Shutdown : "le Tea Party n'a pas perdu la guerre"

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Pour Dominique Moïsi, le vrai perdant de la passe d'armes sur le relèvement du plafond de la dette est le parti républicain, qui paye la place qu'il a donné au Tea Party. Il y voit un enseignement pour les parties conservateurs européens traditionnels. (Photo : Sophie Le Roux)
Pour Dominique Moïsi, le vrai perdant de la passe d'armes sur le relèvement du plafond de la dette est le parti républicain, qui paye la place qu'il a donné au Tea Party. Il y voit un enseignement pour les parties conservateurs européens traditionnels. (Photo : Sophie Le Roux) (Crédits : Reuters)
Le parti républicain est le véritable perdant de la passe d'armes sur le relèvement du plafond de la dette qui a eu lieu aux États-Unis, plus que le Tea Party, selon Dominique Moïsi, politologue et géopoliticien, conseiller spécial de l'IFRI et qui a enseigné à l'université Harvard.

Durant plus de deux semaines, républicains et démocrates se sont affrontés sur le relèvement du plafond de la dette, causant la fermeture d'une grande partie des services publiques de l'État fédéral américain et faisant craindre au monde un défaut de paiement cataclysmique créé de toute pièce. Finalement, les républicains ont dû céder provisoirement, sans obtenir ce que son aile dure, le Tea Party, souhaitait : le retrait de la loi sur l'assurance médicale phare de Barack Obama, surnommée Obamacare.

Dans un entretien accordé à La Tribune, Dominique Moïsi, politologue et géopoliticien, conseiller spécial de l'Institut français des relations internationales et ancien enseignant à Harvard en dresse un état des lieux. Verdict : les républicains payent cher la montée en puissance du Tea Party.

Qui sont les vrais perdants de la bataille entre républicains et démocrates sur le relèvement du plafond de la dette américaine ?

Il y a bien sûr le Tea Party, qui a dû reculer, encore que pas tant que cela. Il y a ensuite les républicains dans leur ensemble, dont les plus modérés ont réalisé que leur alliance avec le Tea Party les a mené au désastre et à la ruine politique. Mais il y a aussi l'ensemble du système politique qui a montré son total dysfonctionnement. Les perdants sont donc nombreux.

Globalement, l'opinion publique a été choquée par la fermeture des services publics. Elle s'inquiète aussi du coût, tant sur le plan personnel que du point de vue de la collectivité, qu'a engendré ce shutdown.

Le Tea Party s'est-il pour autant définitivement décrédibilisé aux yeux de l'opinion ?

Dire que ce qui s'est passé marque la fin du Tea Party relève de l'illusion. Car sa tradition d'opposition à l'État fédéral et à la dépense publique n'est pas son principal fond de commerce du point de vue électoral. La cohésion autour du Tea Party repose surtout sur le racisme. C'est un populisme xénophobe.

Lorsqu'il s'agit d'être solidaire, le Tea Party se dit contre la dépense et contre l'État, mais lorsque ce sont des électeurs américains blancs qui ont des ennuis, le Tea Party n'hésite pas à appeler l'État à l'aide. Le Tea Party a perdu cette bataille, mais il n'a pas perdu la guerre.

On ne peut pas en dire autant du parti républicain...

En effet, le parti républicain est pénalisé dans son ensemble. Le problème c'est que les élections se jouent au niveau local. Dans beaucoup d'États du sud, des républicains ont ouvert la porte au Tea Party dans le but d'être élus ou réélus sans songer plus que cela à l'avenir du parti dans sa globalité.

Peut-on imaginer une recomposition des forces politiques, avec la création d'un centre réunissant les démocrates les plus à droite et les républicains modérés ?

Je ne pense pas. Le parti républicain est désormais piégé, car il s'était déjà aliéné le vote des noirs et des hispaniques en reprenant les thèmes anti-immigration du Tea Party. Dès lors, il a perdu le soutien des indécis. Du point de vue sociologique, c'est un très mauvais pari, et les républicains modérés en sont parfaitement conscients. Mais, même si certains Américains en rêvent, le centre ne fait pas partie de l'Histoire américaine.

La situation de la droite américaine est-elle comparable à celle des partis conservateurs européens ?

Oui, tout à fait. On peut tout à fait comparer la montée en puissance du Tea Party aux Etats-Unis à la montée des populismes en Europe, car ils ont le même fond xénophobe. Ils jouent tout autant sur la peur de l'immigration et le rejet de l'autre. Tea Party, Front National, même combat ! Il y a dans ce qui s'est passé aux Etats-Unis un message pour les partis conservateurs européens traditionnels qui seraient tentés par une alliance avec les populistes qui consiste à dire : "Attention, vous faites alliance avec des gens qui n'ont pas les mêmes valeurs républicaines que vous". On ne s'allie pas impunément avec les populistes.

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Commentaires
a écrit le 22/10/2013 à 13:35 :
Analyse choquante, partiale, et tout simplement... bête.
Les commentateurs l'ont souligné, le Tea Party est loin de représenter l'opposition républicaine. Mr Moisi porte bien son nom et n'a pas du faire de long séjour aux Etats-Unis. Il se démène pour apporter à Obama un soutien à la françois hollande. Le but de l'obamacare n'est pas de prendre en charge la santé des petits, mais de diviser le pays pour mieux le réduire. Et tant d'autres choses encore...

Egratigner au passage les partis soi-disant populistes n'est pas mieux. Et hop ! encore une désinformation !
Ne vous prétendez pas politologue ! Mais on ne peut guère en attendre mieux de l'IFRI qui n'est que la caisse de résonance, soi disant experte, du Nouvel Ordre Mondial. Et Harvard, sa pépinière !

Je vais finir par me désabonner de La Tribune. Quel manque de sérieux!
a écrit le 18/10/2013 à 18:35 :
Je vois que la tribune vire extrême gauche populiste dénonçant les complots judeoultraneoliberaux... après on s'étonne que la France s'enfonce... Et dire que même la pravda constate ce déclin culturel vers l'aberration socialiste...
Réponse de le 18/10/2013 à 19:26 :
Mais qu'est-ce que vous racontez là ? La tribune respecte la liberté d'expression (dans le respect de sa charte). Le '' non-droit '' à l'information est digne des régimes dictatoriaux, ce que ne fait aucunement cet excellent quotidien ! Par contre si vous jalousez les Think Tanks d'autre pays, en voici donc un >>>>> en France :http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Si%C3%A8cle
a écrit le 18/10/2013 à 17:54 :
Je suis entièrement ok avec vous : ras le bol de verser 2000 euros de cotisations par mois pour payer la retraite de parfaits inconnus alors que je pourrai les consacrer à ma propre retraite. Idem pour la surcotisation au RSI et aux Urssaf pour les prestations sociales et la surconsommation de médocs de types dont je n'ai rien à foutre !
a écrit le 18/10/2013 à 15:21 :
Merci à l'ensemble de nos commentateurs. On en apprend plus en les lisant qu'en lisant l'entretien de cet ex "prof" à Harvard. Le problème de ce genre de spécialiste c'est qu'ils n'ont pas encore compris que les internautes baignent dans une information accessible au plus grand nombre (c'est ça la globalisation) et qui leurs permet de se forger leur propre opinion.
Réponse de le 18/10/2013 à 16:05 :
Exactement, vous avez parfaitement raison. Et nous, on partage l'information sans être égoïste par intérêts. (Juste trois '' clubs de réflexions '' pour le plaisir !). De Signet Society (http://fr.wikipedia.org/wiki/Signet_Society) en passant par le Bohemian Club (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bohemian_Club) et Bilderberg (http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Bilderberg). On notera pour l'anecdote, qu'Alan Greenspan (ex-président de la Fed) est un ancien membre du Bohemian Club et a participé à la conférence de Bilderberg de 2002. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Greenspan). Les grands clubs de la pensée unique ? http://absurdie.perso.infonie.fr/page7.html.
a écrit le 18/10/2013 à 14:23 :
Le Tea Party raciste ! Quelle méconnaissance crasse de la politique américaine. Le père fondateur Ron Paul (libertarien) et ses héritiers (son fils, Marco Rubio- un latino ! Paul Ryan et bien d'autres) sont tout sauf cela. Il suffit d'aller sur le site de Ron Paul pour comprendre. Certains le jugerons même pacifiste (son opposition à l'interventionnisme militaire en Irak et Afghanistan), laxiste (vente encadrée des drogues dures aux personnes majeures par ex) et pro ouverture des frontières,.... Et je ne suis pas au bout de la liste. Il représente non pas une idée passéiste mais bien l'avenir de l'homme, débarrassé du totalitarisme de l'Etat, libre et responsable de ces choix, ni assisté (Obama Care), ni dépendant d'une mégapole administrative et corrompue (Washington).
Réponse de le 18/10/2013 à 15:16 :
(Tout ça pour ça ? La croisade du Tea Party se termine en chaos à Washington.
Terrassé et déboussolé, le parti républicain sort en lambeaux de l'épuisante bataille budgétaire qui a enflammé Washington pendant deux semaines, mais la faction du Tea Party à l'origine de l'incendie n'éprouve aucun remord d'avoir pris en otage le Congrès."Absolument, ça en valait la peine", a assuré mercredi Michelle Bachmann, la fondatrice du groupe du Tea Party au Congrès et championne de la droite radicale, anti-Etat et anti-impôts. "Notre combat était le bon") http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/tout-ca-pour-ca-la-croisade-du-tea-party-se-termine-en-chaos-a-washington-525f76e8357026746e8a9da3 (Shutdown: une crise qui coûte très cher. L'estimation a été réalisée par l'agence de notation Standard & Poor's et diffusée peu de temps avant l'accord parlementaire. Elle s'élève à 24 milliards de dollars. "A ce jour, nous pensons que le shutdown a amputé de 0,6% le taux de croissance annualisé du PIB au quatrième trimestre", explique Beth Ann Bovino, économiste en chef pour les Etats-Unis de Standard and Poor's. L'agence new-yorkaise,q ui a privé les Etats-Unis de son triple A en 2011, revoit ainsi sa perspective de croissance pour le 4e trimestre, la situant désormais plus proche de 2% que des 3% jusqu'alors annoncés) http://www.metronews.fr/info/dette-americaine-un-shutdown-a-24-milliards-de-dollars/mmjq!WlPl4FmCbW5o/ .




Réponse de le 18/10/2013 à 16:01 :
Une administration qui s'arrête ne signifie pas systématiquement une perte de richesse. Je pense que nos pays développés fonctionneraient mieux si certains services publics s'arrêtaient de fonctionner... Les calculs de valeur ajoutée sont faussés car dans l'économie étatisée non soumis à la concurrence 1? de dépense n'est pas forcément synonyme de 1? de perte de richesse car il n'y a pas de sanction à la non efficacité (la faillite pour une entreprise privée du secteur concurrentiel).
Le Tea Party a le mérite de mettre les pieds dans le plat et de provoquer le débat sur la dette grâce à une procédure parlementaire qui place les responsabilités là ou elles doivent être. Ce sont bien les représentant du peuple qui décident des dépenses et pas l'exécutif (en France nous en avons seulement les apparences et l'illusion).
Réponse de le 18/10/2013 à 16:58 :
A phihifi.Le parti republicain s'en sort avec panache,le seul qui s'oppose aux socialos qui ruinent les US.
Réponse de le 18/10/2013 à 16:59 :
Vous dites: ''Le Tea Party a le mérite de mettre les pieds dans le plat et de provoquer le débat sur la dette grâce à une procédure parlementaire qui place les responsabilités là ou elles doivent être''. Oui, là je suis d'accord, mais faut-il encore s'entendre sur la vision des responsabilités ! Un rappel de mémoire: Après la crise de 1929, les Américains avaient eu la sagesse de choisir le New Deal de Franklin Roosevelt. Il est très inquiétant de constater qu'ils ont opté cette fois-ci, lors des élections de mi-mandat, pour les ultralibéraux du Tea Party, alors même que ce sont les conceptions libérales qui ont conduit les Etats-Unis à la crise. Il n'en reste pas moins fascinant de voir les ultralibéraux du Tea Party profiter des difficultés de Barack Obama, alors même que ce sont justement les conceptions libérales mises en ?uvre aux Etats-Unis quasiment sans discontinuer depuis l''arrivée de Ronald Reagan aux affaires en 1980 qui les ont amenés là où ils en sont?(je le soutiens car je l'ai étudié). L'histoire ne se répète heureusement jamais, mais la capacité à faire les mauvais choix suite à des crises majeures et à privilégier des « solutions » qui aggravent les problèmes au lieu de les résoudre est bien attestée. Suite à la crise de 1929, tous les pays européens s'étaient lancés avec ardeur dans des politiques du type de celles que revendique le Tea Party : moins d'Etat, réduction drastique et rapide des déficits publicc...Et cela avait débouché sur la prise du pouvoir par Adolf Hitler en Allemagne puis, dans la foulée, sur la seconde guerre civile européenne en l'espace d'un quart de siècle, avec toutes les conséquences que l'on connaît. A l'époque, les Américains, après avoir suivi dans un premier temps la même voie que les Européens, avaient eu la sagesse de rectifier le tir à temps en élisant Franklin Delano Roosevelt en 1932. Il avait alors mis en ?uvre la politique keynésienne du New Deal, préservant ainsi le pays de troubles sociaux et politiques majeurs malgré l'ampleur de la dépression qu'il avait subie (je le confirme, car le l'ai étudié). S'ils choisissent de s'engager davantage encore dans l'aventure Tea Party, il se pourrait bien que cette fois le risque principal de dérapage post-crise vienne des Etats-Unis. L'Europe ne manque cependant pas, elle non plus, d'apprentis sorciers tout aussi dangereux?(http://www.alternatives-economiques.fr/les-etats-unis-et-l-aventure-tea-party_fr_art_705_51825.html)

Réponse de le 18/10/2013 à 17:37 :
Vision faussé d'un étatiste qui tire ses sources des médias officiels français (cela fait des années que je suis l'actualité grâce aux journaux étrangers bien plus objectifs et professionnels). La santé américaine est étatisé à 70% comme en France ! ce n'est donc pas le système ultralibéral que vous décrivez, même si les 2 systèmes sont très différents.
Le New Deal a ruiné les Etats unis et à prolongé la crise de 1929 (renseignez vous sur le niveau du chômage et de l'activité industrielle à l'arrivée de FD Roosevelt jusqu'au début de la guerre : aucune amélioration...).
Quand à l'origine des crises de 1929 et de 2008 elle ne se situe pas au niveau du "marché" qui est par définition neutre puisqu'il s'agit d'êtres humains qui utilisent une liberté fondamentale (celle d'échanger librement entre eux) mais au niveau des manipulations monétaires des banques centrales : des taux d'intérêts réels maintenus artificiellement trop bas et trop longtemps qui empêchent les ajustements naturels de la création/destruction schumpetérienne et créent des bulles spéculatives qui explosent de manière cataclysmique.
Réponse de le 18/10/2013 à 18:31 :
MERCI pour ce commentaire EDIFIANT ! ++++10000000000
Réponse de le 18/10/2013 à 18:59 :
Un libertarien qui nous refait l'histoire ? Pas de surprise, s'est leur tasse de thé. Etatiste, moi ?Alors celle-ci on ne me l'a jamais faite mais amusant tout de même. (Il est vrai, en ce qui me concerne, que j'aurai souhaité que les Etats n'interviennent pas dans le sauvetage des banques, aux USA et en Europe, histoire de mettre une bonne dérouillée au néolibéralisme. Allez, encore un article en français pour les lecteurs: (http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/332317/economie-neoliberale-de-l-etat-et-du-marche) et un en anglais rien que pour vous. Cadeau ! (http://krugman.blogs.nytimes.com/2013/08/17/conservatives-are-mostly-not-libertarians/)
Réponse de le 18/10/2013 à 19:15 :
....et pour poursuivre sur ma lançée mon garçon....il y a une bande dessinée tout à fait ludique et intéressante pour comprendre un b.a.-ba. Quant aux individus cherchant à poursuivre leur évolution (la moindre)...il y a toute une série d'ouvrages très intéressant. D'autant plus si l'on connaît le pedigree de l'auteur (http://www.amazon.fr/La-survie-lesp%C3%A8ce-Paul-Jorion/dp/275480725X)
a écrit le 18/10/2013 à 11:51 :
je pense au contraire que les libertariens ont gagné dans cette affaire : ils ont montré à tous les Américains à quel point l'Etat central est une construction artificielle basée sur l'endettement.

Je prédis la chose suivante : les USA vont se fragmenter entres races, avec les Blancs, désormais minoritaires mais très concentrés au centre du pays, qui refuseront de plus en plus de vivre et de partager avec les Latinos des Etats du Sud, les AfroAméricains des 3 côtes et des Grands Lacs et toutes les autres populations.

a écrit le 18/10/2013 à 11:30 :
Que va faire l'UMP avec la montée en puissance de la droite forte et de JF COPE qui sont les représentants du "tea party à la française" les faux pas de Fillon font craindre le pire!
a écrit le 18/10/2013 à 11:14 :
Je trouve que pour un politologue vous vous laisssez aller à quelques raccourcis qui en bout de compte amène à un mensonge grossier.

1. Tout ne tourne pas autour du tea party. Il y a des composantes dites "libertariennes" au sein du parti républicain et pas forcément associés au tea party(voir Rand Paul). Je ne suis même pas sur que le tea party soit plus importante que cette composante. Les associés, et résumer le tout en "tea party" est une malhonnêté intéllectuelle si on se proclame spécialiste de la politique américaine. Car sur des sujets comme l'immigration précisément se sont deux opposés.

2. Vous dites que les modérés républicains se sont rendus compte du désastre de s'associer avec le tea party. On aurai pu retourner le problème autrement, le parti républicain s'est rendu compte qu'il ne servait à rien de copier la politique démocrate au travers de ces RINO (Republican In Name Only) et que cela à provoquer énormément de dégats dans sa crédibilité. Il y a encore d'autres options (neo-con vs libertarien) mais elle sous entende des connaissances de la politiques américaines pour être bien comprises que l'on trouve rarement en France. Bref ce choix de ne défendre qu'une de ces options indique une prise de position politique claire de votre part, l'analyse sera donc partisane.

3. le tea party n'est pas un parti raciste dans son ensemble. Il y a forcément des "chapters" qui le sont mais cela n'engage pas le mouvement dans son ensemble. Vu qu'une image vaut mieux qu'un long discours, je propose à vos lecteurs de taper dans google "black tea party" et d'aller voir les images...Confondant.

C'est triste de désinformer comme le vous faites. Je ne vous félicite pas. C'est du militantisme, pas du journalisme.
Réponse de le 18/10/2013 à 12:50 :
+++++
Réponse de le 18/10/2013 à 15:33 :
+++++ Le Tea Party n'a rien à voir avec ce qu'on qualifie de "populisme" en Europe. D.Moisi est-il seulement allé voir ce qu'est le Tea Party? Marre de ces pseudo-spécialistes qui assènent leurs contre-vérités à longueur de pages.
Réponse de le 18/10/2013 à 15:50 :
D.Moïsi ne serait-il pas membre du Think tank (très opaque) Bilderberg ?
a écrit le 18/10/2013 à 10:36 :
Manque de connaissance impressionnante de la politique américaine. Dire que le tea party est fondé sur le racisme est d'une bêtise tellement franco-francaise qu'on voit très bien l'abime qui sépare cet homme de la réalité politique américaine.
a écrit le 18/10/2013 à 10:19 :
"Tea Party repose surtout sur le racisme" Quel mensonge éhonté.... Que M. Moisi n'aime pas les Tea Party, il a le droit, qu'il désinforme ouvertement les lecteurs Français est un vrai problème.

Les Tea Party ont des positions contestables, mais le moins qu'on puisse dire est que la race n'est absolument pas un ciment de ce mouvement. Les sites du Tea Party en parlent pratiquement jamais...

Le socle du Tea Party est une forte défiance à l'Etat fédéral et aux dépenses publiques.
Réponse de le 18/10/2013 à 11:11 :
@Tea Party Fr: Personnellement, je ne suis ni un adepte du Tea Party, ni ne poursuis des idéologies libertariennes. Pourtant, ceci ne m'empêche nullement de soutenir pleinement le contenu de votre commentaire '' Tea Party Fr ''. A cet effet, j'encourage vivement Dominique Moïsi (que je respecte également) à lire ces deux extraits de Noam Chomsky (et plus s'il le souhaite): ''...Plus efficace encore que les dictatures, le lavage de cerveaux en liberté (...) [1]'' Il n'y a pas de « principes anarchistes » fixes, une sorte de catéchisme libertaire auquel il faudrait prêter allégeance. L'anarchisme, du moins tel que je le comprends, est un mouvement de la pensée et de l'action humaines qui cherche à identifier les structures d'autorité et de domination, à leur demander de se justifier et, dès qu'elles en sont incapables, ce qui arrive fréquemment, à tenter de les dépasser. Loin de s'être « effondré », l'anarchisme, la pensée libertaire, se porte très bien. Il est à la source de nombreux progrès réels. Des formes d'oppression et d'injustice qui étaient à peine reconnues, et encore moins combattues, ne sont plus admises. C'est une réussite, une avancée pour l'ensemble du genre humain, pas un échec.
[2] Chaque fois qu'on demande à un journaliste vedette ou à un présentateur d'un grand journal télévisé s'il subit des pressions, s'il lui arrive d'être censuré, il réplique qu'il est entièrement libre, qu'il exprime ses propres convictions. Comment fonctionne le contrôle de la pensée dans une société démocratique ? En ce qui concerne les dictatures, nous le savons. Quand des journalistes sont mis en cause, ils répondent aussitôt : « Nul n'a fait pression sur moi, j'écris ce que je veux. ». C'est vrai. Seulement, s'ils prenaient des positions contraires à la norme dominante, ils n'écriraient plus leurs éditoriaux. La règle n'est pas absolue, bien sûr ; il m'arrive moi-même (N.Ch.) d'être publié dans la presse américaine, les Etats-Unis ne sont pas un pays totalitaire non plus. Mais quiconque ne satisfait pas certaines exigences minimales n'a aucune chance d'être pressenti pour accéder au rang de commentateur ayant pignon sur rue. C'est d'ailleurs l'une des grandes différences entre le système de propagande d'un Etat totalitaire et la manière de procéder dans des sociétés démocratiques. En exagérant un peu, dans les pays totalitaires, l?Etat décide de la ligne à suivre et chacun doit ensuite s'y conformer. Les sociétés démocratiques opèrent autrement. La « ligne » n'est jamais énoncée comme telle, elle est sous-entendue. On procède, en quelque sorte, au « lavage de cerveaux en liberté ». Et même les débats « passionnés » dans les grands médias se situent dans le cadre des paramètres implicites consentis, lesquels tiennent en lisière nombre de points de vue contraires. Le système de contrôle des sociétés démocratiques est fort efficace ; il instille la ligne directrice comme l'air qu'on respire. On ne s'en aperçoit pas, et on s'imagine parfois être en présence d'un débat particulièrement vigoureux. Au fond, c'est infiniment plus performant que les systèmes totalitaires....'' http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/CHOMSKY/14992

a écrit le 17/10/2013 à 23:26 :
Belle analyse...
a écrit le 17/10/2013 à 22:50 :
Analyse fort juste et pertinente. Et une grande connaissance du sujet.
a écrit le 17/10/2013 à 21:47 :
Le Tea Party est le sewul a pouvoir contrer le socialo Obama qui est en train de ruiner les US.
Réponse de le 18/10/2013 à 16:36 :
ben, c'est ça! j'e vais de ce pas en parler à mon cheval !pfffff!!!!! vaut mieux que les Américains crèvent de ne pouvoir se soigner, santé à 2 vitesses, si t'as des ronds, tu peux, sinon tu crèves! BRAVO !!!!

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