Les émissions de dette françaises se placent toujours facilement

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L'AFT a reçu plus de 21 milliards d'euros de demande, mercredi, lors de l'émission de 8,5 milliards de dette à échéance 2018, 2021 et 2023.

La dernière adjudication mensuelle d'OAT (obligations assimilables au Trésor, dont la maturité est comprise entre 7 et 50 ans) du premier semestre s'est bien déroulée. Grâce à une demande légèrement supérieure à 21 milliards d'euros, l'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'Etat, a émis en trois lots de titres un total de 8,48 milliards de dette, soit la quasi-totalité du montant de 7,5 à 8,5 milliards initialement annoncé la semaine dernière.

Parmi les satisfactions de l'opération figure notamment le lancement de la nouvelle ligne de référence à 10 ans, qui offre un coupon de 3,25 % et arrive à maturité en octobre 2021. En raison d'une forte demande de 12,6 milliards d'euros, et des enchères serrées des spécialistes en valeurs du Trésor - les 18 banques seules habilitées à participer aux adjudications -, l'AFT n'a servi que 15 % des ordres passés au prix limite, c'est-à-dire au taux le plus élevé servi par l'agence lors d'une émission. Le tout en émettant un montant de 5 milliards d'euros suffisant pour assurer la liquidité des titres sur le marché secondaire, un élément clé lors du lancement d'une nouvelle souche.

Signal très positif pour la signature française, en pleine crise des finances publiques de la zone euro, les trois lignes ont en outre été « émises à des taux inférieurs d'un peu plus de 1 point de base au taux de marché », souligne-t-on à l'AFT. Soit un taux de 3,50 % pour la ligne à 10 ans, et de 3,02 % et 3,63 % pour les deux souches d'échéance avril 2018 et octobre 2023, abondées respectivement à hauteur de 1,55 milliard et 1,93 milliard d'euros, pour une demande totale de 8,4 milliards. L'AFT réalisera sa prochaine émission d'OAT le 7 juillet prochain.

Marché volatil

Pour l'instant, l'AFT a placé 115,8 milliards d'euros d'obligations à moyen et long terme cette année, soit 63 % de son programme d'émissions de 184 milliards d'euros en 2011. Dans un contexte de marché volatil depuis le début de l'année, les adjudications françaises ont enregistré de bons résultats, avec un ratio de couverture moyen de l'offre par la demande des investisseurs de 2,5.

Membre du club de plus en plus restreint des pays de la zone euro notés AAA, la notation jugée la plus sûre, la France bénéficie en outre de niveau de taux relativement attractifs. Ce jeudi, le taux des obligations à 10 ans françaises se situait à 3,32 %, contre 2,99 % pour l'Allemagne, 3,25 % pour les Pays-Bas, 3,28 % pour la Finlande et 3,39 % pour l'Autriche.

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