Jean-Luc Moudenc promet une baisse des impôts avec la suppression de la taxe d'habitation

Florine Galéron

Jean-Luc Moudenc met en avant une baisse des impôts locaux du fait de la suppression de la taxe d'habitation.
Rémi Benoit

Florine Galéron

Jean-Luc Moudenc met en avant une baisse des impôts locaux du fait de la suppression de la taxe d'habitation.
Rémi Benoit
dépôt de bilan". L'élu mettant alors en cause "la municipalité précédente" qui "a ruiné les marges financières de la Ville".
À cinq mois des prochaines élections municipales, Jean-Luc Moudenc a profité de la présentation du budget 2020 en conseil municipal, vendredi 18 octobre, pour mettre en avant "la baisse de la pression fiscale" à venir pour les Toulousains. La principale raison provient de la suppression de la taxe d'habitation décidée par Emmanuel Macron. Cette mesure concerne par exemple les personnes seules avec un revenu fiscal inférieur à 27 432 euros ou les couples avec deux enfants touchant moins de 55 880 euros.
L'adjoint en charge des finances, Sacha Briand, précise : "131 930 foyers toulousains ne paieront plus de taxe d'habitation à compter de 2020, soit 53% de l'ensemble de la population. 35 608 foyers étaient déjà exonérés avant la réforme. Pour les 81 682 foyers fiscaux restants, la suppression totale de la taxe d'habitation sera effective en 2023".
En intégrant cette mesure, la majorité municipale a livré un graphique montrant que la hausse de la fiscalité décidée en 2015 "n'aura eu d'impact sur les ménages toulousains que durant quatre années".

Évolution de la fiscalité présentée par la majorité municipale.
oël Carreiras a insisté : "la taxe d'habitation n'est pas supprimée mais remplacée". L'État a en effet promis aux communes une compensation à l'euro près des recettes de cet impôt via notamment une ponction sur la TVA. "On supprime la fiscalité locale pour la remplacer par un impôt national, comme si les communes étaient des satellites de l'État à domestiquer", a plaidé l'élu. Avant d'épingler la proposition de Jean-Luc Moudenc de créer un nouvel impôt, "la contribution résidentielle".
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Le maire toulousain a énoncé cette idée en tant que président de France Urbaine, fin septembre, dans les colonnes du magazine Capital.
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Mais pour Sacha Briand, "cette proposition de France urbaine évoquée par Capital n'a plus lieu d'être. Elle avait été lancée avant de savoir comment l'Etat allait compenser la suppression de la taxe d'habitation".
La fiscalité locale pourrait en tout cas constituer l'un des enjeux de la prochaine campagne électorale durant les prochains mois.
Florine Galéron