• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L’opinion publique russe face au conflit russo-ukrainien

Sophie Marineau

Publié le 02 février 2022 à 07:31 - Mis à jour le 02 février 2022 à 07:31

kiev

Carte de l'Ukraine après la crise de Crimée en 2014.

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Les Russes ont largement soutenu l’annexion de la Crimée en 2014. Mais le Donbass leur tient moins à cœur, et 50 % d’entre eux ne veulent pas que leur pays s’engage dans une guerre avec l’Ukraine. Par Sophie Marineau, Université catholique de Louvain (UCL)

Alors que la tension semble - une fois de plus - à son comble entre la Russie et l'Ukraine, sait-on précisément comment la population russe voit la situation ? Serait-elle prête à soutenir le Kremlin si celui-ci s'engageait dans une guerre ouverte avec ce pays si proche de la Russie à maints égards ?

L'examen des enquêtes d'opinion conduites en Russie au cours de ces dernières années permet d'appréhender l'évolution des sentiments des habitants sur cette question cruciale.

Si l'expression de convictions allant à l'encontre de la ligne officielle est certes, pour le moins difficile dans l'espace public russe, il n'en demeure pas moins que les sondages effectués par des organisations comme le Centre Panrusse d'étude de l'opinion publique VTsIOM ou le Centre Levada paraissent globalement crédibles : leurs résultats, qui concordent généralement, reflètent les mouvements de mécontentement, par exemple lors de la réforme des retraites de 2018, et il est permis de penser que le pouvoir lui-même est intéressé à connaître l'état de l'opinion publique, et n'incite donc pas les instituts de sondages à falsifier leurs enquêtes.

Un large consensus sur la question de la Crimée

Début 2014, deux ans après le retour de Vladimir Poutine à la présidence en Russie, le taux d'approbation de son action se situe autour de 65 %. Lorsque la Russie annexe la Crimée en mars de cette même année, des manifestations de joie éclatent sur tout le territoire. Plus de 90 % des Russes appuient l'annexion. Pour eux, ce rattachement permet de corriger une erreur datant de 1954, à savoir le « don » de la Crimée à l'Ukraine par Nikita Khrouchtchev.

Pour le Kremlin, la prise de la péninsule est une manière d'exprimer sa volonté de conserver une sphère d'intérêts autour du territoire russe et de montrer aux dirigeants ukrainiens que le tournant enclenché avec la « Révolution de la Dignité » de l'hiver 2013-2014, qui s'est soldée par la fuite du président Ianoukovitch et son remplacement par une équipe pro-occidentale, n'était peut-être pas la meilleure option pour leur pays.

Une conquête territoriale comme celle de la Crimée ne peut que satisfaire la majorité des citoyens d'une puissance révisionniste comme la Russie. Plusieurs opposants de Vladimir Poutine expriment même leur satisfaction à l'égard du président, dont la popularité monte en flèche. Alors qu'elle était graduellement descendue depuis 2010, elle dépasse les 80 % en mars 2014.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

L'importance de la Crimée pour la Russie s'explique par différents facteurs, le plus important étant certainement l'emplacement stratégique de la flotte de la mer Noire. Malgré des années de recherches pour trouver un port donnant accès à une mer chaude, Sébastopol reste le meilleur endroit pour la marine russe. Quand un gouvernement proeuropéen s'installe à Kiev, l'administration Poutine craint de perdre ce privilège et de devoir déménager sa base navale.

Le gouvernement cherche à présenter l'annexion de la Crimée non pas comme un acte de guerre, mais bien comme le règlement d'une injustice historique. La Crimée, rappelle le Kremlin, est russe depuis qu'elle a été conquise par l'armée de Catherine II en 1783. En 1954, elle a été transférée administrativement à la République soviétique d'Ukraine car il était beaucoup plus simple pour Kiev d'approvisionner la péninsule ; mais les frontières des républiques soviétiques n'ont jamais été pensées par l'administration centrale comme étant des futures frontières d'États indépendants.

Le déclin progressif de l'appui aux séparatistes du Donbass

Selon les sondages de l'été 2014, la majorité des Russes - 65 % à 70 % - nient complètement que la Russie est en guerre et 95 % estiment qu'elle n'est responsable en rien événements qui se déroulent alors dans l'Est de l'Ukraine.

Après l'annexion de la Crimée et les sécessions des « Républiques populaires » de Donetsk et de Lougansk, qui provoquent une véritable guerre avec l'Ukraine, les médias russes assurent à la population que ce nouveau conflit - dans lequel la Russie n'est officiellement pas impliquée, même si son soutien militaire aux séparatistes ne fait aucun doute - sera tout aussi rapide que la récupération-éclair de la Crimée.

Début 2015, seulement 12 % des Russes estiment que la guerre s'éternisera plusieurs années, et 38 % pensent que les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk deviendront des républiques « indépendantes » comme la Transnistrie (Moldavie), l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud (Géorgie).

Il est important de noter à cet égard que la Russie ne cherche pas à annexer le Donbass comme elle l'a fait avec la Crimée. Elle considère qu'il est plus avantageux pour elle que ce conflit demeure dans l'impasse. Les conflits gelés ayant déjà fait leurs preuves en Transnistrie, en Abkhazie et en Ossétie du Sud permettent à la Russie de déstabiliser ses voisins par le biais des forces prorusses en place ; elles lui permettent, aussi, de préserver ses intérêts dans la région, car avec des frontières contestées, les États auxquels ces entités appartiennent officiellement auraient beaucoup de mal à adhérer aux organisations internationales comme l'OTAN ou l'Union européenne (même si l'exemple de Chypre, qui a intégré l'UE en 2004 alors que le nord de l'île échappe totalement à son contrôle, montre que ce n'est pas totalement impossible).

Les médias officiels russes présentent évidemment aussi bien la campagne de Crimée que l'aide (officiellement seulement humanitaire) au Donbass comme une manière de se défendre contre l'expansion de l'OTAN : par ses actions en Ukraine, la Russie n'attaque pas un État indépendant, elle ne fait que protéger ses intérêts vitaux. L'opinion nationale est largement convaincue depuis longtemps que l'OTAN est hostile à la Russie et que la « Révolution de la Dignité » a été organisée par les Occidentaux.

Cependant, plus le conflit s'étire, plus les pertes du côté russe sont importantes, et moins la population souhaite que Moscou s'implique à grande échelle dans l'Est de l'Ukraine.

Une opinion très divisée sur la conduite à tenir en cas de guerre

Selon les derniers sondages, 48 % des Russes estiment que les États-Unis et l'OTAN sont responsables de la nouvelle escalade des tensions en Ukraine et 20 % des Russes affirment que le premier responsable est le gouvernement ukrainien. Ils ne sont que 4 % à incriminer le gouvernement russe. Et pourtant, environ 50 % de la population russe a une opinion favorable de l'Ukraine. Chez les personnes de moins de 40 ans, ce ratio est de près de 60 %, alors qu'il n'est que de 42 % chez les 55 ans et plus.

La population est également partagée sur le rôle que devrait jouer la Russie si un conflit actif reprenait dans l'Est de l'Ukraine. Selon un sondage du Centre Levada effectué en mai 2021, les positions sont très équitablement réparties : 43 % des Russes estiment que la Russie devrait intervenir, 43 % pensent que non et 14 % ne se prononcent pas. La différence est plus marquée selon les classes d'âge : un tiers des moins de 40 ans pensent que la Russie devrait intervenir, mais la proportion passe à 54 % chez les 55 ans et plus.

Parallèlement, les sondages réalisés à la fin de l'année 2021 et jusque dans les dernières semaines notent que seulement 37 % des Russes croient qu'il y aura un conflit armé avec un pays voisin dans la prochaine année, alors que 53 % estiment que ce ne sera pas le cas. Pourtant, lorsqu'ils sont interrogés sur leurs plus grandes peurs, 56 % des Russes ont mentionné craindre une nouvelle guerre mondiale.

En bref, la population russe demeure très partagée sur la ligne à suivre en cas de guerre ouverte avec l'Ukraine. Comme le dit Andreï Kolesnikov du Centre Carnegie de Moscou, « la guerre est l'affaire des jeunes et des conscrits, mais 66 % des Russes âgés de 18 à 24 ans ont une attitude positive envers l'Ukraine. Avant de lancer une offensive, il convient donc de se demander qui combattra dans cette guerre, avec quelle volonté, et dans quelle mesure un conflit actif incitera les gens à se rallier derrière Poutine. »

The Conversation _____

À lire également

  • Le prix de l'aluminium mis sous pression par les tensions en Ukraine
  • Ukraine : Londres hausse le ton face à Moscou
  • Tensions en Ukraine : l'UE et les Etats-Unis planchent sur des sanctions contre Moscou d'une sévérité inédite
  • Tensions en Ukraine : l'énergie, talon d'Achille de l'Allemagne face à la Russie

Par Sophie Marineau, Doctorante en histoire des relations internationales / PhD candidate in History, International relations, Université catholique de Louvain (UCL).

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Sophie Marineau

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats