Selon l'Insee, le revenu moyen agricole pourrait reculer de 9% cette année après deux de hausse. Très souvent mis sur la table, le thème du revenu des agriculteurs est le point central de la crise actuelle. Les syndicats réclament alors l'application stricte de la loi Egalim qui doit garantir la juste rémunération par la sanctuarisation du prix des matières premières pour les agriculteurs. Face cette problématique, et si la solution venait de la diversification de leurs revenus ?
C'est la question que se sont posée dès 2018 Dijon Céréales et Alliance BFC, union qui rassemble la coopérative côte-d'orienne avec Bourgogne du Sud (Saône-et-Loire) et Terre Comtoise (Doubs). Le premier projet concerne les agriculteurs du Châtillonnais, un territoire au nord de la Côte-d'Or, en limite de trois départements (Yonne, Aube et Haute-Marne), qui est caractérisé par sa situation en zone intermédiaire. « Ce sont des terres à faible potentiel, où les agriculteurs se heurtent à une problématique agronomique », souligne Laurent Druot, chargé de développement en énergies renouvelables chez Dijon Céréales.
« Le fameux triptyque blé, orge, colza est en souffrance parce que les rendements ne sont pas toujours à la hauteur et que les prix du marché varient fortement », poursuit-il. Le changement climatique, avec des épisodes de sécheresse ou de froid au printemps, encore des chaleurs importantes avant la moisson, est venu régulièrement impacter les récoltes ces dernières années.