Comment ArcelorMittal va décarboner son acier en France
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Photo d'illustration
Arcelor Mittal / Jean-Louis Burnod - Happy Day
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Ce n'est pas pour rien qu'on les appelle les « cathédrales de feu ». Les haut-fourneaux sont capables de transformer le minerai de fer en fonte liquide, comme de la lave de volcan. Mais la fabrication de l'acier a un coût environnemental colossal lié à la consommation d'énergie nécessaire à l'opération et aux rejets de CO2 dans l'atmosphère.
Pour tenir ses engagements de réduction de son empreinte carbone et produire un acier plus vert à Dunkerque, ArcelorMittal va justement construire une nouvelle unité dite « de réduction directe » (DRI), à savoir la réduction des oxydes de fer sans fusion. D'une capacité de 2,5 millions de tonnes, cet acier mélange ainsi le minerai de fer avec de l'hydrogène avant sa fusion, sans recourir au charbon. L'hydrogène vert sera produit par un électrolyseur hyperpuissant de 400 mégawatts, à partir d'eau et d'électricité renouvelable, et non d'hydrocarbures.
« Cette nouvelle unité DRI sera couplée à une technologie innovante de four électrique, et complétée par un four électrique (EAF) additionnel. Des investissements sont par ailleurs en cours pour augmenter la part d'acier recyclé dans la production », a indiqué ArcelorMittal.
A Fos-sur-Mer, ArcelorMittal va également installer un four électrique (EAF). Cette nouvelle installation lui permettant de se spécialiser dans la production d'acier recyclé, en baissant le taux d'émission de dioxyde de carbone par rapport à un acier neuf. L'installation permettra aussi de produire de l'acier contenant jusqu'à 25 % d'acier recyclé.
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« Cette installation vient compléter le four poche (NDLR : réchauffage de l'acier liquide) annoncé en mars dernier, et soutenu par France Relance. Ensemble, ces investissements vont faire de Fos-sur-Mer un site de référence pour la production d'acier circulaire, produit à partir d'acier recyclé, à faible empreinte CO2 », précise là encore le groupe.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Gaëtane Deljurie, à Lille