« Il faut faire évoluer l'image de l'industrie auprès des jeunes filles » (Frédérique Le Grevès, STMicroelectronics)
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Frédérique Le Grevès, présidente France de STMicroelectronics.
Reuters
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Frédérique Le Grevès, présidente France de STMicroelectronics.
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LA TRIBUNE - Comment expliquer la faible présence des femmes dans l'industrie ?
FRÉDÉRIQUE LE GREVÈS - De nombreux stéréotypes persistent et s'installent dès le plus jeune âge. C'est un enjeu de société et nous avons tous un rôle à jouer pour changer les perceptions. Dès l'école, les éducateurs de manière générale - les enseignants, mais aussi les parents - peuvent changer la donne, car malheureusement, aujourd'hui, on ne donne pas forcément aux jeunes filles l'envie de s'intéresser aux métiers de l'industrie.
Pourtant, la mixité, qu'elle soit de genre, d'âge, de formation ou de culture, est une richesse. J'ai beaucoup travaillé dans des milieux multiculturels et dès que l'on rassemble des personnes avec des parcours d'univers différents, mais qui ont un objectif commun, même si ce n'est pas toujours évident de parvenir à les faire travailler ensemble au début, le résultat est d'une grande richesse.
Aussi, la mixité, notamment de genre, permet de répondre au mieux aux clients qui sont aussi bien des hommes que des femmes. J'ai pu le constater lorsque j'ai travaillé dans l'industrie automobile, car nous avions des acheteurs, mais aussi des acheteuses, et d'ailleurs, ce sont souvent les femmes qui avaient le dernier mot au moment de finaliser l'achat. Cette mixité, c'est quelque chose que j'ai perpétué au sein de mes équipes.
Comment y remédier ?
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Il faut montrer que les métiers de l'industrie sont des métiers à impact. Or, justement, lors de forums tels que Global Industrie ou encore le French Fab par exemple, les jeunes femmes que nous rencontrons nous posent très souvent des questions sur l'impact et le sens de ces parcours professionnels, elles sont très concernées par la valeur ajoutée qu'elles vont avoir dans leur futur emploi.