Après la mobilisation contre la réforme des retraites, les syndicats se projettent sur de nouveaux sujets pour cette rentrée en Nouvelle-Aquitaine. CGT et CFDT veulent garder la dynamique impulsée pour peser sur les négociations salariales et orienter les financements publics pour la formation professionnelle sur les métiers de la transition écologique. Un besoin urgent alors que plusieurs centaines d'emplois sont menacés dans la région.C'est une année historique qui vient de s'écouler pour les syndicats de salariés avec une mobilisation massive et dans la durée contre la réforme des retraites. Une lutte pacifique et encadrée, un regain d'image qui s'est traduit par une hausse des adhérents, pour déboucher, à défaut d'une victoire, sur un renouvellement à la tête des organisations. Mais alors que la frénésie du mouvement est retombée et la réforme promulguée, serait-ce la gueule de bois ? Pas à en croire les mots des représentants en Nouvelle-Aquitaine, déterminés à profiter de l'élan pour investir d'autres sujets pressants.
Avec pour la CFDT tout d'abord deux priorités. « La première c'est la question de la rémunération. On veut peser sur les accords de NAO [négociations annuelles obligatoires, ndlr] en fin d'année. L'autre se joue sur la transition écologique, il faut aider les entreprises et les salariés à passer du stade de la transition à celui de la transformation », indique à La Tribune Grégory Gaudel, le secrétaire général de la CFDT en Nouvelle-Aquitaine.
Pousser des projets inter-entreprises
Son homologue de la CGT se veut, elle, particulièrement inquiète sur la situation sociale dans le monde du travail que viennent percuter deux sujets du quotidien : le logement et les déplacements. « La plupart des salariés ne peuvent même plus devenir propriétaires ! Et ils rencontrent de grandes difficultés pour se rendre sur leur lieu de travail », relaie Samantha Dumousseau. Tout en appuyant sur le volet environnemental : « Il faut que nos salariés puissent être formés pour qu'ils soient compétents. On ne peut parler de transition écologique sans parler de souveraineté. Ça doit se faire dans les territoires et avec nos entreprises. »