La décennie que nous vivons sera sans doute considérée comme celle des grandes accélérations: accélération des enjeux de décarbonation et prise de conscience de la nécessaire préservation de la biodiversité, transformation numérique avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, nouveaux défis géopolitiques exigeant une approche repensée des enjeux de défense et de souveraineté, etc. Mais les transformations ne sont possibles que si la population les comprend, si le tissu social tient, et si le vivre-ensemble évolue avec elles. Or, cela ne va pas de soi. Les Gilets jaunes et d'autres mouvements de contestation sociale l'ont rappelé: notre démocratie se fragilise. L'attention accordée à la maîtrise des comptes publics exigera davantage d'efficience pour obtenir le maximum de résultats avec le minimum de moyens.
Notre conviction est la suivante. Pour être efficaces, rapides, innovants, cohérents, coordonnés, il faut mesurer ce qu'on fait, transposer à grande échelle ce qui donne des résultats, et évaluer l'impact de nos actions, que l'on soit un acteur public, une entreprise ou une association. Pas si simple, quand la tonne d'actions efficientes pour les populations ou pour les territoires fragiles ne se norme pas comme la tonne de CO2, quand la mesure des actions sociales est difficile à réaliser en raison d'une multitude de facteurs humains.