Le coût affiché de la transition écologique

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Nathalie Gaudant, Sosten Projets.
Nathalie Gaudant, Sosten Projets. (Crédits : DR)
OPINION. Est-ce que c'est en augmentant le prix d'une énergie toujours plus rare et/ou coûteuse à produire que l'on réussira à préserver, ou tout du moins, à faire durer un peu plus longtemps les ressources existantes ? Ou bien est-ce un moyen pour les plus riches de se garantir un mode de vie toujours plus énergivore, quelles qu'en soient les conséquences pour la planète et le reste de l'humanité ? Par Nathalie Gaudant, consultante Sosten Projets (Toulouse).

La transition énergétique a un coût. Elle demande un effort global de tous pour financer des modes de production et de consommation plus vertueux. On instaure ainsi des taxes, très visibles pour l'ensemble de la population : taxe pour les énergies renouvelables sur notre facture d'électricité, taxe sur les carburants, tant décriée par le mouvement des gilets jaunes, futurs péages urbains, etc. On peut également évoquer le surcoût de l'alimentation biologique, qui vient conforter l'idée que le produire autrement suppose de consommer plus cher.

On notera au passage que notre facture d'électricité ne comporte pas de taxe pour l'entretien et la rénovation des centrales nucléaires construites dans les années 1960(1) ou que l'on n'a jamais vu apparaître une taxe « maladies respiratoires » sur le diesel. Il y a donc un message implicite, peu remis en question : nous aurions un modèle économique équilibré et la transition écologique génèrerait des surcoûts.

Cet affichage systématique du coût de la transition vers des modèles plus durables est donc porteur d'un récit qui pénètre les esprits et amène des expressions telles que « écologie punitive ». On peut toutefois se demander si l'impact du modèle productiviste thermo-industriel et son cortège d'impacts négatifs sur la qualité de l'air ou de notre alimentation, le dérèglement climatique, la perte de biodiversité ne risque pas assez rapidement d'être autrement plus punitif pour l'ensemble de l'humanité.

De plus, ce message est doublé d'un autre qui actuellement prend de l'ampleur : c'est à chacun de « faire attention » et de limiter son impact sur l'environnement. On ne compte plus les applications ou les sites visant à soi-disant aider les citoyens à adopter des écogestes, dont la portée laisse toutefois perplexe : couvrir une casserole d'eau à bouillir, faire pipi sous la douche, mais surtout, envoyer à la casse nos équipements (réfrigérateur, chaudières, voitures, fenêtres) pour investir dans des équipements neufs, toujours plus coûteux et toujours pas réglementés du point de vue de leur obsolescence programmée.

Alors même qu'une part croissante de la population commence à faire face à des choix économiques drastiques, le discours dominant tend à promouvoir des messages positifs invitant à l'écoresponsabilité. Pour exemple, un message récent invitant les français à utiliser Ecowatt pour veiller à sa consommation d'électricité pendant les pics de consommation afin de permettre la fermeture des dernières centrales à charbon en France.

« En proposant des signaux compréhensibles de tous sur l'état du système électrique EcoWatt permet à chacun d'adapter ses comportements et d'adopter une consommation électrique plus éclairée. »

En même temps que ces messages s'amplifient, il suffit d'observer le monde qui nous entoure pour voir se multiplier les SUV, les panneaux publicitaires LED, la domotique et divers gadgets électroniques à notre domicile ou dans nos futures smart cities. Malgré toute leur bonne volonté, les citoyens finissent tout de même par interroger le sens des efforts qu'on leur demande, tant du point de vue de leur consommation que de leur budget.

L'angoisse des classes populaires et des classes moyennes

Face à ces politiques, les classes populaires et moyennes semblent donc rétives au projet de transition et se voient opposer systématiquement des « efforts de pédagogie ». Si elles n'adhèrent pas, c'est qu'elles ne comprennent pas ; il suffit donc d'expliquer. On a vite fait de mettre sur le compte d'une faible sensibilisation à des enjeux mondiaux qui dépassent les préoccupations quotidiennes des citoyens ce manque d'adhésion et de participation à l'effort national.

On peut toutefois penser, et le mouvement des "Gilets jaunes" donne en ce sens quelques signaux, que ces classes populaires et moyennes appréhendent plutôt bien les vrais enjeux de ces politiques.

En effet, le lien entre les taxes écologiques et environnementales et le changement de modèle de production/consommation est loin d'être évident. Les différents engagements pris par les gouvernements successifs ne cessent d'être reportés ou abandonnés, que ce soit le Grenelle de l'Environnement, la fermeture de Fessenheim ou l'interdiction du glyphosate. La démission de Nicolas Hulot et son aveu d'échec à faire à changer les choses est venu confirmer ce sentiment que la transition écologique n'était pas, malgré les messages contraires, une priorité gouvernementale et que les revenus des nouvelles taxes étaient rapidement dilués dans des politiques « de droit commun ».

A ceux qui leur faisait miroiter les nombreuses aides existantes, elles ont vite fait le calcul que, pour bénéficier de ces aides, encore fallait-il avoir un fonds de départ pour changer ses équipements. Et que les promesses d'économies à venir, supposées permettre d'amortir les investissements, étaient généralement compromises par la hausse des consommables (électricité, gaz, carburants, fioul). On pourrait également s'interroger sur la destination de ces aides, quand on apprend que plus de 50% des primes à la casse octroyées en 2018 ont servi à l'achat de véhicules diesel.

A plus long terme, il n'est pas non plus interdit de penser que les citoyens perçoivent, de façon plus ou moins explicite, qu'ils seront bientôt, quand ils ne le sont pas déjà, dans l'impossibilité financière d'accéder à des ressources pourtant indispensables à leur vie quotidienne, voire à leur survie. Qu'ils pressentent que si, comme le disent un nombre croissant d'experts, nous nous acheminons vers des pénuries de pétrole, de gaz, d'eau potable, de métaux, de sols en bonne santé, de forêts... le modèle actuel favorisera la captation de ces ressources au profit d'un nombre toujours plus restreint d'individus au détriment de la grande majorité.

Taxer ou rationner

Car la demande de justice sociale est plus criante que jamais : demain, il ne s'agira plus de savoir qui paie les crèches ou les retraites mais de décider qui aura encore accès aux ressources de la planète.

Est-ce que c'est en augmentant le prix d'une énergie toujours plus rare et/ou coûteuse à produire que l'on peut permettre de préserver, ou tout du moins, de faire durer un peu plus longtemps les ressources existantes ? Ou bien est-ce un moyen pour les plus riches, dont l'avidité n'a d'égale que leur absence de sens des responsabilités, de se garantir un mode de vie toujours plus énergivore, quelles qu'en soient les conséquences pour la planète et le reste de l'humanité ?

Un deuxième choix consisterait à rationner l'utilisation de ces ressources : les débats récents sur la limitation des vols aériens (et pas seulement la taxation du kérosène) vont dans ce sens. Certains experts estiment même que, pour limiter le réchauffement climatique dans la limite de +1,5°, ce sont aussi bien notre consommation de vêtements, de véhicules, de mètres carrés que nous devons limiter(2).

Parmi les préconisations qui commencent à émerger, une première étape pourrait consister à taxer non pas toute consommation, mais la consommation au-delà d'un certain plafond (taxe sur la consommation électrique au-delà d'un certain nombre de KW/jour/personne). Ces solutions auraient l'avantage de garantir à tous, à un coût accessible, l'accès aux services de base, tout en créant une alerte dès que le seuil de consommation est dépassé. Elle aurait l'avantage de ne pénaliser que les consommateurs excessifs.

Cette stratégie du rationnement est généralement jugée comme politiquement inacceptable et non assumable dans un système démocratique. Aucun électeur ne voterait pour un tel programme. Sans doute, aujourd'hui. Mais à défaut, ce rationnement sera, de fait, réalisé sur la base du seul critère de la capacité économique des individus. Jusqu'à quand ceci peut être soutenable ? N'est-ce pas cela qui menace plus fortement notre démocratie en faisant monter un sentiment anti-élites et donnant du grain à moudre aux partis populistes qui se font un plaisir de désigner des coupables ?

Se poser collectivement la question de l'utilisation des ressources non renouvelables

Car c'est peut-être bien la question du siècle : non pas comment financer la transition, mais comment nous allons produire cette transition : dans chaque pneu de voiture électrique, il y a 26 litres de pétrole ; une batterie solaire a besoin de lithium. Aucun EPR ne saurait fonctionner sans uranium, et sans eau pour refroidir les réacteurs. Les plastiques biosourcés demandent des disponibilités en ressources agricoles qui pourraient venir concurrencer les productions alimentaires. Chaque nouvelle solution, plus propre, plus écologique, plus sobre, se heurte systématiquement à la question des ressources non renouvelables. D'où, sans doute, une adhésion croissante aux théories de l'effondrement.

Peut-on alors se poser la question suivante : à quoi devra servir le dernier baril de pétrole ? Que l'on soit un adepte de Pablo Servigne ou convaincu de l'intelligence humaine et de sa capacité à produire des solutions durables, nul ne veut penser que ce baril servira à quelque milliardaire voulant se faire son dernier road trip.

Il va falloir faire des choix, et décider collectivement comment utiliser au mieux d'ici là les réserves existantes(3). C'est un débat (un de plus) à ouvrir : peut-on concilier un accès minimum de tous aux biens essentiels (les seuils étant probablement voués à évoluer dans les décennies à venir) tout en investissant dès aujourd'hui une partie de ces ressources au développement de nouvelles techniques/technologies (low ou high-tech) qui pourront à tout le moins reculer l'échéance, si toutefois on parvient à les faire aboutir à temps ?

On a du mal à imaginer aujourd'hui la possibilité d'un tel débat. Sans doute faudra-t-il encore que la prise de conscience des changements à venir progresse, quels que soient les changements que l'on croit probables et possibles.

___

NOTES

1. On peut penser que voir une de ces centrales doit nous faire à peu près le même effet que de conduire une 4L.

2On peut par exemple citer l'étude « Comment s'aligner sur une trajectoire compatible avec le 1,5°C ? ? Analyse de la faisabilité technique et mise en perspective de l'ampleur et de la rapidité des mesures à mettre en place » - B&L Evolutions.

3. Réserves que de nombreux experts estiment aujourd'hui en décennies, voire en années. Les débats restent toutefois très ouverts sur « le temps qu'il reste » mais la finitude de ces ressources, y compris aujourd'hui les sols arables et l'air que nous respirons semble de plus en plus partagée. Le premier rapport Meadows date déjà de bientôt un demi-siècle.

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Commentaires
a écrit le 30/04/2019 à 9:27 :
Coucou revoilà Malthus ...vous voulez une autre conception lire Non ce n était pas mieux avant .
Si vous savez lire entre les lignes de l auteure une bonne dictature verte impitoyable doit être mise en place pour sauver la planète
a écrit le 25/04/2019 à 11:38 :
le vrai problème , c'est la démographie . trop de population à venir pour espérer limiter les besoins énergétiques et la pérennité des ressources naturelles et issues de transformations techniques .
les efforts demandés aux pays européens et américains n'arriveront jamais à compenser les surplus de consommation d 'une population mondiale en expansion non maîtrisable , en particulier sur les continents asiatique et africain .
toutes les "COP " et autres messes de transition écolo-climato-énergique ne pourront donc déboucher que sur des résultats décevants .
les politiques le savent mais préfèrent regarder ailleurs .
a écrit le 23/04/2019 à 10:06 :
Houlà, vous, à force de (bien) réfléchir et de (bien) analyser du fait de cette si belle prise de recul vous allez finir par avoir des problèmes hein !?

En tout cas, merci beaucoup.
a écrit le 21/04/2019 à 10:08 :
Mes postes ne passent pas.Le régulateur peut me dire pourquoi?.Merci davance
a écrit le 21/04/2019 à 8:46 :
L’écologie mot galvaudé qui a plus un sens punitif que sauveur de la planète, est devenu la clé du politique pour faire passer diverses réformes plus budgétaires que liées à la vision de la planète dans les années à venir. D’un autre côté les écologistes devenus surtout des politiciens avec une étiquette de sensibilité parait il plus tournée vers les plus en difficulté pour se donner bonne conscience mais dans la réalité bien loin des pb des citoyens. Nous avons dans cette catégorie Mme Duflot mais aussi M. Canfin et le roi M. de Rugy en fait des opportunistes bien loin de la planète et dont seul le mot taxe et haro sur les riches, les faits vibrer pour une planète meilleure. Puis nous avons celui qui est encensé M. Hulot qui a découvert grâce aux gilets jaunes qu’écologie et social ont beaucoup de mal à se parler lorsque les fins de mois sont difficiles même si les gilets jaunes sont conscients que la planète a besoin de « respirer ». Ce sujet ne sera réglé ni par les politiques ni par les écolos opportunistes ni par le pape ancien ministre. Ce sujet sera réellement pris en compte si des scientifiques arrivent avec des propositions techniques mais aussi budgétaires n’ont pas par le plus de taxes mais par une refonte de la fiscalité mais aussi et surtout repenser l’emploi. Malgré l’urgence nous sommes au début de la prise de conscience et déjà nous parlons de demain sans savoir ce qu’est aujourd’hui économiquement parlant pas ou peu de solutions peu ou pas de politiques internationales peu ou pas de moyens financiers. Cela montre s’il en était besoin que la COP 21 était le grand blabla dont avait besoin avant tout le politique et surtout à l’époque un gouvernement français mis à mal dans l’hexagone et aujourd’hui un autre gouvernement qui a besoin de redorer son blason mis à mal la encore dans l’hexagone. Le politique ne peut et ne sera jamais la personne de la situation malgré son pouvoir sans limite, l’autocratie du moins en France, car sa vision est à 5 ans et la course à un nouveau mandat démarre le jour de l’élection du premier. Nous pouvons avancer sans le politique en revoyant notre mode de consommation du moins pour ceux qui le peuvent, le politique suivra car il est avant tout un opportuniste et si cela marche il prendra le train en marche en faisant croire qu’il en est l’instigateur mais cela n’est pas grave nous connaissons les politiques.
a écrit le 20/04/2019 à 12:32 :
Bruno Lalouette@,vous chiffres sur l'éolien et le photovoltaïque sont absolument faux!.C'est moins de la moitié de ce que vous dites et le rendement s'améliore constamment avec les nouvelles techniques.
a écrit le 20/04/2019 à 11:08 :
Cette tribune reflète bien l’angoisse actuelle exprimée par une certaine pensée qui manque de beaucoup d’imagination pour se projeter dans un futur de moyen et long terme !!! Il faut faire confiance à la Science pour faire évoluer l’humanité et puis assez vite nous irons nous installer sur d’autres planètes pour y trouver les ressources non durables qui vont nous manquer sur cette planète .....
a écrit le 20/04/2019 à 10:34 :
L'écologie est incompatible avec le système capitaliste et l'économie libérale. Le constat fait, que va t'il se passer dans le futur ? Les ressources non renouvelables vont se raréfier, pétrole en tête, ce qui devrait produire un effondrement du système économique, normalement suivi d'une guerre pour l'accès aux dernières gouttes.
Le charbon reviendra en force et les déforestations s'amplifieront.
Le réchauffement s'accélérera, les ressources alimentaires diminueront, d'où des tensions.
Que ne voulons nous pas voir ?
Que nous sommes trop nombreux sur la planète et que seule la guerre devrait y remédier.
a écrit le 19/04/2019 à 13:39 :
Le problème n'est pas de taxer l'énergie mais de répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie, a niveau constant. Cela correspond à la notion de "double dividende" qui nécessite un raisonnement hors de portée des Français. Les Allemands et les Suédois le comprennent.
Réponse de le 20/04/2019 à 9:46 :
les carburants, et en particulier le gazole, sont nettement moins chers en Allemagne qu'en France (et à peu près au même prix en Suède qu'en France : les accises sont moins élevées qu'en France mais le taux normal de TVA y est de 25%... et il s'applique à beaucoup d'autres produits que les carburants). Et si l'électricité y est effectivement plus chère qu'en France c'est surtout parce que l'Allemagne a énormément investi sur l'éolien pour arriver à produire... 20% de sa consommation d'électricité
Réponse de le 21/04/2019 à 8:47 :
Merci, cher Bruno, pour votre commentaire. Je voudrais surtout mettre en évidence la notion de "double dividende".
a écrit le 19/04/2019 à 13:32 :
Oui, la vraie transition énergétique a un coût! -
- C'est moins cher! -
- Ce qui est cher c'est l'escroquerie nucléo-photo-éolienne! -
- coût moyen du nucléaire pour les centrales déjà construites, 49,50€ le MWh. Chiffre est en hausse par rapport aux estimations de la Cour des comptes, qui évaluait le coût de production du MWh avant l’accident de Fukushima à 42 euros le MWh. Pour les centrales en cours de construction (l'EPR de Flamanville en France), la Cour des Comptes estime le coût de production des nouveaux réacteurs dans une fourchette de 70 à 90 euros, en s’appuyant sur les coûts de construction de l’EPR, sans cesse relevés, et chiffrés début 2014 à 8,5 milliards d'euros et encore relevés depuis à 10,5 milliards. A considérer le prix de vente négocié par EDF Energy en octobre 2013 avec le gouvernement britannique pour d’autres centrales en cours de construction (109€ le MWh), qui sera plus proche de 120€ le MWh. -
- Les centrales thermiques au gaz les plus récentes ont un coût de production moyen du MWh estimé en 2013 par EDF entre 70€ et 100€ le MWh. -
- Le coût moyen de l’électricité solaire photovoltaïque, lorsque, elle est exploitée sous forme de parcs (installations non intégrées au bâti) ressort à 142,50€ le MWh. -
- Le coût moyen de production de l’électricité pour l'éolien onshore (terrestre) s’établit à 82€ le MWh, selon l’avis commun de la CRE et de la Cour des Comptes. -
- L'énergie hydraulique est, de loin, la moins chère des énergies renouvelables. Le coût moyen de l’électricité d’origine hydroélectrique fluctue entre 15 et 20€ le MWh (source CRE et Cour des Comptes), production à réserver à l'industrie -
- Ex aequo, le solaire thermique et l'énergie bois à 20/30 euros le MWh, totalement absent du discours idéologique de l'hyper caste spartakiste au pouvoir! -
- Par ailleurs, prévoir une rentabilité accrue des centrales au bois et à déchets, si transformation du CO2 émis en syngas carburant! -
- Ce qui induit une réduction de nos importations de carburants en parallèle d'une réduction des émissions de CO2. -
Bien-sûr, touts les véhicules d'entreprises devront être au gaz, biogaz et syngas, avec hybridation hydraulique pour les véhicules lourds, et transfert du fret routier international sur des péniches et des trains électriques. -
- Le tout, coûtant beaucoup moins cher que le système actuel et que le 100% nucléo-électrique idéologique prôné par le clergé en place!
a écrit le 19/04/2019 à 13:25 :
Le CO² n'est pas un polluant mais un élément indispensable a la vie, une taxe n'a aucune légitimité! Ce n'est pas sa production qui pose problème mais la destruction des moyens de sa captation naturelle! Quand il y a de l'argent a gagner la pub est gratuite!
a écrit le 19/04/2019 à 12:59 :
Un article religieux, basé sur des croyances, et donc de peu d'intérêt. On passera sur les procès d'intentions sur "les riches", "avides", leurs comportements énergétiques non éthiques -et pourquoi une personne qui a les moyens ne se doterait pas, par exemple, de panneaux solaires (?) - j'en ai bien-. , on passera sur l'existence du dernier baril de pétrole (on sait depuis 50 ans que les ressources dépendent évidemment du prix que l'on veut bien y mettre, mais on ne peut passer sur les problématiques de financement (Pauvre Nicolas Hulot, brimé, mais en tête d'un Ministère doté de 35 milliards de budget, 40 000 fonctionnaires, à qui on ne donnait pas les moyens..). La question est tout de même pour les efforts consentis, qu'est-ce qu'on a en échange: combien de tonnes de CO2 non émises chaque fois que la puissance publique engage un million d'euros? Quelle efficacité de l'action publique sur l'objectif numéro 1 qui ne fait plus débat: la réduction des émissions de CO2. Car in fine, il faut être c. pour dépenser sans recevoir quoi que soit en échange!
a écrit le 19/04/2019 à 12:28 :
Réponse à Nathalie Gaudant

Pour apporter une réponse au problème du coût de la transition énergétique, il est tres regrettable que les exploitants, les pouvoirs publics et les milieux financiers, ne s'intéressent pas plus aux développements technologiques existants et/ou réalisables avec lesquels on peut réduire de beaucoup les coûts de la transition énergétique, en réduisant de beaucoup les coûts de production des énergies renouvelables et qui permettraient d' accélérer la transition énergétique.

La question ici n'est pas de savoir si les énergies renouvelables ne seraient pas déjà rentables, mais de faire en sorte que les investisseurs "ordinaires" soient plus intéressés par le sujet, et qu'il y trouvent un plus grand intérêt financier avec des amortissements beaucoup plus courts.

A la COP 21 il avait déjà été dit dans les milieux aussi différents que ceux des américains, chinois et allemands, que l'on ne pourrait accélérer la transition énergétique qu'à la seule condition pour commencer que les énergies renouvelables puissent devenir nettement moins cheres à produire, car aucun pouvoir public n'a les moyens de financer plus rapidement et plus efficacement cette transition énergétiques avec les technologies établies.

De nouvelles solutions plus efficaces existent qui peuvent être rapidement mise en œuvre, et qui permettraient de réduire d'un facteur deux à trois les coûts de production des énergies solaires et de les rendre moins cheres qu'avec le charbon. Voir MATERIALS TO DAY Vol.5.N°5 (2018) et qui rendrait plus convaincante la possibilité de produire plus souvent sa propre énergie, et de recharger les batteries des voitures électriques, et d'installer des prolongateurs d'autonomie ou encore assurer une autonomie quasi totale pour les petites distances à couvrir au quotidien.
a écrit le 19/04/2019 à 11:57 :
Quand on parle de finance ou d'argent dans un projet, c'est toujours celui-ci qui prime sur un résultat, qui, de ce fait, n'est qu'accessoire! Et, la tentation d'exploiter le filon jusqu'à épuisement du "citron" est bien grande!
a écrit le 19/04/2019 à 9:23 :
Parler d'écologie et autres mots à la mode, c'est faire diversion des vrais problèmes.
Le vrai problème en Françe, c'est que l'ensemble des régions, hors Ille de France, est comparable aux régions d'Europe de l'Est en terme de production de richesses.
Seul la présence de l'Ille de France (considérablement riche) rend la moyenne française, comparable à la moyenne Européenne.
Pas un seul pays d'Europe de l'Ouest n'a un fossé aussi grand entre sa capitale et les régions. L'expression "les territoires" prend tout son sens.
a écrit le 19/04/2019 à 8:43 :
Concentré de réflexions intéressantes, déjà connues, et posant des questions auxquelles les réponses ne sont pas faciles. Pour trouver des solutions acceptables, il faudrait consensus, ce qui est loin d'être acquis. Tant que la transition énergétique et écologique sera punitive, ce qu'elle est actuellement par le biais de taxes diverses, et que le pouvoir d'achat de la majorité des gens est contraint, il y a un gros problème. Diminuer le degré de liberté des personnes n'est pas une solution. Ce que les élites plus ou moins autoproclamées vivant en dehors du monde réel ne voient pas.

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