à 23:31 :
Il est trÚs important de continuer à croire en le potentiel industriel de notre pays. Mais il faut aussi comprendre que le monde bouge et que les modÚles économiques ont été bouleversés car les acteurs ont changé.
Si nous voulons continuer à avoir une industrie il va falloir la réinventer en y mettant au coeur l'innovation comme moteur.


cOOdil
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a écrit le 05/09/2012 à 20:39 :
la france a plein de produits deja invente mais ils faut deriere ces patrons qui veulent produire en france des banques qui les aide au lieu de specule?
a écrit le 05/09/2012 à 19:53 :
Tout ça, on le sait depuis belle lurette!... Mais les politiciens et les banquiers foutent tout en l'air....
a écrit le 05/09/2012 à 16:53 :
BONJOUR, LE THEME " PRODUIRE EN FRANCE " C ' EST TRES BIEN, MAIS IL FAUT VENDRE. IL FAUT QUE MR. LE PRESIDENT ET SES MINISTRES DE L'INDUSTRIE ET DE COMMERCES APPRENNENT " LA STRATEGIE ET LA TECHNIQUE DE VENTE ET DE MARKETING "
QUE LE GOUVERNEMENT LANCE UNE VASTE CAMPAGNE A SE SUJET.
GEORGES
Réponse de le 06/09/2012 à 11:09 :
Etat, toujour l'Etat. Le maux, le mot et la seule solution invenquee en France.
Mais le role de l'etat n'est pas de faire le boulot de marketting des entreprises et de les paternaliser.
Son role est seulement de ne pas foutre de batons dans les roues des PME. de laisser le genie des millions de PME se concretiser.
Un des maux Francais est de tout concentrer sur l'Etat et les grosses entreprises, et de les habituer a une forme de paternalisation politicienne. La concequences sont 1. ces grosses entreprises dependent trop des relations bilaterales politiques pour vendre ("dit rien sur le Tibet ou je ne vait pas vendre mes centrales nucleaires, mes tgv, mes solutions de recyclage veolia, mes avions ...."). et 2. un monopole des grosses entreprises (pubiques comme privees) sur les contrat d'Etat ce qui fait crever les PME (e.g., le milliar debourse en debut 2012 pour les energies renouvelable uniquement distribue entre AREVA et EDF, rien pour les start-up et les PME). Ben faut pas s'plaindre apres.

Pour une masse salarialle totale equivalent, l'ensemble des PME sont plus humaines, plus diverses, plus creatives et plus virilles que l'ensemble des grosses entreprises. cela repond aux loies simples ecologique entre diversite et productite. Les grosses entreprises Francaises ne sont absolument pas virilles, ce sont des petits enfants gatees par l'etat, bourrees de formatage sophistique issue des enarques, Polytechnicien et autres ENS. Plus on laissera vivre les PME comme en Allemagne ou au Japon, mieux la France se portera
a écrit le 05/09/2012 à 16:10 :
Protectionnisme national, non. Protectionisme européen, oui. Cela permettrait par exemple de surtaxer les produits manufacturés hors CCE en les mettant en terme de prix au niveau du produit manufacturé en Europe...
A prix égal, si le produit est bon, qu'il soit Chinois ou Européen, il se vend. Au niveau emploi, qualité, environnement, cela change des choses en revanche, non ?
N'a t-on pas voulu faire l'Europe ?
a écrit le 05/09/2012 à 16:08 :
Oui il peuvent encore fabriquer des impôts supplémentaires
On n'a pas encore taxé les animaux d'agrément chiens,chats, et autres canaris !!!
On pourrait tous passer cher le pneumologue calculer les litres d'air que l'on consomme, et nous taxer aussi la dessus
a écrit le 05/09/2012 à 16:06 :
Acheter français, peut être mais quand j'achète à l'étranger (US ou Belgique) pour des biens professionnels, le délai de livraison est bien plus bref qu'en France. Si je ne suis pas livré en France (indisponibilité malgré l'assurance contraire) aucune excuse, aucun contact, aucune explication, aucune solution de rechange: un mur d'indifférence ou d'inconscience. S'il y a une erreur dans l'envoi, à l'étranger je n'ai jamais eu de problème : En France, c'est de ma faute et l'on met systématiquement en doute ma parole. Je veux bien acheter français mais j'ai parfois l'impression que c'est du masochisme. A quand un peu de motivation dans les entreprises françaises : cette sinistre attitude me semble bien répandue !
a écrit le 05/09/2012 à 15:41 :
Finalement un article utile que le gouvernement devrais tenir dans ces actions pour sortir la France de la désindustrialisation.
a écrit le 05/09/2012 à 15:33 :
L'article fait l'éloge de l'industrie française et de ses concepteurs, il est écrit probablement par un poète, il a oublié les misérables salariés payés au smic à vie, j'en ai fais l'expérience. On ne pourra jamais concurrencer le smic chinois ou Ukrainien = 150 euros ou moldave = 20 euros, Renault paye ses salariés roumains 400 euros, afin qu'il puisse nous vendre les Logan, Duster, Koleos ou Lodgy à un prix abordable.
Réponse de le 05/09/2012 à 16:18 :
Il n'y a pas de fatalité. Le politique, s'il en a le courage, peut imposer des taxes d'importation pour préserver l'emploi en France (malheureusement nos industriels veulent aussi vendre sur les marchés chinois et ukrainien donc...). De l'autre côté, allez dire à un français au budget limité qu'il ne peut pas acheter une Logan sous prétexte de solidarité nationale. Les solutions simples (tout blanc ou tout noir) n'existent pas, les miracles non plus. L'innovation et la puissance de travail sont un bon début...Quand on est les meilleurs dans un domaine (ou un marché), on produit au coût qu'on veut, on vend au prix qu'on veut...Passez son temps à se plaindre de la concurrence mondiale, n'est pas ce qui nous rapportera des devises, enfin je ne crois pas...
Réponse de le 05/09/2012 à 18:12 :
Un des posts fait référence aux panneaux solaires fabriqués en Chine, ceci n'est pas une nouveauté, il y a 30 ans j'ai pris le bâteau pour Larnaca, Chypre est éclairé à l'énergie solaire, ainsi que l'eau chaude et la climatisation, l'ile est ensoleilée 365 j/an, 1 mètre carré de panneau produit 6Kwh, je n ai pas le potentiel intellectuel pour en faire autant, nos ingénieurs paraît il Oui, c'est un exemple à suivre plutôt que de nous rationner les Kwh en imposant des mesures datant du siècle dernier et en prétendant une nouveauté unique au monde, universelle voire même planétaire.
a écrit le 05/09/2012 à 15:16 :
Une fabrique de pantins islamisés.
a écrit le 05/09/2012 à 10:43 :
Oui, fabriquer des chômeurs..
a écrit le 05/09/2012 à 10:23 :
Oui il faut qu en France nous prenions conscience d'une chose nous sommes sur des modèles économiques Vieillot. Il faut absolument revoir le système des prélèvements sociaux, les business models, ainsi que les relations entreprises administrations. Nous sommes dans un système qui actuellement étouffe l'entrepreneuriat et surtout n?encourage personne à monter son business.
a écrit le 05/09/2012 à 9:27 :
"Les contraintes que font peser sur les entreprises le droit du travail ou la réglementation environnementale, ne cessent de se renforcer dans des proportions irrationnelles qu?aucune autre industrie au monde ne connait."

Ah le bon vieux temps de la main d'oeuvre corvéable à merci, qui se confond un peu avec celui des colonies!
Et visiblement les scandales sanitaires à répétition ne sont pas encore assez pédagogiques pour infléchir vos phantasmes de puissance industrielle libérée de toute contrainte et responsabilité.
L'équation est certes complexe, mais ce n'est pas en oblitérant les facteurs qui vous gênent que vous trouverez des solutions pérennes qui aillent dans le sens du bien commun, si tant est que ce soit cet objectif que vous poursuiviez.
Comme quoi on peut porter la cravate et être embourbé dans des ornières.
Réponse de le 05/09/2012 à 11:49 :
Bel exemple de dogmatisme. Tous les dirigeants d'entreprise en sont pas des requins du CAC 40 qui se goinfrent, des pollueurs, des esclavagistes et des profiteurs. Quant au parallèle avec les colonies... Le tissu industriel français est composé de beaucoup de TPE, PME et PMI où les "patrons" se battent" (ce n'est pas un vain mot) aux côtés des employés pour faire en sorte de ne pas fermer les portes de leur outil de travail.
Réponse de le 05/09/2012 à 13:45 :
un privilégié abreuvé des "biens communs" louera la toute puissance publique tout en conchiant tout ce qui n'est pas elle, et sans se gêner pour le conduire à la corvée. cela porte un nom dans le microcosme bactérien.
a écrit le 05/09/2012 à 8:44 :
Ce n'est pas une mince affaire !
C'est avant tout un travail de longue haleine, afin de déterminer les secteurs dans lesquels nous serions susceptibles d'être plus compétitifs que les....Chinois !
Il y a toute une réflexion à engager sur le sujet. D'abord créer le cadre. Que produire, avec quel type de main-d'oeuvre et choisir le bon créneau. Donc, miser tout d'abord sur la recherche et le développement, condition sine qua non pour déployer de l'activité en aval.
Réponse de le 05/09/2012 à 9:22 :
......et ne "pas filer" nos découvertes aux chinois pour qu'ils reprennent la fabrication. Recruter des ingénieurs Français temporaires, ceci par une boite Française, pour les envoyer en Chine afin que ces derniers puissent se former à la fabrication de machines qui jusque maintenant étaient fabriquées chez nous est un exemple de politique économique à long terme désastreuse. C'est de cette manière (entre autre) que la Françe se retrouve sans boulots industriels.
a écrit le 05/09/2012 à 8:36 :
le protectionnisme est stérile car il crée une protection stérile aux entreprises qui ne cherchent pas à innover, le pouvoir politique à rendre plus compétitifs les entreprises.. le mal français vient de là.. on a trop longtemps eue une protection de nos entreprises..aujourd'hui le marché français est saturé, il faut vendre en exportant.. les français sont devant une évidence : nos prix ne sont pas compétitifs. C'est le fruit du protectionnisme tant qu'il y a avait des barrières douanières et une demande intérieure forte tout allait bien .. aujourd'hui la demande intérieure s'est écroulé à cause de la démographie l'age moyen recule ...les besoins diminuent ..c'est bête comme mécanisme ...pour fabriquer, il faut se lancer dans la bataille et ne plus demander des protection pour protéger nos entreprises cela ne sert à rien .. notre demande intérieure est amorphe ..
a écrit le 05/09/2012 à 8:28 :
sans compter que beaucoup de services se développent uniquement autour des industries
a écrit le 05/09/2012 à 7:53 :
demandez vous où se trouve le savoir faire francais après 30ans de démolition du secteur industrielle
reponse : dans les maisond e retraite et les cimetières amen
a écrit le 05/09/2012 à 6:17 :
fabriquer voudrait dire être compétitif. Avec le marché international (surtout mondial) le coût de la main d'oeuvre et du matériel, avec tout ce que cela comporte (transports, etc) est tel que la France ne peut plus faire face. Nous sommes donc dépendants de puissances étrangères et notre économie s'en ressent. J'ai été surpris, lors d'un salon industriel, de constater que les panneaux solaires sont fabriqués pour la plupart en Chine. Donc de ce côté aussi pas d'avenir.
a écrit le 05/09/2012 à 4:31 :
Nous avons un president qui veut creer des emplois sterils ou encore non productifs ,alors que le mal premier de la France est la non-competitivite formidablement augmentee par un socialiste qui sevit encore aujourd'hui : Jospin.Le rachat par les etrangers de nos fleurons industriels permet a ces derniers d'activer le transfert de technologie qui genere pour sur un affaiblissement local.Produire ,oui ,mais pour quoi ? Encore faut-il vendre la production ,chercher les debouches exterieurs et etre competitifs. Pour se faire ,l'Allemagne a gagne la bataille des salons professionnels ( Frankfort ,Nuremberg ,Cologne ,Dusseldorf ) ces salons sont visites par le monde entiers et sont un levier pour toute petite ou moyenne entreprise qui y expose ses produits et , bien sur la majorite des exposants est allemande.
Le mal francais viens de loin ,a chaque gouvernement socialiste une nouvelle penalite .Les francais ont un vote philosophique et non pragmatique ,sans se rendre compte q'il est suicidaire .Tout le monde il est beau ,tout le monde il est gentil ,a l'interieur mais pas a l'exterieur.
Réponse de le 05/09/2012 à 8:25 :
je crois que tu es en retard d'une guerre ou de deux ou trois décennies.. à ma connaissance on ne prévoit pas la création d?emplois dans la fonction publique .. c'est à dire de nouveaux postes
la création de poste dans la fonction publique date de 1981 donc il y a 31 ans ;-)
Réponse de le 05/09/2012 à 8:42 :
@tedy : le gouvernement ne prévoit pas la création de nouveau postes, et vous le dites à juste titre ! Le problème est qu'il y a toujours trop de fonctionnaires (territoriaux, minitres, députés ...)
Imaginez qu'il y a plus de députés à l'assemblée nationale qu'il y en a aux états unis.

Sinon, excellent article, ca fait du bien de voir qu'il y a encore des personnes lucides et qui réfléchissent sur le long terme dans ce pays.
Réponse de le 05/09/2012 à 12:43 :
Que le nombre de deputes en France soit eleve je veux bien appuyer votre argument, mais de grace ne comparons pas un etat federal (usa) et un etat republicain pour asseoir un argument. Cette comparaison est hors-sujet.
a écrit le 05/09/2012 à 1:33 :
On en reparlera de la fausse bonne solution du protectionnisme quand la France n'aura plus aucune industrie dans 20 ans. Car pourquoi tout ne pourrait pas être produit en Chine ou ailleurs quand les salaires chinois auront montés? aussi bien les très hautes technologies.
Le vrai immobilisme c'est de ne pas comprendre que rien n'est acquis.
a écrit le 04/09/2012 à 23:27 :
Enfin, tout arrive, voilà qu'on commence à se rendre compte à quel point l'industrie est importante dans l'économie d'un pays. Depuis Giscard qui avait prédit avec une belle fulgurance que la France, à l'avenir, serait un pays de "service", des pans entiers de notre belle industrie ont disparu, on a de plus largement chargé la "mule" pour pouvoir développer ces fameux emplois de service. Mais un enarque peut il aussi jouir du simple bon sens paysan qui affirme, à juste titre, que les seuls emplois réellement créateurs de richesses durables sont les emplois productifs et l'exportation de notre savoir produire. Pour l'avoir longtemps négligé, les politiques qui se sont accrochés au pouvoir ces trente dernières années portent un lourde responsabilité dans la situation économique du pays aujourd'hui. Ils ont, tous sans exception, contribué à alourdir le coût du travail et donc pénalisé la compétitivité de nos usines et les récentes décisions portant sur la création d'emplois aidés dans le domaine du service à la personne ou dans le monde associatif, continueront à peser sur l'industrie. Pauvre France
Réponse de le 05/09/2012 à 10:55 :
Je me souviens encore de mes cours d'économie et d'histoire au collège et lycée où on nous affirmait qu'une économie de pays développé est une économie de service. Je serais curieux de retourner voir certains cours pour voir si le discours est toujours le même
Réponse de le 05/09/2012 à 15:37 :
Je me souvient aussi mais pourquoi on nous a fait un lavage de cerveaux? Cela démontre que les politiciens sont facilement manipulable par des gens incompétentes issu par copinage des meilleures écoles, qui sont toujours au pouvoir malgré le changement politique.
Des specialistes issu du privée placé au meilleure endroit décisif c'est l'unique espoirs de sans sortir pour la France.
a écrit le 04/09/2012 à 17:33 :
Je me souviens il y a 25 ans de cela dans mes études, quand on n'était pas bons en maths ou en français c'était direction l'enseignement technique et professionnel. Il n'y en avait que pour la voie "générale", prétendue "noble". Cela a eu pour effet de déconsidérer l'enseignement technique - bien souvent lié à l'industrie - dans les esprits.
Désormais on en paie un peu le prix.
Une illustration de mon propos : tous les ans on nous rabâche que les épreuves du bac ont démarré. Le jour de l'examen de PHILO ! Alors que les épreuves du bac pour les filières techniques ont déjà commencées depuis plusieurs semaines parfois.
Je suis beaucoup plus mesuré par contre sur certaines parties de l'article ... surtout en ce qui concerne les charges et l'environnement !
Réponse de le 04/09/2012 à 21:41 :
je suis parfaitement d'accord avec votre commentaire. Pourtant un ouvrier de savoir faire ( tourneur fraiseur, opérateur qualifié... gagne souvent plus que la plupart des métiers courants qu'ouvre le bac général( d'ailleurs qu'ouvre t'il encore aujourd'hui ?) Par contre pour les charges je ne suis pas d'accord avec vous. l'industrie nécessite de nombreuses manipulations, donc une main d'oeuvre importante pour des marges qui se réduisent. Il est difficile en France de résoudre cette équation car les charges sont trop importantes.
Réponse de le 04/09/2012 à 23:26 :
Les charges sont trop importantes ... ou les salaires des cadres, dirigeants, actionnaires sont trop grands ... à méditer quand nous voyons les gros bénéfices, stocks options, gros véhicules de fonctions ...
Faire la part des choses et ne pas être trop gourmands ... ils ont voulu délocaliser pour gagner plus.
Une remarque tout de même, plus le cac40 est fort, plus la misère s'installe ...
a écrit le 04/09/2012 à 16:24 :
fabriquer des fainéants oui !

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