• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Produits dérivés: ping-pong au sommet de l'UE

Daniel Tourre

Publié le 19 novembre 2013 à 15:11 - Mis à jour le 16 novembre 2017 à 14:51

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La réglementation européenne EMIR, censée encadrer les marchés de produits dérivés, multiplie les allers-retours entre les institutions européennes. Une manipulation politique ? Par Daniel Tourre, Business Analyst pour les banques de marché.

Chaque mois, un nouveau rebondissement se produit dans le petit monde de la réglementation financière autour des dérivés, le mois de novembre n'a pas déçu les habitués de ce feuilleton bancaire. A la surprise générale, la Commission Européenne, n'a pas suivi les recommandations de l'ESMA, l'autorité de tutelle européenne pour la réglementation bancaire EMIR. L'ESMA plaidait pour un délai supplémentaire dans la mise en place de l'un des pans de la nouvelle réglementation des dérivés, la commission européenne l'a rejeté avec l'injonction de tenir coûte que coûte le calendrier initial.

Depuis l'injonction du sommet du G20 de septembre 2009, le monde des dérivés vit au rythme, parfois chaotique, d'un des plus grands chantiers réglementaires s'appliquant à la finance depuis des décennies. La nouvelle réglementation EMIR, portée par l'ESMA, l'autorité de tutelle, impose aux acteurs financiers de fortes obligations en matière de transparence et de couverture s'ils veulent continuer à utiliser les dérivés, ces contrats sophistiqués dont l'usage a explosé ces deux dernières décennies.

Les référentiels centraux, le nouvel acteur du monde des dérivés

L'un des pans de cette réglementation est l'obligation pour chaque acteur d'enregistrer ses contrats dérivés. L'enregistrement doit être effectué dans des entreprises habilitées par l'ESMA, les trade repositories, traduit par 'Référentiels centraux'.

Les entreprises souhaitant offrir une prestation de trade repositories doivent faire une demande auprès de l'ESMA afin d'être habilitées. Le 7 novembre, les 4 premiers acteurs ont reçu leur habilitation.

Chaque acteur contractant un dérivé, qu'il soit une banque ou un client de banque, disposera d'un identifiant mondial unique, le LEI. Il devra choisir un 'trade repository' parmi ceux qui sont habilités. Il aura ensuite l'obligation de déclarer ses nouveaux contrats dérivés à son 'trade repository' dans les jours suivant la signature du contrat. La déclaration peut être déléguée à un acteur tiers. Cette disposition est importante, en particulier, pour les acteurs non financiers, ayant un volume faible de dérivés, et ne pouvant mettre en place toute l'architecture technique permettant la déclaration pour seulement quelques opérations par mois.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Dérivés OTC ou dérivés listés, des cousins dans un même moule réglementaire

Une large partie des dérivés, la partie OTC,  est contractée directement de banque à banque, sans intermédiaire et sans affichage public (OTC signifie Over the Counter, par-dessus le comptoir, une relation commerciale directe entre un vendeur et un acheteur contrairement aux actions, obligations et produits listés vendus dans des bourses où chacun peut acheter ou vendre publiquement).  Les dérivés OTC sont des contrats souvent faits sur mesure. Ces particularités entrainaient un manque de visibilité pour les autorités de tutelle, en volume comme en montant, puisque chaque banque conservait bien sûr dans ses registres ses contrats propres, mais il n'y avait aucun endroit centralisé permettant d'avoir une vision d'ensemble.

Les dérivés listés, cotés sur des marchés organisés, ne représentent que 10% des transactions. Cotés sur des marchés, ils ne présentent pas les mêmes risques d'opacité que les OTC, mais le législateur européen a choisi, pour faciliter une perspective générale, de les inclure parmi les produits à enregistrer.

Un moule mal pensé pour des cousins différents.

Dans les grandes lignes, le projet est fixé depuis plusieurs semestres. Là où le bas blesse, c'est dans les détails opérationnels et techniques sur les périmètres (produits, délais, acteurs) des contrats devant être enregistrés. L'un des derniers problèmes en date concerne justement la volonté de l'UE d'obliger à enregistrer les dérivés OTC et les dérivés listés, malgré leurs caractéristiques assez différentes.

Car les dérivés listés (en anglais, 'ETD exchange traded derivatives') achetés et vendus sur un marché organisé entrent dans le même temps dans le périmètre d'une autre réglementation, la réglementation MiFID, qui possède ses propres définitions des acteurs responsables du reporting lors d'une transaction (broker,  firme transmettant l'ordre, contrepartie). Les incohérences potentielles entre les deux réglementations EMIR et MiFID, identifiées tardivement, posent problème à la fois aux acteurs qui doivent faire face à des doubles déclarations incohérentes entre elles, et au régulateur qui doit contrôler des données agrégées aux définitions différentes.

Ping-pong entre la Commission Européenne et l'ESMA

Devant les problèmes à résoudre, le 6 août dernier l'ESMA plaide auprès de la Commission Européenne pour un délai (jusqu'en janvier 2015) concernant uniquement le périmètre des dérivés listés, la déclaration des dérivés OTC conservant la date initiale (le 12 février 2014).

Ce délai a été refusé le 7 novembre dernier par la Commission Européenne par la voix de Jonathan Faull.

Le 14 novembre, l'ESMA prend acte de ce refus par une lettre de Steven Maijoor, son directeur. Il maintient son argumentation : il manque encore à l'heure actuelle une partie des détails opérationnels qui devraient permettre aux acteurs de respecter la réglementation, détails opérationnels qui impliqueront des modifications techniques. Et sans ces précisions, l'incohérence entre EMIR et MiFID deviendra problématique. Steven Maijoor annonce, bien contraint et forcé, que l'ESMA tentera dans un délai très court de produire les notes techniques nécessaires, sans consultation avec les acteurs concernés pour gagner du temps. Il précise finalement, dans un doux euphémisme que ces notes "ont peu de chances de produire des données avec la qualité nécessaire pour que les régulateurs fassent leur travail."

12 février 2014, un compte à rebours difficile.

Ce ping-pong entre l'ESMA et la Commission Européenne n'amuse personne, à commencer par les acteurs concernés par la réglementation. Certains soupçonnent ce refus de la Commission Européenne d'être motivé avant tout par l'apparence politique : des retards supplémentaires n'auraient pas permis à EMIR d'entrer pleinement en vigueur avant les élections européennes, privant les locataires actuels des instances européennes du mérite de sa mise en place.

À lire également

  • Dérivés OTC, le tango désordonné US-UE continue
  • Produits dérivés : une règlementation "à la carte"
  • Marchés de dérivés de gré à gré : une réglementation claire en théorie, floue en pratique
  • Quels sont les meilleurs produits dérivés pour se couvrir contre le risque?

Quoi qu'il en soit, la question  amusante "Comment mettre en place, sur le plan technique et opérationnel une réglementation aussi lourde, sans en connaître certains détails à quelques semaines de la mise en place ?" va permettre de commencer l'année 2014 en fanfare sur les plateaux de beaucoup d'acteurs financiers, grands ou petits...

Daniel Tourre

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats