Nucléaire : le plan de la Bourgogne-Franche-Comté pour recruter 12.000 personnes d'ici 2030
Amandine Ibled
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200 soudeurs travaillent actuellement en Bourgogne-Franche-Comté/
FRAMATOME
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200 soudeurs travaillent actuellement en Bourgogne-Franche-Comté/
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Le nucléaire est au coeur des priorités de l'exécutif. Pour preuve, le 30 janvier dernier, le Premier ministre a rappelé les ambitions du gouvernement en soulignant « l'importance d'assurer notre indépendance énergétique et de soutenir une filière qui constitue une fierté française ».
Une filière qui représente, selon l'Insee, 220.000 emplois non délocalisables et qui contribue à environ 6 milliards d'euros par an à la balance commerciale du pays. D'autant que la construction de six nouveaux EPR2 à partir de 2028 pour une mise en service en 2035 a d'ores et déjà été annoncée, « auxquels s'ajouteront encore huit EPR supplémentaires, dont les modalités seront détaillées l'été prochain », précise Franck Robine, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté. Pour la filière, cela représente 100.000 emplois supplémentaires. Ainsi, au total, la Bourgogne-Franche-Comté, concentre 10% du nucléaire français, soit 23.000 emplois, dans 270 entreprises, estiment l'Insee et la direction régionale de l'économie
Ainsi, même si la Bourgogne-Franche-Comté est dépourvue de centrale nucléaire, elle a tout de même une carte importante à jouer dans la stratégie nationale, puisqu'elle possède sur son territoire, tous les acteurs de la chaîne de valeur industrielle, essentielle à la filière nationale : cuves, métallurgie, sûreté, contrôle non destructif, essais, conception, recyclage, etc.
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Elle compte aussi bien des grands donneurs d'ordre - comme Framatome au Creusot ou General Electric à Belfort - qu'un tissu de PME/TPE. Le nucléaire représente 15% de l'industrie de la région, soit 12.000 emplois à pourvoir d'ici 2030. « Une partie de ce qui a été annoncé pour la filière se fera et doit se faire en Bourgogne-Franche-Comté, parce qu'il y a cet historique industriel et ces compétences », souligne Franck Robine. « Tous les nouveaux composants pour nos nouvelles centrales nucléaires sont fabriqués ici », poursuit-il. La plupart des métiers de base, en tension actuellement, tels que chaudronnier, soudeur, tuyauteur sont présents sur le territoire. Par exemple, la région compte 200 soudeurs. Toutefois, « il faudra multiplier ce chiffre par 6 ou 7, d'ici 4 à 5 ans », assure Jean-François Debost, directeur général du Pôle de compétitivité du nucléaire civil et défense « Nuclear Valley ».
Amandine Ibled