Alors qu'elle doit être opérationnelle à compter du 1er janvier 2023, la création de la toute nouvelle régie de l'eau potable de Bordeaux Métropole entre dans une ultime ligne droite semée de très gros cailloux. Au cœur de la crise se trouvent les modalités du transfert des personnels de Suez (ex-délégataire de ce service public) dans la future régie. Celle-ci aura le statut d'un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) avec des contrats de travail de droit privé. Egalement au chapitre des difficultés du moment : l'information de l'intersyndicale sur les appels d'offre restant à passer par la régie pour devenir pleinement opérationnelle.
La tension est montée de plusieurs crans au cours des dernières semaines au point que l'intersyndicale de Suez a appelé à manifester le 21 octobre dernier, jour où elle a décidé de rompre le dialogue avec la direction de la future régie municipale, dont Nicolas Gendreau est le directeur général. La présidence est assurée par Sylvie Cassou-Schotte, vice-présidente (EELV) de Bordeaux Métropole en charge de la Transition écologique - services publics et biens communs.