Valls à la rescousse des territoires ruraux

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Manuel Valls annoncera le 13 février un plan de développement des territoires ruraux
Manuel Valls annoncera le 13 février un plan de développement des territoires ruraux
Le premier ministre annoncera officiellement le 13 février son plan pour revitaliser les territoires ruraux. Les zones blanches de la téléphonie mobile seront réduites, des expériences de "e-education" seront menées, 200 millions d'euros supplémentaires seront débloqués pour les investissements locaux.

Le début d'année 2015 se fera sous le signe des territoires. C'est en effet le 13 janvier que reprendra devant le Sénat l'examen de la loi portant "nouvelle organisation  territoriale de la République" (NOTR) qui doit décider de la répartition des compétences entre les 13 nouvelles régions, les département et les communes. Puis, très exactement un mois plus tard, le 15 février, Manuel Valls détaillera des mesures en faveur des territoires ruraux, déjà en partie dévoilées ce mercredi 17 décembre par la ministre du Logement, de l'Egalité des territoires et de la Ruralité Sylvia Pinel. Des mesures issues des Assises de la ruralité organisés cet automne.

Réduire les "zones blanches" de la téléphonie mobile

Très concrètement, parmi les 11 mesures, figure la promesse d'un plan de financement, qui doit être détaillé en février, pour résorber les "zones blanches" de couverture de la téléphonie mobile. Ce plan, qui s'ajoute à celui visant la généralisation du très haut débit dans toute la France d'ici à 2022, est nécessaire après l'échec du tour de table qui prévoyait initialement les contributions des opérateurs (Orange, SFR, Bouygues...).

Autres pistes: le soutien à la création de "maisons de santé", regroupant des spécialistes médicaux, afin de lutter contre la désertification médicale dans les campagnes. Pour améliorer l'accès aux services publics, des partenariats avec des grands opérateurs seront noués dès le début d'année prochaine, "en prenant appui notamment sur le réseau de la poste".

Développer la "e-education"

En matière d'éducation, une expérimentation déjà menée dans le Cantal doit également aussi être généralisée aux autres territoires ruraux: il s'agit là de maintenir par voie contractuelle des postes d'enseignants, en échange de "moyens d'accompagnements" liés à la loi sur la refondation de l'école.

Un appel à projet pour les initiatives de "e-éducation", pour que les écoles isolées puissent bénéficier de supports numériques, sera doté de 10 millions d'euros.

Il est aussi prévu une rallonge de 200 millions d'euros pour les investissements locaux et le "rééquilibrage" des dotations versées aux collectivités rurales, deux annonces récentes de Manuel Valls.

Enfin, sur le plan économique, cinq pôles d'excellence touristique qui concernent directement ces territoires, vont être mis en place et doivent monter en puissance progressivement en 2015: l'oenotourisme, le tourisme de montagne, le slow tourisme (tourisme durable) et les savoir-faire et métiers d'art.

Vers un maintien des départements ruraux

Le Premier ministre devrait les compléter en février avec de "nouvelles" initiatives, selon Matignon. Le chef du gouvernement devrait notamment revenir sur la question des transports, et donc de la lutte contre le désenclavement, en zone rurale.

La réforme territoriale et la baisse des dotations aux collectivités ont entrainé des critiques d'élus locaux et notamment ruraux. Le gouvernement a déjà notamment annoncé que les conseils départementaux, qui devaient initialement tous disparaitre vers 2020, seraient finalement maintenus. La moitié environ de la centaine de conseils seraient potentiellement concernés.

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Commentaires
a écrit le 18/12/2014 à 12:37 :
encore de l'argent distribué benoitement comme le prince en faisant de grandes largesses .
a écrit le 18/12/2014 à 12:01 :
a la télé on voit que dans le fin fond de contrées reculées de pays "en voie de développement " les populations locales ont des portables qui fonctionnent, et en France, les pouvoirs publics ne sont même pas fichus d'assurer une couverture complète de tout le territoire métropolitain .
que Valls fasse son boulot, la france se couvre de ridicule avec son retard d'équipement dans les infrastructures de transmission s électroniques de données .
Réponse de le 18/12/2014 à 12:25 :
Je suis bien d'accord avec vous. Mais est-ce le problème des opérateurs ou de l'état? Quand on demande à l'état de faire des économies, on ne peut pas lui mettre sur le dos tous nos problèmes. Ce sont avant tout les opérateurs qui sont en cause.
Par ailleurs cela doit etre plus facile dans un désert sans relief que dans des régions montagneuses et très boisées comme la France
Réponse de le 18/12/2014 à 12:28 :
Par ailleurs, ce n'est pas à la télé qu'on peut juger du fonctionnement des portables dans ces zones reculées. Le meme reportage en France donnerait la meme impression. Cela marche à un point donné, vous faites quelques centaines de mètres et cela ne marche plus
Réponse de le 23/12/2014 à 19:15 :
C'est curieux le capitalisme. Quand le secteur rapporte de l'argent, il est confié au privé ; quand il en perd, c'est à l'Etat ! Que l'Etat, lorsqu'il concessionne le téléphone mobile a un opérateur, mette dans la balance la couverture des zones blanches... Bien peu se priveront de la manne que nous rapportons. Idem pour la Poste. Que l'on demande au secteur postal rentable de financer celui qui ne l'est plus. Que le courrier electronique finance le courrier postal.
On nous balade avec cette loi sur les territoires ruraux. Que l'on mette en place la péréquation, un truc inventé par la gauche, mais qu'elle n'est pas foutue d'appliquer...
a écrit le 18/12/2014 à 11:42 :
Voilà des mesures qui me font sourire. Comment peut on parler de défense de la ruralité alors que la réforme territoriale va à l‘encontre des intérets de la ruralité. Ce n’est pas avec ces mesures qu’on défendra la ruralité.
La lutte conte les zones blanches est plus des ressorts des opérateurs de téléphonie ou fournisseurs d’accès internet que de l’état. Et lorsque des initiatives sont prises pour lutter contre, ce sont toujours des investissements des collectivités locales avec pour les habitants des abonnements plus cher que la normale.
Pour résoudre le problème des déserts médicaux il ne suffit pas de créer des maisons médicales. Les médecins ont des attentes beaucoup plus importantes. Cette profession s’est féminisée et pour une femme médecin se pose le problème de l’emploi de son mari. Les médecins souhaitent, rien de plus normal, habiter une région ou ils vont trouver un minimum de services : école, vie culturelle, facilité de transport

Le maintien des départements ruraux est en parfaite contradiction avec les réformes territoriales en cours.
2 mesures actuellement en cours de mise en place sont contraires à la défense de la ruralité
Les nouveaux cantons qui sont devenus plus grands avec surtout un découpage qui exclue les zones rurales. Un exemple : une petite ville d’un peu moins de 20000 h. On la coupe en 2 pour faire 2 cantons et sur chacun d’entre eux on agglomère les communes alentours cela dans une circonférence de 50 à 60 kms. Mon ancien canton disparait et dans le nouveau canton la majorité restera à la ville qui nous accueille
C’est la meme chose avec la réforme des communautés de communes. Là, c’est encore plus vaste et plus grave.
La nouvelle communauté de commune s’étale sur 60 kms. Elle comporte 32000 habitants. Et ce nombre va encore augmenter car il y a encore des petites communautés qui jouent les gaulois mais qui finiront par rejoindre cette grande communauté. Un conseil communautaire avec 81 élus et 16 vice-présidents. Quand on évoque le nombre des députés et sénateurs, on ignore que ces réformes territoriales font encore plus grossir le nombre d’élus.
Bien entendu, la ville centrale de cette communauté transfère toutes les infrastructures qui lui coutent de l’argent : piscine, zones de loisirs, etc… Résultats les petites communes vont payer pour des infrastructures qu’elles n’utiliseront pas. Et avec l’apport financier des petites communes elle envisage des nouveaux investissements

Si on regarde les statistiques de l’Insee, on voit que l’endettement par habitant grossit avec la taille des collectivités. Réduire le nombre de communes ou de communautés de communes ne fait pas faire des économies. C’est tout le contraire. Avec une taille plus importante, elles ont les moyens financiers pour faire des dépenses qu’auparavant elles ne pouvaient pas envisager
a écrit le 18/12/2014 à 10:33 :
Comme d'habitude, Valls et son gouvernement amateur enfumé nous gratifient d'annonces creuses avec des arguments dont la seule particularité est leur vacuité absolut.
des blas blas et des banquets caviar, du bling bling ;
Il convient de mettre fin à l'aventure de ce piètre gouvernement Valls Micron Sapinvermoulu
a écrit le 18/12/2014 à 8:27 :
Oui il faudrait arrêter de mettre des milliards et des milliards et encore des milliards dans les banlieues pour les calmer alors que la France rurale souffre de plus en plus
Réponse de le 18/12/2014 à 13:43 :
Pauvre petit propriétaire terrien qui crache volontiers sur les habitants des villes mais salive à l'idée des économies que permet le collectiviste. Le beurre, l'argent du beurre...
a écrit le 17/12/2014 à 22:00 :
Encore de la com
Et maintenant on promets de plus suprimer les départements et de donner des moyens
Il faut etre énarques pour suivre
a écrit le 17/12/2014 à 20:00 :
Les departement ont surtout besoin de moyens de transport adaptés au besoin de ceux qui travail, les réseau de communication par fibre ne sont pas la pour aider les personnes dans leurs deplacements
Réponse de le 17/12/2014 à 20:50 :
Oui mais malheureusement ces gouvernant et leur voitures de fonction ne voit jamais les transport routier des villes, alors même pas ils ne peuvent penser qu'il n'y en a que peux au meilleur cas pour nous pauvre ruraux... Par contre le téléphone, ils ont leurs stats qui le dise. C'est pourquoi on a plus de chance de voir une fibre optique (même si juste le tarif du dégroupé nous comblerais) sur laquelle on ne se raccordera jamais plutôt qu'un bus.
Réponse de le 18/12/2014 à 6:09 :
ces gouvernantS, leurS voitures, les transportS... !!!
Concernant votre histoire de transport, vous semblez également ne pas savoir que les responsabilités de l'état sont différentes de celles des collectivités locales. Pour une fois qu'on s'occupe enfin de nos territoires ruraux, évitez s'il-vous-plait de nous faire passer pour des ignares, et faites vos devoirs avant de râler.
Réponse de le 18/12/2014 à 6:27 :
Vous dites : "les réseau de communication par fibre ne sont pas la pour aider les personnes dans leurs deplacements". C'est loin d'être si simple et cela se débat ! Pour ma part, je pense le contraire, car ce ne sont pas les transports qui amènent l'activité, mais l'activité qui pousse les transports. Lorsque les fonds sont limités, on ne peut pas investir massivement partout ! Il faut alors concentrer ses efforts et chercher les bénéfices indirects. C'est ce que fait ce gouvernement et je suis pour une fois d'accord avec la stratégie adopté.
a écrit le 17/12/2014 à 19:15 :
Hé la rédaction ! à quoi bon fait appel à des images de synthèse quand on a tellement de beaux coins en France ? ah ça me chagrine… :-(
Réponse de le 17/12/2014 à 19:51 :
Moi aussi je me sens ulcéré ----
Réponse de le 17/12/2014 à 23:35 :
Bof la campagne française belle ? On a coupé nos magnifiques forets millénaires datant de l'époque des dinosaures, pour en faire des champs de blés et des vignes moches et uniformes, et vous appelez ça beau ?

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