Le temps des fleurs à Plomeur
Pascale Paoli-Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Champ de bulbes de jacinthe à Plomeur (Finistère).
© LTD / Laurent Guichardon
Pascale Paoli-Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Champ de bulbes de jacinthe à Plomeur (Finistère).
© LTD / Laurent Guichardon
À la pointe de la Torche, il n'y a pas que des spots de surf réputés. La presqu'île naturelle barrant l'extrémité sud-est de la baie d'Audierne, en Finistère du Sud, vaut aussi le détour pour les couleurs chatoyantes de ses champs de fleurs. Encore en pleine floraison en cette fin de mois de mars, les tulipes de plein champ, rouges, violettes, jaunes, sont à elles seules un motif de balade et égaieront la côte bretonne jusqu'au 10 avril, date à laquelle elles seront coupées. Ces hectares d'herbacées bulbeuses jouxtent d'autres champs parfumés et colorés, ceux des jacinthes et ceux d'une nouvelle production florale emblématique du printemps : le narcisse.
À lire également
Dans la commune de Plomeur, la maison centenaire Ernest Turc vient de relancer cette production absente depuis quinze ans en France.Plantés à l'automne sur près de 200 hectares, les premiers champs sont en pleine floraison tout le mois de mars. « La production de bulbes de narcisse a pratiquement disparu en France au profit de l'Angleterre, qui concentre 85% du marché mondial, indique Matthieu Velé, le dirigeant de la société horticole Ernest Turc, à la tête de la structure familiale depuis 2022. En 2022, la France a importé 300 millions d'euros de fleurs coupées et un peu plus de 100 millions d'euros de bulbes. Rien n'est produit localement, alors que cultiver des fleurs sur notre territoire nous savons le faire. »
Pascale Paoli-Lebailly
Location meublée : la côte Atlantique au cœur du bras de fer entre économie locale et régulation nationale
Vencorex : les porteurs du projet de reprise Exalia contraints à l'abandon définitif
Risques sanitaires élevés : le bassin industriel autour de Saint-Nazaire reste sous surveillance
Montagne : la Banque des Territoires investit 6 milliards d’euros pour réinventer l’économie des massifs