Écrans : agissons pour la santé mentale de nos enfants
Paul Midy
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Le député (Renaissance) Paul Midy.
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« Une épidémie de maladies mentales chez les adolescents a commencé dans les années 2010 » nous alerte le psychologue social américain Jon Haidt. En France le constat est tout aussi alarmant. En dix ans, on dénombre 500 000 jeunes par an en plus se déclarant souffrir de dépression et deux fois plus de jeunes qui pensent à se suicider.
Bien sûr, les réseaux sociaux et les écrans ne sont pas seuls responsables et, on ne le répétera jamais assez, ils sont aussi de formidables outils de sociabilisation. Mais les scientifiques mettent de plus en plus en avant leurs répercussions sur la santé mentale.
Un enfant sur quatre en France estime passer trop de temps sur son téléphone avec des conséquences parfois néfastes : addiction, réduction de l'estime de soi, baisse du temps passé à lire, faire du sport ou dormir.
Il nous faut donc une réponse à la hauteur des enjeux : nous devons mettre en place une politique de prévention numérique, sur le modèle de ce qui est fait en matière de prévention routière, en évitant les restrictions liberticides.
Des premières étapes ont été franchies avec la loi Studer ou la loi Marcangeli et on peut se féliciter du lancement par le Président de la République d'un comité d'experts qui doit évaluer l'impact des écrans sur la santé des enfants et proposer des mesures concrètes.
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Cette politique de prévention numérique pourrait avoir trois axes : éducation, outils, recherche et innovation. Pour la porter il serait utile de constituer une équipe dédiée dotée de moyens, à l'instar de la Délégation à la Sécurité routière et ses 200 agents.
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Sur le volet éducation, nous devons renforcer l'éducation au numérique à l'école. Nous l'avons mis dans la loi numérique, il faut maintenant la généraliser comme s'y est engagé Gabriel Attal avec le programme Pix. Pour le grand public, il faut une communication massive et constante. Après le fameux « après deux verres tout s'accélère » pourquoi pas une campagne « après deux heures connectées, une pause bien méritée » ? Après la mode du « Dry January », pourquoi pas une mode des « Dimanches sans écrans » ?
Paul Midy