Pénurie de médecins : à qui la faute ?

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(Crédits : Reuters)
Les pénuries de médecins se multiplient. Pourtant, les effectifs se situent dans la moyenne des pays industriels. Une question d'organisation. par Mehdi Mejdoubi, médecin Chef de Pôle

Rarement la pénurie de médecins en France n'aura autant été visible des directeurs d'hôpitaux. De leur côté, les Français observent tous les jours la difficulté à obtenir un rendez-vous dans des délais raisonnables - il faut, à certains endroits, atteindre 6 mois pour consulter un spécialiste (hors urgences).

Une pénurie qui va s'aggraver

Cette pénurie va s'aggraver avec le départ à la retraite de la génération du baby-boom et être maximale dans les 10 prochaines années. Même si le numerus clausus à l'entrée des études de médecine a été largement augmenté dans les années 2000 (passage de 3500 en 1990 à plus de 7500/an en 2013), cette augmentation a un impact décalé lié à l'exceptionnelle durée des études (de 9 à 11 ans, parfois plus) et à des changements de comportement professionnel (féminisation, exercice temporaire, …).

Cette pénurie va augmenter le phénomène de désertification médicale dans certaines zones et altérer les comptes d'hôpitaux publics qui seront pris en étau entre la perte d'activité d'un côté, et le besoin de recourir à des intérimaires de l'autre (500 millions d'Euros/an de surcoût d'après le rapport Véran). Pour les citoyens, les délais de rendez vous risquent de s'allonger et cela peut, dans certains endroits, faire courir des risques de santé publique.

Cette pénurie traduit d'abord un problème d'organisation

Pourtant la France n'a jamais compté autant de médecins en activité (215 000 en 2013), et elle présente un effectif médical qui se situe dans la moyenne des pays de l'OCDE (Panorama de la santé 2013) - ce qui montre qu'au-delà des chiffres, la pénurie est également causée par des défauts d'organisation de notre système de santé. Autrement dit, il serait possible d'y faire face sans augmenter les coûts du système de santé, en agissant notamment sur les 3 leviers suivants :

1)     Aligner la carte du système hospitalier sur celle des besoins. Malgré les rapports répétés et circonstanciés sur les dangers des petites structures (notamment obstétricales et chirurgicales), les autorités publiques ont des difficultés à les fermer face à la mobilisation des populations environnantes. L'argument invoqué par les défenseurs de ces structures est celui de la proximité et surtout par le souci de préserver l'emploi dans des zones souvent sinistrées. 

Mais peut-on mettre en balance ces arguments face à la mise en danger réelle des patients lorsque des structures ne réalisent que un à deux « actes » par jour alors qu'il est scientifiquement prouvé qu'on ne fait bien que ce que l'on fait souvent.

Du reste, la fermeture de certaines petites structures n'est pas la seule alternative, un regroupement entre sites peu éloignés géographiquement est souvent réalisable avec une spécialisation différente des sites. Mais la symbolique liée à certaines activités (maternité par exemple) reste importante dans certaines petites communes. Mais, à nombre de médecins constant, il faut bien comprendre que garder des structures peu productives revient à créer une pénurie artificielle là où ces médecins seraient réellement utiles…

2)     Développer la délégation de fonctions et de compétences aux professions paramédicales. La formation médicale est un levier coûteux et long à actionner, alors que la formation paramédicale (en général d'une durée de 3 ans) peut s'actionner plus aisément. Certes, transférer des compétences initialement dévolue aux médecins, peut toucher l'égo de certains médecins et contribuer à transférer les revenus y afférents.

Mais est-ce réellement valoriser le rôle du médecin que de lui confier des actes qui nécessitent des formations plus courtes dans les autres pays du monde ? Après tout, la plupart des accouchements sont du ressort de sages-femmes. Dans de nombreux pays, la prescription de lunettes et de lentilles est (très bien) réalisée par des techniciens. Aux USA et au Canada, ce sont des « paramedics » qui interviennent dans l'équivalent du SAMU alors qu'en France on mobilise des médecins qui seraient (parfois) mieux employés ailleurs. 

Un pharmacien serait mieux utilisé à donner des conseils sur la rationalisation des ordonnances plutôt que sur la vente de produits parapharmaceutiques.

Les avantages en termes de coût sont évidents : un médecin hospitalier coûte en France l'équivalent de 100.000 euros contre 50.000 pour du personnel paramédical. Actuellement, les rares délégations se font sous l'étroit contrôle de médecins, ne réglant pas suffisamment le problème du délai d'attente, et ne permettant pas une réelle économie (car partageant des revenus). Réclamer l'avis d'un médecin pour tout n'a pas plus de sens que de réclamer systématiquement l'avis d'un médecin spécialiste au lieu d'un généraliste.

Or, il est devenu obligatoire depuis 2005 de passer par son généraliste avant de solliciter un spécialiste, sans que cela n'altère la prise en charge des patients. De même, pour certains actes, il faudrait passer par un praticien paramédical plutôt que par un médecin.

3)    Revoir la distribution de l'offre de soins, trop concentrée sur les grandes villes et les régions côtières (notamment du sud), laissant « désertique » certaines parties du territoire. Les solutions contraignantes sont complexes à mettre en œuvre tellement les situations sont variables et les spécialités médicales nombreuses (plusieurs dizaines). Plus efficace, l'incitation donnée aux médecins peut être financière avec une sur-rémunération (comme dans certains territoires d'outre-mer), basée sur l'offre de postes publics (en diminuant les postes publics dans les zones bien couvertes par le privé et vice versa), basée sur la formation (en accroissant les postes formateurs dans les régions déficitaires) ou être basée sur le mode de travail (regroupement des praticiens dans des maisons de santé).

Une réforme globale est nécessaire

Il est donc possible, si nous le souhaitons vraiment, d'éviter sans surcoût les effets de la pénurie médicale, et de ses conséquences pour les patients -un système de santé dans lequel les riches passeront devant les autres dans des files d'attentes qui iront croissantes. Mais les solutions à cette pénurie médicale requièrent de réformer l'organisation, aux études et aux statuts des professions médicales et paramédicales.

Si l'on part du principe que notre système de santé continuera à avoir des moyens contraints dans les années qui viennent, les décideurs qui auront, aujourd'hui, fait le choix du statu quo seront, demain, responsables de la dégradation de l'accès des français au système public de santé.

 

Dr Mehdi MEJDOUBI, médecin et Chef de pôle, pour l'Observatoire du Long Terme

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Commentaires
a écrit le 28/12/2017 à 21:06 :
Oui, nous sommes révoltés de toutes ces erreurs commises par les politiques depuis 20ans. Pour les privilégiés d’ état , il n’y a pas de problème, c’est la France d’en haut qui s’octroie ces privilèges, mais pour le commun des mortels français, c’est une autre histoire. Ma mère âgée de 93 ans est restée plus de 24 heures sur une civière en attendant d’être soignée. C’est la médecine de province.
Ce qui est désolant, c’est de voir tout ce fric qui est gaspillé pour des fêtes . A Paris c’est de la provocation , sachez que la province crève, bientôt il suffira de mettre un sac plastique sur la tête pour que les vieux n’encombre pas les hôpitaux.
Nous aussi nous sommes Français à part entière, sauf si Paris et ses dirigeants considèrent que les provinciaux sont totalement à part, c’est à dire en seconde zone.
Pensez-vous que cela va durer éternellement ?
a écrit le 28/12/2017 à 19:56 :
Depuis combien d’annees, les experts et politiques de tout genre ce sont penchés sur ce problème, le numerus clausus doit être supprimé en médecine humaine comme en médecine animale, c’est un privilège qui ne doit plus être accepté. Les plus compétents seront reconnus et les médecins qui travaillent à mi-temps devraient rembourser une partie de leurs études, ce sont les français qui paient les études.
A l’inverse les étudiants voulant s’investir devraient avoir un salaire dès la troisieme année en s’engageant à travailler à plein temps pendant 5 a 7 ans dans des endroits sans médecins, en garantissant un revenu minimum.
Mais bien sûr, seul la ville de paris tire son épingle du jeu à au détriment des villes de provinces. Il nous faut un an pour contrôler notre vue, 48 heures sur Paris.
Trouvez-vous cela normal ou devrions nous demander une autonomie territoriale pour être entendu.
a écrit le 24/04/2014 à 8:09 :
Pénurie de médecin ? Pourtant le numerus clausus n'augmente pas !!! Quand on voit le nombre d'etudiant réussissant leur première année mais qui ne peuvent pas passer en seconde car le quotat est limité !!! Alors , il ne faut pas se plaindre !!! Et par la suite on recrute a l'etranger car il n'y a pas de numerus clausus !!! A mediter !!!
a écrit le 23/04/2014 à 16:01 :
Je me ris dessus ! à coté on a de bons médecins français a diplôme étranger (et à formations complémentaires dans nos universités françaises et donc reconnues) qui consacrent des années à l'exercice bénévole de la médecine dans nos hôpitaux et ne peuvent au final exercer la médecine ! Le cauchemar continue ...
a écrit le 01/04/2014 à 11:56 :
La pénurie dans le secteur médical concerne quasiment tous les métiers de ce secteur !
a écrit le 13/03/2014 à 15:54 :
Ici en ZRR les patients sont des rois et les Médecins sont à la disposition des patients souvent capricieux, comme j'ai pu le constaté avec mon Médecin venu s'installé en ZRR,
je peux vous dire qu'il déchante, il y a des pressions que vous n'imaginez même pas.
obligé de faire des gardes,visites, etc mais ce n'est pas encore assez, il ne faut pas que ces Médecins prennent de vacances sinon c'est la fin du monde, il faut trouver un remplaçant,etc etc etc.... et bien moi je dis que venir exercer en ZRR et un enfer pour ces Medecins
a écrit le 13/03/2014 à 15:35 :
Je suis scandalisée de constater comment les Médecins sont traités en France et surtout en zone zrr les personnes voudraient avoir un Médecin par patient, vous rendez vous compte que cela et une aberration? en zrr il font venir des Médecins et après l'enfer commence pour ces Médecins.
a écrit le 23/01/2014 à 16:37 :
ce sont des enfants gâtés, avec un beau statut social. On devrait les obliger au début de carrière à travailler en équipe et à 10 ans dans une zone défavorisée, car tous ses messieurs dames lisent dans les boules de cristal pour leur diagnostics et sont rémunérés avec des fonds publics. On ne peut pas tous les voir s"etablir sur la côte d'azur et laisser crever les gens le dimanche au fond de la haute marne ou de la haute saone parce qu'ils sont en week end, tous.
Réponse de le 28/01/2014 à 10:21 :
Que de bêtises pouvons nous lire dans les commentaires. Très souvent les réponses sont des paroles sans fondement juste par simple but de dénigrer ..... C'est triste mais il ne faut pas s'étonner de la multiplication des déserts médicaux après cela .
1)  des enfants gâtés dites vous ? L'inscription en médecine est gratuite , allez faire 10 ans d'études   et après on en reparle
2) le statut social : arrêtons les clichés....... Début janvier un sondage IFOP pour le quotidien du médecin mettait en évidence que 9 médecins sur 10 trouvaient que leur statut social s'était dégradé...... Juste un sentiment ? 
Lisez le blog du Dr Gomi , c'est très intéressant .
3) les obliger: un externe en médecine fait pour 200€ par mois et ce pendant 3 ans le travail de secrétaire, aide soignant, manipulateur radio..... Puis après l'internat il part dans une région pour 3 à 5 ans pour faire tourner les hôpitaux et vous voudriez encore les obliger???? Vous trouvez qu'on a trop de jeunes medecins qui s'installent pour se permettre de les dégoûter ?
4) diagnostics lus dans des boules de cristal? Que répondre à une telle ânerie ? À part que, s' ils font n'importe quoi comme vous dites alors à quoi cela sert'il de les obliger à s'installer ..... Il est vrai qu'en France actuellement on meurt plus en couche, que la mortalité infantile est constante augmentation, que survivre à un infarctus est impossible.... Bref
5) rémunérés avec des fonds publics : c'est le patient qui est gracieusement remboursé de ses soins par la collectivité même lorsqu'il consulte pour rien. Et le médecin il paye des impôts aussi au passage
6) tous s'installer sur la côté d'azur: il faut arrêter avec les images d'épinal , même Paris ne séduit plus la capitale a perdu 20 % de ses généralistes en cinq ans.....
7) laisser crever les gens : de quoi parlez vous? Y'a t'il eu une augmentation de la mortalité dans les déserts médicaux ? D'ailleurs un médecin généraliste de garde le week-end ne prend pas en charge les urgences vitales, il n'en a pas les moyens et vu la tournure que prennent les choses( judiciaristion de la médecine pour un oui ou pour un non )j'ai du mal à croire que beaucoup si risqueraient..... Le week-end  en cas d'urgences il y'a le 15 et les urgences , sinon ça peut attendre, il faudrait penser à arrêter de se comporter comme des enfants gâtés.... A bon entendeur.
a écrit le 19/01/2014 à 19:33 :
y a t'il manque de médecins ou trop de personnes qui vont voir le médecin au moindre bobo !
Exemple vécu: une voisine commerçante boulangère qui est à la CMU et OUI et qui me dit qu'elle va chez le médecin pour avoir une ordonnance prescrivant une boite d'Aspirine !!!!!!!!
coût de la visite 23€ + 5,4€ soit 28,4€ le coût de revient d'un médicament en vente libre que la société , vous ,moi , allons payer ! Combien de personnes comme celle-là encombre les salle d'attente ?????? Par contre leur fille étudiante , qui bénéficie de toutes les bourses possibles à une voiture ???? mais silence pas touche au social .
Réponse de le 20/01/2014 à 10:22 :
Vous touchez du doigt la problématique française, l'irresponsabilité du patient encouragée, le manque de médecins, donc de plus en plus de médecins étrangers, et des remboursements systématiques, quelque soit l'état du patient.
Réponse de le 27/01/2014 à 14:51 :
encore des préjugés, cette personne au CMU peut vous dire ce qu'elle veut vous ne connaissez rien de sa vie! cessez de juger! je suis au CMU, et j'allais voir mon dentiste et médecin, 1 fois l'an, j'ai arrêter de les voir, ils me donnaient trop de médoc pour rien, pourtant mon docteur et dentiste me faisaient revenir très souvent, a cause de ma CMU! j'ai refusé; alors, qui profite du système?
a écrit le 19/01/2014 à 17:13 :
Les médecins n'ont pas aggravé le numerus clausus...c'est uniquement la politique débile de ces 30 dernières années!....1 femme medecin sur 2 ne s'installe pas : ça va être facile de les obliger à le faire!
Réponse de le 19/01/2014 à 20:07 :
Ne pas oublier que dans les années 1998, des primes ont été données aux médecins
pour partir . décret du 31 8 98 JO DU 5 9 / MONTANT DE LA PRIME pour mes médecins de 64 ans 192 853 FRANCS
a écrit le 19/01/2014 à 13:55 :
Et oui, d'accord avec cet article. Je pense qu'il faudrait une sortie dans les études de médecine au niveau concours d'internat. Créer légalement un intermédiaire entre les infirmiers même spécialisés; et les médecins.D'autant plus que les études de médecine ne cessent de s'allonger.
a écrit le 18/01/2014 à 13:48 :
Je suis vraiment d'accord avec cet article, très intéressant et réaliste. Travaillant dans ce monde de la santé, je constate que Vichy est toujours là, qui a mis les médecins comme des notables ayant tous les pouvoirs. Il faut revenir à un Etat démocratique (vous avez vu le nombre de députés médecins ? Assemblée nationale = lobby style USA). ll faut aussi d'urgence décentraliser le ministère de la santé, et renforcer les ARS. Et assez avec les gens de Sciences PO qui viennent diriger des domaines où ils n'y connaissent rien (comme l'ASIP et le système d'Information santé, bonjour les dégâts) ! ils nous pondent des stratégies imbéciles comme hôpital numérique, inadaptée aux établissements de santé ! au secours !
Réponse de le 20/01/2014 à 10:42 :
Décentralisez le ministère de la santé, comme n'importe quel autre ministère, et vous vous trouverez dans le même pépin qu'ici dans l'Espagne. Ruinés á vie. Tirez la leçon des voisins!
a écrit le 18/01/2014 à 10:11 :
réglons le problème facilement
une installation de médecin idem au pharmacien un médecin pour un nombre d habitants sinon pas remboursement de la sécu
les médecins font du cinéma se sont des fonctionnaires ils n ont qu un client la sécu
le vrai probleme est la faiblesse de notre état .
Réponse de le 18/01/2014 à 11:06 :
Complétement en phase avec les propos de Christophe. Et effectivement il faut donner certains actes aux infirmières ou autres professions médicales et en m^me temps leur revaloriser leur salaire. Ces hommes et femmes s'avèrent souvent plus utiles que les médecins
Réponse de le 18/01/2014 à 11:44 :
L évidence n est pas dans le language des énarques mon cher !
Réponse de le 18/01/2014 à 15:03 :
Obligeons le peu d'interne qui choisissent l'exercice libéral, contraignons les.... 
Les pharmaciens, à la fin de leurs études, exercent majorité en libéral et cela n'est pas le cas des médecins.... Renseignez vous
Quand un interne de médecine général sur dix choisit cet exercice, c'est qu'il y a un problème.
On demande toujours plus aux omnipraticiens on leur demande d'être au fait des dernières recommandations ( et bien sur de manière indépendante), d'être tour à tour cardiologue, urgentiste, gériatre, pédiatre ...., d'été dispo tout le temps ( quoi un médecin qui n'est pas de garde h24??? Qui prend des week-end ? Alors que mon bobo ne peut attendre? )
Le problème de la désertification médicale est certes lie à un numerus clausus drastiquement bas pendant 20 ans ( mais vous avez voté pour ces politiques qui ont mis en place ce système ... Soyez responsables!!) c'est également un exercice (médecin généraliste libéral) totalement dévalorisé par les politiques , les médias et maintenant la population..... Des charges administratives qui augmentent, une judiciarisation et une agressivité  croissantes, un delai de carence de 90 jours, l'absence de congés maternité et des revenus en baisse, il ne faut pas s'étonner d'une démographie en berne qui ne va que s'aggraver.... On parle des campagnes, mais Paris a perdu un tiers de ces médecins généralistes, on parle de nantis qui vont sur la côté pourtant narbonne manque de médecins.... L'OMS à déclare qu'un système de santé efficace passait par des soins de premiers recours développés. Au Canada, en belgique, en suisse cela a été pris en compte , d'ailleurs de nombreux médecins français  ne s'y sont pas trompés ..... Nous? nous en somme toujours à les traiter de nantis alors que c'est une des professions dont le taux de suicide est le plus elevé....Bref on a ce que l'on mérite au final.
Réponse de le 19/01/2014 à 12:46 :
Un médecin sur 10 qui choisit l'exercice libéral :
C'est une fiction entretenue inexplicablement.
Aujourd'hui, la quasi totalité des spécialistes et beaucoup de généralistes font un post-internat d'au moins 2 ans à l'hôpital. C'est le cursus quasi obligé. Leur premier poste est donc hospitalier.
Le vrai taux d'installation en libéral est à mesurer 3 ans après le diplôme. Et il sera proche de 50%, qui est la répartition habituelle public/prive.
Attention aux statistiques ...
Réponse de le 19/01/2014 à 13:32 :
Un post doctorat de 2 ans pour quasi tous les généralistes ? D'où cela sort il ? C'est du ressenti ça ?
La part des médecins choisissant l’exercice libéral lors de leur première inscription au tableau de l’Ordre reste modeste : seuls 9,8% des jeunes médecins inscrits choisissaient en 2007 l’exercice en libéral. Pour autant l’analyse d’une cohorte permet d’observer qu’après CINQ années de pratique, ils sont 35% à désormais exercer en libéral/mixte. Ça c'est des statistiques de l'observatoire de la démographie médicale 2013 !!!!! Et la conclusion est loin de ce que vous dites..... Bref avant de parler et de reprocher aux autres des approximations faites preuve vous même de rigueur.
Réponse de le 19/01/2014 à 14:09 :
Je parle des Omnipraticiens, vous parlez des médecins toutes spécialités confondues..... Le problème n'est pas le même pour un cardiologue que pour un médecin generaliste, je rejoins les statistiques sus nommés. Ne pas se rendre compte de la désaffection pour cet exercice ne fera qu'accentuer le problème.
a écrit le 18/01/2014 à 8:30 :
La faute est aux médecins eux memes , qui ne veulent pas une augmentation du N.Clausus (Cf syndicat des internes) . Résultat : les medecins Roumains ,entre autres, viennent en France . En un mot la politique du pire , pour conserver la taille du gateau .
a écrit le 18/01/2014 à 3:05 :
La faute c'est celle des villes non accueillantes !
Je donne des exemples :
Le maire n'accueille aucune entreprise, aucune usine, peu d'emplois créées.
Le maire ne développe pas les transports.
Les écoles collèges lycées ont un niveau moyen mauvais.
L'insécurité est grande.
Le maire ne développe pas les loisirs et la culture.
Les loyers sont soit trop cher, soit peu de logements libres.
La ville n'est pas accueillante.
Les habitants sont mauvais et racistes etc.
Les médecins sont des HUMAINS ! Ils vont là où ils se sentent le mieux !
Alors tant que les villes ne font pas un effort, aucun médecin n'y ira, c'est normal et je les comprend, tout individu normalement constitué préferera vivre dans un endroit qui lui plait.
Réponse de le 18/01/2014 à 12:04 :
Vos "explication logiques" sont d'une simplicité désarmante.
Apparemment, chez vous les maires sont êtres avec "des super pouvoirs".
Vous dites "ils n'accueillent aucune entreprise, aucune usine". Sachez que la première chose que souhaite un Maire, c'est rendre sa ville dynamique et pour cela n'importe quel Maire qui a un minimum de bon sens, souhaite toujours étaler le tapis rouge aux entreprises éventuellement intéressé de s'implanter
car cela est source de rentrés fiscales lors de la taxe professionnelle.
"Le Maire ne développe pas les transports". Là aussi, à vous lire, il suffit que les Maires claquent des doigts pour développer les transports alors que cela dépend en grande partie du département et des régions.
"Ils ne développent pas les loisirs et la culture". Là aussi, c'est très simple! Et comment voulez vous financer les piscines, les médiathèques, les salles de spectacles, les écoles de musique, de danses, les salles de sports quand vous n'avez que peu de rentrées fiscales.
Dans votre monde, tout les maires sont des RockFeller .
Bref tout cela pour vous dire que ces villes "non acceuillante" le sont en grande partie car elles ne peuvent pas faire autrement.
Tout les maires souhaitent offrir les meilleurs services culturels, économiques, educationnel, sportifs à ses administrés.
Mais les petites communes n'ont tout simplement pas les moyens de le faire
a écrit le 17/01/2014 à 18:52 :
Nos gourvernements n'ont pas pense a former des jeunes et maintenant nous manquons de mèdecins !!!!!!!
Réponse de le 17/01/2014 à 20:00 :
Nous ne manquons pas de médecins : nous en avons plus qu'avant. Mais les médecins ne veulent plus s'installer en campagne (pb du travail du conjoint, des activités culturelles, sorties le soir et week end, des bons lycées et classes prépa pour les enfants...)
Réponse de le 18/01/2014 à 12:08 :
Tout à fait "Pas exact" . Vous avez tout résumé. Les médecins qui ont grandi dans des zones urbaines denses ne s'imaginent pas de s'installer dans des "déserts" culturel, économique et éducationnel. Et si pour certains médecins qui ont grandi à la campagne, cela ne les gène pas de retrouver la campagne, ce n'est souvent pas le cas de leur femme (rencontré souvent à la FAC) qui ne peuvent s'épanouir professionnellement à la campagne sauf à faire une croix sur leur carrière Pro et les activités culturels etc..
a écrit le 17/01/2014 à 18:46 :
8 MOIS de délai pour un rendez-vous chez mon ophtalmo habituel, que je vois tous les 4 ou 5 ans.
a écrit le 17/01/2014 à 18:44 :
Le lobby médical a imposé depuis 30 ans un numérus clausus très bas pour qu'il n'y ait pas de concurrence et pour pouvoir imposer des dépassements d'honoraires
Réponse de le 17/01/2014 à 20:04 :
Comme les médecins qui partent en retraite actuellement ont restreint numerus clausus après eux, ils se trouvent maintenant plus de médecins qui partent que d'entrants. Depuis une dizaine d'années ils ont fait du lobbying pour ré augmenter le numerus clausus pour avoir des jeunes médecins a qui vendre leur clientèle. Car le prix d'une clientèle est très élevé et permet de se faire une retraite très confortable....l'augmentation du numerus clausus fait monter le prix de revente de la clientèle.
Réponse de le 17/01/2014 à 22:18 :
le numerus clausus a été mis en place au début des années 80 sous Mitterand avec comme objectif de limiter le cout de la santé en limitant l'offre......
Réponse de le 18/01/2014 à 10:26 :
Le numerus clausus date de 1971. Il a été mis en place suite a une forte augmentation des étudiants en médecine en 1968, qui a posé des difficultés pour trouver suffisamment de places de stages dans les hôpitaux. Il a ensuite effectivement été utilisé pour éviter que l'offre en médecins n'entraîne une concurrence entre eux qui a pour conséquence une hausse des dépenses.
Réponse de le 18/01/2014 à 10:43 :
Dans l'économie si l'offre augmente par rapport à la demande, les prix diminuent. J'ai du mal à comprendre ces réflexions...
Réponse de le 18/01/2014 à 15:35 :
LOL Vous informer est une nécessité avant de vous exprimer... Plus aucune patientèle ne se vend actuellement.....
Réponse de le 22/01/2014 à 16:24 :
ce n'est pas mitterand qui a crée le numerus clausus c Pompidou en 1971
a écrit le 17/01/2014 à 18:16 :
Ce matin à la radio : un papa de 3 enfants qui a rendez vous lundi avec les huissiers car sa maison doit être évaluée avant saisie et vente car il est au chômage et ne touche que 600 euros ( soit 3 fois moins que la sainte famille léonarda en son temps) et ne peut plus payer son crédit. Quelques minutes plus tard, un papa qui se plaint que la Sécu ne va plus rembourser les AR pour son fils handicapé logé en centre de soins pour les retours en famille chaque WE pour un montant mensuel de 1500 euros ! sans compter les files de taxis-sécu devant les hopitaux parisiens fort bien desservis par les transports en commun. Notre système de santé coute cher mais il finance n'importe quoi !
a écrit le 17/01/2014 à 17:42 :
Rien que le terme me fait hurler de rire. Champion mondial de la consommation de médoc, désert médicaux et attente biblique pour un simple RDV chez le dentiste ou ophtalmo, de plus en plus de gens qui retardent ou annulent leur soin car les dépassements d'honoraires sont insupportables, elle est chouette la médecine libérale. Encore une conséquence du corporatisme franchouillard et si les ressemblances entre un médecin et un fonctionnaire sont nombreuses (même payeur entre autres), je note qu'ils sont aussi bien représentés dans nos parlements pléthoriques.
a écrit le 17/01/2014 à 16:45 :
Je croyais que l'on avait le meilleur système de santé du monde...et qu'en Angleterre....
Réponse de le 17/01/2014 à 18:23 :
On l'avait...on ne l'a plus...
Réponse de le 18/01/2014 à 3:08 :
ça eut payé, mais ça ne paye plus :)
a écrit le 17/01/2014 à 16:22 :
compte tenu de la durée des études, on peut déjà affirmer que les derniers gouvernants portent une nouvelle fois une très lourde responsabilité. Ils ont choisi de flatter leur électorat, en limitant le nombre de nouveaux médecins et donc favoriser leur rémunération. Méme cause que le manque et les prix pour les taxis, notaire, pharmacien etc. Ce système de médecine dite "libérale" où tout est payé par la SECU et où on garantie une zone de chalandise a vécu. Fini la liberté d'installation sur la Côte d'Azur et officialisation de leur statut de fonctionnaire ou agent de l'état comme d'ailleurs Outre Manche.
a écrit le 17/01/2014 à 14:07 :
Ce qui est assez dommage c'est que le niveau des études médicales a tendance a diminuer comparativement a ce qui prevalait au moment du numerus clausus bas car la sélection est moins sévère que dans les années 90 avec beaucoup trop d'étudiants par promo. Le nombre d'enseignants reste stable d'ou un manque d'encadrement des futurs médecins. Je pense que quantité et qualité sont difficilement conciliable surtout en période de restriction budgétaire.
Réponse de le 17/01/2014 à 14:34 :
Certes. Vu l'état du marché du travail et l'évolution des conditiosn de travail de cadre, le métier de médecin qui offre du sens, un garantie d'avoir un emploi et un contact humain est loin d'être le pire choix. L'époque des traders est fini, bienvenu dans la récession !
a écrit le 17/01/2014 à 13:55 :
Les médecins sont absorbés par le système hospitalier qui est une usine à gaspillage, et découragés de s'installer en libéral, où il faut travailler deux fois 35 heures par semaine pour gagner confortablement sa vie.
On peut fermer sans problème 30% des lits hospitaliers sans dégrader la santé des patients.
Les médecins "libérés" se répartiront plus harmonieusement par nécessité sur le territoire et le problème des déserts médicaux sera résolu, avec 20 milliards d'économies pour la sécu.
Le problème est qu'à l'évidence, le gouvernement ne veut précisément pas faire de vraies économies pour des raisons macroéconomiques et préfère l'endettement.
Tant que nos cotisations continueront à être affectées au soutien de l'emploi dans les villes défavorisées, ce gâchis continuera.
By the way, les USA vont très vite avoir besoin de 150.000 médecins supplémentaires à cause de l'Obamacare (NY Times du 16 janvier), je déconseille de tenter d'obliger les médecins français à s'installer où ils ne le veulent pas.
Réponse de le 17/01/2014 à 15:17 :
On peut sans problème diviser par deux le nombre de médecins libéraux dans certaines régions et diviser par deux le nombre de visites de confort remboursées par la sécu pour leur permettre de vivre. Les médecins "libérés" se répartiront plus harmonieusement par nécessité sur le territoire et le problème des déserts médicaux sera résolu.Pour cela il suffit que les médécins controleurs de la sécu surveillent et pénalisent les abus des médecins libéraux et de leur clients.
Réponse de le 17/01/2014 à 20:07 :
"Il faut travailler deux fois 35h pour gagner confortablement sa vie" : vous croyez que vous allez faire pleurer dans les chaumières ?? Un médecin a 35h gagne déjà beaucoup plus que la majorité des gens (3100 € a mi tempos et 6200 € a temps plein)
Les médecins ne sont pas absorbes par les hôpitaux. C'est le contraire ! Les hôpitaux publics ont du mal a garder les médecins vu les revenus qu'ils se font en partant en libéral.
Quant aux déserts médicaux ils ne viennent pas d'un manque de médecins (réaliser l'article: on a plus de médecins qu'avant) mais d'une répartition sur le territoire, avec beaucoup installés dans les villes, le littoral et le sud et très peu s'installent en rase campagne.
Réponse de le 18/01/2014 à 1:13 :
Un lit d'hôpital = 1000 euro = 1 patient
Un médecin libéral = 800 euro = 10 a 40 patients ..
Des qu'un patient est tiré d'affaire et peut se nourrir et dormir au domicile il doit y retourner. C'est loin d'être le cas.
Personne ne s'installe dans un désert. Les habitants prennent leur voiture et vont à l'oasis ( Carrefour, gaumont, mcdo, etc). On ne peut pas avoir une maison et un hectare de jardin pour 500/mois et avoir le médecin, la Poste et le consulat US au bout de la Rue.
a écrit le 17/01/2014 à 13:53 :
On oublie aussi de dire que maintenant, les toubibs ne le sont plus par pure vocation, mais aussi par intérêt financier. Ce qui d'ailleurs peut se concevoir, 9 à 11 ans d'études.

Faudrait aussi peut-être revenir à des études plus courtes. Il y a quelques années, c'était 7 ans d'études pour être généraliste, 9 pour être spécialiste.

Les 2 années supplémentaires apportent-elles vraiment un plus? A part celui d'engraisser un peu plus les enseignants...

Les nouveaux médecins veulent aussi le beurre, l'argent du beurre et la crémière en sus!

Je m'explique: trouver un lieu où il fait bon vivre, pas trop cher, avec une clientèle aisée, des maisons médicales, ne pas prendre trop de patient pour pouvoir faire 35 heures par semaines....

Revenons uax réalités...
Réponse de le 17/01/2014 à 20:50 :
Les années supplémentaires correspondent à l'internat pendant lequel les médecins font tourner l'hôpital publique pour le smic horaire. C'est donc au contraire une aubaine pour les comptes des hôpitaux !

Et vous avez discuté avec tous les anciens et futurs médecins pour vous permettre ce jugement de valeur ? On croit rêver...
Et oui s'installer où l'on veut et travailler le temps choisi c'est le principe du libéral. Le fonctionnariat c'est possible, avec les 35h, les congés payeś, la couverture sociale...
Réponse de le 18/01/2014 à 1:26 :
60€ pour une nuit de garde ? 1000€ pour un mois et des semaines de 70h? C'est même pas le SMIC....
Je connais peu d'internes qui conseille le métier aux ados qui leurs demande conseil.
a écrit le 17/01/2014 à 13:50 :
Longtemps les bons élèves faisaient médecine pour le prestige de la profession ce qui n'est pls le cas aujourd'hui, un élève brillant fera une prépa et une école d'ingé ou de commerce pour les revenus et moindre contraintes ....il n'y a qu'à voir les postes de chirurgie qui sont délaissés par les internes alors la Creuse ou le 9-3 n'en parlons pas !!!mV.
Réponse de le 17/01/2014 à 16:27 :
C'est exactement l'inverse. Il y a 30 ans, les meilleurs élèves de terminale partaient en prépa et peu se dirigeaient vers la médecine . Maintenant, c'est beaucoup moins vrai et nombreux sont ceux qui, parmi les meilleurs en terminale, choisissent médecine. Il est bien plus difficile de réussir le concours de PACES aujourd'hui qu'il y a 30 ans...
Réponse de le 17/01/2014 à 17:08 :
J'ai passé p1 en 1984, dans le creux du numerus clausus (2 fois moins de places que maintenant), je ne suis pas certain que ce soit plus difficile aujourd'hui mis à part le poids grandissant des prépas privées. Par contre je suis pessimiste pour les jeunes qui s'engagent dans ces longues études (voir les autres post...)et je n'encourage vraiment pas mon fils bon élève de terminale s dans cette voie mais vers une prépa scientifique (pcsi)
Réponse de le 17/01/2014 à 17:42 :
numerus le plus bas il y a20 ans..nombres de places multipliées au moins par 2 actuellement, les conditions sont elles particulièrement inhumaines: promotion gigantesque, disparates dans les orientations
a écrit le 17/01/2014 à 13:39 :
Ma fille, qui a obtenu un bac S avec mention TB et qui a toujours voulu faire médecine, se retrouve avec plus 1 000 étudiants tout aussi motivés qu'elle en première année à Orsay. Pour 1 000 étudiants admis au 2ème semestre il n'y a que 130 places en médecine ! Comme le dit l'article, le pic de la pénurie sera atteints dans 10 ans ; c'est a dire au moment ou les jeunes de première année d'aujourd'hui seront médecins. Alors plutôt que d'aller chercher ailleurs des toubibs moins 'sélectionnées 'que les notres et peut être aussi moins bien formés sur 10 ans autant augmenter ce fameux numérus clausus ! Par ailleurs Bourne et Komdab devraient plutôt se poser la question de savoir pourquoi il y a plus de filles en médecine que de garcons : et la réponse est évidente : car elles sont meilleures et plus courageuses.
Réponse de le 18/01/2014 à 10:21 :
"... pourquoi il y a plus de filles en médecine que de garcons : et la réponse est évidente : car elles sont meilleures et plus courageuses."

votre commentaire est ridicule, Elles ont tendance a etre plus serieuses/travailleuses peut etre mais certainement pas meilleures (enfin si vous comparez le niveau au lycee c'est possible mais bon ce n'est pas au lycee qu'on peut evaluer ses capacités tellement le niveau y est facile...)

et puis si vous comparez les niveaux en medecine, j'imagine que les mecs sont pas mal attirés par les nanas donc travaillent moins haha

mon experience de la prépa scientifique m'a plutot montré le contraire: les classes etoiles contenaient bcp plus de mecs que de filles par rapport a léechatillonage de départ, mais la aussi l'experience est a relativiser:car il ne s'agit que d'un domaine particulier
a écrit le 17/01/2014 à 12:58 :
Pour ce qui est des petits établissements dangereux et coûteux il s'agit plus de l'action des maires que de la population. En effet l'hôpital et ses emplois est une mine gratuite (c'est la Sécu qui paye et pas la commune) de clientélisme auquel il est difficile de renoncer. Publions les résultats, aujourd'hui soigneusement dissimulés en termes de mortalité et morbidité et la population comprendra
Réponse de le 17/01/2014 à 13:32 :
En parlant de résultats, publions AUSSI les chiffres du privé qui montrent que ce secteur prend en priorité les pathologies les plus rentables et surtout pas les cas trop graves.
a écrit le 17/01/2014 à 12:47 :
"Un pharmacien serait mieux utilisé à donner des conseils sur la rationalisation des ordonnances plutôt que sur la vente de produits parapharmaceutiques." En avez-vous parlé avec un pharmacien..?? Car c'est ce qui rapporte le plus...
Réponse de le 17/01/2014 à 14:32 :
C'est bien le problème !!! Il faut changer le systeme pour que ce qui soit le plus utile rapporte le plus, ou interdire le reste...
Réponse de le 17/01/2014 à 14:37 :
Vous avez raison, mais les monopoles dépendent du législateur (dans la santé comme ailleurs)
a écrit le 17/01/2014 à 12:45 :
Il n'y a pas encore si longtemps, mon généraliste se déplaçait le week-end quand il sentait que le cas était limite dangereux. Oui, les Médecins sont devenus comme tout le monde...
Réponse de le 19/01/2014 à 0:17 :
Un burn out plus tard, je confirme que mon objectif est d'avoir un mode de vie qui ressemble un peu plus à celui de tout le monde. Et les nostalgiques, qui ne rêvent que d'un dévouement sans faille et surtout sans retour, je les invite à aller voir ailleurs. Ils commencent d'ailleurs à manquer un peu de points de chute...
a écrit le 17/01/2014 à 12:13 :
Utiliser la même règle que pour les pharmaciens pour l'installation des médecins (1 médédecins pour x habitants)
a écrit le 17/01/2014 à 11:47 :
Cher Monsieur, Je vais vous dire ce qu'il faut faire :
1. Privatiser la plupart des hôpitaux avec une golden share pour l'Etat, donc mettre fin au usines de formation des technocrates de la gestion hospitalière, un échec cuisant pire que l'URSS
2. Revoir la formation des médecins c'est à dire les études de médecine, on ne peut pas être spécialiste si on est nul en médecine générale
3; Doubler ou tripler les honoraires des médecins généralistes et augmenter leur pouvoirs de diagnostic et de prescription, maintenant on envoi les patient vers les spécialistes à tout bout de champ, c'est tout simplement inutile et ruineux.
4. Admettre effectivement que un certain nombre de professions paramédicales et spécialités sont devenues très professionnelles et qu'elles sont très utiles donc fin du non remboursement à la SS de ces professionnels à condition que les diplômes et les écoles soient reconnues et contrôlées ainsi que les professionnels via des ordres de prof fonctionnant comme l'ordre des médecins.
Réponse de le 17/01/2014 à 12:43 :
Privatiser la Médecine est obtenir ce qui existe aux US : les pauvres peuvent aller mourir. Certes, une bonne solution pour vous qui vous croyez riche.
a écrit le 17/01/2014 à 11:46 :
Ne raisonner qu'en terme de nombre d'actes est pervers ; l'on dégrade la qualité. Depuis des années, ce critère fait "cavaler"après toujours plus d'acte dans le moins de temps possible. Le généraliste est comme un chef de gare vers des spécialistes à oeillères et bloqués sur leurs appareils paramétrés.
Certes, les progrés techniques sont magnifiques, mais en deça ça foire et l'organisation segmentée dégrade la qualité.Après six mois éprouvant dans les mains de trois spécialistes, renvoyé chez moi guéri cliniquement et radiologiquement, j'ai pu bagarrer pour ne pas être acculé à la tombe en obtenant l'intervention d'un interniste.Son travail qui a duré le temps nécessaire a révélé une urgence d'opération difficile de six heures et j'ai mis un an à me remettre. Le public se plaint de plus en plus de l'autisme d'une profession vouée au productivisme mécanique.
Réponse de le 17/01/2014 à 14:45 :
Les travers du paiement à l'acte sont reconnus. Mais il faut savoir que l'Assurance maladie rémunère mieux certaines consultations longues et difficiles (et donc leur alloue plus de temps). Le système est moins rigide qu'il n'y paraît.
Réponse de le 17/01/2014 à 18:21 :
Puisse la réalité correspondre à cette possibilité. Du jamais vu, semble-t-il.
La chaîne hyper segmentée et déresponsabilisée conduit à des patients que l'on n'écoute pas, ni ses proches, celui-ci pouvant rester débranché six heures en service surveillé de clinique, au prétexte d'une faiblesse de la connectique. La réalité est que raboter au fil des années sur la qualité, l'attention et la coordination est flagrante et répandue.
a écrit le 17/01/2014 à 11:23 :
Il ne faut pas sous estimer la place du corporatisme non plus. En disant que les numérus clausus ont fortement augmenté, vous montrez bien qu'ils sont restés notoirement insuffisant pendant les années 90, alors même que les prévisions de pénurie étaient disponibles. Par ailleurs, sur l'organisation, si le constat est clair, les freins viennent aussi de la corporation. Les médecins sont "employés" par la sécurité sociale. Mais celle ci n'a que très peu de pouvoir sur la corporation. Si les médecins recherchaient l'intérêt public avant leurs profits, ils s'accorderaient plus facilement avec leur employeur. Je n'ai jamais entendu de syndicat médecin défendre les regroupements de structures où ils exercent. Sauf s'ils en absorbent une autre, ou défendre l'abandon de certains actes à des paramédicaux. Sauf bien sûr s'ils sont dans une organisation dont c'est la fonction.
Réponse de le 17/01/2014 à 14:41 :
Oui, un corporatisme existe chez les médecins mais comme dans toute profession en France. Il est de la responsabilité du politique d'arbitrer sans rechercher à tout prix un consensus (surtout en période de crise)
a écrit le 17/01/2014 à 10:56 :
Cette pénurie de médecins dans les zones rurales ou dans certains bassins d'emplois sinistrés est du à plusieurs facteurs. Et sans être misogyne, les femmes en sont en partie responsables. Comme le dit Komdab, il y a de plus en plus de femmes médecins qui se retirent temporairement de la profession plusieurs fois pour cause de maternité. Ce qui est normale, toute les femmes ne sont pas Rachida Dati. De plus, il y a aussi le problème des femmes DE médecins. En effet, ces derniers épousent souvent des femmes ayant de haut niveaux d'études et qui forcément vont vouloir exercer une profession en correspondance avec leur études. Or comment voulez vous exercer le métier de RH d'une boite du Cac 40, d'experte en marketing ou de commerce internationale dans la Creuse, Le cantal, le Limousin ou dans la Meuse ? Du coup, les médecins hommes s'ont obligés de s'installer dans des gros bassins d'emploies auxquels leur épouse peuvent travailler. Ce qui explique aussi pourquoi certaines régions sont délaissés.
Réponse de le 17/01/2014 à 13:45 :
...et les enfants ...plus facile d'être à Toulouse plutot qu'à Gourdon ( lot) pour leurs études !!!!
Réponse de le 17/01/2014 à 14:23 :
Tout à fait Pol . Pour les études, les enfants sont obligés de s'"exiler" quand leur parents s'installent dans la campagne.
Réponse de le 17/01/2014 à 20:53 :
Chez les jeunes il n'y a pas de différence de temps de travail entre les hommes et les femmes. Elle a bon dos la féminisation !
a écrit le 17/01/2014 à 10:51 :
Personne n'aborde le vrai problème, de peur d'être taxé de misogyne sans doute. Le vrai problème de la pénurie de médecin est le fait que de plus en plus de femme font des études de médecine. Parfois elles ne vont pas au bout, préférant se marier et avoir des enfants (ce qui est leur droit le plus légitime) et parfois elles vont au bout mais ont des "trous" dans leur carrière, des trous qui peuvent aller jusqu'à 10 ou 15 ans, pour les même raisons de maternité. Ainsi, sous prétexte d'égalitarisme idiot, "ils" ont crée une pénurie.
Réponse de le 17/01/2014 à 11:09 :
Il faut donc .... quoi ? interdire les études de médecine aux femmes ? ou au contraire en former beaucoup plus ?
Réponse de le 17/01/2014 à 11:45 :
les étudiants s'orientent vers les école d'ingé ou de commerce en espérant mieux gagner leur avec moins de contraintes et laissent la place ainsi aux filles !!!
Réponse de le 17/01/2014 à 13:42 :
S'il y plus de femmes médecin c'est que les hommes s'en détournent pour aller vers les écoles d'ingé ou de commerce !!! Ne nous faites pas croire que les types se font font piquer la place !!
Réponse de le 17/01/2014 à 14:36 :
Je ne vois pas le rapport. Effectivement si les medecins - hommes ou femmes - veulent moins travailler celà n'enleve rien aux idées de l'artcile pour améliorer l'accès à la santé sans augmenter les moyens...
a écrit le 17/01/2014 à 10:40 :
D'après mes souvenirs d'étudiant, des amis tentaient le concours de médecine 2 fois, et se retrouvaient sur d'autres voies (ou aucune) avec un sentiment d'échec. Maintenant on s'aperçoit qu'on aurait bien besoin d'eux, et on va recruter à l'étranger les médecins dont on a bien besoin. Pathétique corporatisme...
Réponse de le 17/01/2014 à 11:37 :
Absolument exact, alors qu'ils ne viennent pas aujourd'hui se plaindre et pleurnicher concernant cette pénurie.
Réponse de le 22/01/2014 à 9:32 :
et ceux qui l avaient se faisaient virer en fin de 1 ere annee ,et on accepte les medecins tinisiens et marocains ......dont on connait la valeur des etudes a monastir et a rabat !!
a écrit le 17/01/2014 à 10:35 :
Personne n'aborde le vrai problème, de peur d'être taxé de misogyne sans doute. Le vrai problème de la pénurie de médecin est le fait que de plus en plus de femme font des études de médecine. Parfois elles ne vont pas au bout, préférant se marier et avoir des enfants (ce qui est leur droit le plus légitime) et parfois elles vont au bout mais ont des "trous" dans leur carrière, des trous qui peuvent aller jusqu'à 10 ou 15 ans, pour les même raisons de maternité. Ainsi, sous prétexte d'égalitarisme idiot, "ils" ont crée une pénurie.
a écrit le 17/01/2014 à 10:20 :
il suffit de donner plus deresponsabilite aux infirmieres pour des soins genre grippe ,vaccins ect ,une infirmiere avec 20 ans d exercice vait bien un medecin ....!
a écrit le 17/01/2014 à 10:15 :
Pareil, a quoi bon exiger l'ordonance d'un ophtalmologiste pour le remboursement de l'achat d'une paire de lunettes.
a écrit le 17/01/2014 à 10:12 :
la faute aux employeurs, écoles, etc...qui demandent une justification à chaque absence.
la faute à ceux qui consultent des que le nez coule un peu ou à chaque pet de travers......
a écrit le 17/01/2014 à 10:11 :
Monsieur, certaines phrases me font réagir au-delà de votre article intéressant.L'argumentation me semble un peu bancale pour la fermeture des petites structures. Vous dites que la mobilisation de médecins/chirurgiens dans ces structures est improductive puis plus loin qu'il faut déconcentrer les médecins sur les grandes villes et les zones cotières. Cela semble un peu contradictoire. Au demeurant, pour parcourir nos campagnes désertées, que les services de maternité soient un sujet sensible est une preuve de bon sens des popuations. Enfin je ne vois pas en quoi faire 1 ou 2 actes met en danger la vie d'autrui, même s'il faut pratiquer pour progresser, un chirurgien de 40 ans n'apprendra plus beaucoup sur des actes banals. Et je ne suis pas sûr qu ele travail à la chaine dans les grands CHU anonymisés soit un gage de qualité.... La massification et la qualité ne fait jamais bon ménage pour des raisons psychologiques bien souvent. Cdlt
a écrit le 17/01/2014 à 10:10 :
Il y a par ailleurs d'autres pistes :
1- la formation des médecins n'a pas que pour but de les former, mais aussi de les sélectionner. Or, dans la pratique, cela se fait dans 2 ans ou le contenu des cours est assez éloigné la pratique (même si il y a un lien avec le médical). Si le contenu devient plus pertinent durant les années de sélection, on fait d'un pierre 3 coups : les étudiants ne font pas que bachoter et se sentent plus impliqué dans l'apprentissage; on peut gagner une année de formation (soit 10% du temps), permettant ainsi de mettre sur le marché du travail plus tôt des médecins aussi bien formés; enfin c'est une année en moins de "formation" a payer par le contribuable.
2-La prévention est aussi une piste, l'INPES fait très bien sont travail, mais son champs d'action n'est pas assez large. Je crois que l'ensemble du personnel médical que j'ai rencontré est en faveur d'une plus forte prévention. Cela permettrait à long terme d'éviter toutes les consultations inutiles, mais aussi celle qui s’éternise. Selon l'OMS l'implication du malade est aussi un facteur essentiel de sa santé (au même titre que la qualité du personnel médical et que l'organisation du système de santé).
Mais cela se heurtera toujours au problèmes suivant :
1-Le problème des formations paramédicales est qu'elles n'ont pas toutes la même valeur : certaine formations faites il y a 20 ans sont largement moins qualitatives que les "mêmes" formations effectuées aujourd'hui. Cela doit donc s'accompagner de certifications supplémentaires afin d'être sûr que le personne est apte à effectuer tel type de geste médical (donc du temps, de l'argent, ...)
2-Il y a soucis grave dans la maîtrise du territoire : les zones ou il y a peu de médecins souffrent souvent par ailleurs des transports rares, de chômage élevé, de faible mixité (personnes âgées et chômeurs), ... Le problème de maîtrise du territoire est récurrent, malgré la mise en place des péréquations. Il n'est pas acceptable d’imposer quelques années d'exercice au médecins dans ses zones, car avec 10 ans d'études, ils sont en couples (qui doivent quitter leur emplois), ont des enfant (qui ont besoin de crèche ou de parents pour les garder), sans compter que c'est une restriction de liberté grave.
Réponse de le 17/01/2014 à 16:26 :
Analyses tres justes

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