Black Friday  : l'écologisme contre l'emploi et le pouvoir d'achat

 |   |  880  mots
Marc Guyot et Radu Vranceanu.
Marc Guyot et Radu Vranceanu. (Crédits : DR)
OPINION. La consommation des ménages est un moteur de la croissance économique. Or au nom d'une conversion médiatique à l'écologisme, nombre de responsables politiques stigmatisent le Black Friday, alors même que les entreprises ont déjà intégré la nécessité de réduire le gaspillage et de favoriser le recyclage pour précisément satisfaire la demande des clients. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l'ESSEC

Le Black Friday est une tradition de soldes aux Etats-Unis qui se diffuse dans le monde entier, soit à l'identique, soit dans un esprit propre à chaque pays. Il faut dire que le principe d'un jour dédié à une grande braderie n'est pas une nouveauté et est plutôt populaire par nature. Cette année, le Black Friday, qui semble être massivement adopté en France, a provoqué chez un certain nombre de responsables politiques des réactions surprenantes.

Dans le modèle économique de base expliquant la conjoncture de court terme, modèle consensuel utilisé aussi bien par les libéraux que par les interventionnistes, l'évolution mensuelle du chômage dépend de l'évolution mensuelle de la croissance du PIB qui lui-même dépend essentiellement de la vigueur de la consommation des ménages. A court terme, un accès de pessimisme des ménages qui les amènerait à consommer moins et à épargner plus conduirait à un tassement de la croissance et une moindre création d'emplois.

La consommation des ménages vitale pour la croissance

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis et le ralentissement des échanges mondiaux pèsent sur les exportations nettes et l'investissement, ce qui génère un ralentissement de la croissance mondiale qui touche aussi l'économie française. Dans ce contexte, le maintien d'une croissance suffisante pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail dépend du maintien de la consommation des ménages à un bon niveau. C'est vital aux Etats-Unis mais aussi dans tous les pays du monde. La consommation intérieure doit prendre le relais de l'investissement et des exportations pour que la machine à créer des emplois continue de tourner.

La conversion médiatique d'un certain nombre de responsables politiques à l'écologisme déconnecté de l'espace-temps complique un peu la donne. En effet, elle crée un dilemme entre la création d'emplois tirée par la consommation et une décroissance fantasmée comme la solution au changement climatique accompagnée d'injonctions flétrissant le consumérisme des masses populaires manipulées, comme il se doit, par les multinationales.

Camp du bien

Dans le monde d'incantations et d'immédiateté de l'écologisme médiatique, l'innovation, les incitations et les taxes intelligentes comme la taxe carbone n'existent pas. En revanche, il existe des bons et des méchants et le camp du bien doit non seulement renoncer à prendre l'avion mais aussi interdire aux rustres sans conscience de surconsommer aux prétextes de soldes géantes à l'odieux accent yankee.

La révolte des gilets jaunes, autre sous-catégorie d'assimilés rustres consommant odieusement du gasoil, est venue en réaction à ce même type d'insensibilité face aux enjeux de pouvoir d'achat d'une part et aux enjeux d'espace-temps d'autre part, ici la mobilité dans les zones rurales.

Le succès du Black Friday est avant tout une conséquence normale d'une perception d'augmentation du pouvoir d'achat et un coup de fouet bien venu à la consommation dans une période de temps, anciennement appelé l'Avent, qui ouvre la période de Noël et l'achat des cadeaux.

Course au vert

Le problème avec ces contempteurs de rustres c'est que les vrais problèmes ne sont pas traités. Le recyclage, la diminution des emballages, l'optimisation de ce qui peut l'être ne se font pas à grand coup de condamnation mais avec des incitations appropriées venant des pouvoirs publics et en lien avec les entreprises. En effet, les firmes du secteur de la distribution et de la grande consommation savent à quel point, contrairement à ce qu'affirme l'écologisme-médiatique, les consommateurs sont devenus sensibles aux problématiques d'environnement. Les grandes firmes les plus réactives ont commencé une réflexion sur la baisse des quantités d'emballage et communiquent sur la recyclabilité de ceux-ci.

Le contexte concurrentiel, alimenté par la pression des consommateurs et des ONG, ne laisse pas d'autre choix qu'une course au vert qui devance la loi et les normes. Les entreprises cherchent d'autant plus à être ingénieuses dans cette course au vert que leurs collaborateurs les plus jeunes s'y retrouvent sincèrement et sont moins disposés à travailler dans des entreprises sans initiatives environnementales.

Restriction des libertés individuelles

Le plus grand tort qu'on puisse faire à la défense de l'environnement c'est de laisser les nostalgiques du collectivisme s'approprier le sujet. Sous l'objectif apparent de contenir le réchauffement climatique et la pollution, ils alimentent des peurs servant à justifier la restriction des libertés individuelles, la mise sous tutelle de la propriété privée, de la libre entreprise et du marché concurrentiel en faveur d'une société planifiée du contrôle supposée nous conduire vers le bien commun tel qu'ils l'auraient défini. Les résultats du planisme sont prévisibles en cela qu'ils ont été les mêmes partout : pauvreté, restriction des libertés, corruption destruction de la nature et catastrophes écologiques majeurs.

Un succès du Black Friday à la française serait une bonne nouvelle pour la croissance et en aucun cas une mauvaise nouvelle pour l'environnement. Les enjeux climatiques se traitent à moyen terme avec un mix intelligent entre l'action publique et les initiatives privées grâce au contexte de prise de conscience générale des problématiques environnementales.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/12/2019 à 10:46 :
Dans un monde aux ressources en matières premières définies et non renouvelables quelle loi de la physique peut permettre une croissance infinie ?
a écrit le 03/12/2019 à 11:40 :
C'est assez étonnant de "découvrir" les soldes par le Black Friday alors qu'elles existent en France depuis des décennies. Il en est ainsi de bien de choses qui, parce-qu'elles viennent des US, sont forcement nouvelles et meilleures. Halloween a fait quasiment disparaître notre Carnaval populaire qui enchantait notre enfance, le bowling prétend nous faire découvrir le jeu de quilles que nous pratiquions depuis le plus lointain moyen-âge, et le pire, la "mal bouffe" envahit notre restauration vers laquelle des Parents, tombant dans la facilité, amènent leurs enfants…pour grossir un peu? Ce complexe digne de celui du colonisé par le colonisateur détruit notre culture, et surtout, notre capacité à innover, à créer, qui faisait notre force, notre identité. Mais voilà, la tutelle du fric international est passée par là.
a écrit le 03/12/2019 à 8:24 :
Démonstration par l'absurde de pourquoi il est urgent de remettre les économistes à leur place: derrière des bureaux dans l'administration et pas au parloir de la politique.

Ces affligeantes personnes n'ont rien compris ou sont restés bloqués dans les années 90 en mode Chicago Boys. Nous crevons de consommation et de croissance, ne pas remettre en cause ce dogme, c'est exploser en plein vol.

Il est temps d'avoir des réflexions politiques sur "quelle société et quelles valeurs voulont nous?" et d'utiliser l'économie comme un moyen, un outils et non pas une fin en soi.
Réponse de le 03/12/2019 à 11:50 :
Kwel. J'approuve tout à fait votre commentaire, mais voilà, la puissance du fric, l'outil médiatique que souvent il domine, sont des armes difficiles à combattre. Mais qui peut avoir ces réflexions politiques qui sont aussitôt mises au rang d'élucubrations fantaisistes sinon targuées de "communistes" ? Le peuple est infantilisé, dogmatisé au nom du consumérisme et les oligarchies financières ont pris le pas sur le politique. Il faudrait donc de "vrais" hommes politiques, au service du citoyen et non de leur carriérisme, de leur inféodation au monde de la finance. Croisons les doigts, peut-être en reste-t-il encore? Peut-être, aussi, à nous de faire les bons choix...
Réponse de le 03/12/2019 à 22:01 :
l'ESSEC est une école de commerce, pas un centre de recherche économique.

Ils forment des responsables commerciaux de haut vol pour qu'ils soient les plus efficaces possible dans le ratissage des clients, pas des scientifiques rigoureux. Les prix Nobel ne sortent pas de ce genre d'établissement.

L'habillage économique ne sert qu'à justifier idéologiquement les procédés et les méthodes qu'ils professent. Ca leur permet de se convaincre que tout ce qui est légal est possible et que la moralité n'existe pas en affaires, tant que ça rapporte.

D'où la diatribe contre ceux qui ont des préventions à l'égard d'une opération marketing réussie à l'échelle planétaire et est enseignée à ce titre dans leurs cours.
a écrit le 03/12/2019 à 6:58 :
Je me suis arrêté à « nombre d’entreprises ont pris des mesures pour arrêter le gaspillage »...
C’est comme faire attention à sa consommation d’eau sous la douche. C’est dépassé ! On en n’est plus là !
Savez-vous que la différence de température moyenne sur l’ensemble du globe entre notre époque et l’ère glacière est seulement de 5 degrés (vous pouvez faire des recherches sur le net). Or le réchauffement est aujourd’hui hors de contrôle. On n’a rien fait et on continue dans un système de consommation de masse. Direct dans le mur et une planète dont on a du mal à imaginer ce qu’elle va devenir. Ce n’est pas de l’alarmisme. C’est juste ce que disent les scientifiques.
a écrit le 02/12/2019 à 23:05 :
Ces auteurs ne manquent pas d'air. Ils disent "[...] alors même que les entreprises ont déjà intégré la nécessité de réduire le gaspillage et de favoriser le recyclage pour précisément satisfaire la demande des clients." Et cette nouvelle façon de penser a émergé spontanément peut-être ? Si les gens changent leur manière de penser, et les entreprises avec, c'est bien parce que quelqu'un leur a mis la puce à l'oreille... Peut-être que la même chose arrivera pour le "Vendredi Fou" (version Québec).
Réponse de le 03/12/2019 à 7:33 :
Et ou voulez vous en venir ? la prise de conscience collective ne doit pas aboutir à une restriction des libertés, est ce si grave ou difficile à comprendre ? Par exemple une bonne action politique consisterait à obliger les fabricants de produits manufacturés à concevoir des produits réparables pendant X années au lieu de "gueuler" que les soldes avant Noël (black friday) sont un scandale. Pouvoir acheter des produits bien conçus à prix attractif, c'est la liberté de chacun. Marre de ces donneurs de leçons prétendument vertueuses.
Réponse de le 03/12/2019 à 11:56 :
réponse à PIC SOUS,...le bien nommé. Ces produits à "prix attractif" que vous vous réjouissez d'acheter ne vous font jamais poser la question de savoir d'où ils viennent, c'est à dire dans quelles conditions d'exploitation ils sont produits. Cela, vous direz probablement que ce n'est pas votre problème, puisque vous n'aimez pas les "donneurs de leçons vertueuses". Avec un minimum de conscience, vous pourriez raisonner autrement, mais voilà, là aussi, il n'y a pas égalité...
Réponse de le 03/12/2019 à 18:08 :
@ PIC SOUS: vous dites "[...] obliger les fabricants [...]". Mais enfin, comment osez-vous ? Une telle restriction de liberté !!
a écrit le 02/12/2019 à 21:01 :
On n'oblige personne à consommer le black friday.
Ceci étant je considère l'écologie politique comme une quasi religion avec ses dogmes, ses rites, ses grands prêtres, ses prophètes plus ou moins illuminés, ses tendances permanentes à la culpabilisation, un genre de substitut aux religions à un moment où l'occident se déchristianise.
Réponse de le 02/12/2019 à 23:00 :
On peut renverser votre message sans trop de difficultés: "Ceci étant je considère le néo-libéralisme politique comme une quasi religion avec ses dogmes, ses rites, ses grands prêtres, ses prophètes plus ou moins illuminés, ses tendances permanentes à la culpabilisation, un genre de substitut aux religions à un moment où l'occident se déchristianise." Il n'apporte donc pas grand-chose.
Réponse de le 03/12/2019 à 8:02 :
Le néo-libéralisme n'existe pas. Il existe l'économie de marché, loi naturelle vieille comme le monde et aussi universelle que la gravitation. Même le communisme n'avait pas réussi à l'éradiquer, puisque la seule économie réelle des pays communistes était le marché noir qui était strictement régi par l'offre et la demande. Paradoxalement ce marché noir, plus ou moins toléré par les autorités parce que c'était la seule respiration possible de l'économie, est ce qui a permis à l'illusion communiste de durer aussi longtemps. Et oui, l'échec sans appel du communisme est la preuve qu'il n'existe définitivement aucune alternative à l'économie de marché.
Réponse de le 03/12/2019 à 12:04 :
réponse à bruno.. Vous êtes probablement le seul à dire que le néo-libéralisme n'existe pas. Par ailleurs, l'"économie de marche" n'est pas vieille comme le monde. Je pense que vous devriez lire (ou relire ) l'Histoire pour mieux vous documenter. Le sujet autour de ces problèmes ne parle pas de la mise en cause de tels ou tels systèmes mais de l'exploitation abusive qui en est faite par certains au détriment d'autres et qui nécessitent un minimum de "régulation" de l'Etat. Adam Smith le premier chantre du Libéralisme ne disait pas autrement. Lisez-le, c'est étonnant d'actualité.
a écrit le 02/12/2019 à 20:29 :
Quand les écolos-bobos vont-ils plutôt proposer un "Green Friday" avec une promo réservée aux biens écolos (reconditionnés, bio, etc...) ??
Plutôt qu'interdire, qu'ont-ils à proposer ?
a écrit le 02/12/2019 à 20:01 :
C'est beau l'avenir : on se fera livrer des smartphones fabriqués en asie tout en crevant de chaud et de faim du fait de l'effondrement de la biodiversité.
a écrit le 02/12/2019 à 19:23 :
Les tik et tak de l'ESSEC sont de retour.

Comparer sans rougir LAREM à des bolcheviques planistes, il fallait oser.... Et c'est à ça qu'on les a reconnu.

Vivement un petit stage dans la vallée de l'Argens pour leur remettre les idées en place.
a écrit le 02/12/2019 à 18:47 :
En écologie, la logique n'a pas grande importance. A part les capitalistes (pour qui l'écologie est un business susceptible de rapporter gros moyennant le lobbying et les lavages de cerveau appropriés) et les politiques (pour qui c'est une façon de dealer comme une autre), l'écologie est un "MEME", cad une convention socio-culturelle destinée à sauver les gènes de ceux qui la véhiculent. Ce n'est pas la planète qu'ils voudraient sauver mais les descendants des descendants des descendants de loosers et d'envieux. Et même s'ils n'y compte pas trop, ca peut toujours empoisonner les citoyens qui payent encore des impots, à défaut d'être économique c'est sans doute écologique.
a écrit le 02/12/2019 à 18:47 :
Depuis des années la même constance dans la faiblesse de l'argumentation.


Ils commencent par nous sortir l'argument de la consommation moteur de la croissance à court terme. Le e-commerce étant très polluants, il serait nécessaire d'arbitrer entre croissance à court terme et contribution durable à la destruction de l'environnement. Et voilà que nos deux auteurs choisissent la croissance à court terme (!?)

On a le droit à leur moment keynésien (nouveauté)! Mais pourtant si relance il devait y avoir elle devrait passer par de l'investissement public afin de favoriser une croissance endogène tout en ayant les effets sur la demande effective à court terme. Comme font-ils pour l'ignorer?

Par la suite de façon fort confuse ils expliquent que e-commerce génère des externalités et les systèmes d'incitations sont soit absents soit insuffisants.

Alors là, ils sont au sommet de leur art! Après 40 ans de démonstration des défaillances des marchés sur les questions environnementales, l'incapacité de ceux-ci à intégrer les externalités et l'impossibilité à générer des incitations par des taxes ayant été démontrés par les faits, ils nous les ressortent pourtant. Franchement c'est une des solutions, mais elle est limitées. On est dans le déni là!

Il reste donc deux possibilités, l’intervention de l’État par des Lois ou la modification des préférences des consommateurs.

Finalement lorsque les acheteurs du black friday sont culpabilisés, ne changent-ils pas leurs préférences, modifiant de facto la demande, et incitant les entreprise à adapter leur offre?

Ils le concèdent mais les changement seraient venus de nulle part et surtout pas des arguments venus des écologistes. La prise de conscience ne se ferait-elle pas par ce genre de débats!

Messieurs, soit l'économie de marché arrive à juguler SA destruction de l’environnement, soit on va vers un retour en force de l'Etat. Il n'y a aucune solution crédible et l'échec de la régulation par les marchés est là sous nos yeux.

Les consommateurs par leurs choix semblent être des moteurs puissants du changement et ces campagnes en sont l'illustration! Elles sont salvatrices même si elles viennent de personnes de "gauche"!

Crier au loup Bolchévique n'y fera rien, le défi est là!
a écrit le 02/12/2019 à 18:29 :
Ils n’ont absolument RIEN compris les pauvres!
Déprimant d’entendre ça....
Réponse de le 02/12/2019 à 19:50 :
C'est l'ESSEC.

Un cycle de formation de trois années revient à près de 50 000€ (17 K€/année).

Imaginez quel genre de public peut fréquenter ce genre d'établissement.
Réponse de le 02/12/2019 à 21:28 :
Réponse à normal.
... des types qui réussissent un vrai concours ... insupportable.
Réponse de le 03/12/2019 à 16:00 :
bof....

Je vous invite à consulter la liste des anciens élèves, sur viadeo par exemple.

Aucun ne semble avoir fait de carrière intéressante. Il sont tous devenus directeur de machin, sous directeur de truc dans des grosse boites internationales où leur marge d’initiative est nulle et où un comportement soumis et prévisible est ce qui est attendu par leurs N+1.

Pratiquement aucun n'a fondé sa boite, ou inventé de procédé révolutionnaire qui a sauvé l'humanité, ou découvert l'Amérique en vélo.

l'ESSEC fournit les bataillons des idiots utiles qui servent les 200 familles qui contrôlent le capital des grosses entreprises.

Il y a plus de créativité dans une classe de CAP mécanique automobile que dans 10 ans de promotions des poulains soigneusement sélectionnés de l'ESSEC.
a écrit le 02/12/2019 à 18:17 :
C'est tout l'Ardéchois. Entre la consommation, la croissance, la richesse et de l'autre la vertu écologique, il faut choisir. La pauvreté est la chose la plus écologique qui soit.
Réponse de le 02/12/2019 à 19:12 :
rien de plus egaux egalitaristes de gauche que 2 pauvres!
entre buffet et gates ou la difference est criante et se compte en milliards de dollars, et le venezuela reenchante socialiste de maduro ou tout le monde vit genereusement et socialistement avec moins de 2 euros par jour, souhaitons que la france devienne le petit venezuela de l'europe, mais sans petrole pour les devises des banques capitalistes
ca sera l'ideal de l'egalitarisme pour tous........
bon, apres on sait deja qui va venir hurler, hein...
a écrit le 02/12/2019 à 18:07 :
"La consommation des ménages est un moteur de la croissance économique"

C'est pour cela que ce dumping social imposé par l'europe est tout simplement incompréhensible, comment veut on faire un pays prospère avec des salaires de misère ?
Réponse de le 02/12/2019 à 22:42 :
J'ai suivi leurs cours à l'Essec mais malheureusement, je crois qu'ils n'ont pas perçu l'évolution des salaires, des sécurités sociales et des services publics en Europe occidentale, ni la concurrence complètement déloyale à laquelle se livrent les pays au sein de l'Union européenne et au sein de l'OMC (je rappelle que l'environnement et le social ne comptent pas au niveau des échanges internationaux). Une révision des classiques du libéralisme vous montrerait le gouffre séparant les régimes actuels de la théorie d'Adam Smith.
Par ailleurs, je recommande à messieurs Guyot et Vranceanu de lire Alain Supiot, si jamais ils lisent mon commentaire.
Réponse de le 03/12/2019 à 9:11 :
IL serait surtout tan de sortir des dogmes des uns et des autres élaborés à une époque différente et donc relevant de phénomènes différents:"SI ton eil était plus aigu tu verrais tout en mouvement" Nietzsche

Tout ces économistes prêcheurs, ça fait peur !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :