Budget à Paris : l'équipe d'Hidalgo contre-attaque et dénonce les « mensonges » de la droite et du gouvernement
César Armand
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L'équipe d'Anne Hidalgo ne décolère pas. Avant même de présenter son budget 2023 à la presse ce 30 novembre, le Premier adjoint (PS) à la maire de Paris fustige un « manque de droit à la répartie » dans la presse actuelle. Depuis l'annonce du relèvement du taux de taxe foncière, Emmanuel Grégoire reproche aux médias d'avoir interrogé les ministres Bruno Le Maire, Clément Beaune et Gabriel Attal sans donner à la Ville la possibilité d'un débat contradictoire. Tour à tour, les membres du gouvernement Borne ont en effet évoqué une « mise sous tutelle » de la Ville ou encore « une pyramide de Ponzi ».
Sa principale opposante, Rachida Dati, présidente du groupe « Changer Paris » au Conseil de Paris et maire (Les Républicains) du VIIème arrondissement, en a également pris pour son grade. Le chiffre de 10 milliards d'euros de dette, répété par cette dernière et l'ensemble de la droite parisienne, est « totalement fantasque et n'a aucune réalité comptable. La situation de la ville de Paris est saine », a insisté le Premier adjoint d'Anne Hidalgo, se fondant sur la notation de l'agence américaine S&P.
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Emmanuel Grégoire assure, au contraire, que la dette de la capitale s'établit à 7,75 milliards d'euros. Une somme à mettre en regard de son patrimoine de 44 milliards d'euros fin 2022 contre 19 milliards en 2014, date de l'élection d'Anne Hidalgo. « Cette hausse spectaculaire a été évaluée par la Chambre régionale des Comptes. C'est comme pour un ménage, il faut comparer l'endettement avec la capacité à rembourser », explique l'élu parisien.
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