Bernard Tapie, un archétype de "l'homme d'affaires" dépassé ?

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Le rachat des journaux régionaux du groupe Hersant par Bernard Tapie braque à nouveau le projecteur sur un personnage médiatique aux multiples facettes. Parmi elles: l'homme d'affaires, plus ou moins controversé. Un "archétype" de l'entrepreneur français déjà dépassé? Hervé Joly, historien et directeur de recherches au CNRS apporte ses éléments de réponse.

La Tribune - Bernard Tapie, symbolise-t-il l?homme d?affaires français ?du passé??

Hervé Joly - Bernard Tapie a incarné l?entrepreneur dans les années 1980 aux yeux du grand public mais il n?en est pas un au sens classique du terme. Il n?a jamais créé sa propre entreprise. Il s?agit plutôt d?un brasseur d?affaires, un joueur, quelqu?un qui fait des ?coups? en tentant de redresser des entreprises pour les revendre ensuite. Dans les années 1980 sa spécialité était d?acheter des entreprises pour un franc symbolique. Il ne risquait pas grand-chose. Puis il y a eu l?affaire Adidas et du Crédit Lyonnais et il a eu la chance de gagner son procès. Maintenant il a de l?argent qu?il cherche à placer. Un peu comme un gagnant du loto qui aurait reçu 100 millions d?euros. D?une manière qui ne paraît d?ailleurs pas très rationnelle dans la mesure où la presse papier se porte mal. Mais peut-être y a-t-il d?autres calculs derrière. Ce type de personnalité qui fait des ?coups? a toujours existé, avec des fortunes diverses d?ailleurs, selon les crises. Certains s?en sont bien sortis comme Bernard Arnault qui a racheté le groupe Boussac et a su en retirer des pépites.

Comment la figure du «patron» français a-t-elle évolué?

Aujourd?hui, comme autrefois, les «hommes d?affaires» se répartissent en plusieurs catégories. Il y a toujours les fondateurs d?entreprises industrielles qui les transmettent ensuite à leurs héritiers, les dynasties avec des entreprises créées au XIXe ou au XXe siècle. Il y a également ceux qui montent des entreprises pour les revendre rapidement. Et puis il y a les managers sortis ou non des grandes écoles et des "Grands Corps" qui ont fait leur carrière dans une ou plusieurs entreprises.

Héritiers, créateurs d?entreprise, managers? Quels sont ceux qui dominent aujourd?hui?

On a plutôt affaire à des managers, surtout dans les grandes entreprises. Beaucoup sont gérées par des personnes de plus en plus mobiles, de moins en moins fidèles. Ainsi l?ancien patron de Vivendi se recase chez Thalès. C?est nouveau, il y a quelques années, un patron écarté aurait eu beaucoup plus de difficultés à rebondir. Désormais, il peut être démis sans que ce soit un échec mais plutôt en raison de désaccords avec le conseil d?administration, les actionnaires. Les managers sont un peu comme des joueurs de foot qui changent de club en fonction des opportunités.

Le patron en place pendant trente ans qui part à la retraite à 80 ans et qui est associé à l?image de l?entreprise, c?est terminé. Cela implique pour le dirigeant en question une forme de précarité largement compensée par des revenus très élevés, et pour l?entreprise une instabilité. C?est une vraie nouveauté. Chez Peugeot par exemple, les dirigeants des années 1960-1970 y étaient entrés dans les années 1930. Aujourd?hui, ils viennent de l?extérieur, ne connaissent pas forcément le secteur. Ils restent quelques années et si l?on n?est pas satisfait, on en prend un autre.

Cependant la frontière entre les managers et les propriétaires tend à devenir plus floue avec des gestionnaires qui investissent dans des entreprises. Surtout quand leurs stock-options le leur permettent. Quelqu?un comme Lagardère a ainsi pu devenir un ?patron-propriétaire?.
Les héritiers peuvent jouer un rôle comme chez Peugeot, mais ils sont en retrait. Chez Danone, Franck Riboud ne possède plus que 1% du capital, il est comme un manager. Si le Conseil d?administration décide de le débarquer, il peut le faire du jour au lendemain.

Le "patron-manager" semble donc encore majoritaire. Pourtant la nouvelle génération est incitée ?notamment dans les écoles de commerce? à créer leur entreprise. Les choses seraient-elles sur le point de changer?

A l?origine, les créateurs d?entreprise pouvaient être des gens peu diplômés. Il y avait beaucoup d?autodidactes et peu d'entreprises créées par des polytechniciens et encore moins par des énarques. Aujourd?hui les jeunes diplômés qui créent leur entreprise se lanceront moins dans des secteurs qui nécessitent de gros investissements comme l?industrie mais plutôt dans les services où l?on ne fabrique pas soi-même. Mais attention, il existe encore de jeunes entreprises industrielles qui connaissent une croissance spectaculaire, pas nécessairement dans les hautes technologies. Je pense par exemple, dans la région Rhône-Alpes, à cette entreprise de l?Ain qui a commencé en fabriquant des pâtés en croûte en 1984 et qui s?est diversifiée dans la production de plats cuisinés avec un effectif qui dépasse aujourd?hui 350 salariés, ou à une entreprise de Haute-Savoie qui, à partir de l?idée en 1969 d?équiper de moteurs électriques les volets roulants, a constitué en 40 ans un groupe qui emploie 8000 personnes dans le monde.

Autrefois, quand quelqu?un créait son entreprise, c?était dans le souci d?assurer la prospérité pour sa famille sur trois ou quatre générations. Aujourd?hui la tendance serait plutôt de faire une opération à plus court terme en espérant pouvoir assez vite revendre l?entreprise. D?où l?histoire des «Pigeons» qui veulent dégager des capitaux sans se faire ponctionner par l?Etat.
Mais il y a encore des familles d?industriels qui émergent. C?est le cas avec les Bouygues et dans une certaine mesure les Lagardère. Ce sont des dynasties nouvelles qui n?existaient pas il y a cinquante ans.

L?origine sociologique de l?entrepreneur du XXIe siècle a-t-elle évolué?

Des travaux auxquels j?ai participé sur les patrons du CAC 40, il ressort une fermeture sociologique du recrutement des dirigeants. Cela reste très élitiste. Ils sont encore majoritairement issus des grandes écoles. Et ces grandes écoles ont toujours un recrutement social très déséquilibré. L?ascension sociale de personnes issues de la classe populaire reste très faible. Pour les TPE et les PME nous disposons de moins de données. L?analyse que nous pouvons faire est que le brassage social reste là aussi limité dans la mesure où, pour monter une entreprise, il faut un capital de départ et qu?il vaut mieux dans ces conditions disposer d?une aide familiale.

Le nouveau patron serait-il une patronne?

La question du genre évolue très lentement. Il y a trente ou quarante ans, il n?y avait aucune femme à la direction des grandes entreprises ou seulement, dans des affaires familiales, en tant que régente, en attendant qu?elles ne passent le flambeau à leur fils ou leur gendre. On voit apparaître quelques héritières comme Laurence Parisot ou Annette Roux-Bénéteau qui reprennent durablement une entreprise, ou même des créatrices d?affaires importantes, mais les femmes restent très minoritaires. Les mesures sur la parité ne concernent que les conseils d?administration, pas les directions exécutives, où l?évolution est plus lente. Quelques femmes accèdent cependant, si ce n?est aux postes de PDG, au moins à des fonctions de directions importantes, pas nécessairement limitées à la communication ou aux ressources humaines.

Et qu?en est-il des étrangers? En France, les patrons sont-ils toujours? français?

Il y a de plus en plus de patrons étrangers qui gèrent des groupes français. C?est le cas chez Alcatel, Sanofi, par exemple. Des entreprises qui suppriment des emplois d?ailleurs. On peut se demander si n?étant pas français, ils se sentiraient moins redevables. Ceci dit, la rationalité économique reste la même et le fait d?être français n?empêche pas de supprimer des emplois en France. On remarque par ailleurs que des entreprises dont plus de la moitié des actifs se trouvent à l?étranger sont toujours dirigées par des seuls Français. Il y a des sociétés qui pourraient facilement s?installer en Belgique ou aux Pays-Bas, ne serait-ce que pour des raisons fiscales; peut-être y a-t-il encore un certain attachement à la France chez leurs dirigeants.
 

Propos recueillis par Marina Torre

Hervé Joly est directeur de recherches au CNRS. Ses recherches portentles élites économiques en France et en Allemagne au XXe siècle. Il est co-auteur du "Dictionnaire des patrons français" (Flammarion).

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Commentaires
a écrit le 30/12/2012 à 19:19 :
Tapie dépassé , Tapie ci et ça mais Tapie est un petit dans son genre .des énarques nous ont coûté beaucoup plus . au crédit lyonnais , vivendi ,france télécom, alstom , elf , s générale etc .
des milliards
a écrit le 30/12/2012 à 7:08 :
Tapie est peut-être "dépassé" mais il a mis la main fort habilement sur la presse du Sud... Ce qui est ringard, c'est le système actuel des quotidiens, avec leur imprimerie et leur distribution datant d'un autre siècle. Bernard Tapie est en avance sur leur temps...
a écrit le 29/12/2012 à 14:43 :
Bonjour Père Noël,
J'aurais aimé que tu m'apportes quelques cadeaux pour cette fin d'année; les temps sont durs, c'est pour cette raison que je ne demande pas grand chose, seulement un peu d'informations pour ne pas finir idiot comme les autres.

A propos de détournement d'argent public, auriez vous l'obligeance de détailler le financement du cinéma français avec le bilan des subventions publiques directes et indirectes. Pourriez vous aussi inclure une approche sur les salaires et l'exil fiscal des acteurs.
Ainsi qu'une petite étude comparative avec les USA qui restent encore la référence en matière.

Merci Père Noël
Réponse de le 29/12/2012 à 15:32 :
Si cela ne s'arretez aux Artistes!!!
Que dire des Elus,qui achétent n'importe où,n'importe comment,au cours de mission,grassement payées,et qui par voie de communication trés onéreuse,font de l'autosatisfaction?????
nous sommes en France Bananiére
a écrit le 28/12/2012 à 23:32 :
Bernard tapie a créé des entreprises, renseignez-vous. " le cercle bleu ", et " coeur assistance ", elles n'ont pas connu de gros succès mais votre article est mensonger.
Réponse de le 29/12/2012 à 14:32 :
Que Nanard paie ses impôts tous ses impôts en France.Son Yacht doit être son apport;
Que ce Monsieur reintégre sa holding <Belge,constituée par l'argent du contribuable Français;
aprés Il pourra faire son cirque;
a écrit le 28/12/2012 à 20:20 :
Si on devait compter le prix de revient des heures de fonctionnairesfrancais( juges,employés du fisc etc.,etc ...consommèes par mr Tapie aux frais du contribuable et dont on ne parle jamais ....heures dont d'autres justifiables moins médiatisés ne bénéficient donc pas on arriverait à des sommes tellement astronomiques que ce type de "héros populaire "serait d'un goût très amer à ceux qui font un vrai travail et doivent payer
a écrit le 28/12/2012 à 20:05 :
Qui êtes disjoncté.
Ultra sons.
Macramé pour les nuls.
Paire d'yeux.
Viable.
a écrit le 28/12/2012 à 14:13 :
Je ne savais pas que dépecer des entreprises pour les revendre faisait de vous un "homme d'affaires", fut-il dépassé ou pas.
a écrit le 28/12/2012 à 13:30 :
Un chercheur qui critique un entrepreneur,qu'a t'il tenté,investit,risqué,..qu'a t'il réussi a part un livre a diffusion. restreinte .
la recherche impose une rigueur et au moins qu'on soit jugé par ses pairs, j'attends avec impatience l'avis de ce Mr du CNRS sur la météo.Avec de tels contradicteurs Mr tapie a de beaux jours devant lui.
a écrit le 28/12/2012 à 12:03 :
Tapie a crée a ses débuts une compagnie d'ambulance ,puis l'entreprise "la Vie Claire " 2 belles affaires revendues. Concernant Addidas sous la demande expresse de Mitterrand le CL a été obligé de lever des fonds pour l'achat d'Addidas car la société de Tapie n'avait pas la capacité Cette société présentait d'année en année des bilans déficitaire Après restructuration la première année Addidas et bénéfiçiaire Tapie c'est fait spolié lors de la vente par sa banque le CIL ,a juste titre il a été indemnisé .Tapie à été un opportuniste des années 80 sous la demande de Mitterrand dans l'achat d'entreprises. ce sont les PME qui font l'économie de la France Il est dommageable de voir des énarques ou autres sortant des grandes écoles devenir manager d'entreprise ,ces gens n'ont pas l'esprit d'entreprendre ,ne pensent qu' à leur carrière, les employés considérés comme citrons. La considération de l'autre ne s'apprend pas
Réponse de le 28/12/2012 à 19:32 :
indemnisé "à juste titre"? ça se discute... car sans CL, Tapie était liquidé, étouffé par les dettes!! aïe. mais personne peut refaire l'histoire, c'est maintenant réglé ;(
(par ailleurs, permettez mais vous dites un peu n'importe quoi sur les managers. mais bonne soirée qd même)
a écrit le 28/12/2012 à 11:20 :
Si vous voulez traiter M. Tapie de ce que vous voulez arrangez vous avec lui. Je voudrais juste dire qu'à côté de nos politiciens c'est un ange
Réponse de le 28/12/2012 à 13:07 :
Vous avez parfaitement raison ! D'ailleurs , il suffit d'examiner les hommes politiques de la Cote d'Azur , ils ont dû faire un stage en Sicile .....

Appamée
a écrit le 28/12/2012 à 9:51 :
Je note que "peu d'entreprises créées par des polytechniciens et encore moins par des énarques" : c'est clair, ceux-ci préfèrent la politique, c'est beaucoup moins risqué, il n'y a pas besoin d'être compétent et ça ne demande que peu d'efforts.
a écrit le 28/12/2012 à 7:33 :
vous dites Tapie est l'archétype de l'homme d'affaire dépassé et en même temps vous dites que les dirigeants actuels viennent de l'extérieur des entreprises et ils sont éjectables interchangeables. en d'autres termes il n'y a plus d'hommes d'affaires comme il n'existent plus de paysans ou de boulangers. par contre il y a des professionnels intérimaires, précaires qui assurent les fonctions!!! et dans ce cas les rares paysans ou boulangers ou homme d'affaire font figure d'isolats dans un monde déshumanisé où les manipulateurs les stratèges de tout poils avec la connivence des faux intellectuels, mènent le monde!! quelle tristesse!!
a écrit le 27/12/2012 à 21:57 :
Il veut atteindre le milliard d'euros, après il s'arrêttera!!!
a écrit le 27/12/2012 à 20:24 :
Tap est surtout l'archétype du corrupteur pour qui tout homme peut être acheté ou faire chanter. Entre dessous de table et dossiers détenus ou échangés ...............;
a écrit le 27/12/2012 à 18:35 :
Truand en col blanc.... Et qui l'a nommé ministre du temps libre? Certainement celui qui tirait les ficelles!!!
Réponse de le 28/12/2012 à 12:50 :
pour un rond de cuir la réussite est toujours louche
a écrit le 27/12/2012 à 18:18 :
je cite la dernière phrase de l'article : "Hervé Joly est directeur de recherches au CNRS. Ses recherches portentles élites économiques en France et en Allemagne au XXe siècle. Il est co-auteur du "Dictionnaire des patrons français" (Flammarion). " Vous voulez, qu'en France, il y a des gens payés par l'Etat pour écrire des articles aussi mesquins ?
Réponse de le 14/01/2013 à 22:07 :
Un ""Dictionnaire des patrons français", faut vraiment n'avoir que ça à fou tre.
a écrit le 27/12/2012 à 17:47 :
j'apprécie les critiques contre le CNRS...preuve que les intellos sont aimés en France...c'est tellement mieux d'être et de rester ignorant...et de rabâcher toujours les mêmes âneries...
a écrit le 27/12/2012 à 17:16 :
Au lieu de taper sur Tapie sur le fait qu'il n'a jamais créé d'entreprises (ce qui d'ailleurs est faux), et au lieu de sous-entendre les hypothétiques emplois qu'il n'aurait donc pas créés, essayez au moins de vous souvenir des emplois déjà existants !

Je suis une ancienne salariée de la Vie Claire, j'ai été maintenue dans l'entreprise quand Tapie l'a rachetée. Sans lui j'aurais été au chômage, et comme on n'a rien sans rien, il est certain que je n'aurais peut-être pas préservé mon emploi si j'avais été une salariée en dilettante. Mais toujours ponctuelle et toujours en phase avec ce qu'on attendait de moi dans mon poste et ce pour quoi on me rémunérait, j'ai été maintenue.

Ceux et celles qui ont perdu leur emploi, majoritairement, soient faisaient de l'absentéisme, soit se foutaient royalement du devenir de l'entreprise tant qu'ils avaient leur chèque à la fin du mois !

Il faut savoir ce qu'on veut.
Réponse de le 28/12/2012 à 10:44 :
Moi j'ai mange ((travaille) pendant des années grace a une usine montée par Mr. Tapie.
a écrit le 27/12/2012 à 16:21 :
TAPIE... ou la saga d'un truand en col blanc ! Pour ne rappeler que la partie émergée du personnage (affaires Testut, Adidas/Crédit Lyonnais, match truqué Valenciennes/Marseille), cet individu sans scrupules a fait l'objet de multiples condamnations. En 1994 pour le dossier Phocéa (voilier de grand luxe), il a été poursuivi par le fisc pour impayés et condamné à verser 12 millions de francs d'amende pour abus de biens sociaux et fraude fiscale. En 1996 pour l'entreprise Testut, il a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour "abus de biens sociaux", 300 000 francs d'amende et cinq ans d'interdiction de gérance de société. Voleur invétéré et tricheur dans l'âme, c'est sur ce même chef d'inculpation qu'il a été condamné en 2005 à trois ans de prison (dont +/- huit mois de "tôle" ferme) dans le dossier VA/OM. Enfin, cerise sur le gâteau, il y a fort à parier que cet individu sulfureux qui a trompé tout son monde (sauf son épouse ?) est tenu de redistribuer actuellement "à qui de droit" (sur comptes off-shore, bien sûr) une partie des +/- 400 M? touchés au titre du "jugement" dans l'affaire Adidas-Crédit Lyonnais...
Pour les VRAIS Travailleurs, "Bonne Année 2013 à toutes et tous" !
Pierre-Yves Gires
*Citoyen du Monde*
http://pygires-seaway.blogspot.com/
Réponse de le 27/12/2012 à 18:18 :
C'est exactement ça avec cerise sur le gâteau le plus gros préjudice moral de l'histoire du monde (45 Millions d'euros - Patrick Dills 15 ans de prison et moins d'un seul million) payé par les contribuables français enchantés. Bien sûr hors tribunal et décision arbitrale entre copains.
Réponse de le 27/12/2012 à 18:40 :
Vous avez très bien résume plus de vingt ans de "NANAR" , bonimenteur et "gouailleur" dont la France a le secret.
Réponse de le 27/12/2012 à 18:50 :
Dans l'affaire Crédit Lyonnais , c'est cette banque qui a été malhonnête en cherchant un gros profit sur le dos de B. Tapie .
C'est la raison de la décision arbitrale en faveur de B Tapie
Avec un procès classique , c'est pas loin de 1 Milliard que le Crédit Lyonnais aurait dû payer ....
Réponse de le 28/12/2012 à 11:10 :
@appamee. Oui je suis de votre avis. Ça s'appelle la curée si je ne me trompe pas. Je ne cherche pas `a défendre M. Tapie mais les entreprises qu'il a rachetées allaient fermer il ne les a pas volées tout le monde a le droit de faire ça.
a écrit le 27/12/2012 à 15:47 :
Comme j'aime votre photo......du passé TAPIE, c'était une bonne époque on rachetait n'importe quoi à n'importe quel prix et hop ! Quelques petites pirouettes d'achats-cessions, rétrocessions et le bonhomme au départ aidé par le célèbre Crédit Lyonnais, le plume de 238 millions d'euros supplémentaires aux 360 millions de France déjà payés par les contribuables.
Mais avec la GRECE on en a payé bien plus sans coup fait rire ! Vive TAPIE.
Réponse de le 27/12/2012 à 17:06 :
Cette belle époque continue avec le rachat de la presse PACA de GHM et la méga créance qui va partir en fumée....
a écrit le 27/12/2012 à 15:45 :
Alors Nanar, Testut, Terraillon, wonder, Manufrance, la vie claire, look, donnay, Adidas ect... attendent toujours la solution miraculeuse pour les ressusciter!.
C'est étonnant de laisser un prédateur s'occuper des affaires mettant en jeu des centaines voir des milliers d'emplois à chaque fois voués à l'échec!.
a écrit le 27/12/2012 à 14:18 :
Je suis sidéré qu'on puisse comme cela et sans impunité revenir sur le devant de la scène ! Personnellement et après avoir suivi de près et dès son début la saga de B.Tapie , je suis choqué de voir qu'on lui accorde une telle importance dans toutes les presses. C'est comme s'il ne s'était rien passé ! Alors que cet homme ne mérite aucune considération !
Réponse de le 27/12/2012 à 15:50 :
et Fabius qui est toujours ministre alors qu'il a participé indirectement à la mort de milliers de personnes , ça ne vous choque pas ? et d'autres exemples encore .. la prescription vous connaissez ce mot ?
Réponse de le 27/12/2012 à 16:31 :
il etait responsable de part son poste .. mais ce n'est pas lui qui faisaient les piqures, examinait le sang.. il n'est pas biologiste . !
Réponse de le 27/12/2012 à 16:51 :
Et enjoy, t'as jamais pris une seule décision de tavie, non?
a écrit le 27/12/2012 à 13:48 :
bonjour,
l'auteur est il idiot ou le fait il exprès ?
Il nous écrit : la presse papier se porte mal :)
merci, nous ne nous en étions pas rendu compte !
en plus celà est faux : le canard enchaîné, le parisiien libéré, et tant d'autres sont ultra bénéficiaires et versent même de copieux dividendes à leurs actionnaires non cégétistes
de l'autre côté de la manche, le sun, le star, se portent bien merci : ils n'ont pas tant de syndicats
pourquoi ne pas dire que les syndicats français ont coulé la presse papier ? et que ce sont justement les journaux les moins syndiqués qui s'en sortent le mieux...
Pour revenir à Tapie, il revendra les meilleurs titres et fera du bénéfice, c'est son droit le plus absolu.
le faire passer pour le mauvais investisseur non-éclairé, c'est faire passer les lecteurs de la tribune pour des c. et l'auteur pour un crétin
Réponse de le 27/12/2012 à 15:38 :
Le Figaro propriété de Dassault se sépare de 80 collaborateurs sur 400 !!! et tous les journaux sont subventionnés preuve que le secteur ne se porte pas si bien que cela !
a écrit le 27/12/2012 à 11:32 :
Cet article est bien insipide et n'apporte rien d'original .A quand un article sur le role et l'importance des chercheurs au CNRS ?
Réponse de le 27/12/2012 à 12:13 :
article bidon fait par un mauvais voila a quoi se resume cette publication celui qui a fait l'article n'a jamais été un entrepreneur et en plus denigre ceux qui entreprennent ............................. du mediocre ...........................
Réponse de le 27/12/2012 à 13:12 :
Tapie n'est pas un entepreneur mais plutôt un fossoyeur....il n'y a qu' à étudier son parcourt ex: Terraillon...etc de plus il a été condamné en 1996 pour abus de bien sociaux sur l'entreprise Testut...( 2 ans de prisons avec sursis et 300.000 frs d'amende à l'époque..
Réponse de le 27/12/2012 à 17:58 :
Ah c'est vrai ! Quand on ne fait rien on ne peut pas se tromper ;)
a écrit le 27/12/2012 à 11:30 :
j'aime beaucoup : "Cela implique pour le dirigeant en question une forme de précarité largement compensée par des revenus très élevés, " ... le gars qui a écrit ça oublie que l'immense majorité des sociétés française sont des PME dans lesquelles le patron est précaire et pas si bien payé que ça :-))
Réponse de le 27/12/2012 à 16:16 :
franchement,vous avez déja vu un boucher au rsa?pauvres chtis patrons,tout traumatisés,tout pauvres!
Réponse de le 27/12/2012 à 16:48 :
Ben non, évidement. Au rsa y'a que les nuls, qui ne font rien.....n'ont pas bossé à l'école, n'ont pas de talent, ne prennent pas de risques....
a écrit le 27/12/2012 à 11:07 :
"Dépassé" par quoi ? Dans la société libérale, la possession du fric vous fait Roi du monde
Réponse de le 27/12/2012 à 11:36 :
Societe liberale? Nous sommes en societe liberale? Je ne crois pas non.... Nous sommes plutot dans un systeme ultra-socialiste a tendance communiste depuis 50ans...
Réponse de le 27/12/2012 à 11:48 :
Les français sont très nombreux à se plaindre d'une société libérale si ce n'est pas ultra libérale, L'intox du lobby gaucho journalistique fonctionne à plein.
Réponse de le 27/12/2012 à 12:07 :
la presse et ses patrons appartiennent a la droite mon cher jeer...
Réponse de le 27/12/2012 à 12:53 :
Ah oui? libé, l huma le monde ...c est sur sont trés à droite ...
Réponse de le 27/12/2012 à 13:17 :
hades a raison 85 % de la presse est "à Droite" Dassault, Bouygues, Boloré, Lagardère, Hersans....
Réponse de le 27/12/2012 à 14:16 :
Et 99% des journalistes a gauche... Debat sans sujet et sans interets... On sait tous que la presse est a gauche en france, peut importe qui detient les titres, se sont les tendance de ceux qui ecrivent qui resortent!
Réponse de le 27/12/2012 à 15:52 :
arrêtez de parler de droite , il n'y a pas de droite en france , que des gauches plus ou moins proches du patronnat mais aucune droite libérale , ça n'existe tout simplement pas !!
Réponse de le 27/12/2012 à 16:53 :
Enjoy, en fait y'a pas un commentaire valable de ta part....
Réponse de le 27/12/2012 à 16:56 :
En meme temps droite et liberale ne vont pas ensemble... Tu est de droite OU tu es liberal! Perso, je suis plutot liberal... C'est d'ailleurs pour ca que je ne vote pas ;)
Réponse de le 27/12/2012 à 17:35 :
@ fifo: je préfère commenter les articles sur la bagnole, c'est plus de mon niveau que la politique et l'économie !
a écrit le 27/12/2012 à 11:03 :
Il est dépassé comme son portable dernier cri.
a écrit le 27/12/2012 à 10:55 :
les "patrons managers" ne sont pas des patrons, ce sont des salariés
Réponse de le 27/12/2012 à 11:13 :
réponse à letroll

Les patrons -managers n'ont pas le statut de salariés ,ni leur avantages

Appamée
Réponse de le 27/12/2012 à 11:31 :
leur statut est largement équivalent à celui d'un salarié , avec prime de départ et autres. Ils ne sont pas propriétaires de tout ou partie de leur entreprise. Pour moi un gars comme Ghosn est un salarié.
Réponse de le 27/12/2012 à 11:46 :
Appamée si le patron manager est bien souvent salarié !!! ce qui veut dire qu'il a un bulletin de salaire avec des retenues sociales .Mais il ne cotise pas aux assedic du fait qu'il n'a pas droit aux allocations chomage , son mandat peut etre révoqué sans préavis sur décision du conseil d'administration raison pour laquelle il fait mettre dans son contrat de travail "un golden parachute" .C'est le cas des PDG ,et des directions généraux .Quand Dassault a été nationalisé par les socialistes dans les années 80 son fondateur Marcel Dassault a obtenu d'en rester président avec un salaire de 3.000 fr/mois à l'époque !!!!!!!
Réponse de le 27/12/2012 à 12:12 :
Dans ce cas , n'écrivez pas que ce sont des salariés ! C'est inexact !
Ils n'ont pas le droit aux indemnités de chômage , par exemple , d'où la prime de départ en compensation .Et ils n'ont pas droits aux avantages sociaux des salariés .
Ils sont mandataires sociaux , ce qui est différent de salarié , avec des contraintes et des avantages très différents de ceux des salariés ( contrat "tout horaire ", par exemple , puisque les 35 heures n'existent pas pour un dirigeant )

Appamée
Réponse de le 27/12/2012 à 13:52 :
@ Appamée: un mandataire social peut très bien cumuler, sous certaines conditions, un contrat de travail et un mandat social et bénéficier de ce fait d'indemnités de licenciement et du chômage.
Réponse de le 27/12/2012 à 13:55 :
Les patron manager, qui ont le statut de mandataire salarié (que cela plaise à certains ou non...), bénéficient de beaucoup d'avantages pour peu de prise de risque (au pire, se faire lourder avec indemnités...).
Cette génération de technocrates à mis le capitalisme à mal.
Réponse de le 27/12/2012 à 14:08 :
Mais ils sont rattachés au régime sociale des salariés !!!! ils touchent des indemnités en cas d'arret de travail , la retraite de base de la sécu et leurs frais médicaux sont également remboursés par la sécu , ils cotisent à une caisse de retraite complémentaire !!!! La différence vient du fait que la rupture du contrat de travail peut intervenir sans préavis en raison de leur mandat.
Réponse de le 27/12/2012 à 17:00 :
Grincheux vous faites erreur un mandataire sociale ne cotise pas aux assedic et n'a donc pas droit au chomage et peut etre licencié sans préavis et c'est bien pour cette raison que bon nombre font mentionner à leur contrat de travail ce qu'on appel un "golden parachute" qui compense trés largement les indemnités prévues dans les conventions collectives .
Réponse de le 27/12/2012 à 19:27 :
@ pnv: allez voir sur le site URSSAF (espace employeur).
"Cas particuliers des mandataires sociaux cumulant le mandat social avec un contrat de travail :
Les mandataires sociaux titulaires d'un contrat de travail, percevant à ce titre une rémunération distincte de leur mandat et relevant de l'assurance chômage gérée par l'UNEDIC peuvent prétendre au titre de leur rémunération résultant du contrat de travail au bénéfice de l?exclusion de l?assiette des cotisations de sécurité sociale des allocations forfaitaires de frais.
Les dirigeants cumulant un mandat social et un contrat de travail peuvent prétendre à l'assurance chômage si certaines conditions sont remplies :
le dirigeant doit exercer en plus de son mandat social une fonction technique donnant lieu au versement d?une rémunération distincte.
Il doit exister un lien de subordination juridique permettant à l?employeur de diriger et de contrôler le salarié.
C?est au Pôle emploi qu?il revient de prendre la décision après une procédure d'interrogation préalable engagée par l?entreprise"
Réponse de le 27/12/2012 à 23:39 :
Donc , c'est uniquement au titre de sa fonction salariée qu'il sera indemnisé , sur le salaire de cette fonction uniquement, qui est bien séparé de celui du mandataire social .
Cela confirme qu'au titre de mandataire social , il n' a pas les droits d'un salarié.
Cette fonction salariée n'est pas celle d'un dirigeant , de plus , mais celle d'un cadre supérieur .
Sinon, pourquoi cumuler deux fonctions distinctes ?

Appamée
a écrit le 27/12/2012 à 10:28 :
Vous pouvez faire le même article sur Bernard Arnault qui n'a jamais rien créé, mais dont les banques ont toujours été là pour l'aider (quand je dis aider, c'est pas prêter 10 euros). Pour ce qui est de Bouygues, l'appui de l'état et des hommes politiques y sont pour beaucoup.
Réponse de le 27/12/2012 à 11:35 :
Aider???? Non, juste preter, avec interets....
a écrit le 27/12/2012 à 10:01 :
Ben Tapie, il en a de la gueule, pas besoin de smartphone.
a écrit le 27/12/2012 à 9:50 :
A l'époque, les smartphones avaient de la gueule !
a écrit le 27/12/2012 à 9:39 :
Non, Tapie n'est pas "Un "archétype" de l'entrepreneur français déjà dépassé", c'est juste le portable qu'il a dans la main, sur la photo, qui date...
Réponse de le 27/12/2012 à 10:54 :
à un moment je me suis demandé si c'était une vieille photo ou si Tapis était amateur d'antiquités :-))

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