Allocations : rien ne peut justifier une ponction sur le pouvoir d'achat des familles

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Toucher aux allocations familiales serait une erreur à la fois de politique macro-économique et de politique sociale. La politique familiale, qui représente l'investissement le plus rentable, ne peut être une variable d'ajustement.

Le gouvernement s'est donné comme objectif d'atteindre l'équilibre des finances publiques en 2017 ; il envisage pour cela de baisser d'environ 60 milliards le montant des dépenses publiques. Ainsi, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a-t-il demandé à Bernard Fragonard, le Président du Haut Conseil à la Famille, de lui proposer, d'ici fin mars, un plan de restructuration de la politique familiale, permettant le retour à l'équilibre de la branche famille en 2016. Il faudrait donc réduire les aides aux familles, de 2,5 milliards (soit de 6,25 % des prestations familiales), le montant du déficit de la CNAF en 2012. Est-ce justifié d'un point de vue économique et d'un point de vue social ?

La récession diminue les recettes

En 2012, les comptes de la Caisse nationale d'aalocations familiales (CNAF) souffrent de la récession, qui diminue les montants des cotisations sociales et de la CSG, qu'elle reçoit. Si on estime que la masse salariale est inférieure de 5 % à son niveau normal, la perte de recettes pour la CNAF peut être évaluée à 2,5 milliards. La totalité du déficit de la CNAF est donc conjoncturelle. Prétendre le réduire en diminuant les prestations revient à mettre en cause le rôle stabilisateur des finances publiques. La politique budgétaire jouerait un rôle déstabilisant. Comme l'ensemble de la protection sociale , la CNAF doit être gérée en considérant son solde structurel, or celui-ci est équilibré en 2012. Sur le plan économique, en situation de profonde dépression, quand la consommation et l'activité stagnent, rien ne peut justifier une ponction sur le pouvoir d'achat des familles.

Un détournement des recettes des caisses d'allocations familiales

Par ailleurs, les gouvernements successifs ont progressivement mis à la charge de la CNAF, et l'assurance vieillesse des personnes au foyer (pour 4,4 milliards en 2012) et les majorations familiales de retraite (pour 4,5 milliards en 2012). Ainsi, sur les 54 milliards de ressources de la CNAF, près de 9 milliards sont détournés vers l'assurance-retraite et ne profitent pas directement aux enfants.
Ce détournement a été possible car les prestations familiales ont peu augmenté dans le passé, n'étant généralement indexées que sur les prix et ne suivant pas sur les salaires. Pire, certaines années, les prestations n'ont même pas été augmentées comme l'inflation. Finalement, de 1984 à 2012, la Base Mensuelle des Allocations Familiales a perdu 5,7% en pouvoir d'achat absolu, mais 25% en pouvoir d'achat relativement au revenu médian des ménages. Faut-il poursuivre et accentuer cette dérive ?

Un taux de pauvreté des enfants proche de 20%

Les jeunes de moins de 20 ans représentent 25 % de la population. En utilisant l'échelle d'équivalence de l'INSEE, c'est 12,5% du revenu des ménages qui devrait être fourni par des prestations familiales pour assurer aux familles avec enfants le même niveau de vie qu'aux personnes sans enfants. Or l'ensemble des prestations sous critères familiaux ne représente que 4,2 % du revenu des ménages.
Le RSA est nettement plus faible que le minimum vieillesse sous prétexte d'inciter ses titulaires à travailler, mais ceci pèse sur le niveau de vie des enfants, qui vivent généralement avec des actifs, non avec des retraités. La création du RSA activité aurait pu fournir un complément de ressources appréciables à beaucoup de familles de travailleurs à bas salaires, mais celui-ci est mal conçu : beaucoup de bénéficiaires potentiels ne le demandent pas. De plus, il ne bénéficie pas aux chômeurs (et donc à leurs enfants). Ainsi, en 2010, le taux de pauvreté des enfants (au seuil de 60%) était-il de 19,8% contre 14,1 % pour l'ensemble de la population. Au seuil de 50%, il était de 11,1% contre 7,8% pour l'ensemble de la population. 2,7 millions d'enfants sont en dessous du seuil de pauvreté de 60%. 1,5 million d'enfants sont même en dessous du seuil de 50%.

Des allocations familiales devenues très faibles pour les classes moyennes

Une famille avec trois enfants a un niveau de vie plus bas qu'un couple sans enfant, de mêmes salaires, de 20 % si elle gagne 2 fois le SMIC, de 30 % si elle gagne 5 fois le SMIC. Les allocations familiales sont devenues très faibles pour les classes moyennes ; le quotient familial ne fait que tenir compte de la baisse de niveau de vie induite par la présence d'enfants ; il n'augmente pas le pouvoir d'achat relatif des familles. A aucun niveau de revenu, les aides aux enfants ne sont excessives.
Le niveau de vie moyen des enfants était en 2010 inférieur de 10% à celui de la moyenne de la population. Ce devrait être l'inverse, puisque les enfants ont besoin d'un niveau de vie satisfaisant pour développer toutes leurs potentialités, et puisque les parents qui élèvent leurs enfants, en plus de leurs activités professionnelles, jouent un rôle social fondamental.

Des prestations très basses en regard du coût des enfants

Faut-il fiscaliser les allocations familiales ? Ce serait oublier que leur montant est déjà très faible par rapport au coût des enfants. Le revenu médian par unité de consommation était de l'ordre de 1 660 euros en 2012 ; le coût moyen d'un enfant, qui représente 0,3 unité de consommation, est donc de l'ordre de 500 euros. Or, les allocations familiales sont de 64 euros par enfant (pour une famille avec deux enfants), et de 97 euros par enfant (pour une famille avec trois enfants). Il faudrait donc au minimum multiplier par cinq les allocations avant que la question de leur fiscalisation ne devienne légitime.
Se rapprocher des objectifs de la politique familiale française -réduire les écarts de niveau de vie selon la configuration familiale, sortir tous les enfants de la pauvreté, augmenter les places en crèche- nécessiterait que plus de moyens soient donnés à la politique familiale. Ces moyens devraient être supportées par tous les contribuables, et non par les familles des classes moyennes, qui ne sont pas actuellement favorisées.
Réduire de 2,5 milliards les sommes que la Nation consacre à ses enfants serait une erreur de politique macroéconomique comme de politique sociale. La politique familiale ne peut être une variable d'ajustement. Comme le disait Charles Gide : « De tous les investissements qu'une nation puisse envisager, c'est l'éducation des enfants qui est la plus rentable ».
 

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Commentaires
a écrit le 02/04/2013 à 15:08 :
C'est une honte,ce gouvernement est en train d'appauvrir tout le monde, et maintenant il s'attaque aux alloc. mais comment vont faire les ménages modestes pour payer leur loyer s'ils sont obligé de mettre de leur poche mettons 200 ou 300 euros, et même pour payer la nounou, ce gouvernement qui se dit socialiste n'a pas réfléchi aux conséquences, c?est lamentable une telle loi, j'espère que les associations vont se bouger car on va dans le mur en France
a écrit le 20/03/2013 à 9:27 :
je pense ici que tout le monde n'a as reellement compris ce que signifiait la suppression du complement de mode de garde... la division par deux des allocs est une chose mais ce nest pas la pire.. Les parents qui comme moi ont eu un jour la supression des droits caf suite a une erreur del'ursaff eu le savent, en ayant vu des prelevement surprise de 500 euros tous les mois par l'ursaf..... supprimer la paje ca veut ire quoi concretement? la ruine du couple le salaire net d'une assistante maternelle est de 700-800 euros pour un enfant! on recoit dela caf 300 a 400 euros: il reste 400 a 500 euros a la charges du couple moyen gagnant 4500 euros / mois mis ce que l'on oublie, cest que la caf paye aussi le charges patronales, qui sont de 500 euros! supprimer le complement de mode de garde, cela voudra dire que le coupl devrait payer 800+500=1300 euros (800 a la nourrice, 500 a l'ursaff), au lieu de 800-400 = 400 euros! Voila ce que les brillant socialistes preconisent! Veulent ils un revolte ou quoi?

la perte sèche de pouvoir d'achat sera de 900 euros par mois pour un couple gagnant 4200 euros nets par mois!

et ca PERSONNE nen parle!
a écrit le 09/03/2013 à 5:46 :
il faut mettre en place le système allemand et ou suisse.Forcer les gens à se chercher ou
créer un travail,assumer la naissance des gosses avec la contribution des geniteurs.
Assister,c'est detruire et bloquer le dévelopment d'une économie.Il ne faut pas etre un
prix Nobel pour comprendre cela.La France est en train de se détruire avec son assistanat
sans regles,controles,et plus encore.Tout le monde doit assumer ou apprendre à assumer.
a écrit le 22/02/2013 à 2:57 :
D'ailleurs, preuve en est que l'auteur de l'article est formaté: il parle de pouvoir d'achat, alors que les ressources sont gratuites, au départ. Donc que les aînés, par exemple, pourraient recevoir en nature de quoi vivre, et pas en argent, c'est la même chose pour les familles, surtout avec les excédents alimentaires. Seulement, l'économie capitaliste, l'omc et le fmi n'autorisent pas aux Etats de donner ce qui revient de droits à l'Humanité.
Tout le monde peut boire l'eau des torrents. Mais l'évolution mortifère de nos sociétés rend impossible la chose, à cause de la pollution.
a écrit le 22/02/2013 à 2:52 :
La chose qui a été complètement ratée, c'est la non fiscalisation des chèques emplois services, normalement dévolus aux personnes âgées et à celles à mobilité réduite ou dont l'état justifie qu'elles y aient accès: c' est aujourd'hui utilisé par des personnes qui ont deux bras, deux jambes, mais qui délèguent à d'autres le soin d'entretenir leur maison et leurs enfants, dégrévant ainsi de leurs impôts les tâches qui leur sont assignées en tant que citoyens et en tant que parents.

Tout le monde ici sera d'accord, quelle que soit l'opinion de chacun, que les gouvernements n'ont jamais eu aucune idée viable et en appellent systématiquement à l'impôt quand ils ont un problème à solutionner. Or, s'il est parfaitement justifiable de s'intéresser aux allocations familiales, il faut savoir que la gratuité de l'école n'est que jusqu'à 16 ans, alors que ça pourrait donc, comme je l'ai dit plus bas, gratuit jusqu'au bout (l'Etat s'y retrouverait, je vous l'assure). Seulement, ne pas faire ça profite aux banques (prêts étudiants) et aux commerces de grandes enseignes (mcdonald par exemple) puisque beaucoup d'étudiants doivent travailler, ce qui les met en position injuste face à ceux qui n'ont pas besoin de le faire (les gosses de riches, comme on dit), alors que donner des allocations, c'est soutenir ce genre de banques et de commerces (nombreuses sont les familles qui vont à MCdonald) et cette manne financière facilite le crédit à la consommation (ah oui vous pouvez acheter, oui oui, vous avez des allocs de toute façon (un banquier à une cliente)).
Bref, supprimer les allocations ne gênerait pas les familles si cela se fait avec les prochains nouveaux nés. Et pour celles existantes, diminuer progressivement et, à l'inverse, progressivement rendre gratuites les études supérieures, en commençant pour cela par l'alimentation équilibrée et gratuite dans les crous (sauf pour les familles avec un revenu amplement suffisant pour payer tout)
a écrit le 20/02/2013 à 10:56 :
L'article tourne en rond...
Cadre, en couple sans enfants et n'en voulant pas (il y en a bien assez, et un enfant occidental est une telle plaie environnementale immédiate et en devenir qu'il n'y a pas lieu d'en rajouter), donc en tant que "payeur" principal des politiques familiales en France (cas unique au monde rappelons le...), je suis ultra favorable à cette mesure!
Faire des enfants est un choix éminemment personnel, et demander à la collectivité de les assumer est une erreur.
Je suis heureux de payer des impôts pour leur éducation, mais beaucoup moins pour les faire garder et encore moins pour les "allocations".
Par ailleurs, la population devra nécessairement décroître, les ressources naturelles étant par nature limitées et en décroissance rapide... il vaut mieux faire ce choix éclairé maintenant que forcé plus tard!
Toute politique visant à dénataliser un tant soit peu est bonne à prendre (le problème des retraites devenant un bien petit facteur, strictement financier, quand on parle de compétition pour l'accès aux ressources et à l'énergie...).
a écrit le 20/02/2013 à 10:46 :
Super les commentaires ici. Tous ceux qui n'ont pas d'enfant qui crient au scandale. C'est le sport national en France, regarder dans la gammelle du voisin pour lui enlever ce dont il semble bénéficier, sans jamais regarder dans la sienne bien sur. Supprimons tout, tous le monde au smic du balayeur au patron, et impôts au max. Et que ceux qui n'ont pas les moyens de s'en sortir, manque de moyen, maladie, vieillesse, jeunesse, pas d'expérience, etc n'ont qu'à crever dans la rue, ils le méritent. On s'en sortira comme lol.

Mais n'oubliez pas, les enfants d'aujourd'hui devrons payer vos retraites de demain, alors ne soyezs trop prompt à vouloir réduite natalité ;)
a écrit le 20/02/2013 à 8:18 :
Ras de bol de payer des impôts et des taxes pour donner de l'argent à des "poules pondeuses de futurs chomeurs" qui ne font que pondre et ne travaille pas !! ALORS OUI AUX TAXES SUR LES ALLOC FAMILIALES !
a écrit le 20/02/2013 à 7:30 :
Bonjour, bien sur que le probleme c'est l'education et l'utilisation de cet argent faite par les familles.

Exemple veridique de mon entourage: famille ayant pour revenu le SMIC + l'AAH qui a un enfant de un an et un enfant de 4 ans. Lors du versement des allocs, le premier achat a ete un ecran plat 110cm dernier cri pour la chambre des enfants. Je tiens a preciser que l'ecole venait de signaler aux parents un retard intellectuel bien marque sur leur enfant de 4 ans.
Je suis restee sans voix, que voulez vous faire avec de tels cas sociaux? Comment esperer que les enfants se developpent normalement dans un un tel contexte familial?
a écrit le 20/02/2013 à 4:56 :
Malheureusement, on assiste ici à une pensée cloisonnée et formatée.
Je rappelle que la loi impose à ceux qui veulent avoir des enfants d'en avoir simplement...les moyens financiers. Malheureusement, cette loi a été vidée de son contexte, si bien qu'un rmiste peut aujourd'hui avoir des enfants, alors qu'il ne me viendrait pas à l'esprit, si j'étais dans la misère, de faire des enfants (malheureux).
Bref, avoir des enfants est uniquement de la responsabilité des parents. L'Etat doit seulement leur donner tous les moyens de l'éducation culturelle (la langue française par exemple, plutôt que de dépenser des milliards à l'angliciser) et professionnelle (supérieur).
Ainsi, il faudrait même à terme supprimer les allocations familiales, ce qui inciterait certaines personnes peu clairvoyantes et celles qui profitent (ne niez pas, là où j'habite, les familles profitent bien, les enfants pauvres ont des ipad et des nike, seuls les célibataires comme moi trinquent) à faire des enfants parce qu'ils le désirent vraiment, pas par calcul juteux (ce qui est avancé dans l'article est faux: il y a bien plus que les allocations familiales: APL, Santé, Priorité dans les logements, impunité totale concernant leurs nuisances, Aide de rentrée scolaire...)) ni parce que la tradition (notamment pour les migrants) l'exigerait.
Bref, ne comptez pas non plus mettre en avant la retraite par répartition car il y a longtemps que l'argent est placé (ou volatisé, c'est selon). Alors qu'avant, la société prenait en charge ses aînés, à présent, la retraite par répartition, largement dévoyée, profite uniquement aux cadres et à ceux qui, en général, auront eu beaucoup d'argent et souvent moins de dureté à la tâche.
Bref, arrêtez de dire des âneries, par pitié, vivez dans la réalité. Non seulement, la suppression des aides sociales et de la politique nataliste seraient un bienfait (vue la pollution), mais, couplée à la gratuité de l'enseignement scolaire et supérieur (et la prise en charge totale de la cantine à midi et des chambres d'étudiants par l'Etat, qui lui coûterait moins cher en rationnalisant ses services) donneraient des français cultivés, prêts à en découdre et sans avoir à subir leur famille (puisque non seulement l'ars est captée par les parents, mais en plus, vue la méthode de calcul des allocations familiales, le premier aura tout, le deuxième et le troisème un peu moins, le quatrième peu et le dernier rien du tout, c'est ce qui m'est arrivé, alors que si le système était comme je conçois, je n'aurais pas été sacrifié sur l'autel des allocations familiales).
J'aurai coûté à mes parents, jusqu'à dix huit ans, l'équivalent d'environ, allez, 36 000 euros maximum. Aujourd'hui, c'est ce que beaucoup de familles, même pauvres, ont pour coût pour un enfant jusqu'à l'entrée...au collège.
Au lieu de donner de l'argent, apprenons plutôt aux familles à gérer leurs finances.
Si bien sûr l'Etat joue aussi le jeu. Car il est également le premier à paupériser le peuple.
a écrit le 19/02/2013 à 21:58 :
A quoi ça sert de raconter pareille baliverne ? La variable d'ajustement économique dans les entreprises est depuis moult décennies : la masse salariale. Le désendettement et l'équilibrage des comptes n'a pas d'autre variable d'ajustement, en dehors d'une croissance impossible, que des ponctions sur les dépenses sociales et, avec,sur le pouvoir d'achat des gens et de leur famille. Cela n'a pas à être apprécié comme justifiable ou pas , puisque c'est mécanique dans la Mondialisation adoptée par presque tous les Etats, l'Occident et le foirail des 27 Européens en galère dans lequel nous sommes.
a écrit le 19/02/2013 à 21:23 :
Je pense qu'il est temps de réintroduire le concept d'allocation universelle en France. Les allocations familiales n'en sont qu'un cas particulier. Chaque individu (enfant ou adulte) peut prétendre récupérer 40% de l'ensemble des richesses produites car ces richesses sont aussi là parce que la nature est là, perce que les brevets des technologies passées sont là, parce que la distribution de la monnaie est considérée comme une dette redevable d'intérêt etc...Avec une CSG de 40% et une suppression pure et simple de l'IRPP on finance une allocation universelle comprenant un abonnementt CMU pour tous, un chèque scolaire pour les enfants et du cash correspondant à un certain niveau de survie (logement DaLo et nourriture low cost pour éviter les restos du coeur) : 200 euros par enfant dès le premier enfant, 500 euros par adulte. Tous les services publics deviennent payants par ailleurs, y compris une flat tax sur le patrimoine des personnes pour financer un régalien strict qui le protège. C'est en faisant simple qu'on fait juste et efficace.
a écrit le 19/02/2013 à 20:09 :
chez les riches, les allocations familiales servent d'argent de poche aux enfants .que l'on supprime ces allocations pour les plus hauts revenus, ils ne verront même pas la différence et on économisera en effet, le chomeur et le PDG touchent les mêmes montants
Réponse de le 20/02/2013 à 0:22 :
Auriez vous oublié liberté,égalité,fraternité? Dans une politique familiale l'égalité entre toutes familles (riches,pauvres,chrétiens,blancs,....) doit être maintenue.
Réponse de le 20/02/2013 à 1:41 :
Manifestement vous ne connaissez pas le mécanisme de calcul des alloc...
a écrit le 19/02/2013 à 20:07 :
Le pouvoir d'achat des familles ? Lequel ? celui qui provient du travail ou de la dette publique qui s'alourdit chaque jour davantage ?

Il est temps d'en finir avec la politique nataliste de Pétain qui était d'inciter les femmes à produire de la chair à canon pour les guerres mondiales et depuis incitations financières produire des consommateurs à gogo de plus en plus assistés et déresponsabilisés de leurs rôles parentaux !
Celles qui font le plus d'enfants sont les filles-mères (les fameuses familles monoparentales...) avec les dégâts que l'on connait sur leur progéniture futurs cas sociaux à vie !
La politique nataliste pompent 51% du PIB !!!
Sachez que la planète est surpeuplée, les écosystèmes sont ravagés, les ressources naturelles pillées pour nourrir, loger et transporter plus de 7 milliards d'individus...
a écrit le 19/02/2013 à 18:57 :
Monsieur Sterdyniak commet selon moi à tout le moins une erreur lorsqu'il écrit que "rien ne peut justifier une ponction sur le pouvoir d'achat des familles". Car l'idée de cette ponction appartient à une machinerie de nivellement par le bas enclenchée au début des années 1970, et à laquelle tous les organismes de régulation mondiale sans exception ont participé. Il est possible que le fait que ce mouvement de paupérisation relative en passe de devenir une misère absolue, certains comme M. Steryniak s'en émeuvent aujourd'hui, mais à mon avis c'est bien tard... L'inertie est telle que le bâteau ira irrémédiablement sur l'iceberg ! Sic transit gloria mundi !
a écrit le 19/02/2013 à 18:46 :
J'ai longtemps pensé le contraire mais l'exemple allemand montre qu'en matière de démographie montre que la qualité (l'instruction, la formation) vaut mieux que la quantité (natalité et immigration familiale). Un chômeur ne paiera pas pour les futurs retraités !
Réponse de le 19/02/2013 à 22:55 :
Sans enfants pas de chômeurs mais pas de travailleurs non plus pour te faire vivre à 80ans! Quant au nombre de travailleurs qu'il faudra dans trente ans pour payer les retraites, bien malin qui peut le dire. J'ai élevé avec ma femme trois enfants, ça n'a pas toujours été facile, mais je suis très heureux de les avoir maintenant!
a écrit le 19/02/2013 à 18:43 :
Tres bonne article bravo.
a écrit le 19/02/2013 à 14:46 :
l'égalitarisme, ie le nivellement par le bas, c'est une bonne justification non ?
a écrit le 19/02/2013 à 14:44 :
Il faut faire comme pour les retraites, bloquer leur augmentation et limiter celle-ci aux quatre premier enfants, si des familles en veulent plus, ce n'est pas aux autres d'en assumer les frais.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:59 :
Entièrement d'accord avec vous
Réponse de le 19/02/2013 à 19:04 :
Votre idée quoique séduisante risquerait peut-être de se heurter en phase d'application : Par exemple : deux femmes mariées sous le régime hétéro ; de cette union, la première a deux enfants, la seconde en a trois. Elles se rencontrent, s'aiment, divorcent de leurs maris respectifs et convolent en justes noces homos. Le nouveau foyer fiscal - sauf erreur - est donc de cinq enfants, et donc pénalisable selon votre idée, n'est-ce pas ?
Réponse de le 19/02/2013 à 20:13 :
Arrêtons la production intensive de cas sociaux !!!
Quand on n'a pas les moyens d'offrir une vie normale et confortable à des enfants, on s'abstient de procréer : véritable acte courageux et généreux et non l'inverse !
Supprimons les allocations familles etc ... pour les redéployer à l'éducation nationale, colonies de vacances l'été obligatoire pour tous les collégiens, attribution de plus de bourses pour les étudiants des classes moyennes. Mettre en place un service civique citoyen obligatoire pendant un an pour les tous les jeunes de 17 à 22 ans.
Réponse de le 19/02/2013 à 22:09 :
Mais non voyons! dans ce cas précis il faut faire payer les pères! D'ailleurs ils ne servent plus qu'à ça les pères!.....
On pourrait peut-être leurs demander s'ils ne veulent pas garder leurs enfants? Non?
Réponse de le 19/02/2013 à 23:10 :
Le troisième enfant d'une femme restera toujours son troisième enfant.
Réponse de le 20/02/2013 à 1:18 :
Merci merci
Voilà ce que je n ai pas lu depuis très très longtemps
Si on as pas les moyens d élever des enfants il ne faut pas compter sur l'état via les contribuables pour le faire
Cela me scandalise depuis toujours
Autours de moi il y a quantité de tricheurs !!!!!

Seulement ça ....
Pourquoi l état devrait payer toujours payer
Il faut assumer sois même ses enfant et se sortir les doigts du ... Pour les élever !!!!!!!!
a écrit le 19/02/2013 à 14:08 :
2 solutions : plafond de ressources (sans plafonnement Quotien familial) pour les allocs ou intégration dans le revenu avec toutes les autres aides ou revenus de substitution.
On pourrait aussi imaginer qu'une famille bénéficiant d'un logement 'aidé' bénéficie d'un avantage en nature qu'il conviendra de taxer à juste proportion par rapport à quelqu'un qui dispose des mêmes revenus et qui paye plein pot...
Réponse de le 19/02/2013 à 14:31 :
C'est déjà plafonné dans l'IRP...Si c'est pour réduire pour les classes moyennes alors autant les supprimer, car la somme n'est pas énorme et faire changer de tranche d'IRP les gens à cause de ça, reviendrait à leur prendre d'une main ce que l'on a donné de l'autre...
Réponse de le 19/02/2013 à 14:53 :
Ce qui va dans la poche de l'état à travers l'impôt sur les revenus distribués par la CAF n'est pas restitué à la CAF. Fiscaliser les allocations familiales revient à faire subvetionner l'état par la CAF. Du vrai socialisme totalitaire.
Réponse de le 19/02/2013 à 19:06 :
CQFD !!! Merci CAFétat. Ah, le miracle de la comptabilité...
a écrit le 19/02/2013 à 13:56 :

1) Imposition des prestations familiales : OUI car ce sont de revenus !

2) Les verser sous conditions de ressources,

3) Supprimer aux fonctionnaires le supplément familial qui non seulement s'ajoute aux allocations familiales et qui est calculé en fonction de leur salaire !

Réponse de le 19/02/2013 à 14:29 :
Ce serait du n'importe quoi ! Une vraie usine à gaz...je sais que la France aime ça mais quand même...
Soit on les met sous conditions de ressources, soit on n'y touche pas mais on ne va pas les donner pour les reprendre par l'impôt !
Réponse de le 19/02/2013 à 15:04 :
Je reprends une partie des termes du commentaire de lyon 69 ci-dessous. Le sujet a été abordé, pensé, va donner lieu à débats et sera finalisé dans ce sens ce qui sera justice : Tous les revenus doivent être déclarés et soumis à l'impôt.
Réponse de le 20/02/2013 à 1:22 :
100% d accord
Tout ce qui rentre comme argent sous quelque forme que ce soit doit être considéré comme revenue ou bien comme avantage sujet a l imposition
a écrit le 19/02/2013 à 13:41 :
TOUS les revenus doivent être intégrés dans le revenu imposable, sans exception : ce sont des niches fiscales supplémentaires qui déséquilibrent un peu plus les comptes de la nation !! Si le montant n'est pas suffisant , que les politiciens les augmentent ...et qu'ils aient le courage de le dire !!!
Réponse de le 19/02/2013 à 20:43 :
tout à fait d'accord avec vous - tous revenus devraient être imposables y compris bien sûr les indemnités et autres de nos chers politiques - c'est facile de ponctionner toujours les mêmes quand on est à l'abri de tout
a écrit le 19/02/2013 à 13:08 :
Il s'agit de décourager la classe moyenne d'avoir plus de deux enfants ?
Réponse de le 19/02/2013 à 18:49 :
Je ne pense pas que ces allocations incitent la classe moyenne... Il faudrait d'ailleurs inciter à s'arrêter à deux enfants, il n'y a pas de logements, d'enseignants et d'emplois pour tout le monde.
a écrit le 19/02/2013 à 13:03 :
Toutes forme d'assistance est au contraire a banir, arretant les aides et revisons les salaires en supprimant les prestations social ou familliale les prelevements seront allégés il pouront profités aux salariés et à la compétivité, au lieu de montrer le chomage et la retraite comme responsable des dépenses, c'est la politique social sans contre partie qu'il faut reformer c 'est 22 points de PIB plus 55% des budget des Départements et des communes (donc des impots), pour memoire le chomage reprente 6% du PIB.
Réponse de le 19/02/2013 à 14:30 :
La politique familiale c'est le seul machin qui marche en France. S'il y a bien quelque chose à ne pas toucher c'est ça ! Par contre, il y a beaucoup de choses à faire à côté.
Réponse de le 20/02/2013 à 8:26 :
ca marche, ah c 4est sur. la fabrique de chomeur tourne a plein regime
Mais au Niger ils font encore mieux que nous 7 enfnats par femme, on devrait s en inspirer

bon c est sur que 20 ans plus tard les charmant bambins sont devenus de chomuers et n ont d avenir qu en quittant le pays mais c est pas grave
a écrit le 19/02/2013 à 12:26 :
Ah bon ok. Donc en plus de donner des logements sociaux adaptés aux familles, ils faut AUSSI prendre en charge la totalité de leur train de vie et de leurs choix de vie. Pour avoir toujours plus d'enfants, qu'il faudra éduquer et soigner au mieux, etc etc. Et sachant qu'on n'a toujours pas de boulot à leur proposer au bout. Un Monsieur vraiment généreux avec l'argent des autres en gros !
Réponse de le 19/02/2013 à 12:40 :
+1, je suis d'accord, toutes les aides doivent débouchées vers un retour pour la société si non elles sont inutiles.
Réponse de le 19/02/2013 à 13:07 :
@claude34: je suis pour aider les familles françaises et stopper l'immigration incontrolée qui nous coûte des milliards en assistanat.
a écrit le 19/02/2013 à 12:25 :
mais si Monsieur, les marchés financiers nous y contraindront.
a écrit le 19/02/2013 à 12:24 :
Oui c'est vrai qu'il vaut mieux maintenir cette politique familiale... Mais tout est mis sur la table pour faire des économies à tout prix !
http://www.magtuttifrutti.com/article-crise-economique-machine-a-vertus-115464204.html
a écrit le 19/02/2013 à 12:15 :
OFCE on connaît ... Ne changez rien surtout, tout va tellement bien
Réponse de le 19/02/2013 à 13:45 :
Et oui, OFCE centre de recherches de Sciences Pipeau financé par nos impôts !

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