• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Le miracle chinois, encore et toujours

Karl Eychenne (*)

Publié le 11 novembre 2020 à 07:00

Coronavirus: la chine fait etat de 14 cas supplementaires

Photo d'illustration

TYRONE SIU

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 2

    23.600 milliards de dollars : la facture d'un divorce industriel entre l'Occident et la Chine

  • 3

    Airbus, Destinus, MBDA, Safran et Thales veulent développer ensemble un système de défense aérienne contre les missiles balistiques

  • 4

    Cyberattaques russes : l’Europe frappe le FSB avec des sanctions inédites

  • 5

    Les motoristes restent plus que jamais les champions de la rentabilité, très loin devant Airbus et Boeing

  • 6

    Jean-Brice Dumont (Airbus) va remplacer Eric Béranger à la tête du missilier MBDA

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. La Chine fait figure d’épouvantail. Alors que la Covid plonge de nouveau l’Occident dans le néant, la Chine ne connait pas la crise, et semble presque plus forte qu’avant. Par Karl Eychenne, stratégiste et économiste. (*)

La Chine a déjà presque tourné la page Covid. En termes de santé publique, on ne relève plus que quelques cas positifs, qui peuvent se partager des lits de réanimation en pagaille. En termes de santé économique, le PIB chinois a déjà rattrapé tout ce qu'il avait perdu en début d'année, sans que les autorités n'aient à trop puiser dans les caisses du Comité central ou à faire tourner la planche à billets. Pendant ce temps, l'Occident s'enfonce dans une 2ème vague, et ne sait plus quoi faire pour se débarrasser de ce satané virus : tests, masques, confinement... autant de mesures qui ressemblent à un vrai régime à la carotte, très ennuyeux et on ne sait plus trop si c'est bien utile. On invoque alors un nouveau plan « quoi qu'il en coute » des autorités afin de supporter la rechute, une version 2.0 de nouveau financée par du « tout est permis » en termes de monnaie - dette.

Le doute est-il permis ?

Certes, quand on évoque les chiffres économiques en provenance de Chine, on est souvent pris de vertiges, et surtout de doutes : ces chiffres sont-ils crédibles ? Les autorités n'ont-elles pas caché quelque chose sous le tapis ? Par exemple, comment se porte l'épicentre du séisme Covid, la province de Hubei (58 millions d'habitants) dont la capitale est la fameuse ville de Wuhan ? S'est-il lui aussi remis d'aplomb ? Non. Hubei va mieux certes, mais le choc fut terrible : le PIB de la province s'était effondré de près de -40 % au 1er trimestre, personne n'a fait pire en Chine ni ailleurs. Depuis, les choses vont mieux, mais il reste encore du chemin à rattraper : -10 % de croissance du PIB sur les 3 premiers trimestres 2020 par rapport aux 3 premiers trimestres de l'année passée. Hubei reste la province la plus sévèrement touchée. Les 30 autres régions ont quasiment tout récupéré.

Et si l'on agrège tous ces PIB de province, on obtient que le PIB chinois a lui aussi récupéré tout ce qu'il avait perdu : en progression de 0,7 % sur les 3 premiers trimestres par rapport aux 3 trimestres de l'année précédente. Si l'on fait le même exercice aux Etats-Unis ou en zone euro, on obtient respectivement -3,9 %, et -7,5 % de croissance du PIB, -10 % pour la France. Alors certes, on pourra dire que la Chine est entrée dans la crise un trimestre avant les autres, mais le problème c'est que le trimestre en cours devrait être marqué par une rechute des économies américaine et européenne, du fait de nouvelles mesures. Du coup, la Chine devrait accroitre encore son avance.

Quand même, ce PIB chinois n'est - il pas trop beau pour être vrai ? Après tout, quelle visibilité a-t-on sur les PIB des provinces qui nous sont communiqués ? Un autre moyen de tester la fiabilité du PIB chinois est de le confronter à d'autres indicateurs du cycle économique à plus haute fréquence. Par le passé, il est déjà arrivé que l'on constate des écarts troublants, lorsque ces mêmes indicateurs chutaient, alors que le PIB continuait de croitre autour de 7% sans sourciller, comme si le grand timonier était capable de repousser de sa main les chocs susceptibles d'écarter le PIB de sa trajectoire décidée à l'avance par le Comité central. Pourtant, aujourd'hui force est de constater qu'il n'y a pas d'incohérence entre ce que nous dit le PIB et ce que racontent les autres indicateurs. Le PIB a chuté puis rebondi, et ces deux mouvements sont cohérents en termes d'amplitude avec ce qui a été observé du côté des indicateurs avancés tels que la confiance des industriels, aussi bien du côté manufacturier que des services. Et si l'on s'intéresse à de véritables relevés de l'activité économique plutôt que des indicateurs avancés, même son de cloche : production industrielle, ventes au détail, investissement ont connu une chute spectaculaire avant de se redresser aussi vite et aussi fort.

Enfin, on ne peut pas ne pas parler de la balance commerciale chinoise, véritable marqueur de la guéguerre Trump - Xi Jinping. Elle s'est améliorée significativement depuis avril avec le reste du monde, et notamment avec les Etats - Unis (mais pas avec l'Europe). Il semblerait que le monde s'arrêtant de tourner, il fallait bien que nos économies continuent de s'approvisionner quelque part, d'où une accélération des exportations chinoises. Toujours méfiant quant à la santé de l'économie chinoise, on aimerait pouvoir faire parler des indicateurs de type Big Data, comme les fameux Google mobility index ou Apple activity index, mais en Chine c'est impossible... Autre témoignage intéressant pour juger de la fiabilité des chiffres économiques chinois : l'attitude des marchés d'actions et l'évolution de la devise. Le constat est sans équivoque : le MSCI chinois enregistre la meilleure performance depuis le début de l'année, comparativement à tous les autres. Quant à la devise, elle s'est appréciée de près de 5% contre dollar depuis avril. Les investisseurs semblent donc tous d'accord pour dire que l'économie chinoise va mieux, et même bien mieux que les autres.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Des autorités qui peuvent voir venir

Enfin, si vraiment l'économie allait plus mal qu'on ne le dit, alors peut - être aurait-on dû observer des réactions bien plus agressives des autorités ? Mais non. Les actions modérées des autorités en termes de politique budgétaire et monétaire durant cette crise, tendent aussi à valider la thèse d'une économie robuste qui n'a pas besoin qu'on la porte à bout de bras. Et pourtant, les autorités auraient de quoi donner un coup de pouce, tant leurs marges de manœuvre sont importantes.

Concernant la politique budgétaire, la dette publique chinoise évolue autour de 50% du PIB, contre plus de 100% chez nous, le gouvernement Chinois pourrait donc très bien envisager de financer de nouveaux plans de relance de l'économie. D'ailleurs, cette dette resterait largement soutenable avec une croissance du PIB en valeur de près de 7%, largement supérieure au niveau des taux d'intérêt à 10 ans de près de 3,2%, ce qui autoriserait des dépenses près de 4% supérieures aux recettes budgétaires en termes de PIB. Un bémol quand même, la dette publique est modérée, mais la dette totale (publique et privée) est abyssale à près de 300 % du PIB. Concernant la politique monétaire, les taux directeurs de la Banque Centrale Chinoise évoluent autour de 4,35% contre 0% chez nous, ce qui laisse là encore beaucoup de possibilités aux autorités pour assouplir la politique monétaire (elle préfère baisser le taux de réserves aujourd'hui à 12,5 %), sans parler de la planche à billet dont l'usage reste limité et sans commune mesure avec ce qui est pratiqué par la Fed et la BCE.

Le modèle chinois en question

La Chine impressionne et interroge. Son modèle s'avère terriblement efficace pour traverser la crise en cours, mais on en connait les travers... Ainsi, nos démocraties (libérales) s'épuisent à trouver la bonne position du curseur entre liberté et sécurité, transparence et bienveillance, alors que les dictatures contemporaines, comme la Chine, ont réglé ce problème là depuis longtemps. Dès le 7 janvier 2020, les autorités imposèrent le principe « fangkong » : prévention et contrôle, afin de lutter contre la propagation du virus, des mesures qui ne s'encombraient pas des libertés individuelles. D'autres dictatures ont adopté des mesures bien plus radicales encore ! Ainsi il fut parfois décrété qu'il ne pouvait pas y avoir de malades, puisque le virus n'avait pas passé la frontière...Toutefois, résumer la meilleure santé relative de la Chine à sa feuille de route politique semble réducteur. Ainsi, d'autres démocraties, comme la Corée du Sud, Taïwan, l'Allemagne, la Suède ont été bien plus efficaces que d'autres, démontrant que le facteur politique n'était pas le seul à prendre en compte.

Aujourd'hui, seule la Chine semble pouvoir arrêter la Chine. En fait, la Chine ne commute plus avec personne : quand elle va mal, tout le monde va mal, mais quand le monde va mal, elle continue d'aller bien. En termes mathématiques, on pourrait dire que la Chine est devenue une forme d'automorphisme, un truc qui n'obéit qu'à lui-même, qui se suffit à lui-même. Certes, la Chine n'en est pas encore là, même si elle mue progressivement vers une économie qui consomme domestique, plutôt qu'une économie qui produit pour les autres. La Chine n'est pas encore arrivée à maturité, elle n'est plus tout à fait un pays émergent, mais elle n'est pas encore vraiment un pays développé : et pourtant, il semblerait qu'elle n'ait que les avantages de l'un et de l'autre, et aucun des inconvénients.

À lire également

  • Rare pays en croissance en 2020, la Chine sera-t-elle la nouvelle locomotive économique?
  • La Chine s'abstient de féliciter Joe Biden
  • Véhicules verts: la Chine vise 20% des ventes de neuf en 2025
  • Hydrogène : "La France a de quoi rivaliser avec la Chine", Agnès Pannier Runacher
  • Camouflet pour Trump, la Chine fait à nouveau plonger la balance commerciale américaine

Les initiés ajouteront que cette mutation lente de l'économie se traduit aussi par un ralentissement des deux moteurs du PIB que sont le stock de capital (déjà bien conséquent) et la force de travail (déjà bien âgée). Ainsi, la croissance du PIB devrait naturellement ralentir de 6,5% à 6% puis 5% dans 5 ans. Mais en contrepartie, le PIB par habitant devrait lui continuer de progresser afin de converger vers ceux des économies développées. C'est d'ailleurs un des souhaits émis par le dernier Comité central fin octobre. Quant à nous, nos économies semblent bien incapables de voir aussi loin, empêtrées dans un présent qui dure une éternité. Quant aux politiques, ils semblent bien à court d'idées, partageant le même sort que "les écrivains et les constipés chroniques : l'angoisse de la feuille blanche..." (Geluck)

Karl Eychenne (*)

Sur le même sujet

agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats
Diane Scemama

OPINION. « Nous ne sauverons pas l'industrie française avec des discours »

Depuis plusieurs décennies, le bulletin météo de l'industrie française ressemble à une succession d'alertes. Tempête sur l'emploi industriel. Avis de grand frais sur les savoir-faire. Dépression persistante sur nos territoires.

Idées & Débats
François Candelon, Augustin Manchon et Paul-Louis Andrès

OPINION. « Ce que les dirigeants ne voient pas encore dans l’IA »

La puissance de l’intelligence artificielle et la productivité nouvelle qu’elle permet entretiennent l’illusion que la valeur réside dans l’abondance. Or, c’est plus que jamais dans la rareté que se construit la prospérité de l’entreprise.

Idées & Débats
Kazem Tabrizi

OPINION. Football : « Ce que le terrain me rappelle sur le management »

J'aime le foot. C'est l'une des rares choses qui me fait vraiment vibrer, stresser, me rend fébrile, un peu fou. Une passion brute, presque déraisonnable. Et pourtant, quand je prends du recul sur ce sport, sur ce que nous vivons pendant cette Coupe du Monde 2026, je mesure à quel point le terrain est, très raisonnablement, l'une des meilleures écoles de management que je connaisse.

Idées & Débats
Lamia Kamal-Chaoui et Mark Pearson

OPINION. « Aider les régions à rebondir après des pertes d’emplois »

Lorsqu’un employeur important ferme un site ou engage une restructuration, c’est souvent la préparation en amont qui fait la différence entre la capacité de rebondir et des difficultés durables.

Idées & Débats