Un événement mondial ne suffit plus. Pendant que Dubaï reçoit une COP 28 pleine de possibilités et d'incohérences au royaume de l'extraction fossile, les déclinaisons ou alternatives émergent pour proposer autre chose qu'une grande messe annuelle aux solutions globales. Bordeaux vient d'accueillir deux de ces manifestations dans l'ère du temps qui presse.
Le lancement de la COP régionale initiée par le gouvernement s'est tenu pour la Nouvelle-Aquitaine ce vendredi 1er décembre. Initié à Metz le 14 novembre, ce processus est amené à décliner et matérialiser en local les grands objectifs nationaux de neutralité carbone pour 2050, via les leviers de transition et de sobriété. Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, accompagné de son homologue aux Comptes publics Thomas Cazenave, ont détaillé devant élus locaux, corps sociaux et représentants de la société civile les grands traits du chambardement à venir réunis en six grands thèmes : se loger, se nourrir, se déplacer, consommer, produire, et préserver et valoriser les écosystèmes.
Et cela va concerner les acteurs locaux à plus d'un titre : implantation d'énergies renouvelables, rénovation énergétique des bâtiments, zéro artificialisation nette ou sanctuarisation d'espaces naturels. L'État et collectivités doivent avancer main dans la main pour tenir les engagements. Tout ça dans un contexte économique délicat où les élus locaux attendent des moyens au-delà des consignes sur des sujets aussi concrets que le verdissement des réseaux de bus, l'optimisation de l'éclairage public ou encore que l'isolation des bâtiments publics.