Retenir et promouvoir les entreprises en croissance: le plus grand défi pour la relance de l'économie européenne
Ebrahim Attarzadeh (*)

Photo d'illustration
Ralph Orlowski
Ebrahim Attarzadeh (*)

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La liste des entreprises qui ont quitté l'Europe est terriblement longue, surtout dans les secteurs d'avenir comme la biotechnologie. Par exemple, des entreprises suisses telles que Crispr Therapeutics, AC Immune et ADC Therapeutics ont fait le choix de la bourse de New York ces dernières années. Il semble donc qu'elles n'aient pas pu trouver dans leur propre pays la base d'investisseurs qui leur aurait permis de réaliser la croissance qu'elles visaient.
Le capital-risque ne manque pas dans toute l'Europe. Nous avons en effet un certain nombre d'investisseurs courageux en phase de démarrage, de sorte que les entrepreneurs trouvent l'accompagnement nécessaire pour faire décoller leurs entreprises. Ce qui manque, c'est la volonté des investisseurs institutionnels d'investir des sommes importantes dans des entreprises en développement déjà établies mais qui veulent passer à l'étape suivante.
Cela s'explique principalement par les valorisations élevées que les entreprises en croissance obtiennent tôt aujourd'hui, et ce, même si elles ne sont pas encore rentables. Les investisseurs européens ne sont généralement pas disposés à payer ces prix élevés pour des sociétés en croissance rapide mais toujours déficitaires. Alors que les investisseurs américains exigent de fortes perspectives de croissance, les investisseurs européens, eux, recherchent un EBITDA positif.
Pour retenir les entreprises prometteuses en Europe, il est urgent d'entretenir une culture de prise de risque accrue chez les investisseurs institutionnels. Une culture qui mette un juste prix sur la croissance. Il serait toutefois naïf d'espérer un changement de mentalité chez les grands accumulateurs de capital. Après tout, les investisseurs institutionnels sont largement limités par un cadre réglementaire qui ne favorise pas les investissements sur la croissance.
Nous avons donc besoin d'une stratégie globale pour renforcer les entreprises en croissance et mobiliser des capitaux pour elles. Cette stratégie repose sur quatre piliers.
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Parfois, les débats dans notre secteur donnent l'impression que les États-Unis sont l'endroit où il faut être pour les sociétés en croissance. Ce n'est absolument pas le cas. Nombre d'entre elles sont créées à nos portes. Nous devrions leur donner des raisons de rester ici.
Ebrahim Attarzadeh (*)