Demain, la guerre contre l’Iran ?

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Le Président iranien Rouhani lors d'une visite à Vienne, le 4 juillet 2018.
Le Président iranien Rouhani lors d'une visite à Vienne, le 4 juillet 2018. (Crédits : Morteza Nikoubazl)
Encouragée par l’Arabie saoudite et Israël, l’administration Trump cherche à étouffer économiquement un Iran qui se sent assiégé. Une stratégie risquée qui pourrait à terme dégénérer en guerre ouverte. Par Didier Chaudet, Institut français d'études sur l'Asie centrale

La détente récente entre États-Unis et Corée du Nord peut être vue comme le prélude à une montée des tensions avec les Iraniens, peut-être jusqu'à la guerre, comme le soulignait récemment Anshel Pfeffer dans Haaretz. Un tel scénario, si dangereux pour l'ensemble du Moyen-Orient, et donc pour la stabilité internationale, est-il vraiment possible aujourd'hui ?

Le rejet des négociations avec Téhéran

Quand on évoque une guerre future impliquant l'Iran, on pense à trois possibilités, principalement :

  • une opposition directe entre Washington et Téhéran ;

  • le réchauffement de la guerre froide entre Arabie saoudite et Iran ;

  • une guerre opposant Israël et l'Iran, plus particulièrement sur le champ de bataille syrien.

L'administration Trump compte en son sein au moins trois opposants de premier plan à l'influence iranienne au Moyen-Orient : James Mattis, ministre de la Défense (dont la modération récente est à mettre en perspective, et pourrait n'être que temporaire) ; Mike Pompeo, Secrétaire d'État ; et John Bolton, conseiller à la sécuritaire nationale.

Clairement, cette administration n'apparaît pas comme intéressée par de réelles négociations : Stephen Walt, professeur de relations internationales à Harvard, a récemment comparé la douzaine de demandes américaines exprimées par Mike Pompeo à l'endroit de l'Iran à l'ultimatum de l'Empire austro-hongrois à la Serbie, avant la Première Guerre mondiale...

Après tout, ces demandes se résument à intimer l'ordre à l'Iran d'abandonner ses politiques de sécurité et d'influence régionale, ce qui serait fatal non seulement pour le régime actuel, mais aussi pour tout gouvernement indépendant et patriote.

Comme l'explique le président du Conseil américano-iranien Trita Parsi : « Quand on associe des demandes irréalistes à une pression massive, on crée sciemment une évolution vers la confrontation. ») De fait, Washington semble plutôt viser une déstabilisation de régime iranien, et se contente, pour l'instant, d'une guerre économique pour atteindre ce but.

Comme un air d'Irak en 2003

En réalité, cette attitude était déjà celle d'administration Trump avant que les Américains ne se retirent de l'accord sur le nucléaire iranien. Après tout, alors que l'Iran le respectait, il semble bien que Washington ait violé les sections 26, 29 et 33 devant permettre la réintégration économique de l'Iran dans la communauté internationale. Le retrait n'a fait que confirmer le refus américain, sous l'actuelle présidence, de voir l'Iran réintégrer la communauté internationale, et donc de pouvoir se développer économiquement.

Continuer de faire de l'Iran un paria, c'est chercher à l'étouffer économiquement, pour le renverser sans avoir à bombarder. Ou le pousser à relancer son programme nucléaire, ce qui offrirait l'excuse d'une guerre préventive.

Plus largement, l'argumentaire actuel contre l'Iran, considérée comme radicalement déstabilisatrice pour le Moyen-Orient, est non seulement faux car simpliste, mais il fait aussi étrangement penser à ce qu'on a pu entendre avant la guerre d'Irak de 2003.

Rudy Giuliani, conseiller et avocat du président Trump, va jusqu'à affirmer qu'un changement de régime en Iran est plus important pour la paix au Moyen-Orient qu'un accord entre Israéliens et Palestiniens... Si la déstabilisation par la guerre économique ne marche pas, l'emploi de la force sera forcément tentant pour certains au sein de l'actuelle administration américaine.

Israël et l'Arabie saoudite, soutiens des faucons américains

Pourtant, les ardeurs belliqueuses de Washington sont limitées par l'effort militaire conséquent que signifierait une attaque de l'Iran. Et une telle action militaire, si elle allait jusqu'au bout de sa logique, avec une occupation du pays, serait ingérable sans un retour à la conscription. Ces réalités expliquent la résistance d'un ancien militaire comme Mattis face à la vision idéologique de certains civils dans l'administration Trump.

Mais les faucons américains les plus bellicistes ont des alliés au Moyen-Orient, qui pourraient soutenir la politique du pire. Si, sur le dossier nord-coréen, on a un voisinage sud-coréen qui pousse l'Amérique à la modération, au Moyen-Orient, les principaux alliés de Washington - Israël et l'Arabie saoudite - considèrent le régime iranien comme un ennemi avec lequel la négociation serait impossible. Et contre lequel l'action militaire peut être une option.

Iraniens et Israéliens ont des positions irréconciliables sur la Syrie : les premiers veulent s'y maintenir, les seconds refusent radicalement un tel scénario. Pour l'instant, les accrochages entre les deux pays sont restés limités, mais le risque d'un dérapage militaire demeure réel. Israël (tout comme les États-Unis) mise pour l'instant sur une déstabilisation interne du régime iranien. Ce scénario n'étant pas forcément une évidence, comme on le verra plus loin, le désir d'une action militaire plus directe pour contrer l'Iran en Syrie, par exemple, pourrait être une action envisageable par l'État hébreu.

Au Yémen, un combattant de la milice des Géants, soutenue par Riyad (21 juin 2018). Saleh Al-Obeidi/AFP

Quant à l'Arabie saoudite, son opposition à l'Iran est encore plus radicale : c'est une composante importante du nationalisme promu par Riyad. Certains Saoudiens exagèrent les capacités hégémoniques de l'Iran au Moyen-Orient : on en a un bon exemple avec un journaliste de premier plan dans le royaume, Jamal Khashoggi, qui parle, à propos de la situation actuelle au Moyen-Orient, d'un « moment 1939 ».

La peur que l'Iran suscite en Arabie saoudite comme concurrent régional ne fera donc pas du royaume un agent de modération, c'est le moins qu'on puisse dire. On peut même considérer que ces deux pays sont déjà indirectement en guerre, et qu'une escalade entre les deux pays, par exemple au Yémen, est très possible, avec les risques que cela implique.

L'Iran se prépare à une guerre asymétrique

Le danger d'un dérapage guerrier, même s'il n'est globalement pas souhaité, est donc loin d'être négligeable, au niveau international ou régional. Mais qu'en est-il de l'attitude de l'Iran elle-même ? A-t-elle des intentions bellicistes ?

D'un point de vue militaire, l'Iran n'a pas investi en priorité dans son armée conventionnelle. Au contraire, elle s'est d'abord préparée à une possible guerre asymétrique, avec les États-Unis comme l'ennemi le plus probable.

Téhéran a un budget militaire bien modeste par rapport à celui de ses voisins : même les Émirats Arabes Unis dépensent deux fois plus que l'Iran pour leur défense. Téhéran n'a pas accès aux armes les plus sophistiquées de l'Occident, qui se refuse à lui vendre les matériels qu'ils fournissent à l'Arabie saoudite ou à Israël, et manque de moyens financiers pour rivaliser avec ces deux pays dans la course aux armements.

GoogleCC BY-SA

Un simple coup d'œil sur une carte de l'Iran montre que la République islamique est entourée de bases et troupes américaines, ainsi que de pays proches alliés des États-Unis ou de l'Arabie saoudite.

Un arsenal de missiles pour parer une possible invasion

Dès lors, les élites iraniennes ont fait le choix de rendre toute attaque-invasion particulièrement difficile, plutôt que de se concentrer sur des capacités réellement offensives. C'est avec cette logique à l'esprit qu'il faut comprendre le grand nombre de missiles balistiques iraniens : à défaut d'une aviation assez puissante, il s'agit surtout d'une arme capable de cibler une concentration de forces prête à l'invasion, ou des infrastructures régionales en réponse à une attaque conventionnelle.

Suite au traumatisme causé par la guerre Iran-Irak, et la large utilisation de missiles par Saddam Hussein, cet arsenal est vu comme un moyen efficace de protéger le régime et le peuple iraniens face à une agression militaire extérieure. Et on aurait tort de penser que la supériorité militaire américaine pourrait permettre d'annuler les avantages asymétriques de l'Iran.

On l'a bien vu lors de la simulation de guerre intitulée « Millenium Challenge » organisée par Pentagone pour voir comment la marine américaine résisterait à une attaque iranienne. Le résultat a été sans appel : 16 bateaux coulés, dont un porte-avions, et l'exercice a été suspendu en urgence, afin d'en changer les règles et de permettre, en fin de compte, une victoire américaine...

Le général de brigade Hossein Salami, le numéro deux des Pasdarans ou Corps des Gardiens de la Révolution, a bien résumé l'approche militaire iranienne : défensive au niveau de la stratégie d'ensemble, mais très offensive à partir du moment où un ennemi commence une guerre contre l'Iran.

Les Iraniens ne chercheront vraisemblablement pas les hostilités, mais dans le cas d'une attaque, l'assaillant peut s'attendre à être confronté à une terrible guerre asymétrique en territoire iranien, et sans doute plus largement au Moyen-Orient : au moins par un renforcement de l'aide au Hezbollah au Liban, et en l'incitant à réagir à une guerre contre l'Iran ; par des actions contre les intérêts américains en Syrie et en Irak ; et par un renforcement de l'aide aux Houthis au Yémen pour mettre les Saoudiens en difficulté.

A Téhéran, la crainte d'un coup de force bonapartiste

La politique agressive de l'administration Trump pourrait renforcer les plus radicaux en Iran, ceux qui croient le moins en une possibilité d'apaisement avec l'Occident. Rappelons que les « principlistes » (les conservateurs iraniens) ont perdu toutes les élections depuis 2013. Aujourd'hui, ils peuvent présenter leur vision des relations internationales comme étant la seule valable, les modérés autour du président Rouhani, et même Ali Khamenei, le Guide de la Révolution, s'étant fourvoyés dans un projet de dialogue avec Washington qui n'a pas apporté les résultats espérés.

L'actuelle visite d'Hassan Rouhani en Autriche et en Suisse risque de ne rien changer à ce sujet : c'est sans doute le dernier déplacement du Président iranien en Europe avant la réimposition de sanctions par les Américains (à partir du 6 août). Et cet événement a été éclipsé par un bien étrange complot terroriste déjoué à temps, censé avoir visé des opposants iraniens réunis à Paris le 30 juin dernier. Or on voit mal ce que le régime iranien aurait à gagner dans une attaque terroriste en Europe, où il cherche désespérément à trouver des appuis pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien.

Les Iraniens savent pertinemment que des attaques sur sol européen sont une ligne rouge à ne pas franchir. Que les allégations d'un tel complot présumé soient révélées avant l'arrivée du président Rouhani en Autriche, et avant la rencontre décisive du ministre des Affaires étrangères iranien avec les représentants des cinq puissances toujours officiellement associées à l'accord (France, Grande-Bretagne, Chine, Russie, Allemagne) explique la réaction ironique de Javad Zarif.

La République islamique s'est dit prête à coopérer avec les autorités concernées et a condamné clairement le terrorisme. Mais même si pour les autorités iraniennes, il s'agit d'un complot contre le sauvetage de l'accord sur le nucléaire, cette affaire risque de peser sur ses rapports avec une Europe pressée par Donald Trump de s'associer à sa politique contre Téhéran. Il est peu probable que les réformistes et modérés iraniens obtiennent avec ce déplacement la victoire diplomatique dont il aurait bien besoin face aux principlistes.

Pire encore, un risque de coup de force militaire pourrait survenir au profit des conservateurs : le président Rouhani représentait un atout pour Ali Khamenei, le guide suprême de la Révolution, tant qu'un apaisement avec l'Occident était possible. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, et sa politique économique a mécontenté les classes populaires. Les récentes manifestations, les tensions avec Washington, de récents remaniements au sein des forces armées, amènent à penser que pour une partie des élites à Téhéran, une orientation bonapartiste est une possibilité.

Certains parlent d'un coup d'État faisant tomber Rouhani, ou d'une « présidence militaire » à l'issue de son mandat. Si le scénario d'une reprise en main par des forces plus militaristes, nationalistes et conservatrices devient réalité, alors, on peut s'attendre à des tensions plus importantes au niveau régional.

Union sacrée à Téhéran contre Donald Trump

Quoi qu'il arrive, le régime est renforcé plus qu'affaibli par l'hostilité américaine, et les conservateurs reviennent en force grâce à la divine surprise que leur offre Donald Trump.

Du point de vue iranien, les Américains et leurs alliés israélien et saoudien ont un problème non pas seulement avec le régime, mais avec l'Iran comme puissance régionale. Leur but serait donc de démembrer le pays, de le pousser à la guerre civile.

Une vision iranienne qui semble, en partie, conforme à une certaine réalité : on constate un intérêt marqué de l'Arabie saoudite pour la minorité baloutche iranienne... et des mouvements financiers suspects qui pourraient profiter aux séparatistes djihadistes évoqués dans une précédente analyse.

La réaction nationaliste face à ces menaces réelles est telle qu'on constate une réconciliation des élites, dans un sens favorable au régime, y compris celles qui ont été réprimées pour leur association au Mouvement vert. L'idée des réformateurs et modérés, selon laquelle il serait possible d'avoir un dialogue avec l'Occident, semble être passée de mode, au moins pour un temps.

Quand on ajoute à cette union nationale, le fait que les récentes manifestations en Iran, y compris celles impliquant le bazar de Téhéran, ne sont pas forcément unies par un sentiment anti-régime, on comprend que le désir d'un changement de régime de l'intérieur a bien peu de chance de se réaliser.

Ce qui pourrait, en définitive, pousser certains faucons américains à demander une action militaire plus directe.

The Conversation ___________

Par Didier ChaudetAttaché scientifique, Institut français d'études sur l'Asie centrale

 La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

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Commentaires
a écrit le 13/08/2018 à 19:33 :
Si l'Iran ne peut plus commercer avec l'Europe ou les USA , elle se rattrapent auprès de la Chine ou la Russie .... Ensuite elle trouvera toujours de grande puissance pour la soutenir militairement .... Ensuite le monde arabe fournira un grands nombre de combattant pour arreter les USA ... Donc rien n'est vraiment gagnier .... Et une guerre dàns cette region du monde seraient catastrophique ....
a écrit le 12/08/2018 à 19:14 :
La carte à des gaffes. Pour Djibouti, c'est une base aérienne et à part le bataillon américain au Sinaï au sein de la "Force multinationale et observateurs au Sinaï", je ne voit pas de base US en Égypte.
a écrit le 12/08/2018 à 17:15 :
L'Iran est présent en Syrie avec l'accord de ces derniers.
L'"exceptionnalisme U.S"..
a écrit le 12/08/2018 à 13:35 :
Macron propose , Trump dispose et les perses gagnent avec russes et chinois dans la manche .
a écrit le 11/08/2018 à 8:28 :
C’est plus facile de faire la guerre que la paix.
Toutes les guerres humaines sont stupides : chacun a le droit d’exister sur cette terre humaine avec son identité, ses ressources.
Tuer est «  mal ».
Réponse de le 11/08/2018 à 10:37 :
La Paix n'existe que si il y a risque de guerre!
Réponse de le 11/08/2018 à 21:21 :
Ça dépend des théories existentielles :
1) paix en enfer?
2) paix essence de liberté?
3) l’âge d’or de la conscience humaine par la paix universelle ?
...
a écrit le 10/08/2018 à 11:59 :
Est ce le scenario de la nouvelle saison de Jack Bauer ? Pour être sérieux, une attaque des Usa sur l Iran nécessiterait l envoi de 150 a 200 ko hommes. Ce serait visible et long a faire. Ce qui est plus inquiétant, c est l envoi de la flotte US dans le détroit d Ormuz. S ils sont déployés pour faire acte d intimidation et de présence, il y aura des risques d accrochages qui feront le bonheur de la presse mais dans la réalité rien de bien méchant. Par contre, si sa mission est d établir un blocus du pétrole Iranien a destination ed la Chine et Inde, la il va y avoir un bleme ! Y a t il un politique de l EU dans la salle ou un président Fr pour nous expliquer ce qu il ce passe ?? Oups c est vrai ils sont a la plage :)
Réponse de le 10/08/2018 à 16:12 :
Pour une attaque il suffit d'un navire de guerre ou d'un avion et de missiles. Ce n'est pas ce qui manque dans la région.
Une tentative d'invasion terrestre me semble, tout comme à vous, moins concevable. Les USA n'ont que peu d'alliés dans la région et ça réclame en effet beaucoup de logistique.

Pour la flotte US, c'est normal, l'Iran a menacé de bloquer le détroit en cas d'embargo mais ca me semble n'être dans l'intérêt de personne. Les arabes alliés de Trump ont besoin de faire transiter leurs pétroliers, tout autant comme les perses.
Un conflit dans cette zone bloquerait quelque chose comme 20% de la production mondiale de brut. C'est difficile à concevoir sur la durée (plus de quelques semaines).

Le blocus total du pétrole iranien par la force ne serait pas légal et mettrait les USA et ses alliés en porte à faux devant l'ONU. Trump n'en a rien à faire mais le reste des USA a encore besoin de l'opinion mondiale pour commercer, vendre de 4x4, acheter des minerais ou simplement faire du tourisme.
a écrit le 10/08/2018 à 11:21 :
Il n'y a plus de guerre forcément les marchands d'armes se plaignent. Tous les journalistes se focalisent sur TRUMP. Ce n'est pas lui qui veut la guerre mais les marchands d'armes américains, ce puissant lobbying. Mais bon les journalistes ne sont pas capables de trouver quelques choses à ce sujet, trop dangereux pour eux.
Réponse de le 10/08/2018 à 13:54 :
Vous êtes dans la théorie du complot.
Les marchands d'arme ne manipulent pas Trump, ils n'ont pas besoin de se donner du mal pour qu'il fasse n'importe quoi.
Réponse de le 10/08/2018 à 20:35 :
@Fake News Et le Deep State, c' est quoi mon p' tit lapin ?
a écrit le 10/08/2018 à 11:07 :
À partir du moment où les USA, l'Arabie saoudite et Israël sont dans un coup foireux, ma sensibilité penche vers l'Iran.
Réponse de le 10/08/2018 à 12:02 :
La mienne aussi, ils en ont décidément trop fait et depuis trop longtemps....
Réponse de le 12/08/2018 à 8:46 :
...ou les USA passent , la paix trépasse !!!
a écrit le 10/08/2018 à 10:55 :
Avec un paramètre à rajouter: les russes qui avanceraient leurs pions si on leur laisse un espace. Et je rajouter aient même les chinois qui profiteraient certainement d'une guerre au Moyen-Orient pour s'agiter en mer de Chine.
Réponse de le 10/08/2018 à 11:11 :
Et si ma tante en avait ?
Réponse de le 10/08/2018 à 19:43 :
@léo
Quoi donc? Du pétrole?
a écrit le 10/08/2018 à 10:24 :
La Perse est un grand pays millénaire comme la Corée ou la Russie. La nouvelle Amérique tri-centenaire et peuplée de migrants veut rester le premier pays du monde avec ses méthodes yankee. Trump ne fait pas exception, sauf qu'il remplace la guerre militaire par la guerre commerciale. Promouvoir l'insurrection et la division chez l'adversaire était la principale méthode employée au moyen age, dans le but d'agrandir territoire et prospérité. C'était la logique des murs de protection. Ils tombaient du fait des trahisons.
a écrit le 10/08/2018 à 10:03 :
On se demande ce que cherche Trump, radicaliser davantage les iraniens ? Un conflit
pourrait dégénérer rapidement, la leçon n'a pas été retenue par les occidentaux. Bush junior
a fait n'importe quoi en Irak , Idem pour Sarkozy en Libye. Des pays déstabilisés et 15 ans de guerre à suivre plus les attentats et l'immigration massive que doivent supporter les européens. Pourtant le meilleur moyen de lutter contre les régimes totalitaires, c'est d'enrichir les populations, de faciliter l'émergence d'une classe moyenne afin de faciliter le passage vers la démocratie.
Réponse de le 10/08/2018 à 12:08 :
Dans quelques semaines les américains voteront pour le renouvellement de la moitié de la chambre des députes.

Trump joue gros.
On l'oublie, mais il était minoritaire dans le pays (de plus de 4 millions de voix) quand il a été élu. Depuis sa cote est chancelante dans un pays plus clivé que jamais. S'il perdait sa majorité au congrès, il perdrait presque toute marge de manœuvre et serait passible d'une mise en accusation de la part du congrès.

Ça ne préjuge pas de sa condamnation et destitution (impeachment) qui demanderait une majorité des 2/3 au sénat (qui est républicain).

Tout le charivari est essentiellement destiné à rassembler la base électorale de Trump, qui est constitué des ploucs qui regardent CNN.
a écrit le 10/08/2018 à 7:31 :
Voilà une tribune stipendiée comme on en voyait jadis avant la 1ere Guerre ! Toute à la gloire du régime bdes ayatollahs arriérés. Elle ressemble à ce sketch de Coluche, où il vient en aide à un copain, lequel dépouille et frappe un vieil homme à terre !...
Il est clair que le régime en question n'a jamais commis d'attentats en France, ni en Bulgarie, ni en Argentine, ni en Thaïlande, ni en Géorgie, tous pays où il a été pris la main dans le sac...Il occupe 4 îles arabes dans le Golfe mais c'est broutille... Il colonise 4 pays par proxis interposés mais ce n'est pas lui qui cause des troubles dans la région. Sa population hurle à la famine parce que son argent, et détourné et dilapidé en soutien au terrorisme, mais du moment que Total ne peut faire comme Lafarge en Syrie, faire des affaires pendant la tenue des marchés aux esclaves, on incrime les Usa, Israël et l'Arabie ! Sûrement avec la bénédiction du Quai d'Orsay et du Big Business made in Hexagone. Quelle Tribune en effet !
Réponse de le 11/08/2018 à 18:53 :
+1
a écrit le 09/08/2018 à 17:57 :
Quel gachis ! la société Iranienne depuis les victoires des modérés, et jusqu'à maintenant, se libérait de plus en plus. Il fallait laisser Arabie Saoudite ( Sunnite) et Iran ( Chiite) et Israel, continuer à régler eux-memes leurs affaires ainsi, à puissance conventionnelle et humaine égale. L'occident y avait intéret économiquement, et les droits de l'homme progressaient. L'Iran était un énorme marché émergent, et partenaire fiable et payeur. L'accord sur le nucléaire dénoncé par Mr Trump était excellent. GACHIS ABSOLU. A présent TOUTES les hypothèses seront MAUVAISES pour la région et l'occident. Le blocus économique desservira et les iraniens et l'occident. Et les actions extérieures de l'Iran vont de toutes les façons continuer : Israel et Arabie Saoudite pouvaient continuer à y faire face localement. La Chine est en mesure d'acheter tout le pétrole et gaz Iranien, et fournir l'Iran en tout et tout. Que peut Mr Trump face à la Chine ?
a écrit le 09/08/2018 à 16:39 :
Les Américains cherchent à provoquer un conflit avec les Russes, après être déjà en train de chercher à provoquer un conflit avec l'Iran...

Les Américains cherchent partout à provoquer des conflits, dans le but à la fois de justifier l'utilité de l'OTAN et d'inciter les Européens à leur acheter plus d'armes : pour vendre davantage d'armes, il faut en effet faire en sorte de fournir à ceux auxquels on les vend une cible à abattre...

L’élément le plus déstabilisateur du monde, ce sont les États-Unis d'Amérique...
a écrit le 09/08/2018 à 14:21 :
Arrêtez de fantasmer, ce n'est qu'une entente Trump Poutine pour dé globaliser l'empire financier!
a écrit le 09/08/2018 à 12:17 :
Lisant cet article parmi tant d'autre, on se demande quel est le but de cet acharnement contre l'Iran. Et où se trouve ce L'ONU et ces composant avec leurs philosophie de humaniste et de sécurité.
Où est ces pays prétendant civilisé et et respectueux de la démocratie et de liberté,
Israël ce pays avec son idéologie sioniste et expansionniste qui ne respecte aucun régle internationale qui se cache derriere une doctrine de victimisation malsaine et mensongère. Un état sioniste et fanatique qu' il a seule but en tête affaiblir tous les pays de région et être le seul puissant dominateur dans la région, il suffit de regarder la carte et voir comment en 70 ans avec l aide de l occident ce pays a pu devenir le maître de la région et donneur d'ordre au monde.
L'Arabie saoudite, ce pays sans aucun ambition et infrastructure intellectuel, incapable de pouvoir gérer son propre destin et veut rivaliser avec l'Iran. Une famille gâtée, enrichie par la nature dont le gisement de pétrole et un lieu de pèlerinage . L'obstruantisme et et la religion Mohamedienne d'il y 15 siècles omniprésente entretenu par l'occident, a fait de ce pays un excelant consommateur des armes sophistiqués.
Un pays où l'absence de la science et progrès continue et sombrer la population dans un labyrinthe de l'ignorance.
Ces petrodolars aujourd'hui fièr de leurs grattes ciels, une fois les robinets de l'or noir à sec , seront des des futurs mandiants de la planète et des errants en Europe et au proche orient,. Ces future nécessiteux formatés par l occident veulent faire de l'Iran un province arabe, mais ils heurte comme d'habitude et heureusement à un nationalism persan,.
Suite........
a écrit le 09/08/2018 à 11:50 :
merci ( la connexion est un peu erratique ).
a écrit le 09/08/2018 à 11:01 :
mon commentaire précédent?
a écrit le 09/08/2018 à 10:23 :
On ne voit pas trop pourquoi la situation actuelle, bloquée comme elle est, évoluerait vers sinon une paix , au moins un armistice. La forme moderne de la guerre de cent ans sans doute et l'Iran se trouvera toujours suffisamment d'alliés pour tenir.
Réponse de le 09/08/2018 à 17:59 :
que Trump a réussi à se créer une quantité impressionnante d'ennemis puissants et influents, la Chine, l'Inde, la Russie, l'Iran, la Turquie.

Sans parler des anciens alliés traditionnels qui sont en train de se détacher et de chercher d'autres alliances commerciales et diplomatiques, voire militaires: le canada, le Japon, la Corée du Sud, le RU, l'Allemagne, La France...
Tous ces pays n'ont aucune intention de participer à une nouvelle guerre au MO au coté des USA et Trump ferait une erreur majeure en tentant de les obliger à choisir un camp.
a écrit le 09/08/2018 à 9:39 :
Un pays du croissant fertile sous embargo à qui l'on reproche de détenir des armes illégales.
Un président US faible d'esprit et mal entouré par des profiteurs de guerre, qui décide contre toute raison d'envahir un état souverain.

On en connait aujourd'hui les conséquences puisque nous les subissons au quotidien.

Qui a envie de revivre çà en pire?
a écrit le 09/08/2018 à 9:30 :
La guerre ! La peur ! Tremblez braves gens !
Réponse de le 12/08/2018 à 8:52 :
......USA = cancer planétaire !
Réponse de le 13/08/2018 à 17:16 :
BIen sûr que non. Calmez vous, prenez du recul et réfléchissez svp, merci.

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