Les conséquences mondiales de l'isolement de la Russie

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(Crédits : Reuters)
La Russie est désormais exclue du G8, ravalée au rang de simple observateur. Ses tentatives d'alliances avec les autres BRICS n'aboutissent pas vraiment. Poutine, qui a sciemment tourné le dos à l'occident, jouerait-il la crise du capitalisme?

 La crise qui affecte actuellement la Russie, et en particulier l'effondrement du rouble, révèlent toute la fragilité non seulement de l'économie russe, mais également de l'ordre international existant, ainsi que des fondations de la pensée contemporaine autour de la viabilité économique et politique. En effet, la crise russe n'était pas censée se produire - et l'isolement croissant du pays ôte à la Russie toute influence véritable sur les mécanismes actuels de gouvernance mondiale.

Les économies émergentes ont tiré les leçons des crises

Après la crise de la dette en Amérique latine dans les années 1980, et la crise financière asiatique de 1997-1998 (qui a également affecté la Russie), les économies émergentes se sont résolues à trouver le moyen d'éviter que l'expérience ne se reproduise. Elles ont ainsi identifié trois démarches clés permettant de gérer les risques associés à la mondialisation financière moderne : accumuler un épais matelas de réserves susceptible d'amortir d'éventuelles attaques spéculatives ; éviter que ne se creusent d'importants déficits de la balance courante (les excédents servant à accumuler des réserves) ; veiller à maintenir de faibles dettes publiques et privées extérieures.

Les économies émergentes ont par ailleurs tiré certaines leçons de gouvernance, admettant une nécessité d'amélioration de la transparence et de lutte contre la corruption. Responsables politiques et institutions financières ont également axé considérablement leur attention sur la détermination d'indicateurs susceptibles de constituer des alertes.

Jusqu'en 2014, tout allait bien...

Jusqu'en 2014, la Russie se portait relativement bien à tous ces égards. Aucun signal d'alarme ne semblait retentir. En 2013, la dette extérieure du secteur publique s'élevait à seulement 3,8 %, la dette extérieure totale des secteurs public et privé atteignant un niveau raisonnable de 30,2 % du PIB. Au printemps dernier, les réserves de change du pays s'élevaient à un confortable montant de 472 milliards de dollars, soutenues par un excédent de balance courante substantiel ; enfin, selon la Banque centrale de Russie, le total des actifs russes à l'étranger atteignait 1 400 milliards de dollars, supérieur à un passif de 1 200 milliards de dollars.

Que s'est-il donc passé ? L'une des difficultés réside sans doute dans l'impossibilité de mobiliser facilement ces actifs en période de crise. Comme l'ont récemment souligné plusieurs économistes de la Banque des règlements internationaux, en premier lieu desquels Claudio Borio et Hyun Song Shin, les soldes d'actifs financiers reflètent bien souvent une utilisation du secteur étranger destinée à créer davantage d'intermédiation - système propice à une fuite des capitaux à grande échelle. Ceci semble particulièrement se vérifier s'agissant de la Russie. En d'autres termes, les entreprises russes utilisent les capitaux qu'elles lèvent à l'étranger pour accumuler des actifs, qu'ils ne rapatrient ensuite pas nécessairement.

Flux de capitaux et stabilité du secteur financier sont incompatibles

Ce type de contexte favorise la survenance d'événements malheureux - même pour des États disposant de larges réserves et excédents de balance courante. Après tout, les entreprises sont susceptibles d'assécher rapidement les réserves, plutôt que d'accéder à leurs propres actifs à l'étranger, lorsqu'il leur faut procéder à des paiements.

Les économistes connaissent bien le « trilemme » classique de la politique macroéconomique : les États ne peuvent dans le même temps disposer de taux de change fixes, de comptes de capitaux ouverts, et d'une politique monétaire indépendante. Il existe à cela un équivalent dans le secteur financier, au sein duquel flux de capitaux et stabilité du secteur financier sont incompatibles. Et lorsqu'apparaissent au grand jour des difficultés dans la sécurité internationale, comme dans le cadre de la crise russe actuelle, la liberté de mouvement des capitaux génère une instabilité d'autant plus importante.

La spéculation comme arme politique: une constante au XXème siècle

Une situation similaire est survenue au cours des années qui précédèrent l'explosion de la Première Guerre mondiale. À l'époque, la proximité des relations diplomatiques entre la France et l'Allemagne facilitait la circulation de montants de capitaux substantiels ; mais les périodes de tensions internationales, telles que la crise marocaine de 1911, suscitèrent des attaques spéculatives qui mirent en lumière l'isolement croissant de l'Allemagne.

Dans l'entre-deux-guerres, et en particulier dans les années 1930, caractérisées par la désintégration de l'ordre sécuritaire mondial, ces attaques spéculatives devinrent un véritable outil de manipulation politique. En exerçant une pression financière sur la France, l'Allemagne nazie espéra notamment qu'elle induirait des crises budgétaires et de crédit, qui contraindraient le pays à réduire ses dépenses militaires.

Un ordre mondial dans lequel la Russie perd sa place

L'une des principales caractéristiques de l'ordre mondial instauré au lendemain de la Seconde Guerre mondiale réside dans l'interaction qui fut établie entre les systèmes de gouvernance économique et sécuritaires, les cinq mêmes puissances occupant les sièges permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et, au cours de la dernière génération, du comité exécutif du Fonds monétaire international. Ceci contribua à contrer les attaques spéculatives motivées par des raisons politiques, ainsi qu'à restaurer une stabilité financière et monétaire mondiale.

 L'URSS ne visera jamais l'adhésion au FMI. La Russie, elle, le fera en 1990 - obtenant un siège au comité exécutif. Elle sera par la suite intégrée au G8, ainsi qu'au dernièrement constitué G20.

Voici désormais la Russie exclue, au moins temporairement, du G8, le pays ayant effectivement été rétrogradé au statut de pays observateur lors du dernier rassemblement du G20 à Brisbane. Autrement dit, l'ordre mondial est aujourd'hui refaçonné - dans lequel la Russie perd sa place.

L'élite politique russe tablait sur l'émergence des BRICS

L'élite politique russe aspirait à l'émergence d'un nouveau mécanisme alternatif de gouvernance économique mondiale, sous-tendu par les principales économies émergentes - Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Ceux que l'on appelle les BRICS étaient censés contrebalancer un certain nombre d'institutions internationales dominées par l'Occident, en premier lieu desquelles le FMI, ainsi qu'un système monétaire centré sur le dollar. Dans une certaine mesure, ils y sont parvenus. Pour autant, l'impact de cette démarche se révèle à ce jour limité.

À titre d'exemple, l'important accord gazier négocié par la Russie auprès de la Chine au mois de mai, selon des modalités favorables aux Chinois, fait intervenir des tarifs libellés en renminbi et en rouble, plutôt qu'en dollar. Or, avec l'effondrement du rouble, il faut s'attendre à ce que ces dispositions soient renégociées.

De même, au mois de juillet, les BRICS ont convenu d'un « fonds de réserve d'urgence » censé « désamorcer les pressions sur la balance des paiements à court terme, conférer un soutien mutuel, et renforcer la stabilité financière. » Dans le contexte de la crise actuelle, il est toutefois peu probable que la Russie soit en mesure de faire usage de cette marge de crédit d'urgence.

La Chine aidera-t-elle vraiment la Russie?

Plus récemment, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a promis assistance à la Russie. Le flou de son discours semble toutefois trahir une plus large hésitation, qui persistera sans doute jusqu'à ce que la crise soit terminée.

En somme, mécanismes de gouvernance à l'occidentale et jeunes institutions des BRICS ont tous désormais tourné le dos à la Russie. À ce stade, le seul espoir de la Russie est celui d'une crise qui générerait une telle instabilité et contagion qu'elle perturberait les investisseurs et les économies émergentes au point de faire en fin de compte exploser les deux pans du système de gouvernance mondiale.

Traduit de l'anglais par Martin Morel

Harold James est professeur d'histoire à l'Université de Princeton, et membre principal du Centre pour l'innovation dans la gouvernance internationale. Domenico Lombardi est directeur du Programme économique mondial du Centre pour l'innovation dans la gouvernance internationale.

© Project Syndicate 1995-2015

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Commentaires
a écrit le 12/01/2015 à 22:19 :
La pensée oh combien profonde de l'auteur ne semble pas prendre en compte que dans dix ans, un peu plus ou un peu moins, la Chine écrasera l'économie mondiale. Alors, ces jérémiades...
a écrit le 12/01/2015 à 20:06 :
Je pense que le sieur Harold james se trompe lourdement ! Car jamais la chine n'acceptera que les usa soit les plus fort , et pour cause ...Et de toutes façons , les chinois sont bien plus intelligent que nos sois disant élites politiques ...ils ont compris que l'europe ne peut se faire sans la participation de la Russie et ils ont raison face a nos gouvernants a la solde et petits soldat des usa !!!
a écrit le 12/01/2015 à 9:43 :
"Ce n’est pas l’Amérique, mais la Russie qui a joué le rôle décisif pendant les deux dernières guerres mondiales contre l’Allemagne impériale et le nazisme
Les Américains, ont toujours attendu que l’Europe s’entre-tue pour intervenir"
par Marc Rousset, Auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »–Editions Godefroy de Bouillon-538p-2009
Réponse de le 27/01/2015 à 14:15 :
Ah bon, les russes ont débarqué en Normandie ? C'est une vision simpliste et partisane de l'Histoire que vous nous présentez. Comment voulez-vous être crédible et convaincant ?
a écrit le 12/01/2015 à 9:36 :
Lamentable, tout ça pour faire plaisir à Obama, ils préfèrent sans doute s'associer au Qatar , ce n'est pas Poutine qui envoie des terroristes en Occident
a écrit le 11/01/2015 à 21:56 :
Poutine a laissé les choses venir pendant une semaine ne faisant que sourire lors de la conférence de presse, et lorsque les indices se sont retrouvés au plus bas, il a donné l’ordre de racheter immédiatement les actifs détenus par les européens et les Américains. Lorsque les gros bonnets financiers se sont rendus compte d’avoir été bernés, il était déjà beaucoup trop tard. A présent tous les revenus de la vente du gaz et du pétrole resteront en Russie, le rouble va se consolider de lui-même sans qu’on ait à dépenser les réserves de change. Echec et mat!
Réponse de le 12/01/2015 à 13:53 :
Le prix du pétrole (et par conséquent du gaz) est en chute libre depuis des mois. Et c'est une des causes principales du décrochement du rouble, en plus des sanctions officielles. Je dis officielles vu que le prix du pétrole est fixé par l'Arabie Saoudite, allié historique des Etats Unis. Le royaume arabe laissé son bénéfice se détériorer, et pour moi ça ressemble à un service commandé piloté depuis les Etats Unis. Poutine va devoir attendre que les prix remontent, et sans les Arabes ça ne risque pas d'arriver prochainement. Bernés, ça n'a pas le même sens chez vous et chez moi.
a écrit le 11/01/2015 à 15:35 :
la russie, fait et fera toujours partie de l'europe,il est criminel de vouloir ignorer cette nation qui a une histoire prestigieuse, un peuple magnifique qui a donné au monde des hommes inoubliables mais un peuple qui a énormément souffert et qui commence à peine à vivre . pour cela ,laissons à monsieur Poutine le soin de gérer son pays lui seul peut le faire et non pas l'opinion d' autres nations .
Réponse de le 11/01/2015 à 16:11 :
Apparemment vs n'avez pas compris qu'il s'agit de Poutine et non pas du peuple Russe...même s'il en subisse les conséquence......mais la réponse est à la hauteur...
Réponse de le 12/01/2015 à 1:09 :
Vous oubliez que Poutine a été élu et qu'il bénéficie du soutien d'une large part de l'opinion publique. Vous n'oseriez pas parler de Hollande en affirmant qu'il ne représente que lui mème et non pas son pays ou son peuple malgré les sondages défavorables...
a écrit le 11/01/2015 à 11:32 :
le PIB russe s'est contracté de 0.5% l'année dernière et on s'attend à une nouvelle contraction de 4% cette année. Comme de plus le rouble s'effondre; ca permettrait probablement à l'Italie de prendre la 8eme place du classement en dollars US.

Ceux qui voient l'URSS comme une superpuissance oublient de dire que sa trésorerie est celle d'un état européen moyen qui dépenserait plus que raisonnablement en armes de guerre.
Poutine a oublié que c'est cette politique au a amené l'URSS à l'effondrement.
Réponse de le 11/01/2015 à 13:20 :
En terme de PIB (PPA), la Russie reste devant la France et ne risque pas d'être de sitôt supplantée par l'Italie...
Réponse de le 11/01/2015 à 13:59 :
@Factuellemnt Tout aussi factuellement, la Russie n'a pas de dettes comparativement aux us qui boivent le bouillon, croûlant sous l'endettement et dont l'économie moribonde ne doit qu'au quantitative easing instillés ne perfusion et ...à flots continus de rester en vie!!
Réponse de le 12/01/2015 à 1:19 :
Factuellement et Tout aussi. La crainte des USA reste que si la Chine les oblige à faire la course aux armements il leur arrivera la mème chose vu leur situation financière que ce qui est arrivé à l'URSS dans les années 80...
Réponse de le 12/01/2015 à 12:46 :
@Factuellement , le rouble lui est un monnaie alors que le dollar est du papier chiot !
a écrit le 11/01/2015 à 11:00 :
Je pense que l'occident a tort de vouloir marginaliser et affaiblir la Russie. La Crimée a toujours été Russe, donc le retour de cette province vers la mère patrie est normal, mais je ne soutiens pas les manœuvres Russes pour faire "sécessionner" les territoires Ukrainiens de l'est. En attendant le retour au calme en Ukraine, et même et surtout après cette future normalisation pacifique, je pense que la Russie est et sera un allié efficace et redouté pour contrer la montée de l'intégrisme musulman dans le monde. Les Russes ont eu hélas à connaître et à combattre ces terroristes et eux, ils ne prennent pas de gants !!! Alors, même si la Russie ne présente pas (pour le moment) toutes les caractéristiques d'un pays "démocratique" je suis confiant en l'évolution vers la liberté pacifiquement de ce grand peuple, et plutôt que d'ostraciser la Russie l'occident devrait y réfléchir à deux fois.
a écrit le 11/01/2015 à 10:02 :
Taux maximal d'imposition en Russie 13%, dette Russe en pourcentage de son PIB 12%, des richesses dans le sous sol toujours très importantes,élections régionales en 2014 dans différentes régions de Russie encore plus de 50% de soutien au parti de Mr Poutine alors certes loin de moi l'idée de croire que tout est parfait en Russie.Ceci étant il me semble que la situation économique de la France est plus difficile lorsque l'on compare les chiffres et à fortiori lorsque l'on vit en France au jour le jour.... Augmentation continuelle des impôts des taxes du chômage de la dette de la délinquance et de la misère record du nombre de repas au restaurant du cœur dépassé chaque année etc etc .Alors Moi Président aura beau brillé en récupérant la marche de 'Je suis Charlie' ce dimanche 11 janvier 2015, les problèmes sont toujours là pour lui qui voulait pacifier le pays bonjour la réussite.....
a écrit le 11/01/2015 à 9:17 :
Depuis les sanctions européennes, sur le marché de Lipetsk, ville industrielle russe à 500 km environ, au sud de Moscou, ville qui a gardé son acier, contrairement à la France, on trouve des fruits et des légumes meilleurs que lorsqu'ils venaient d'Europe et d'Espagne. Eux qui manquaient de crustacés, ils ont enfin des crevettes fraîches, d'Amérique du Sud. Miracle de la concurrence internationale. Vous avez tendance à regarder la paille dans l'oeuil du voisin, mais pas la poutre dans l'oeuil de la France, victime de ses catastrophiques politiques secondés par des déplorables économistes.
a écrit le 10/01/2015 à 23:40 :
cet article est un ramassis de connerie russophobe
a écrit le 10/01/2015 à 23:02 :
Non monsieur , la RUSSIE fait et doit faire partie de G8
Attention , on allume des feux , ils perdront patience . Le match USA /RUSSIE n'a pas sa place en Europe
Réponse de le 11/01/2015 à 13:16 :
G8 ou G20 , plus aucune décision n'est prise par ces groupes , dont les Russes n'en ont plus à rien à battre d'y être ou pas.
a écrit le 10/01/2015 à 22:51 :
Certains n'ont pas encore réalisé que Poutine se fout des européens en général et des français en particulier. Il soutient les partis nationalistes dans les pays européens pour mieux faire éclater l'Europe et affaiblir les pays européens. Honte aux français qui dénigrent leur pays pour soutenir Poutine. Ils me font penser aux collabos qui soutenaient les nazis venus vassaliser la France.
Réponse de le 11/01/2015 à 5:53 :
c'est pas bon d'écrire après un diner fortement arose ; ça altère gravement le jugement
Réponse de le 11/01/2015 à 9:16 :
+1
Réponse de le 11/01/2015 à 15:27 :
Exactement. Ce sont d'ailleurs les mêmes.
Réponse de le 12/01/2015 à 1:14 :
@ Patriote. Vous avez une autre lecture Patriote. Certains affirment aussi que cette Europe de l'UE et de l'OTAN sert les intérèt américains plus que les intérèts de l'Europe intrinsèque incluant la Russie. En fait on constate plus une Europe atlantiste qu'une Europe de l'Atlantique à l'Oural chère au Gal. de Gaulle ! Auriez-vous traiter de Gaulle de collabo ?
Réponse de le 12/01/2015 à 12:13 :
Je parie que certains des commentaires pro poutine quoi qu'il fasse ne sont pas écrits par des français mais viennent directement de l'ambassade ou de Russie.
Réponse de le 12/01/2015 à 14:29 :
Bonjour ,ce sont des gens comme vous qui lèchent le Q des américains.
a écrit le 10/01/2015 à 22:39 :
Et pendant ce temps qu'on se gave et s'intoxique avec le "charlisme" en France, on vient d'apprendre que la Russie et l'Inde ont achevé la création de la version à l'exportation du chasseur de 5e génération PAK-FA. Donc que veut-elle encore l'Inde acheter des Rafale de 4ème génération dont elle se doute si ils seront même livrés ? avec la non-livraison des Mistral, la France s'est tirée plus d'une balle dans le pied. D'ailleurs, Rafale, Mistral….. ce n'est que du vent !
a écrit le 10/01/2015 à 22:24 :
Ajout: Même si les spéculateurs ont été présents sur le marché russe, la faute de chute vertigineuse de rouble est dûe aux actions et incations de la Banque Centrale et au comportement de certains grands boites.
a écrit le 10/01/2015 à 21:38 :
L’article n’est pas tout à fait incorrect, mais ne donne pratiquement aucune information intéressante et contient des clichés. Concernant la situation, mais oui, la Russie est dirigée par l’oligarchie (ou corporatocratie, cela dépends du point de description), compradore pour la plupart des cas. Probablement les actions (ou inactions) très étranges de la Banque Centrale de la Russie peuvent être expliquées avec cela et surement cette constatation explique la fuite et le non-retour des capitaux mentionnés dans l’article. Juste une question, plutôt à poser à la Tribune : honnêtement, est-ce que Prof. James est si compétent dans la question pour que son avis soit publié ? A vrai dire, je ne vois pas en quoi. Disons, j’aurais pu rédiger quelque chose bien plus fondamentale sans problème.
a écrit le 10/01/2015 à 20:53 :
Admin : Bon, j'avais écrit que l'auteur avait l'air d'un vrai néocon, en plus de quelques éléments factuels sur le G8 . C'est vraiment incorrect ?
a écrit le 10/01/2015 à 19:03 :
Ce gars a vraiment pas l'air en forme, reprendra bien un petit coup de sirop tiphon, c'est bon même sur le mildiou ??!!
a écrit le 10/01/2015 à 18:51 :
En effet pour etre servis vous serez servis la chine remplace l'ordre mondiale du FMI en injectant 200milliards en Amérique latine sur 5 année. vous êtes satisfait
a écrit le 10/01/2015 à 18:13 :
Il doit plutot préférer Soros a Poutine , si je ne m'abuse ????
a écrit le 10/01/2015 à 18:03 :
on ne comprend véritablement pas ce que vous cherchez à passer comme message avec votre analyse qui se limite à citer les chiffres/indices sans les analyser comparativement et faire des déclarations fondées de tout arguments du genre "les BRICS ont laché la Russie" j'aimerai bien vous donnez rendez vous dans quelques mois pour évaluer la situation à nouveau
a écrit le 10/01/2015 à 17:17 :
Je sais pas ce que l'auteur de cet article a consommé.?! Mais en tout cas c'est pas de l'eau!
a écrit le 10/01/2015 à 17:08 :
"La Chine aidera-t-elle vraiment la Russie ?" lisez un peu les médias chinois et vous aurez la réponse à votre question. Les Chinois sont impatients d'aider mais ne peuvent pas le faire si le bénéficiaire lui-même n'en fait pas la demande. Elle n'a aucun intérêt à ce que la Russie s’effondre sinon elle sera seule contre l'alliance américano-japonaise autour de la question de la mer de Chine. Quand les Russes et les Chinois parlent d'alliance stratégique il faut chercher à comprendre !!
a écrit le 10/01/2015 à 16:14 :
J'aimerais bien des articles écrits par des Européens, et non pas traduits de sources américaines qui "roulent pour elle".
Réponse de le 10/01/2015 à 22:55 :
Vous qui usurpez le nom d'un Grand Homme français, avez-vous lu "les Lettres philosophiques" de Voltaire qui vantent le libéralisme anglais ?...
a écrit le 10/01/2015 à 15:49 :
Les peuples de Russie ont toujours été attaqué par l'Occident, et ils ont toujours résisté avec ténacité. Ils savent que les moment sont durs et ils n'oublieront pas de sitôt la lâcheté et la traîtrise récidivante des oligarques européens.
Réponse de le 10/01/2015 à 22:05 :
c'est vrai que la horde d'or qui a dévasté la Russie venait de l'Ouest !
Réponse de le 10/01/2015 à 22:58 :
Ce sont les oligarques russes qui ont trahi leur pays et ruiné l'économie russe en se dépêchant de retirer leurs capitaux de Russie. C'est cela que vous appelez résister avec ténacité ?
Réponse de le 10/01/2015 à 23:09 :
Non, La Russie comme la France ne se sont pas faites qu'avec des flux et des reflux de capitaux, les vrais pays forts se font fait surtout avec la dureté et la ténacité de leur concitoyens attachés a leur patrie. Les français et les russes sont des peuples tenaces et ils défendront leur patrie mais pas les lâches délocalisations des multinationnales.
Réponse de le 11/01/2015 à 20:48 :
Une vision bien parcellaire de l'Histoire...Le comble étant de parler d'oligarchie pour les dirigeants occidentaux!
a écrit le 10/01/2015 à 15:38 :
le G8 n'a plus sa raison d'etre(G8 sans la chine, inde, brezil).la russie menne une poliqque d'avenir du monde. c'est L'occident qui perd sa place dans une monde multipolaire a venir. Les BRICS seront dans les 5 prochaines annees a venir plus puisant que le G7 actuel.
a écrit le 10/01/2015 à 15:31 :
Article intéressant. Malgré la propagande de certains, la réalité s'impose jour après jour : l'économie de la Russie s'effondre et va reculer 10 ans en arrière. C'est déplorable pour le peuple russe qui va souffrir dans les prochaines années. Poutine s'est trompé de stratégie. Si tout le monde est perdant, la Russie paye le prix le plus fort.
a écrit le 10/01/2015 à 14:47 :
Vous racontez n'importe quoi comme d'habitude...

Dite la vérité seule même si elle est amère parfois vous retrouverez vos lecteurs
a écrit le 10/01/2015 à 14:30 :
Mr Poutine devrait s'inviter à Paris ce dimanche pour marcher il y aura du beau monde et le président Russe a autant sa place dans cette manifestation que les autres responsables
de pays d'Europe où non Européen.
Réponse de le 10/01/2015 à 17:21 :
La presse libre n'existe pas dans la Russie de Poutine.
a écrit le 10/01/2015 à 13:26 :
notez bien cet article et relisez le dans 2 ou 3 ans la russie isolee? par qui par une minorite d'etats occidentaux en perte d influence regardez tous les traites signes par la russie avec la chine l'inde l'afrique du sud la turquie l'iran le viet nam l'egypte et je porrais continuer la liste regardez comment les etats d"amerique latine on repondu à l'union europeenne qui leur demandait de ne pas aider la russie dans l'embargo des produits europeens-+ les sanctions conyre la russie ont ete aussi douloureuses pour l'europe que pour la russie la situation actuelle est due à la chute du prixc du petrolez et l'etat qui profite le plus de la situation est la chine qui est au point de vue esonomique le seul vrai concurrent des usa
Réponse de le 11/01/2015 à 6:00 :
et pour compléter ce que vous dites et montrer la situation paradoxale des effets de l'embargo sur la Russie , les echanges euro - russes ont baisse en 2014 alors que le commerce USA- RUSSIE a augmente .
et le dindon est ...
a écrit le 10/01/2015 à 12:13 :
Qui détermine ceux qui sont isolés? Peut être tout simplement ceux qui se sont isolés de la Russie!
Réponse de le 10/01/2015 à 13:44 :
il y a lon
Réponse de le 10/01/2015 à 13:45 :
un jour de brouillard particulièrement épais sur la Manche , un quotidien anglais avait titré :" le continent est isolé " :-)
l'auteur de l'article m'a l'air d'être dans le brouillard.
a écrit le 10/01/2015 à 11:54 :
L'auteur de cet article n'en sait pas plus que nous ses lecteurs sur ce sujet. Il donne son avis sur la question. Je ne pense pas que les russes lui ait donné les clés de leur finance. Juste une question : pense t-il réellement que le G8 a encore du poid quand la désormais 1ere économie du monde (la Chine) n'y fait pas partie ? De plus tous aiderons la Russie d'une manière ou d'une autre, la Chine pour soutenir sa croissance par le gaz et l'Europe pour préserver son économie en gardant le gaz... Les problèmes actuels sont conjoncturels et prendront nécessairement fin quand les risques deviendront trop importants.
a écrit le 10/01/2015 à 11:49 :
La Russie comme la Chine se tourne vers les pays d'Asie et l'Inde, mais cela il ne fallait pas l'écrire dans l'article du nombril du monde.
a écrit le 10/01/2015 à 11:39 :
ca casse pas des briques.
Ni économiquement, ni démocratiquement, ni diplomatiquement.
Le dernier rapport de Transparency indique que les libertés dans ces cinq nations sont de plus en plus bafouées. Marco
Réponse de le 10/01/2015 à 13:40 :
Certes, ici, c'est plus discret... Tu parles d'une différence. Quand à mettre en référence un organisme US, là, bravo...
Réponse de le 10/01/2015 à 18:18 :
oui c'est sûr, c'est que les 2,3,6,7,29 nations du monde et même 1,3,6,7,29 si on inclut le fait que la chine a dépassé les usa
a écrit le 10/01/2015 à 11:21 :
La propagande occidentalo-sioniste ne passe plus;pas étonnant que vous perdiez des lecteurs.
a écrit le 10/01/2015 à 11:04 :
Euhhh.. quel isolement ?
C 'est nous qui sommes de plus en plus isolés ,les BRICS sont unis !
a écrit le 10/01/2015 à 11:01 :
Petite propagande anglo saxonne amusante, RT est beaucoup plus constructif, intéressant à lire, d'ailleurs on agresse ses journalistes, c'est une signe, dérangeant..
Réponse de le 10/01/2015 à 11:43 :
Aucune objectivité, à sens unique, La Voie de la Russie en puissance 10, une super boite zombifiante!
Réponse de le 10/01/2015 à 12:59 :
@@Russiatoday pour vous, pas pour moi!
a écrit le 10/01/2015 à 10:50 :
"ôte à la Russie toute influence véritable sur les mécanismes actuels de gouvernance mondiale" Cela tombe bien. Car elle n'avait que peu d'influence tout comme l'Inde et notamment, la Chine qui réclame un soupçon de pouvoir depuis longtemps et 2008 surtout.
Cette attaque économique resserre les liens entre BRICS, comme nous pouvons le constater. Logique.
Réponse de le 10/01/2015 à 14:35 :
J'aimerais bien voir les adresses ip des commentaires précédents...
:lol:
Chaque fois qu'un article commente la situation économique, politique et militaire de la russie, il y a une vague de commentaires anti-occidentaux, anti-américains...
Réponse de le 10/01/2015 à 21:38 :
Je souhaite que la Russie s'en relève. Un pays qui aimait la littérature française, qui avait fait venir les meilleurs artistes français pour l'embellissement du pays. Voilà comment la France lui dit merci ! Il vaut mieux se faire plumer par les banques américaines !

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