Soutien depuis de longues années de la grande vitesse ferroviaire vers Toulouse et vers Dax, Alain Rousset, le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, a partagé son "inquiétude" ce vendredi 10 décembre quant au risque "d'une impasse" pour le plan de financement du GPSO. Pour des raisons juridiques, le calendrier est serré pour boucler le budget de ce chantier pharaonique réactivé par le Premier ministre Jean Castex ces derniers mois. SI tout va bien, le démarrage des études d'exécution du tronçon Bordeaux-Toulouse pourrait intervenir en 2024 pour une mise en service en 2030. Pour la branche vers Dax, ce sera pour 2034 au plus tôt ou après 2037.
Mais la facture s'élève d'ores et déjà à 14 milliards d'euros, dont 10,3 milliards pour Bordeaux-Toulouse et 3,7 milliards pour Bordeaux-Dax. Et, en Nouvelle-Aquitaine, les onze collectivités concernées ne s'empressent pas pour verser leur contribution, pas toujours convaincues par l'intérêt du projet.
Projet de plan de financement de GPSO, datant de décembre 2021 (cliquez sur l'image pour l'agrandir).