• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Présidentielle et retraite : le grand plagiat des propositions

Bernard Laurent

Publié le 23 avril 2022 à 05:06 - Mis à jour le 23 avril 2022 à 20:01

Isoloir

Photo d'illustration

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
DECRYPTAGE. Les candidats reprennent des propositions pour garantir l’équilibre du système de retraites déjà formulées. Or, le modèle français est aujourd’hui nettement moins fragile qu’il y a quelques années. Par Bernard Laurent, EM Lyon.

La réforme des retraites est l'un des grands points de discussion de cet entre-deux tours de l'élection présidentielle 2022. Nous pourrions le résumé en affaire de plagiat généralisé : Macron 2022 plagie Pécresse, comme la candidate des Républicains le dénonça durant la campagne, tandis que Le Pen plagie, en partie, Macron 2017.

Le candidat de l'époque annonçait, à raison, le dossier des retraites réglés à la suite de la réforme Fillon si bien qu'il promettait d'engager un vaste chantier d'unification de l'ensemble des 42 régimes d'une part et l'adoption pour le régime général d'un système à point sur le modèle des retraites complémentaires. Les spécialistes qualifièrent de systémiques ces chantiers à engager.

Jean-Paul Delevoye fut nommé, en 2017, haut-commissaire à la réforme des retraites. Il ne ménagea pas sa peine pour consulter les partenaires sociaux et menaça de démissionner lorsque certains députés LREM évoquèrent la nécessité de repousser l'âge légal au-delà de 62 ans. En outre, il n'hésita pas à parler, comme le fit avant lui Alain Juppé, de la nécessité de recourir à l'immigration pour régler cette question de l'équilibre des régimes de retraite, tout en prenant soin de placer ce débat migratoire sur le plan européen. Pour autant, il fut confirmé dans son poste.

Des positions qui varient

Des problèmes d'atteinte à la déontologie l'ont conduit à démissionner fin 2019. Le départ d'une figure emblématique du dialogue social, puis la crise du Covid, eurent raison de la réforme systémique voulue par le président Macron. En 2020, le gouvernement d'Édouard Philippe avait proposé une réforme qui conduisit à plusieurs semaines de grèves et de manifestations.

Le texte maintenait l'idée de la généralisation d'une retraite par points et l'unification des régimes, mais il s'avéra confus en imaginant un report progressif de l'âge légal à 64 ans tout en maintenant l'idée d'un départ possible dès 62 ans, sans annoncer précisément les décotes liées à un départ précoce ni la liste précise des exceptions au départ à 64 ans pour les métiers difficiles.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

En 2022, le candidat Macron a repris ce dernier projet en abandonnant toutefois son idée initiale de système par points pour s'en tenir au report de l'âge légal cette fois-ci à 65 ans, plagiant ainsi les réformes proposées par les politiques les plus libéraux, Valérie Pécresse en l'occurrence dans la campagne de premier tour.

En ce début d'entre-deux-tours, descendu dans l'arène de la campagne, marqué sans doute par les très nombreuses interpellations sur cette question, le candidat Macron a annoncé le mardi 12 avril, sur les terres des Haut-de-France favorables à Marine Le Pen, que le report de l'âge légal à 65 ans n' [« était »] pas un dogme » et que l'organisation d'un référendum était envisageable.

Marine Le Pen a également fait évoluer son programme de 2022 pour plagier, en partie, le président Macron d'avant 2020 ! Par souci de réalisme économique, elle a abandonné son projet d'âge légal de départ à 60 ans. Au vrai, ses propositions ne sont pas d'une grande clarté, mais elle généralise un système d'annuités pour pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein, sans effaroucher les électeurs avec la question d'un âge légal.

Essayons de présenter sa proposition bien complexe : 40 annuités seront nécessaires pour toucher une retraite à taux plein dès 60 ans pour ceux qui seraient entrés sur le marché du travail avant 20 ans, ce qui lui permet de régler la question des carrières longues. Elle propose ensuite d'augmenter les annuités de cotisation d'un trimestre chaque demi-année supplémentaire d'entrée sur le marché du travail après l'âge de 20 ans.

Ainsi, pour une entrée dans la vie active à 20 ans et 6 mois, les annuités nécessaires pour toucher une retraite à taux plein seront de 40 années et 3 mois. Pour une entrée à 21 ans, il faudra cotiser 40 ans et 6 mois. Pour une entrée à 22 ans, 41 années seront nécessaires, puis 42 années pour ceux entrés à 24 ans, ou plus tard, soit une retraite à taux plein à partir de 66 ans, voire 67 ans pour une entrée dans la vie active à 25 ans.

Autrement dit, plus l'entrée sur le marché du travail sera tardive plus le nombre d'annuités de cotisation sera élevé. La candidate du Rassemblement national veut ainsi encourager une entrée précoce dans la vie active qui évitera aux étudiants, ajoute-t-elle peu aimablement à l'endroit de l'université française, de suivre des formations sans débouchés.

La réponse migratoire éludée

Cependant, un examen sérieux du dossier nous permet d'affirmer que la question de l'équilibre des régimes de retraite, qu'il s'agisse du régime général ou celui des retraites complémentaires, est d'ores et déjà réglée.

En effet, les effets de la réforme Fillon-Woerth (2010) complétée par la réforme Touraine (2014) avec le recul de l'âge légal à 62 ans et l'allongement de la durée de cotisation à 42 ans (génération née en 1961,62,63) puis à 43 ans (personnes nées à partir de 1973), pour pouvoir prétendre toucher la retraite du régime général à taux plein, ainsi que la réforme des retraites complémentaires négociée entre les partenaires sociaux (2015) qui augmente la durée du travail d'une année pour éviter l'application d'une décote de 10 % pendant 3 ans sur le montant des retraites complémentaires, ont conduit à une augmentation spectaculaire ces 5 dernières années du taux d'emploi des 55-64 ans (40 % en 2010, 46 % en 2012 et 56,2 % en 2020).

001
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Si nous ne regardons que les 60-64 ans, il passe de 20 % en 2010 à 33 % en 2020. Tout naturellement l'âge moyen de départ à la retraite (femme-homme) ne cesse d'augmenter (60,5 en 2010 à 61,4 et à 62,2 en 2019).

Ces données montrent que la question de l'âge légal n'est pas pertinente pour aborder la question des retraites. C'est bien la durée de cotisation qui est la mesure la plus appropriée. À cet égard, la France dispose de l'un des régimes de répartition les plus durs. La comparaison des systèmes nationaux se fait de façon trop superficielle pour livrer des enseignements intéressants. Ainsi lorsque les commentateurs avancent la durée de cotisation fixée à 45 ans en Allemagne pour stigmatiser les mesures françaises qui seraient insuffisantes, ils se gardent de préciser que les années d'apprentissage entrent dans le calcul des années cotisées dans un pays où la moitié d'une classe d'âge suit ce type de formation.

OOO
Photo d'illustration (Crédits : DR)

De même les prévisions de déficit annoncées par le Conseil d'orientation des retraites (COR) pour les années à venir reposent-elles sur d'insupportables hypothèses malthusiennes s'agissant de la quantification de la population active. Certes, la démographie l'explique mais le Conseil élude la réponse migratoire possible.

Dans son dernier rapport de 2021, il retient pour l'avenir les tendances migratoires de la dernière décennie, marquée par des politiques restrictives, nettement inférieures aux évolutions des années antérieures à 2010. Aux 80 000 entrées retenues, il suffirait de compter sur l'apport de 50 000 personnes supplémentaires. Nous voilà bien loin des prévisions migratoires apocalyptiques.

Nous pouvons ainsi suspecter le président-candidat, rallié aux thèses les plus libérales sur ce dossier alors que sa position de 2017 le classait au centre gauche, de vouloir financer la dépendance à l'aide des cotisations retraites.

À lire également

  • Pouvoir d'achat, retraites, salaires, UE, Russie..., les sujets "éco" du débat Macron-Le Pen à la loupe
  • Retraite : pourquoi cette volte-face d'Emmanuel Macron sur l'âge de départ de 65 à 64 ans ?
  • Les programmes d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen en 3 minutes chrono

La jeune génération appréciera d'être à nouveau l'otage des « boomers » dont la grande majorité est loin du besoin. Bénéficiaires patrimonialement de la hausse ahurissante des prix de l'immobilier, empêchant les jeunes de se loger décemment dans les grands centres urbains, les voilà demandant aux actifs de les aider pour leurs vieux jours. En plagiant le programme libéral, le président-candidat semble avant tout chercher à capter l'électorat fillonniste de 2017.

Par Bernard Laurent, Professeur, EM Lyon.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Bernard Laurent

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats