Quelles solutions face aux violences et au désamour entre les populations et leur police ?

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Il est impératif que l'humain, le dialogue et la communication soient remis au centre de nos relations, que ce soit par ou envers nos forces de l'ordre, ou par ou envers tout porteur de l'autorité - ayons une pensée par exemple pour les enseignants, les éducateurs, ou même les parents parfois en manque de soutien.
Il est impératif que l'humain, le dialogue et la communication soient remis au centre de nos relations, que ce soit par ou envers nos forces de l'ordre, ou par ou envers tout porteur de l'autorité - ayons une pensée par exemple pour les enseignants, les éducateurs, ou même les parents parfois en manque de soutien. (Crédits : YVES HERMAN)
OPINION. Le déclin de la confiance des populations envers leurs forces de sécurité est désormais un fait avéré, qui semble malheureusement s'inscrire dans la durée. Tous les chiffres le montrent : chaque jour, les forces de l'ordre sont la cible d'agressions de plus en plus violentes. Face à cette dérive, il existe plusieurs solutions pour inverser la tendance. Par Bruno Pomart (*), ex-policier instructeur du Raid, et Jean-Michel Fauvergue (**), député La République en Marche de Seine-et-Marne, membre de la commission des lois.

Un policier frappé à terre par des manifestants, un pompier blessé par balle à la jambe alors qu'il tentait de circonscrire un incendie de véhicule à Étampes, une gendarme fauchée sur un barrage routier dans le Lot-et-Garonne... Les faits divers s'accumulent et la situation ne cesse de se dégrader.

En vingt ans, les violences contre les personnes dépositaires de l'autorité publique ont augmenté de 60% en France, un niveau historiquement élevé, et depuis 2012 - ce qui inquiète particulièrement les forces de l'ordre -, le nombre de violences contre les dépositaires de l'autorité publique a dépassé celui des outrages : autrement dit, les agressions ont dépassé les insultes !

Erosion des valeurs de notre République

Or l'érosion des opinions positives et de la sympathie que suscitent les forces de l'ordre est un signe de l'érosion parallèle des valeurs de notre République et de notre système démocratique, en particulier le respect des règles et de l'autorité.

Les différentes vidéos de violences qui circulent sur Internet, qu'elles émanent de manifestants ou de policiers, ne font qu'accentuer le phénomène et le rendent, sinon plus novateurs, du moins plus inquiétant que les précédents cycles de violences auxquels notre pays avait été confronté depuis le XIXe siècle. Les réseaux sociaux ont rendu les pulsions violentes d'autant plus inflammables que leur diffusion est rapide, internationale, publique et totalement asymétrique, aux dépens de ceux qui sont attaqués. Nous assistons à une « guerre de l'image » perdue d'avance par nos policiers, qui ne peuvent guère faire plus pour se défendre.

Mais il n'est pas question de baisser les bras, car de nombreuses solutions existent pour aider les forces de l'ordre dans leurs missions, améliorer leur efficacité, rétablir le dialogue et instaurer un nouveau pacte de confiance avec nos concitoyens.

La première d'entre elles consiste à développer la filière de tous les métiers de la sécurité, afin que les agents des forces de l'ordre, les policiers municipaux, et les agents privés de sécurité puissent bénéficier dans l'avenir d'une formation renforcée et d'une meilleure connaissance des enjeux et des publics auxquels ils seront confrontés. Il existe aujourd'hui un Bac Professionnel, nous pensons qu'il faudrait le prolonger par un niveau BTS, voire Licence. Ce point est abordé longuement dans le rapport Thourot-Fauvergue de 2018, car c'est d'abord et avant tout par la formation que l'on prépare une police efficace et en osmose avec la population.

Investissons sur le Service national universel

Cette inclusion repose également sur des campagnes de communication et d'information afin de susciter des vocations. Investissons sur le SNU (Service national universel), qui offrira à chaque jeune la possibilité de découvrir les métiers de la sécurité « au plus près du réel », hors  du fantasme télévisuel ou virtuel.

Ces vocations contribueront à fournir les rangs de la police et de la gendarmerie, mais aussi et surtout ceux de la réserve, notamment celle de la police nationale, en grand déficit part rapport à celle de la gendarmerie. Elle seront aussi de nature à susciter des intérêts pour la sécurité privée. Car nous devons prendre conscience que notre sécurité est désormais l'affaire de tous, elle doit être « globale » et passer également, et nécessairement, par l'implication de la population (ce concept a été testé dans le cadre de la discussion sur le Livre blanc les 11 et 12 janvier 2020, où la parole a été donnée aux citoyens).

Par ailleurs, les missions de la police ne cessent d'évoluer, de se densifier et de se complexifier. Or trop de missions nuisent à son efficacité. La décharger des missions annexes en les confiant à la sécurité privée est donc l'une des voies à privilégier. C'est cette orientation qui est développée dans le rapport des deux parlementaires, consacrée par l'idée d'un « continuum de sécurité » entre les forces régaliennes ainsi que la police municipale, et la sécurité privée.

Par delà la nature des forces engagées, c'est le concept d'acuité et de « voisinage » qui contribuera à l'efficacité d'une présence réinventée, pour une police de sécurité quotidienne à l'image empathique, qui parle et rassure, mais aussi capte l'évolution des « biotopes » dans lesquels elle travaille et est en capacité de retransmettre aux services d'enquêtes ou de renseignements les informations  recueillies sur le terrain.

Les enjeux de notre sécurité plongent leurs racines dans notre quotidien, à nous donc d'aller vers une « sécurité globale », enrichie de tous les acteurs œuvrant au niveau le plus proche du terrain : les forces spécialisées, qu'elles soient régaliennes, municipales ou privées, les élus, nationaux et locaux - maires et conseillers municipaux en tête - et les associations.

Retrouver la valeur de la laïcité

Tous ensemble, nous devons retrouver cet élan et reconstruire un discours structuré sur la sécurité et la citoyenneté . Nous devons retrouver les valeurs qui y étaient rattachées, dont la laïcité, primordiale en ces temps où le communautarisme (hérité de dizaines d'années de renoncements à notre vivre ensemble) fait violemment surface.

Tous ces partenaires, notamment associatifs, qui participent de façon significative à l'éducation républicaine, devraient pouvoir obtenir une reconnaissance, une gratification, de la part de l'État et de chaque citoyen, et devenir ainsi un des nouveaux maillons de notre territoire.

Il est impératif que l'humain, le dialogue et la communication soient remis au centre de nos relations, que ce soit par ou envers nos forces de l'ordre, ou par ou envers tout porteur de l'autorité - ayons une pensée par exemple pour les enseignants, les éducateurs, ou même les parents parfois en manque de soutien. Les méthodes modernes de communication favorisent la dégradation : ce qui fait sensation fait vendre, mais contribue aussi à détériorer notre société, à salir les personnes et à affaiblir notre démocratie.

Promouvoir les valeurs de notre système démocratique peut paraître désuet car ce n'est pas vendeur. De plus, cela demande un effort, un supplément d'âme, et un travail de persuasion auprès des jeunes, pour parvenir à faire vivre ces qualités éternelles, et à leur donner du sens. Néanmoins, nous ne pouvons nous permettre d'y renoncer car cela reviendrait à renoncer à notre noblesse et à notre futur.

__________

(*) Bruno Pomart est Président-fondateur de l'association Raid Aventure Organisation et auteur du livre « Flic d'élite dans les cités » (éd. Anne Carrière).

(**) Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du Raid, unité d'élite de la police nationale, est l'auteur du livre « La sécurité des Français » (éd. Michel Lafon).

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Commentaires
a écrit le 06/08/2020 à 9:38 :
Affronter les problèmes en face plutôt que d'éliminer les messagers seraient déjà une solution sinon vos belles intentions font toutes bien trop bidons.

Manqué...

La sécurité où seuls les gens paramétrés peuvent en parler, ensuite faut pas venir chialer les gars hein.
a écrit le 06/08/2020 à 8:40 :
En parlant de police:

Etait-ce le premier écart du genre, ou bien une habitude perverse prise sur le fait ? Un homme a été surpris ce lundi au BHV du Marais à Paris avec des caméras sur les chaussures, vraisemblablement destinées à filmer sous les jupes.
Et ce dernier n'est autre que l'ex-numéro 2 de la police du Val-de-Marne. Un commissaire général tout juste retraité qui avait célébré son 61e anniversaire la veille.
Dans le magasin, il déambulait et glissait les pieds sous les tenues des dames pour capter des images à visionner plus tard. Ses agissements auraient donné lieu à un signalement, d'après nos informations. Un agent de sécurité de l'enseigne a donc fini par appeler la police.L'ancien directeur territorial adjoint de la sécurité de proximité du Val-de-Marne (DTSP 94) a alors été entendu par un commissaire de la capitale. Qu'a bien pu pousser ce gradé à la retraite depuis le 30 juin, médaillé d'honneur de la police nationale et fait chevalier de l'ordre national du mérite voilà douze ans, à équiper ses chaussures de dispositifs vidéo à des fins de voyeurisme ? Rien, ou presque, ne filtre dans cette affaire évidemment sensible.
a écrit le 06/08/2020 à 4:57 :
Trop de corporatistes dans cette république pas de justice pas de paix ! Combien de bavure ont vu des condamnations par la justice ? IGPN qui enquête et fini trop souvent leurs enquêtes par des non lieux ! Ce qui donne un chèque en blanc à plus de bavure, nous les avons vu avec les gilets jaunes. Maintenant que chaque citoyen a un portable qui peut filmer chaque scène montre les dérives policière pris en flagrant délit mis dans la minute sur les réseaux sociaux peut difficilement être contesté. Nonobstant IGPN gagne du temps dans leurs enquêtes qui dure des mois voir des années histoire de faire oublier l’affaire pour conclure ! il ne sait rien passé ! A force d’utiliser les abus de pouvoir et déposer plainte pour outrages pour arrondir ses fin de mois, Les flics sont discrédités face à la population.
a écrit le 06/08/2020 à 4:52 :
Trop de comparatismes dans cette république pas de justice pas de paix ! Combien de bavure ont vu des condamnations pas la justice ? IGPN qui enquête et fini trop souvent leurs enquêtes par des non lieux ! Ce qui donne un chèque en blanc à plus de bavure, nous les avons vu avec les gilets jaunes. Maintenant que chaque citoyen a un portable qui peut filmer chaque scène montre les dérives policière pris en flagrant délit mis dans la minute sur les réseaux sociaux peut difficilement être contesté. Nonobstant IGPN gagne du temps dans leurs enquêtes qui dure des mois voir des années histoire de faire oublier l’affaire pour conclure il ne sait rien passé ! A force d’utiliser les abus de pouvoir et déposer plainte pour outrages pour arrondir ses fin de mois Les flics sont discrédités face à la population.
a écrit le 06/08/2020 à 4:25 :
La deliquescence de ce pays est a imputer aux politiques.
Les fonctions regaliennes suivent, c'est logique. Schema identique au Liban en est l'illustration.
a écrit le 05/08/2020 à 23:17 :
La police s'est particulièrement discréditée aux yeux des français depuis 2018, au moins à deux occasions. Elle est en grande partie responsable de son image actuelle, en apparaissant pour ce qu'elle est devenue, une police au service du pouvoir et de son maintien coûte que coûte, moyennant quelques prébendes. Malheureusement, au point où en est la société française, il n'y a guère qu'une guerre civile qui permettrait d'y voir plus clair, de remettre les choses en ordre, et de réaliser par la même occasion certains objectifs de politiques publiques définis depuis Sarko au minimum. Option envisagée en 2018 par Notre Phare de la Pensée à nous, omnipotent et omniscient, et suspendue pour cause de covid ...
a écrit le 05/08/2020 à 20:56 :
Quand on parle de Service National, on parle de prévoir et répondre au problème futur et non a l'intérêt immédiat de certain! Le climat, la sécurité et la cohésion mérite une mobilisation nationale si elle ne veut pas être européenne!
a écrit le 05/08/2020 à 18:58 :
"en ces temps où le communautarisme (hérité de dizaines d'années de renoncements à notre vivre ensemble) fait violemment surface".

J'ai les dates :

Décret du 29 avril 1976 sur le regroupement familial signé notamment par le Premier ministre, Jacques Chirac, et par le ministre du Travail, Michel Durafour Puis, un an plus tard, en pleine augmentation du chômage (déjà), le gouvernement Barre suspend pour trois ans l'application du décret du 29 avril 1976 : le regroupement familial est ainsi stoppé, sauf pour « les membres de la famille qui ne demandent pas l'accès au marché de l'emploi » . Mais ce décret est annulé par le Conseil d’État qui consacre le droit au regroupement familial, le 8 décembre 1978.
a écrit le 05/08/2020 à 16:27 :
Retrouver la valeur de la laïcité ? Quelle laïcité ? Celle qui a fait écrire en 1906 sur le livret militaire de mon grand-père, Polytechnicien et Officier d'Artillerie : "Va à la messe !!"
Heureusement que vous avez récupéré ce virtuose du 75 en ...1914 !
a écrit le 05/08/2020 à 14:49 :
Çà suffit taisez-vous.......qu'il disait l'homme politique. Il avait bien raison. La France a assez de soucis maintenant avec le >Liban.. Hi, hi, hi
a écrit le 05/08/2020 à 13:37 :
Je suis d'avis qu'il faut respecter la police. La police est le bras armé de la justice. Le problème c'est police et justice sont deux mots qui sont de moins en moins corrélés : si un jour vous avez un problème avec la police vous avez le droit de porter plainte auprès de l'IGPN. Le problème c'est qu'il est de NOTORIÉTÉ PUBLIQUE que l'IGPN fait mal son travail. Pour qu'un organisme chargé de faire respecter la justice ait la réputation d'être biaisé en défaveur des citoyens qu'il est sensé protégé... Comment voulez-vous qu'un dialogue s’instaure si on sait que l'on risque d'avoir plus de problèmes lorsqu'on essaye de faire respecter nos droits. Pour que la police inspire confiance il faudrait qu'on puisse lui faire confiance... et c'est loin d'être le cas. Si vous parlez de guerre de l'image il faut que la police puisse dire quelles mesures on été prises pour corriger et indemniser plutôt que d'essayer d'enfouir les problèmes et de se plaindre de désamour. Certes cela risque d'affecter les bonus de performance de fin d'année, mais je croyais que la police c'était une vocation altruiste et non pas des mercenaires ?
C'est très enfantin comme analyse mais si vous voulez que la police soit respectée il faudrait qu'elle soit le chevalier qui protège le peuple qu'elle est sensé servir, ce qui demande bien plus d'effort et de travail que le fait d'être un simple outil de répression. Un bon départ serait peut-être de revoir et corriger le travail de l'IGPN, qui pour l'instant ressemble plus à un bureau de propagande et de répression qu'à un organe pour chercher la justice.
À tous les membres des forces de l'ordre qui lisent ces lignes, je respecte votre travail, malheureusement c'est un travail ingrat car le moindre écart ne peut être toléré, votre corps de métier se doit d'être exemplaire. Il y a du bon et du mauvais partout et même les policiers dont les vidéos font scandale font sans doute du bon travail par ailleurs, mais je me répète : aucun écart ne devrait passer impuni, être ignoré ou juste mis de côté.
a écrit le 05/08/2020 à 13:37 :
Je suis d'avis qu'il faut respecter la police. La police est le bras armé de la justice. Le problème c'est police et justice sont deux mots qui sont de moins en moins corrélés : si un jour vous avez un problème avec la police vous avez le droit de porter plainte auprès de l'IGPN. Le problème c'est qu'il est de NOTORIÉTÉ PUBLIQUE que l'IGPN fait mal son travail. Pour qu'un organisme chargé de faire respecter la justice ait la réputation d'être biaisé en défaveur des citoyens qu'il est sensé protégé... Comment voulez-vous qu'un dialogue s’instaure si on sait que l'on risque d'avoir plus de problèmes lorsqu'on essaye de faire respecter nos droits. Pour que la police inspire confiance il faudrait qu'on puisse lui faire confiance... et c'est loin d'être le cas. Si vous parlez de guerre de l'image il faut que la police puisse dire quelles mesures on été prises pour corriger et indemniser plutôt que d'essayer d'enfouir les problèmes et de se plaindre de désamour. Certes cela risque d'affecter les bonus de performance de fin d'année, mais je croyais que la police c'était une vocation altruiste et non pas des mercenaires ?
C'est très enfantin comme analyse mais si vous voulez que la police soit respectée il faudrait qu'elle soit le chevalier qui protège le peuple qu'elle est sensé servir, ce qui demande bien plus d'effort et de travail que le fait d'être un simple outil de répression. Un bon départ serait peut-être de revoir et corriger le travail de l'IGPN, qui pour l'instant ressemble plus à un bureau de propagande et de répression qu'à un organe pour chercher la justice.
À tous les membres des forces de l'ordre qui lisent ces lignes, je respecte votre travail, malheureusement c'est un travail ingrat car le moindre écart ne peut être toléré, votre corps de métier se doit d'être exemplaire. Il y a du bon et du mauvais partout et même les policiers dont les vidéos font scandale font sans doute du bon travail par ailleurs, mais je me répète : aucun écart ne devrait passer impuni, être ignoré ou juste mis de côté.
a écrit le 05/08/2020 à 13:09 :
"Nous assistons à une « guerre de l'image » perdue d'avance par nos policiers, qui ne peuvent guère faire plus pour se défendre"
Pas d'accord avec cette affirmation. Une guerre n'est perdue que si on refuse de se battre. Et il faut justement se battre sur le terrain de l'image, en utilisant les mêmes armes que l'adversaire. La réponse passe par l'équipement massif en caméras piéton et en drones des forces de l'ordre, et par la création d'un service chargé d'exploiter en quasi-temps réel les images de ces caméras. Ce service aurait ainsi pour mission de détecter très vite les mises en cause des forces de l'ordre sur les réseaux sociaux, et de répliquer en rétablissant la réalité des faits et en produisant aussi vite que possible des "images officielles" replaçant une intervention dans son contexte. Cela tuerait dans l’œuf une bonne partie des polémiques et montrerait que dans 95% des cas l'intervention est légitime et proportionnée. Et si dans certains cas les images démontrent que la police est en tort, et bien assumons ce risque et jouons la transparence, utilisons ces images pour sanctionner les auteurs et utilisons ces vidéos pour la formation des futures recrues dans la rubrique "ce qu'il ne faut pas faire".
Cette mesure extrêmement concrète aurait à elle seule beaucoup plus d'impact et d'efficacité que ce que pronent les auteurs de ce rapport, et permettrait de rétablir le lien de confiance entre la police et une grande majorité de la population. Ce qui n'empêche en rien d'investir dans le même temps sur la formation des forces de l'ordre, le SNU, ou la promotion de la laïcité, comme le suggèrent les auteurs du rapport. Ces mesures sont simplement trop timides, abstraites, éloignées du terrain, et ne produiront leurs effets sur du long terme, là où une réponse immédiate est impérative.
Réponse de le 05/08/2020 à 19:14 :
Comme dans 1984 d'Orwell !! Génial !!
a écrit le 05/08/2020 à 11:00 :
Ce n'est a proprement parler qu'un "désamour" provoqué par une classe dirigeante qui cherche a garder sa place de privilégier, au lieu de rester en contact avec sa population!! Toute les classes privilégiés de l'UE de Bruxelles, unissez vous!

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