La Chine est-elle déjà la première puissance mondiale ?

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(Crédits : THOMAS WHITE)
OPINION. Les États-Unis redoutent de voir la Chine leur passer devant et s’imposer comme la première puissance mondiale. Pourtant, dans bien des domaines, c’est déjà le cas… Par Eric Martel, Docteur en Sciences de Gestion/Chercheur associé au LIRSA au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) (*)

Les tensions entre la Chine et les États-Unis se sont intensifiées depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. Aux accusations américaines d'espionnage et d'agressivité militaire en mer de Chine méridionale s'ajoute l'escalade des sanctions commerciales à l'égard de plusieurs entreprises chinoises.

Pour les médias anglo-saxons, il ne fait aucun doute que l'« Empire du milieu » essaye de ravir aux États-Unis leur statut de première puissance mondiale afin d'asseoir son hégémonie planétaire.

In fine, les ambitions chinoises ne peuvent que conduire à un conflit entre ces deux acteurs majeurs, selon la théorie très médiatique du piège de Thucydide de Graham Allison. L'historien fait référence à la guerre entre Athènes et Sparte, provoquée par le refus de cette dernière de perdre son hégémonie sur la Grèce face à une Athènes alors en pleine expansion.

Ce raisonnement, tout à l'avantage des États-Unis, souffre néanmoins d'une faille majeure : de nombreux indices nous montrent qu'il est fort probable que la Chine soit déjà la première puissance mondiale.

La puissance, oui ; l'hégémonie mondiale, non

Cet état de fait n'est pas sans conséquence et rend la situation beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît.

Il est de coutume d'associer au statut de « première puissance mondiale » un rôle hégémonique. Affirmer que les États-Unis ne sont que seconds, c'est, d'une certaine manière, les délégitimer dans cette fonction. Pour ce dernier pays, dont la prospérité repose en grande partie sur le contrôle de la monnaie mondiale de référence, le dollar, les répercussions sont loin d'être négligeables.

C'est ainsi que toute une littérature, principalement américaine, va insister sur l'agressivité chinoise, en essayant de montrer comment ce pays cherche par tous les moyens à dérober aux États-Unis leur rôle d'hégémon planétaire. Il s'agit, incidemment, de souligner qu'un acteur légitime, de surcroît grand défenseur de la démocratie, les États-Unis, se voit menacé par un usurpateur dont il se doit de stopper les ambitions.

Pourtant, la réalité est fort différente. Si la Chine s'efforce par tous les moyens de renforcer son rôle de leader industriel et technologique et d'acquérir la primauté dans ces domaines, l'hégémonie mondiale est loin de l'intéresser. En cela elle suit, de façon plus modeste, l'exemple des États-Unis d'avant la Seconde Guerre mondiale, qui se contentèrent d'une hégémonie sur les Amériques, en dépit du fait que leur prééminence économique au niveau mondial était déjà écrasante.

Des capacités sous-estimées

Ce n'est pas la première fois que l'on se méprend sur les puissances respectives de deux grands acteurs mondiaux. L'exemple de l'Allemagne et de l'Union soviétique en 1941 est emblématique.

Lorsque les Allemands envahirent l'URSS, ils envisageaient une guerre facile et courte. Leur supériorité militaire, industrielle et technologique ne faisait aucun doute ; et l'Union soviétique était totalement isolée et ne disposait pas d'un réseau d'alliances. Quelques mois plus tard, la Wehrmacht faisait connaissance avec le T34 soviétique, l'un des meilleurs chars de l'époque, puis avec les katiouchas, de redoutables lance-roquettes. Dès 1942, les Soviétiques arrivaient à produire plus de chars que les Allemands. En 1944, l'URSS était devenue la première puissance militaire mondiale ; elle le restera jusqu'à l'explosion de la première bombe atomique en septembre 1945.

Qui aurait pu imaginer qu'un pays sous-développé, au réseau routier quasiment inexistant, à l'industrialisation récente et dont l'armée était inexpérimentée, désorganisée et encombrée d'armements obsolètes aurait pu se révéler un opposant aussi dangereux ? Certainement pas les généraux allemands, grisés par leur supériorité tactique et leurs armements sophistiqués.

Cette erreur d'analyse n'est pas sans rappeler la manière dont les think tanks américains envisagent l'issue d'un conflit militaire qui opposerait la Chine aux États-Unis. La victoire américaine leur paraît évidente. Pourtant, si l'armée chinoise est loin d'égaler l'armée des États-Unis, ses atouts industriels et technologiques sont loin d'être négligeables.

Les atouts chinois

Si l'on compare la puissance respective de ces deux États à travers le prisme du PIB, la supériorité américaine est incontestable. Mais si la comparaison se fait en termes de PIB en parité de pouvoir d'achat (PPA), la Chine a dépassé les États-Unis depuis 2014. Et si l'on y regarde de plus près on s'aperçoit que le PIB manufacturier américain ne représentait, en 2017, qu'un peu moins de 77 % de celui de la RPC (République populaire de Chine). En fait ce chiffre plutôt avantageux doit être relativisé, en dollars constants de 2010, le PIB industriel américain ne représente plus que 69 % de celui de la Chine, si la comparaison est établie en termes de PIB en PPA, celui-ci n'est plus que de 38 %.

Un tel écart, difficilement rattrapable, ne peut qu'inviter à remettre en question la supériorité économique américaine. Car ce qui fait la force d'une nation, c'est sa capacité à soutenir un conflit de longue durée avec un opposant ; or, pour cela, les capacités de production sont fondamentales.

Aujourd'hui, la RPC maîtrise de nombreuses filières industrielles essentielles. Le coronavirus a été à cet égard un révélateur des capacités de son industrie, lorsque les pays occidentaux se sont retrouvés dépendants d'importations de fournitures médicales en provenance de Chine. Cette supériorité se traduit aussi en termes de recherche et développement : la Chine a déposé en 2019 plus de brevets que les États-Unis. Dans un domaine d'avenir, l'intelligence artificielle, ses investissements représentent déjà 60 % des dépenses mondiales.

Néanmoins, les États-Unis maîtrisent des filières technologiques stratégiques telle l'industrie spatiale, mais comme dans le cas du Royaume-Uni des années 1930, cette supériorité technologique concentrée sur quelques domaines peut s'amenuiser plus vite qu'on ne le croit. Au-delà de ces quelques avantages, ce pays détient, on l'a dit, la monnaie d'échange internationale et possède la première armée mondiale. À ce titre, il dispose d'un réseau d'alliances étendu.

Mais la Chine est loin d'être ce pays isolé qu'était l'URSS de 1941. Elle dispose elle aussi d'alliés solides comme la Russie et ses nombreux pays limitrophes, quoique méfiants à son égard, sont hostiles à toute intervention militaire américaine. Quant à l'infériorité militaire, l'exemple des États-Unis et de l'URSS lors de la Seconde Guerre mondiale nous montre qu'elle peut être rapidement comblée lorsque l'on dispose d'une supériorité industrielle.

À quel point la Chine est-elle agressive ?

Revenons à cet élément de poids qu'est le contrôle de la monnaie de référence. Il reste corrélé à une prééminence économique, technologique et militaire qui, dans le cas des États-Unis, est fragile, même si elle est loin d'être aussi précaire que celle de l'Angleterre des années 1930. Les dirigeants américains en sont parfaitement conscients. Ils savent que leur avance dans ces domaines n'est que provisoire.

Cette inquiétude se manifeste, entre autres, par une abondante production de rapports issus de think tanks liés au Pentagone qui insistent sur l'expansionnisme chinois. La comparaison avec la notion du piège de Thucydide n'est pas anodine : il s'agit d'identifier la Chine à Athènes, à savoir une puissance montante agressive. S'y ajoutent moult ouvrages faisant référence à ce même piège et dont l'objet sous-jacent est d'avertir les Américains sur les conséquences négatives d'un éventuel conflit, même victorieux, avec la Chine. Et, nous l'avons évoqué, de nombreux articles dénoncent l'agressivité militaire chinoise en mer de Chine méridionale.

Cette agressivité doit toutefois être relativisée. À l'instar de l'URSS qui, en 1940, avait envahi la Finlande pour établir un glacis défensif, la RPC est obsédée par une menace très réelle : le blocus de ses lignes d'approvisionnement par la marine américaine. En fait, 40 % de son commerce extérieur transite à travers la mer de Chine méridionale. À ce titre, elle établit des bases sur les îles Spratley et renforce ses positions, acquises en 1974, dans les îles Paracels afin de pouvoir se protéger. Elle n'est pas la seule à le faire : le Vietnam est lui aussi très actif et occupe ainsi vingt-six îles des Spratley, là où la Chine en détient huit. Cet archipel est l'objet de toutes les convoitises car les Philippines occupent également une dizaine de ces îles, Taiwan deux et la Malaisie cinq.

Quels scénarios d'avenir ?

On peut se demander, à la lecture des rapports américains, si les États-Unis ne sont pas tentés par une guerre préventive sous prétexte de contrer l'« agressivité immodérée » de la Chine. Ainsi, le rapport de la Rand insiste sur l'effet de surprise, élément essentiel de la victoire qu'il attribue, bien entendu, à la doctrine militaire chinoise.

Les Américains savent pertinemment que pour réussir à surprendre leur adversaire, ils devront lancer une attaque massive avec, entre autres, des missiles balistiques sur le territoire chinois. Interprétée comme une attaque nucléaire, la Chine riposterait immédiatement déclenchant une guerre atomique.

Existe également l'option d'un conflit conventionnel, mais les Américains pressentent également qu'à l'instar de la guerre du Vietnam, plus celui-ci durera, plus leur propre défaite sera inéluctable. Avec le temps, la supériorité industrielle chinoise ne fera que réduire l'avantage militaire tactique des États-Unis.

Enfin, le blocus des routes maritimes de la mer de Chine apparaît comme une solution facile à mettre en œuvre, mais qui rencontrerait probablement l'hostilité des pays de la région. Car si la Corée du Sud, Taiwan, le Vietnam et les Philippines ont des relations difficiles avec l'Empire du milieu, ils ne perçoivent pas ce pays comme une nation militairement agressive et sont soucieux de préserver leurs relations économiques intenses avec lui. Le cas du Japon est particulier : son alliance avec les États-Unis tend à prendre le dessus sur ses relations avec la Chine.

Reste donc la solution actuellement pratiquée de sanctions économiques croissantes, avec leurs effets pervers induits : elles ne peuvent qu'inciter la Chine à développer les technologies qui lui font défaut. C'est ainsi que la volonté américaine d'empêcher le devenir hégémonique de la Chine pourrait, paradoxalement, l'accélérer...

The Conversation ______

(*) Par Eric MartelDocteur en Sciences de Gestion/Chercheur associé au LIRSA, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM).

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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a écrit le 10/09/2020 à 16:32 :
la Chine développe une stratégie colonialiste , elle n'aura probablement pas d'alliés puissants en cas de conflit armé majeur. la Russie jouera la neutralité ou une alliance avec les pays européens car elle n'aura jamais rien à gagner avec les chinois .
le régime actuel chinois est à la limite de ce qu'il peut imposer à une population immense qui en accédant à une situation économique de meilleur confort de vie ,va accélérer ses exigences de libertés et de démocratie . cette aspiration met déjà sous pression tout l'appareil du parti qui ne doit sa protection qu'à une armée dévolue en priorité à cette mission ; engager cette armée ailleurs sur des opérations de grande ampleur libérerait les possibilités de renversement du régime politique actuel . les américains le savent parfaitement , et peuvent donc se montrer très fermes avec le pouvoir chinois . Trump a la force de le faire , Biden on ne sait pas , et l'UE en est incapable .
Réponse de le 10/09/2020 à 20:32 :
Je partage votre analyse que celle de l'auteur. Avec des comparaisons douteuses avec l'URSS de 1941 et un bon point Godwin pour le coup.
La situation n'a rien à voir, concevoir de l'armement mettait de quelque mois, maintenant se sont des années pour tout.
Perdre un navire se sont des années qu'il faudra pour reconstruire un autre a cause de l'électronique.
Je pense même que les états unis attaque la Chine seras uniquement maritime, en collant toute sa flotte.
Et pour revenir sans les états unis et le prêt bail jamais ou grand jamais l URSS n'était devenu la puissance qu'elle serait.
a écrit le 10/09/2020 à 9:23 :
Ça me fait toujours rire les personnes qui, depuis leur appartement cossu de Paris, écrivent de manière péremptoire que la Chine n'ai pas aggressive.

États Unis et Chine c'est blanc bonnet et bonnet blanc. L'un et l'autre sont extrêmement agressif et n'envisage les relations extérieures qu'à sens unique.

Pour avoir été expatrié en Chine je peux vous dire que les Chinois sont tout aussi agressifs et méprisant que les américains sinon plus du fait d'un ressentiment très fort envers l'occident et une soif de prestige retrouvé à l'international.

Même une prof d'anglais dans la banlieue éloignée pekinoise vous sortira qu'elle rêve du jour où les gens auront soif d'apprendre le chinois comme on apprend aujourd'hui l'anglais un peu partout dans le monde.

Ils ne rêvent que d'une chose c'est de prendre la place des États-Unis.
a écrit le 09/09/2020 à 19:01 :
C'est fait ! Et le covid n'est que l'accélérateur final utilisé par les chinois pour y parvenir à l'échéance que s'était fixée le PCC et Monsieur Xi (2020-2021, si ma mémoire est bonne).
Et en plus, il tombe très bien ce virus : reprise en main de Hong Kong dans l'indifférence générale alors que la situation était mal embarquée, puis prochainement de Taiwan, investissements/rachats tous azimut dans les entreprises occidentales et américaines de high tech (mais pas que), monopole de fait sur certaines filières, mise à genoux du rival américain et du président US le plus "dangereux" du point de vue chinois depuis belle lurette, etc, etc... pour Monsieur Xi, c'est l'alignement parfait des planètes, de quoi aborder ce nouveau millénaire en pleine confiance !
La question n'a donc plus besoin d'être posée.
a écrit le 09/09/2020 à 14:55 :
En 404 bc, ce sont bien les spartiates avec leur régime politique de style république populaire chinoise, qui vont remporter la victoire militaire sur les athéniens dont la démocratie est le modèle de la république fédérale américaine.
a écrit le 09/09/2020 à 11:51 :
Les chinois vont gagner car le niveau éducatif et culturel moyen des américains est déplorable et ne surtout cesse de se dégrader.
a écrit le 09/09/2020 à 11:13 :
Conseil de lecture : ne manquez pas de lire "Terres rares" de Jean Tuan chez C.L.C. Editions (sortie le 09 mars 2020). Un néo-polar épicurien et érudit qui dévoile les menaces que la Chine fait peser sur le monde. Lecture édifiante et jubilatoire ! Disponible en librairie et via les principaux sites d'internet.
Réponse de le 09/09/2020 à 18:35 :
Marrant que vous ayez un pseudo qui sonne "Chinois".
C'est pour faire vrai ou parce que vous êtes réellement d'origine chinoise.
Le prénom est aussi d'origine chinois ?
Réponse de le 09/09/2020 à 22:37 :
@Le Locataire Son nom est Jean Tuan. Il passe son temps à copier-coller ce genre de commentaires sur tous les sites français pour faire la promotion des ses livres. Il utilise de très nombreux pseudonymes différents, mais utilise toujours le même genre de commentaires. Il s'agit simplement de fausse publicité...
a écrit le 09/09/2020 à 10:24 :
Enfin bon, aussi puissante soit elle elle laisse tranquillement l'espace être envahi par des milliers de satellites américains pourtant dans des conditions plus que douteuses. Cette information devrait être prise en compte quand aux analyses géostratégiques actuelles, si ces deux pays étaient vraiment rivaux les chinois pourraient facilement interdire cette invasion. Notons que les russes aussi se taisent et que les chinois doivent leur prospérité actuelle aux banques américaines et les russes doivent leur sortie de l'URSS aux autorités américaines également.
Réponse de le 09/09/2020 à 14:11 :
- Certain que "les chinois doivent leur prospérité actuelle aux banques américaines" et que les achats massif d'obligations américaines par les Chinois ne suggère pas exactement l'inverse au moins partiellement ?

- Sortie des Russe de l'URSS, avez - vous entendu parlé d'un certain Gorbatchev ? Il est de nationalité Russe il me semble, et combien de représentants des autorités américaines parmi les milliers de personnes qui ont pris d'assaut le Mur en novembre 1989 ?

- Par contre il est possible oui que cette administration américaine ai participé au remplacement du sieur Gorbatchev par un certain Eltsin qu'on a retrouvé, plus tard, entrain de se balader en caleçon et ivre-mort dans les rues de New-York lors de sa visite officielle là bas.
En dehors du fait qu'il s'est bien bourré la gueule ce jour là, pourquoi pas n'est ce pas, on se souviendra aussi que l'époque Eltsin fut aussi marquée par un Famine. Ben oui, une famine, des gens qui meurent de faim, pour de vrai.
La faute à pas de chance sans doute.

Curieusement on a vu " Pas de chance .." se barré rapidement une fois Elsine éjecté.
Réponse de le 10/09/2020 à 9:41 :
"Certain que "les chinois doivent leur prospérité actuelle aux banques américaines" et que les achats massif d'obligations américaines par les Chinois ne suggère pas exactement l'inverse au moins partiellement ?"

Qui a fermé ses usines dans son pays pour les ouvrir en Chine ? Qui a financé le plus gros dumping social de toute l'histoire de l'humanité ?

"Sortie des Russe de l'URSS, avez - vous entendu parlé d'un certain Gorbatchev ?"

Les États Unis étaient bien trop puissants, ils ont forcément infiltré l'URSS qui a fini dans le déclin oligarchique le plus total, dans lequel la corruption a grimpé en flèche et la corruption c'est la fin de la puissance politique, Boris Eltsine (même le correcteur d'orthographe l'a oublié... ), un pro-américain déclaré et Poutine est un gars dont il est quasiment impossible de connaître les pensées profondes en tout cas un gars venant du renseignement qui tient son peuple d'une main ferme.
Réponse de le 13/09/2020 à 10:18 :
"Qui a fermé ses usines dans son pays pour les ouvrir en Chine ? Qui a financé le plus gros dumping social de toute l'histoire de l'humanité ?"

À vous lire, on en viendrait presque à pleurer pour toutes ces entreprises occidentales dont la philanthropie extrême les as poussé à fournir du travail à tous ces pauvres chinois crève-la-fain qui aujourd'hui, sans aucune gratitude, mordent la main ce ceux qui les avaient nourri. C'est à pleurer.... de rire, effectivement. C'est en réalité la cupidité occidentale qui est responsable de la montée de la Chine. À vouloir faire produire au coût le plus bas pour ensuite vendre un prix également plus bas à la populace occidentale mais en prenant au passage une marge qui s'en trouvait décuplée, les entreprises occidentales ont bien profité ainsi de "l'atelier du monde". Et ce n'est qu'aujourd'hui qu'on les voit revenir pour pleurer de la "malhonnêteté" chinoise alors que les chinois ne font qu'appliquer les règles du capitalisme qu'on leur a si bien inculquées mais qui aujourd'hui se retournent contre nous.
Réponse de le 13/09/2020 à 11:30 :
"Et ce n'est qu'aujourd'hui qu'on les voit revenir pour pleurer de la "malhonnêteté" chinoise alors que les chinois ne font qu'appliquer les règles du capitalisme qu'on leur a si bien inculquées mais qui aujourd'hui se retournent contre nous"

Contre l'Union Européenne en effet mais pas contre les américains qui eux sont en train de réagir et de récupérer leurs billes, parce que tandis que tout le monde hurle à la guerre économique à cause des méchants américains les chinois donnent chaque année 150 milliards de dollars en cash aux USA.

Contempler l'Amérique régner.

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