Grand Paris : le préfet Imbert au groupe La Poste

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Le préfet Yannick Imbert, désormais directeur des affaires publiques et territoriales du groupe La Poste.
Le préfet Yannick Imbert, désormais directeur des affaires publiques et territoriales du groupe La Poste. (Crédits : Préfecture d'Ile-de-France)
L'ex-secrétaire général aux affaires régionales de la préfecture d'Île-de-France, Yannick Imbert, rejoint le groupe La Poste comme directeur des affaires publiques et territoriales, fait savoir Acteurs publics ce 24 août.

Il y a un mois, juste avant la trêve estivale, le conseil des ministres du 25 juillet nommait, sur proposition du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, le préfet Julien Charles, secrétaire général pour les affaires régionales (SGAR) d'Île-de-France, soit numéro deux de la préfecture francilienne juste derrière le préfet Michel Cadot.

Pour rappel, le rôle du secrétaire général auprès du préfet de région consiste principalement à mettre en oeuvre les politiques publiques françaises et européennes, économiques, sociales et territoriales, et ce, en coordonnant l'action des services de l'État en région et en préparant les décisions soumises aux préfets départementaux.

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À ce moment-là, à l'exception des initié-e-s, tout le monde ignorait l'avenir de Yannick Imbert, SGAR d'Île-de-France jusqu'alors. Ce 24 août, Acteurs publics révèle que le préfet rejoint le groupe La Poste comme directeur des affaires publiques territoriales.

Diplômé de l'ENA, promotion "Liberté, Égalité, Fraternité" (1989), le préfet de 59 ans a, notamment, été chef de cabinet de Rachida Dati, ministre de la Justice, entre 2007 et 2008, avant d'arriver en janvier 2016 à la préfecture de région.

Un acteur-clé du Grand Paris Express

Le 22 mars dernier, invité d'un rassemblement organisé par l'association Paris Capitale Économique à la Chambre de commerce et d'industrie Paris-Île-de-France, le haut fonctionnaire avait « réfuté » les termes de « dérapage » et de « dérive » dans le cadre de l'ajournement du Grand Paris Express.

Le préfet Imbert y insistait sur  « les décisions courageuses »  du gouvernement et « les difficultés concrètes rencontrées par l'exécutif », reconnaissant « la responsabilité collectivité à laquelle l'État n'échappe pas » :

« Nous devions la vérité aux entreprises et aux élus. Elle n'était pas cruelle, elle était nécessaire pour avancer. Il fallait considérer que c'était un moment essentiel pour repartir du bon pied. »

Et de promettre qu'il allait « programmer, ligne par ligne, des moyens de transport temporaires pour que la vie quotidienne prenne en compte ce décalage ». Les réunions se sont, en effet, tenues mais peu de solutions alternatives ont été trouvées.

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