Débat Muselier-Mariani : un peu de programme et beaucoup de petites phrases

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Si l'été est bel et bien arrivé sur la Côte d'Azur, c'est surtout l'ambiance électrique entre Renaud Muselier et Thierry Mariani qui a chauffé l'ambiance sur le plateau de BFM TV à Mandelieu-la-Napoule, près de Cannes. Le duel, ou serait-on tenté de dire, la confrontation entre les deux ex-amis politiques, est un sujet d'attention tout comme de crispation. Et jusqu'ici, difficile de véritablement évoqué le fond du sujet, c'est-à-dire les programmes. La tension entre Renaud Muselier et Thierry Mariani s'est beaucoup concentrée sur les effets et causes personnelles, un peu - beaucoup - moins sur ce que chacun prévoit pour les six prochaines années.
Alors, certes, difficile d'entrer dans un débat sans, à nouveau, passer par la case petites phrases bien senties. Surtout que les derniers sondages tendent à montrer que c'est un réel bras de fer qui s'engage pour cette dernière ligne droite avec le second tour de dimanche prochain, Renaud Muselier étant crédité de 51% des voix, Thierry Mariani de 49% des suffrages.
Autant dire que le moindre argument qui peut peser est utilisé. « Vous êtes un alimentaire de la vie politique », dit Renaud Muselier à son adversaire lorsque arrive le sujet des professions et de l'implication localement. « Pourquoi vous avez demandé la nationalité mauricienne », rétorque Thierry Mariani. « Toutes les régions ont correctement répondu aux lacunes de l'Etat, les Régions ont été plus souples, cette région comme les autres, ni plus ni moins », dit aussi la tête de liste RN à propos de la gestion durant la crise sanitaire. « Vous êtes seul, toujours tout seul », répond le président sortant lorsque on évoque les soutiens politiques et plus précisément celui de Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République qui a en effet apporté son soutien à la tête de liste Les Républicains, dans l'après-midi, de façon très officielle.
À lire également
Et quand on aborde les programmes économiques, difficile là aussi d'aborder les questions de la relance, de la formation, de la main d'œuvre ou de l'aménagement du territoire sans que le débat ne quitte son caractère passionné.
Laurence Bottero