Malgré une baisse des investissements directs internationaux et des emplois liés l'an dernier, l'agence d'attractivité de la région-capitale Choose Paris Region anticipe une année « dynamique ».C'est le chiffre du jour : le nombre d'investissements directs internationaux (IDI) a chuté de 7 % entre 2023 et 2024, selon un bilan de l'agence Business France. En Île-de-France, qui reste la première région française et européenne, c'est pire : avec 370 IDI contre 410 en 2023, 431 en 2022 et 404 en 2021, la baisse est de 11 %. Autrement dit, à peine mieux que les 336 investissements directs internationaux de 2020, année de la crise du Covid.
Selon Choose Paris Region, l'agence d'attractivité de la région-capitale, cette situation est due à trois facteurs : « un environnement économique plus contraint avec des politiques protectionnistes accrues et une hausse du coût du capital qui freine certains projets d'expansion, une baisse des investissements américains combinée à un recul des projets européens non totalement compensée par la progression des investissements asiatiques et un ralentissement des grands projets dans le secteur du conseil et de l'intérim traditionnellement créateurs d'un volume important d'emplois ».
Le nombre d'emplois directs dégringole
Le nombre d'emplois du secteur du conseil et de l'intérim a en effet été divisé par deux, passant de 2 600 en 2023 à seulement 1 300 en 2024. Plus généralement, le nombre d'emplois directs liés aux IDI dégringole de 27 %, avec 8 710 emplois directs. Choose Paris Region rétorque que l'Île-de-France a généré 29 649 emplois en adoptant une vision globale, dont 14 152 emplois indirects et 2 207 emplois induits.
« Nous représentons 22 % des emplois créés en France en 2024, contre 19 % en 2023, ce qui témoigne d'une résilience accrue et d'un rôle moteur renforcé pour l'économie nationale », insiste l'agence d'attractivité de la région-capitale.
Sauf qu'à la différence de l'année dernière, Choose Paris Region ne communique pas sur la création de valeur ajoutée économique à moyen terme, qui était de 1,1 milliard d'euros en 2023. L'agence réplique qu'elle « privilégie une communication axée sur les impacts concrets des investissements plutôt que sur des projections financières à moyen terme ».