... nomique. Explications.
A dix ou onze minutes de TER au sud-ouest de Montpellier, Frontignan et le front de mer. A dix ou onze minutes de TER au nord-est de Montpellier, Lunel. Deux villes moyennes de part et d'autres d'une métropole régionale, qui s'affrontent amicalement sur le Muscat mais qui affichent des enjeux similaires et des ambitions communes.
Si le concept de "la ville du quart" évoque habituellement la possibilité d'accéder à des commerces et services essentiels à une distance raisonnable de son domicile, les élus de Montpellier, Lunel et Frontignan l'étendent à la possibilité, pour les habitants d'une ville moyenne, de relier une métropole en 15 minutes... par le train.
Depuis son élection en 2020, le maire de Montpellier et président de la métropole de Montpellier, Michaël Delafosse, défend l'idée d'une coopération avec les collectivités voisines, qui permettrait un rééquilibrage du territoire. Car il ne répète : la métropole de Montpellier ne peut pas à elle seule supporter la croissance démographique, forte et régulière, qui voit débarquer chaque année sur son périmètre plus de 6.000 nouveaux habitants. Alors l'élu prône de regarder vers les villes moyennes alentours.
S'il a souvent donné l'exemple de la ville héraultaise de Lodève, c'est sur les villes de Lunel et Frontignan que se concrétise en premier lieu cette coopération territoriale élargie. Le 17 mars, au Marché international des professionnels de l'immobilier (MIPIM) à Cannes, les trois élus héraultais ont officialisé une démarche qui fait fi des frontières administratives et des anciennes compétitions entre communes voisines pour attirer le plus d'habitants et d'activité économique possible.