L'industrie à Dunkerque, c'est une vieille histoire... qui a de l'avenir. Pôle industriel majeur, Dunkerque a longtemps vécu principalement de la sidérurgie, de la métallurgie et de la pétrochimie. Une industrie, dont les cheminées déformaient le paysage, sans pour autant créer de nouveaux emplois. Ces dernières semaines, plusieurs annonces se sont multipliées coup sur coup, préfigurant une véritable révolution industrielle à Dunkerque : il y a eu tout d'abord l'arrivée de la gigafactory de batteries bas carbone de Verkor (2,5 milliards d'euros d'investissement, 2.000 emplois directs, et 5.000 indirects), puis les aides d'État d'un montant de 1,7 milliard d'euros promises à ArcelorMittal pour fabriquer à Dunkerque un acier « vert » (et à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône), mais aussi l'ambitieux projet d'unité de production d'hydrogène pour les transports maritime et aérien, porté par Engie et la société spécialisée dans les carburants de synthèse Infinium (500 millions d'euros d'investissement). Et enfin, confirmation de la construction, à deux pas, à Gravelines, de deux réacteurs EPR de nouvelle génération.
« On est reparti pour un demi-siècle ! Presque 40 ans qu'on se bat pour entendre ça », explique François Lavallée, président de la chambre de commerce et d'industrie de la ville, qui n'a pas oublié le traumatisme causé par la fermeture des Ateliers et chantiers de France à Dunkerque il y a une trentaine d'années, avec la disparition de 4.500 emplois.
Que de très bonnes nouvelles pour Patrice Vergriete, maire de Dunkerque et président de la communauté urbaine, qui avait, dès son élection en 2014 (son élection sous l'étiquette divers gauche face au maire socialiste sortant Michel Delebarre, Ndlr), misé sur une transition écologique de l'industrie et sur les énergies décarbonées.